Oropo replia son ombrelle quand il arriva à destination, la Grande Déesse était déjà là, prête à l'accueillir. Mais avant qu'elle ne lui demanda ce qu'il lui ai arrivé, Osamodas arriva subitement et palpa les poches du pantalon d'Oropo qui n'avait pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait.

- Osamodas! réprimandait Elia alors que le Dieu s'apprêtait à fouiller son havre-sac. Je peux savoir ce que tu fais?

- Je vérifie qu'il n'a rien de dangereux sur lui, se justifia-t-il, grincheux.

- Ce n'est pas une raison! On avait dit qu'on doit le traiter comme un invité en pleine rédemption! Pas comme un meurtrier ou un voleur!

Il continua de tenter de fouiller l'havre-sac de l'eliotrope qui refusa de se laisser fouiller, Osamodas le grogna en pleine face mais Elia s'interposa.

- Laisse, je m'en occupe! Retourne à tes occupations, lui ordonna-t-elle.

Il obéissait sans discuter, néanmoins, il jeta un coup d'oeil derrière lui, à fixer Oropo, avec un regard qui veut dire "je t'aurai, mon coco" tout en laissant échapper un grognement bestial. Il n'abandonnait pas, il voulait vraiment examiner l'havre-sac pour vérifier que tout va bien alors il eut une idée. Il s'éloigna du champ de vision de la Grande Déesse et Oropo puis se transforma en tofu afin de les suivre discrètement.

Pendant qu'il les suivait, Elia guida Oropo vers une chambre d'ami. Celle-ci était accueillante avec un lit confortable et un bureau où écrire ainsi que de la lumière ambiante modérée.

"J'sais pas pourquoi, pensa Oropo inquiet, mais on dirait presque une cellule de prison... Pourtant elle n'est pas si petite, cette chambre... Ah si, il y a une fenêtre! C'est bizarre... Normalement, je ne devrais pas être claustrophobe..."

- Les toilettes ne sont pas très loin si ça peut te rassurer lui indiqua-t-elle. Pareil pour les bains divins, si tu te demandes où te laver.

En effet, un panneau de bifurcation indiquant la direction des toilettes et des bains divins y était gravé.

"Eh ben! On ne risques pas de s'y perdre!"

Accompagné d'Elia', il alla voir à quoi ressemblait les bains divins, de l'entrée, à part les vestiaires, il distingua d'autres entrées : une privée et une publique avec d'autres entrées : hommes ou femmes ou mixte.

"Au moins, il y a un espace privé parce que j'aime bien avoir de l'intimité."

Retournant à la chambre d'ami, Oropo déposa son havre-sac et continua la visite guidée de l'Inglorium en détail avec Elia.


La voie était libre pour Osamodas qui voleta jusqu'à l'havre-sac d'Oropo et y entra. À l'intérieur, il reprit sa forme originelle et regarda autour de lui. Il y avait un lit à deux places avec une table de nuit où était posé une photo d'Oropo encapuchonné avec Echo lui enlaçant tout en regardant l'objectif avec un arrière-plan de paysage forestier, une bibliothèque, un bureau ainsi que son coffre où il stocka ses affaires. Il commença par le coffre puisque c'est la chose la plus importante à fouiller. Malheureusement, il était verrouillé et pas question de le forcer au risque de l'abîmer, la solution : trouver la clé. Osamodas fouilla les recoins de l'havre-sac, d'abord en dessous du lit, il essaya de se faire petit pour ne pas trop soulever le lit en lui-même, seule sa queue avec ses plumes de paon dépassaient. Pas de clé mais de petits et moyens haltères, des magazines douteuses (qu'il avait envie de prendre mais qu'il n'avait pas le temps pour ça) et autres bizarreries y étaient traînés, à part ça, le sol est vraiment propre! Pas une poussière, ni de tâche! Le Dieu ressortit du dessous de lit en reprenant sa taille normale. Il regarda en dessous de la bibliothèque, rien! Pas de clé ici non plus... Il fouilla les étagères de la bibliothèque en enlevant et en remettant les livres à leur place après avoir ouvert à la page 1 pour voir s'il n'y avait pas de cachettes secrètes, pas de clé non plus... Il était sur le point d'abandonner lorsque...

"Et si...?"

Il prit la photo qui était posé sur la table de nuit et regarda au dos...

"Ah-HA! La voilà!"

