Nouveau chapitre plus court que le précédent mais avec autant de drama ^^ Il aura mis du temps à venir mais j'espère qu'il vous plaira. Mes examens prennent fin dans 2 semaines donc du retard pour la semaine prochaine n'est pas impossible (je vise donc le vendredi 28).
Comme toujours, merci de fermer les yeux sur la petite erreur de distance de voyage ^^
Merci pour vos lectures, commentaires et enfin merci à ma relectrice :p
Bonne lecture :D
Balin et Dwalin se réjouissaient de revoir Thorin. Les autres nains et eux s'étaient fait du souci pour lui depuis qu'il avait quitté Erebor. Dáin avait pris les rênes, mais ils avaient senti qu'il se doutait de quelque chose. Les habitants de la montagne se posaient aussi des questions sur Thorin et sur son état. Ce duel avec Barûsar s'annonçait beaucoup plus important qu'il ne l'avait imaginé.
Ils traversèrent le village des hobbits, non sans se faire remarquer. Ils furent salués par quelques passants, mais ils n'y prêtèrent pas plus attention. Quand ils arrivèrent devant la maison de Bilbon, ils frappèrent à la porte, impatients de retrouver leur chef. Mais ce fut Bilbon qui leur ouvrit. Ils furent surpris de le voir débarquer aussi vite, mais surtout dans un état aussi lamentable. Il semblait totalement mortifié, les cheveux en bataille et des cernes sous les yeux. Bilbon semblait à la fois rassuré et paniqué en les voyant.
— Où est Thorin ? demanda Dwalin inquiet.
— Vous devez venir. Il ne va vraiment pas bien.
Ils le suivirent tout aussi paniqués que lui et arrivèrent dans la chambre où Thorin était couché. Ils se retrouvèrent face à un corps à peine reconnaissable. Le valeureux Thorin avait laissé place à un visage blanc comme un linge et brûlant. Ils n'arrivaient pas à dire s'il dormait ou si son état d'épuisement était tel qu'il n'était plus capable de bouger. Mais sa respiration saccadée et ses muscles tremblants leur permettaient au mieux de déterminer qu'il était encore vivant. Quand Thorin les entendit arriver et qu'il reconnut les silhouettes de Balin et Dwalin, il voulut leur parler. Mais il n'en avait pas encore la force.
— Balin et Dwalin viennent d'arriver, Thorin, lui dit Bilbon pour le rassurer et surtout pour se rassurer lui-même.
Bilbon prit la serviette qu'il avait posée sur la tête du malade, la trempa dans une bassine d'eau froide et la reposa sur lui doucement.
— Que se passe-t-il ? demanda Balin en regardant son chef mourant.
— Je n'en sais rien. Hier soir, nous étions en train de parler et puis… il s'est levé d'un coup et… il est tombé. Je l'ai ramassé et je l'ai amené tant bien que mal jusqu'à son lit, mais il hurlait de douleur. J'ai cru qu'il allait y passer. Enfin… depuis quelques heures, il va un peu mieux.
— Un peu mieux ? s'écria Dwalin. Qu'est-ce que c'était avant qu'on arrive alors ?
— Il n'arrêtait pas de crier, il était brûlant, incapable de manger ou de boire quoi que ce soit. J'ai l'impression que c'était un problème à la poitrine.
Bilbon s'assit lourdement sur l'une des chaises de la chambre. Lui aussi était épuisé. Comme le calme avant la tempête, la soirée douce avait laissé place à une nuit infernale. Il n'avait pas réussi à fermer l'œil. À peine avait-il eu le temps de somnoler sur cette même chaise qu'il avait entendu frapper à la porte et qu'il s'était jeté sur Dwalin et Balin. Leur présence le rassurait, mais ne changeait rien à cette situation. Thorin semblait mourir chez lui et il ne savait pas pourquoi.
Balin et Dwalin se regardèrent inquiets en se demandant ce qu'il allait pouvoir faire.
— Il va être difficile de le transporter dans cet état, dit Dwalin.
— Le transporter ? Vous n'y pensez pas ? s'exclama Bilbon.
— Mais nous devons le ramener à Erebor ! dit Balin. Ce n'est pas pour critiquer la médecine des hobbits, mais… les guérisseurs d'Erebor sauront ce qu'il lui arrive.
