Coucou ! Encore un petit OS de fini, j'espère qu'il vous plaira.
Bonne lecture et merci à ceux qui me lisent et qui laissent des commentaires 😉 (même s'il est vrai que j'aimerais en avoir encore plus, moi j'dis ça j'dis rien... 😁)
- Walter ! Descends immédiatement, faut qu'on parle !
Oh il était dans la merde... Quand Paige prenait ce ton-là, ça ne présageait rien de bon.
Walter scanna rapidement la pièce autour de lui et réfléchit à une échappatoire. Il dut se rendre à l'évidence, à part sauter par la fenêtre du premier étage, il était piégé...
Paige arriva en furie en haut des escaliers et lui lança un regard noir.
- Tu n'as pas entendu que je t'appelais peut-être ?
Ses yeux lançaient des éclairs.
Walter resta muet, toute réponse ne ferait qu'aggraver sa situation.
- Tu peux me dire ce que tu as fait avec mon lisseur ?
Elle brandit devant ses yeux l'objet du délit, ou plutôt ce qu'il en restait. Le lisseur n'avait pas fière allure, il était complètement désossé, seule la structure en plastique de l'appareil avait apparemment survécue.
- En fait, tu vas rire... Figure-toi que pour tester ma dernière invention, j'avais besoin de résistances électriques et il se trouve que ton lisseur en est doté afin qu'il puisse produire de la chaleur. Vu que je n'en avais pas sous la main, je me suis dis que tu ne verrais pas d'inconvénient à ce que j'emprunte temporairement celles qui se trouvaient dedans... Expliqua-t-il en souriant nerveusement.
Apparemment ça ne fit pas rire Paige. Elle lui intima de se taire et ferma les yeux en prenant une grande inspiration.
Walter était en train de faire une crise de panique intérieure, Paige pouvait vraiment faire peur quand elle le voulait.
Elle reprit d'une voix furieuse, en pointant son doigt vers lui :
- Écoute-moi bien, on ne touche jamais au lisseur d'une femme, JAMAIS. C'est un objet sacré ! Tu vois mes cheveux là? Dit-elle sauvagement en montrant sa masse capillaire. Je ne peux rien en faire sans mon lisseur et il est hors de question que je me balade toute la journée avec cette tête de folle.
Walter ne voyait pas de changement par rapport à ses cheveux de d'habitude mais n'ajouta rien, face au regard qu'elle lui lançait.
- Ça ne t'a pas suffit de jeter tous mes produits de beauté la dernière fois, maintenant tu t'attaques à mes accessoires de coiffure!
- Je suis désolé, je n'avais pas réalisé à quel point il était important pour toi. J'irais t'en racheter un ce soir après le travail, je te le promets... Essaya-t-il pour se faire pardonner.
Il tenta un sourire qui se fana vite en voyant la tête de Paige qui partit sans dire un mot.
Il soupira longuement en se laissant tomber sur sa chaise.
Pourquoi les femmes étaient-elles si attachées à tous ses accessoires et produits superflus ? Paige était déjà magnifique naturellement, il ne comprenait vraiment pas... Les femmes resteraient toujours une énigme pour lui.
Il fallait qu'il rattrape le coup, mais comment ? Après tout, il se dit qu'il avait toute la journée pour y réfléchir.
La journée passa, Paige ne lui adressa la parole que pour des questions professionnelles. Elle avait attaché ses longs cheveux en chignon, cachant ainsi sa crinière comme elle le pouvait.
Les autres membres de l'équipe avaient bien remarqué que quelque chose clochait entre les deux, mais personne n'osa faire de remarques. Paige n'était pas d'humeur et ça se voyait qu'il fallait mieux ne pas l'embêter.
Même si ce n'était pas la fin du monde, elle en voulait à Walter et avait envie qu'il comprenne la leçon. Après tout, c'était ses affaires à elle et il n'avait en aucun cas tous les droits dessus comme il semblait le penser.
À seize heures, Walter sortit de son rendez-vous professionnel à l'extérieur et se rendit au centre commercial le plus proche, n'ayant pas oublié la promesse qu'il avait fait à Paige ce matin de lui racheter un lisseur.
Son comportement d'aujourd'hui lui avait fait mal au cœur. Elle avait était distante avec lui, s'enfermant dans sa bulle de travail. Il s'était creusé les méninges pour lui trouver un cadeau original qui lui ferait plaisir et oublier ce fâcheux incident, mais tout ceci n'était pas son fort et pour l'instant il n'avait eu aucun éclair de génie.