Avec ses griffes, il retira délicatement la clé en guise de pied au cadre photo.

"Ça y est...!"

La clé en patte, il se précipita vers le coffre et l'inséra dans la serrure, tourna délicatement jusqu'à entendre un "clic" et l'ouvrit.

Dedans, il n'y avait pas grand chose à part les affaires nécessaires pour le séjour et...

"Qu'est-ce que c'est...?"

Dans un coin du coffre, il découvrit des parchemins enroulés, il en prit un et le déroula. En fait c'était des parchemins peints en portraits! Sur celui que Osamodas venait de dérouler, il y avait Oropo en compagnie de Bump, ému, qui tenait un cadre et que dans ce cadre, il y avait un... slip?! Ce gaillard était content qu'on lui offrait un slip?! Osamodas était presque mort de rire mais il se rappelait que c'était le fils de la Déesse Féca et donc il devait y avoir une raison pourquoi il aimait ça. Toujours le nez dans le parchemin, il remarqua que Oropo était fier d'avoir donné ce "cadeau" à son ami, ému.

"Hm! D'accord, il est généreux! Mais je veux une autre preuve, prouvant qu'il est sincère!"

Il enroula le parchemin puis le remit à sa place et prit le deuxième qu'il avait remarqué. Il le déroula. En le déroulant, il s'aperçut que sa fille Coqueline était dessus, les yeux plein d'empathie, assise sur une boufette qui réconforta son boufton, tenant dans ses bras un chacha portant un bandage sur la tête, heureux. Le Dieu continua de dérouler le parchemin jusqu'à ce qu'il le vit complètement, ce qui finira par le convaincre de la sincérité d'Oropo, même s'il avait du mal à y croire. Celui-ci était assis, encapuchonné, portant un bébé wabbit malade d'une main gauche (la tête du bébé était posé sur son bras) et, de la main droite, tenait une cawotte grignotée. On ne savait pas si le bébé wabbit toussait, réclamait, baillait ou rotait mais en tout cas, il se sentait bien avec Oropo comme un bébé avec son papa. Derrière l'eliotrope, un gligli en convalescence ainsi qu'une larve en train de roupiller, une tortue mangeant de la salade et un tofu qui regardait ce que l'eliotrope faisait. Le gobgob de Coqueline, assis sur un autre animal, observait aussi.

Osamodas restait comme ça, à contempler le parchemin, sans voix, pendant quelques minutes qui semblait être des siècles. Avant, il était très en colère envers l'eliotrope mais maintenant... il ne savait plus quoi y penser. Il se souvenait bien de ce qu'avait dit le familier de Coqueline avant d'apprendre le sacrilège qui l'avait mis hors de lui. Désormais, en revoyant ce parchemin, il avait compris de nouveau. En voyant sa fille heureuse que son ami prenne soin des animaux de manière sincère, il comprit que ce dernier devait mériter le pardon. Si la fille du Dieu Osamodas pardonne Oropo, le Dieu Osamodas lui-même pardonnera Oropo.

Ne s'attardant pas une seconde de plus, il enroula vite fait le parchemin, le rangea dans le coffre, ferma ce dernier, le verrouilla puis remis la clé à sa place pour ensuite sortir du havre-sac sans se faire remarquer en se re-transformant en tofu.


Durant la visite détaillé de l'Inglorium, Oropo avait pu voir les cuisines qui étaient assez grandes ainsi que la salle de sport...

"Je devrais venir à l'occasion, houhou!"

La bibliothèque qui était vraiment gigantesque!

- WOAH! Il y a beaucoup de livres, c'est INCROYABLE! cria-t-il dans un echo.

Un "chut" résonna demandant à l'eliotrope de se taire.

- Désolé... chuchota-t-il.

La visite continue avec des salles saugrenues qui marqua à vie le pauvre eliotrope comme la salle des tortures et la salle où on pouvait voir ce qu'il se passe dans le Monde des Douze, la salle d'omnivoyance, mais ce qui se passa pour l'instant et ce qui justifiait le ridicule alors que ça ne l'était pas, c'était un match de Boufbowl à Bonta que regardait Xélor et Sram, habillés en supporteurs, encourageant leurs équipes favorites.

""Occupés", tu parles! s'indigna pensivement Oropo en grimaçant devant ce spectacle. Ils s'amusent comme des fous au lieu d'écouter les mortels..."

Beaucoup moins ridicule, à la fin de la visite : la prison divine.