— Non, non. Vous ne comprenez pas. Il ne peut plus tenir debout.
Thorin les entendait discuter, mais il lui avait fallu du temps pour comprendre ce qu'il disait tant sa tête n'était plus qu'une immense pièce en feu où ce qu'il entendait résonnait atrocement. Il se tourna un peu vers eux, mais ses muscles étaient si lourds et faibles. Bilbon le vit tenter de bouger et se jeta sur lui pour l'aider. Balin et Dwalin se réjouirent de voir Thorin bouger et ouvrir les yeux à nouveau jusqu'à ce qu'ils comprennent qu'il était bel et bien incapable de se lever. Tout ce qu'il réussit à accomplir fut de se blesser et d'en crier de douleur. Il était toujours aussi faible, mais il rassembla toutes ses forces pour leur parler.
— Nous devons partir. Je dois y aller. Je n'ai pas le choix.
— Je ne vous laisserai pas partir dans cet état, le sermonnait Bilbon en l'aidant à se repositionner dans le lit.
— Ne vous inquiétez pas pour moi. Balin et Dwalin me transporteront au début du chemin pour m'aider. Ramassez mes affaires ! Nous partirons avant la tombée de la nuit.
Dwalin se dirigea vers le manteau de Thorin, mais avant qu'il ne puisse le prendre, Bilbon fonça dessus et l'empoigna.
— Non ! Je vous interdis de partir ! Pas dans cet état.
— Bilbon… je dois retourner à Erebor. J'ai des responsabilités.
— Des responsabilités ? Moi aussi j'ai des responsabilités envers vous, en tant qu'hôte et en tant qu'ami.
Alors que Bilbon tenait fermement le manteau pour ne pas que Dwalin le lui reprenne, il remarqua un morceau de papier sur le sol. Il se dit qu'il avait dû tomber de la poche de ce même manteau. Il ramassa la feuille pliée plusieurs fois sur elle-même et jaunie par le temps. Il la déplia et vit un long texte dont il lut le titre tout haut :
— « Le cœur des nains » ?
Balin et Dwalin cessèrent de vouloir amasser les affaires de Thorin et se tournèrent vers Bilbon. Bilbon leur tendit le texte et Balin l'attrapa. Quand il reconnut le poème, il se tourna vers Thorin. Mais Thorin détourna le regard. Balin comprit que Thorin savait et Thorin comprit que Balin avait deviné.
— Quand est-ce que tu comptais nous le dire ? demanda sèchement Balin.
— Ce n'est qu'une supposition… lui répondit Thorin sans vraiment insister sur son mensonge.
Bilbon ne comprenait pas ce qu'il se passait. C'était la première fois qu'il voyait autant de colère dans le regard de Balin.
— Qu'est-ce que ce texte ? demanda-t-il.
— C'est une légende naine, le genre de conte qu'on raconte aux enfants avant d'aller dormir, lui répondit Thorin.
— Les âmes sœurs ? se rappela Bilbon.
Les souvenirs de la veille étaient encore frais dans sa tête malgré la nuit épouvantable qu'il venait de vivre. Bilbon prit la feuille des mains de Balin et se mit à la lire tout haut. Plus il en disait et plus il commençait à comprendre. Jusqu'à ce qu'arrive le fatidique dernier paragraphe qui dévoilait la potentielle et fatidique mort de Thorin.
— Ce n'est pas possible ? s'exclama Bilbon.
— Malheureusement, répondit Balin, c'est la malédiction du cœur des nains.
— Thorin, est-ce que c'est vrai ?
Thorin détourna le regard.
— Je suis désolé…
La tristesse de Bilbon se changea tout comme Balin en une colère noire.
— Vous le saviez et vous ne m'avez rien dit. Pourquoi ?
— Je ne voulais pas gâcher mon voyage. Et je ne pensais pas que ça irait aussi vite.
— Alors vous comptiez rentrer à Erebor, vous battre contre Barûsar et mourir sans jamais m'en avertir ?
Thorin ne dit rien. Bilbon, furieux, épuisé et impuissant, sortit de la chambre et partit dans le salon. Il s'assit à la table à manger, frappa des poings et se mit à pleurer. Il ne pouvait pas juste rester ici les bras croisés pendant que son ami agonisait de l'autre côté du mur. Il tenait encore le poème dans la main en se demandant pourquoi il ne lui en avait pas parlé. Il l'avait senti fatigué ces derniers jours. Mais il avait pensé que c'était le voyage, ou ses anciennes blessures, ou même ses responsabilités de roi qui lui pesaient. Non, c'était son cœur qui en mourait pour une autre. Bilbon ne pouvait pas s'empêcher d'éprouver une certaine rancœur envers Thorin et même envers cette personne qui avait gagné ses faveurs. Il ignorait qui elle était, mais il lui en voulait tellement d'infliger ça à Thorin. Il savait que c'était une pensée idiote et que cette naine n'était sûrement même pas au courant de tout son pouvoir. Il devait pouvoir faire quelque chose. Thorin refusait de leur dire qui était cette personne, mais il devait la trouver et la lui ramener.
Bilbon avait fini par s'endormir d'épuisement. Ce fut Balin qui le réveilla en lui secouant légèrement l'épaule. Il ouvrit les yeux légèrement et il put voir qu'il n'avait pas dû dormir bien longtemps puisqu'il faisait encore bien jour.
— Comment va-t-il ? demanda Bilbon avant de pouvoir dire quoi que ce soit d'autre.
— Il va mieux. Il put s'assoir et manger un peu. Il pourra partir demain… avec un peu de chance, nous arriverons à temps pour son duel.
— Le duel ? Comment pouvez-vous penser qu'il pourrait combattre dans cet état ? Et ça, si seulement il pouvait survivre au voyage.
— S'il ne rentre pas à Erebor, il va perdre son titre de roi.
— Il ne sera roi d'aucune ville s'il meurt en route !
Bilbon était toujours furieux mais il savait qu'il ne pourrait pas les convaincre. Sa rancœur était toujours aussi amère et une seule question continuait de le rendre furieux.
— Pourquoi ne m'a-t-il rien dit ?
— Tu connais Thorin. C'est un nain fier. Il ne nous a rien dit non plus. Nous avions commencé à avoir des doutes mais c'était trop tard.
— Depuis quand avez-vous eu des doutes ?
— Difficile à dire… Nous l'avons vu avoir une crise avant qu'il ne parte, mais… déjà avant nous avions pu remarquer que son état se dégradait.
— Je l'ai remarqué aussi quand il est arrivé. Mais je pensais que c'était son voyage ou les anciennes blessures de son combat. Alors cette légende est vraie ?
— « Le cœur des nains » est un très vieux poème, légende pour certains, histoire pour d'autres. J'ai rencontré de nombreux nains m'ayant affirmé avoir épousé leur âme sœur, mais… je n'avais jamais vu de nains en souffrir de la sorte.
Balin prit le texte et remarqua les déchirures sur le côté droit. Ce détail et la taille de la feuille lui firent réaliser pourquoi cette feuille lui disait quelque chose.
— Je crois savoir d'où vient cette page. Le livre des contes et des légendes de la bibliothèque. Je me souviens avoir surpris Thorin en train de le lire à la bibliothèque. Il y a quelques semaines... Il y cherchait quelque chose. Je pensais qu'il se renseignait sur l'arkenstone, mais… c'est là qu'il a dû lire sur les âmes sœurs. Et c'est là, dit-il en montrant la page à Bilbon, qu'il a dû arracher cette page.
— Quand était-ce ?
— Le jour de la visite de la représentante de Barûsar.
— Carha ?
— Oui. Et puis justement. Quand je suis arrivé, il m'a pris pour elle. Oui, c'est ça. Il avait l'air paniqué et il m'a demandé si je l'avais vu. Peut-être avait-il un rendez-vous secret avec elle cette nuit-là ?
Bilbon sentit son cœur se serrer. Thorin s'était épris de cette femme ? Cela semblait impossible. Ce même jour, il n'avait eu que de la haine à son égard. Mais peut-être que s'ils s'étaient vus après cette rencontre et qu'alors… quelque chose s'était passé. Il se souvient seulement que le lendemain, Thorin est venu le trouver pour retirer sa proposition de poste de conseiller. Peut-être parce qu'il le lui avait proposé à elle ? Une femme servant déjà un autre seigneur aurait pu accepter ce même poste, mais chez un roi. Et ce duel… c'était peut-être l'occasion de vaincre son seigneur et… de garder son titre de roi dans l'espoir de la garder auprès de lui. Peut-être même qu'ils se disputaient tous les deux pour elle. Tout faisait sens à présent. Et s'il était venu, c'est parce qu'il avait eu peur. Il avait eu peur que rester à ses côtés ne le tue. Il croyait pouvoir fuir la malédiction en la fuyant. Et ce mariage… ce mariage a peut-être à nouveau déclenché ses craintes. Il lui avait parlé d'âmes sœur et son cœur ne l'a pas supporté. Et puis ce soir-là... C'était ça qu'il avait voulu lui avouer avant de s'effondrer… qu'il se mourait parce qu'il aimait une naine.
— Il est possible que ce soit Carha ? Son âme sœur ?
— Je n'en ai aucune idée, dit Balin qui semblait peu convaincu. Ce serait étonnant mais… le cœur a ses raisons que la raison n'a pas.
— C'est pour ça qu'il veut retourner à Erebor. Il veut la revoir, une dernière fois.
Bilbon se leva et partit en direction de la chambre. Quand il ouvrit la porte, il vit Thorin couché qui avait retrouvé un peu de couleur. Dwalin était à côté de lui en train de le surveiller. Thorin évitait Bilbon du regard tant il se sentait coupable.
— Je suis désolé, Bilbon. Je n'aurais pas dû venir. Je ne voulais pas que vous me voyiez dans cet état et j'ai encore moins envie de jeter le blâme sur votre maison en y mourant.
Bilbon s'approcha de lui et s'assit sur une chaise à côté du lit.
— Vous n'avez pas à mourir, Thorin, ici ou n'importe où. Vous êtes un guerrier, vous devez vous battre. Battez-vous pour votre vie comme vous vous êtes battu pour celle des autres.
— Ce n'est pas une maladie contre laquelle on peut se battre. Je ne peux rien faire…
— Votre âme sœur, elle peut vous sauver. Dites-nous qui elle est !
— Ça ne sert à rien !
— Thorin, pour l'amour du ciel, vous devez nous dire qui est cette femme. J'irai la chercher, je la ramènerai ici et elle vous sauvera.
— Vous ne comprenez pas… Il ne s'agit pas seulement d'aimer, mais il faut être aimé en retour.
— Vous êtes le nain le plus courageux, le plus bienveillant et le plus fort que je connaisse et je suis sûr que cette naine vous aime tout autant ou qu'elle vous aimera si elle apprend à vous connaitre.
— Je ne suis pas le genre de nain que les gens apprécient davantage quand ils le connaissent…
— Vous n'avez pas le droit de dire ça de vous ! Vos erreurs ne vous définissent pas et vous n'avez pas à espérer que les gens vous détestent pour mieux les vivre. Vous avez des amis, de la famille, un peuple qui vous aime.
Bilbon prit sa main entre les siennes, la serrant aussi fort qu'il le pouvait.
— Vous êtes mon ami, Thorin, et je sais que vous méritez d'être aimé.
Thorin sentit son cœur se fendre. Il regardait ses magnifiques yeux remplis de rage et de chagrin. Il voyait toute la force qu'il avait en lui, mais ça ne pouvait pas suffire. Son amitié, aussi forte et sincère fût-elle, ne pouvait pas sauver son âme malade.
— Je le voudrais de tout mon cœur, mais… cette personne ne m'aime pas comme moi je l'aime.
Thorin retira sa main des siennes doucement et Bilbon ne tenta pas de la rattraper. Ça ne pouvait pas être vrai. Il ne pouvait pas mourir, pas comme ça. Bilbon sortit de sa chambre, bien décidé à partir. Il ne pouvait pas le sauver en restant ici à le voir mourir. Balin entra dans la chambre et comprit en le voyant préparer son sac.
— C'est inutile, Bilbon.
— Ne me demandez pas de juste le regarder mourir. Il a besoin que vous restiez ici pour vous occuper de lui. Moi, j'irai à Erebor. Je demanderai à Barûsar de reporter le duel et je convaincrai Carha de venir voir Thorin.
— Et si Thorin ne pouvait pas tenir jusque-là ?
— Il le faut ! Elle est la seule qui peut le sauver. Nous n'avons pas d'autres choix ! Même Barûsar comprendra, j'en suis sûr.
Balin sembla réfléchir.
— Barûsar ne doit pas savoir pour la maladie de Thorin.
— Pourquoi ? demanda Bilbon. Je croyais que tous les nains connaissaient cette légende.
— C'est le cas. Mais Barûsar ne la connait que trop bien. Cette même maladie a détruit sa famille et son honneur.
Balin s'assit et commença à raconter l'histoire de la famille de Barûsar.
— Le grand-père de Barûsar a été rendu fou par son cœur et a commis l'irréparable. Il a tué une servante et sa femme s'est donné la mort par déshonneur. Ils ont été bannis de leur cité et Erebor a été la seule ville qui a accepté de les accueillir. Mieux encore, le roi a reconnu les qualités de stratège du père de Barûsar et il est devenu l'un de ses conseillers. Il fut de ceux qui avaient supporté notre roi dans sa quête pour l'or. Lui qui avait tout perdu ne pouvait qu'aimer voir son nouveau royaume s'enrichir plus que celui qu'il avait perdu. Il s'était lancé dans une quête de compétition sans limites. Puis le dragon est arrivé et il a péri dans les flammes en volant protéger le trésor comme tant d'autres. Son fils, Barûsar, lui en a voulu à lui et à tous ceux qui n'avait pas eu la prudence de penser à une attaque de dragon. Il aspirait à bâtir une nouvelle ville et a proposé au grand-père de Thorin un emplacement sur une route marchande. Mais à cette époque, le roi désirait libérer les mines de la Moria. Barûsar était contre cette attaque qu'il jugeait aussi mortelle qu'inutile. Il disait qu'il fallait faire table rase du passé. Il a fait le choix de la nouvelle ville. Lui s'est enrichi, Thorin a perdu son grand-père et son père.
— C'est pour ça qu'il est revenu ? Pour prouver à Thorin qu'il avait raison ? Prendre le trône dont son grand-père l'a privé.
— Sûrement. En tout cas, il sera prêt à tout. Et… s'il apprend que le cœur de Thorin se consume de cette même maladie qui est à l'origine des maux de sa famille, il en profitera. Dites-lui qu'il est malade, mais ne précisez pas que c'est son cœur. Les nains de la cité auront assez pitié de lui pour reporter le duel.
— Je le ferai.
— Il le faut. J'ignore combien de temps nous avons encore devant nous.
Bilbon prépara ses bagages pour son voyage jusqu'à Erebor. Il prit son sac, fit ses adieux à Balin et Dwalin et voulut parler à Thorin avant son départ. Peut-être était-ce sa dernière chance ? Il ouvrit doucement la porte, mais Thorin était profondément endormi et Bilbon ne voulut pas le réveiller. Le sommeil avait au moins eu l'avantage d'adoucir ses traits et de calmer ses tremblements. On aurait pu avoir l'illusion qu'il était à nouveau lui si on ne sentait pas la chaleur malsaine qui se dégageait de son corps et la pâleur de son visage. Bilbon ne savait pas si Thorin tiendrait le temps d'un aller-retour jusqu'à Erebor. Mais il n'avait pas le choix. Il ne supporterait pas que Thorin meure. Il sentit une larme couler sur sa joue et s'empressa de l'enlever d'un coup de main.
Avant de partir, Bilbon eut la sensation d'oublier quelque chose. Il se tourna vers une de ses étagères et ouvrit un tiroir. Entre les paperasses, la lueur de son anneau doré semblait l'appeler. Il le prit et le glissa dans sa poche. Ça faisait tellement de temps qu'il n'avait pas pensé à lui, mais il avait la sensation qu'il pourrait s'avérer utile dans cette mission.
EDIT du 17/10/20: Salut à tous, petit edit pour m'excuser de ce retard de plusieurs mois. J'ai surestimé mes capacités d'écriture. La rentrée n'a pas été facile, j'ai un stage et les cours en cumulé et alors que j'avais écrit la moitié du chapitre 9, mon cher ordinateur m'a lâché après 7 ans année de service... Heureusement j'ai pu transférer mes données sur un disque dur. Mais ça veut dire que je compte reprendre l'écriture quand j'aurai acheté un nouveau pc et le temps de bien choisir je ne peux pas dire quand je reprendrai. Encore désolé mais j'espère que votre rentrée à vous se passe bien malgré la situation sanitaire. Prenez soin de vous et merci