Une fois dans le rayon « accessoires de coiffure », il se sentit démuni face à la trentaine de lisseurs qui s'offraient à lui. Il y en avait de tous les prix, toutes les tailles et toutes les couleurs. Comme si ce n'était pas suffisant, ils avaient tous une multitude de fonctions et de caractéristiques différentes.
- Bientôt on pourra se brosser les dents avec, ironisa-t-il.
Sa petite escapade allait prendre beaucoup plus de temps que prévu...
Quand il revint en début de soirée au garage, il ne restait plus que Paige et Ralph, installés au bureau de celle-ci. Elle veillait à ce qu'il fasse ses devoirs avant d'expérimenter je-ne-sais-quel nouveau gadget qu'il avait inventé.
Walter eu à un sourire tendre à les voir ainsi tous les deux. Il était tellement content qu'ils soient entrés dans sa vie et il espérait que jamais il n'aurait à les quitter. Au fil du temps, Ralph était devenu comme un fils pour lui.
- Va te laver les mains mon cœur, on ne va pas tarder à dîner, fit Paige à Ralph en lui embrassant le front.
Elle se leva et ses yeux croisèrent ceux de Walter. Ils se regardèrent un instant, aucune parole ne fut échangée et elle finit par baisser les yeux en se dirigeant vers la cuisine.
Walter soupira, c'était loin d'être gagné.
Il s'approcha doucement derrière elle. Elle l'ignora, continuant de s'activer à préparer le repas de ce soir. Arrivé à sa hauteur, il l'encercla délicatement de ses bras, déposant un baiser dans sa nuque. Elle se tendit dans un premier temps, puis baissa sa garde pour se laisser aller contre lui. Walter prit ça pour un signe encourageant et resserra sa prise, déposant un autre baiser sur son épaule.
Elle se retourna pour lui faire face, il en profita pour prendre son visage en coupe, caressant ses pommettes tendrement.
- Écoute, sache que je suis sincèrement désolé. J'ai dépassé les limites et je me suis permis des choses que je n'aurais pas dû. Je ferais attention à l'avenir, tu as ma parole.
Elle lui adressa enfin un sourire contre sa paume, profitant de la chaleur qui s'en dégageait et s'éclaircit la gorge.
- Je ne veux pas passer pour la rabat-joie de service, je veux juste que tu prennes en compte que mes affaires m'appartiennent et que tu ne peux pas faire ce que tu veux avec. La prochaine fois, aie au moins l'obligeance de m'en parler avant.
- Je sais, pardonne-moi, j'étais dans ma lancée pour mon invention et je n'ai pas vraiment réfléchi sur le moment...
- Je te pardonne pour cette fois mais gare à tes fesses si tu recommences, le menaça-t-elle de son index pointé sur son torse.
Elle passa ses bras autour de son cou et l'embrassa pour la première fois de la journée. Walter put enfin se détendre et profiter de la sensation de ses lèvres sur les siennes.
- Au fait, chose promise chose due, ajouta-t-il en sortant de son sac un long paquet.
Elle le prit dans ses mains et découvrit un lisseur rouge flambant neuf.
- Je t'avoue que je me suis fait aider par une vendeuse car mes compétences en la matière ont vite été dépassées. Elle m'a certifié que celui-ci était le meilleur du marché en ce moment. J'espère qu'il te conviendra, lança-t-il avec espoir.
Paige regarda l'appareil dans ses mains en souriant. Elle le posa sur le plan de travail et prit Walter dans ses bras.
- Merci chéri il sera parfait, je n'en demandais pas tant, blagua-t-elle.
- Tant qu'il te plaît, c'est le principal.
Il lui sourit en retour et attrapa ses lèvres dans un doux baiser. Il n'avait clairement pas eu sa dose de baisers aujourd'hui et il tentait d'y remédier.
Un raclement de gorge se fit entendre à l'autre bout de la cuisine.
- Au passage, n'oubliez pas que je suis là, lança Ralph d'un air dégoûté, même si au fond il était on ne peut plus heureux de les voir se réconcilier.
- Désolée mon cœur, on s'est laissé emporter.
Sur ces mots, elle vint à sa rencontre en lui ébouriffant les cheveux.
- Et si tu aidais Walter à mettre la table, le repas sera bien prêt.
Les deux installèrent la table en papotant, Ralph racontant sa journée à Walter puis son projet scientifique sur lequel il travaillait en ce moment.
Paige sourit pour elle-même, elle n'aurait pas pu rêver mieux que Walter comme figure paternelle pour Ralph.
Outre leur ressemblance flagrante, Walter était toujours très à l'écoute et protecteur envers lui. Il y avait une connexion indéniable entre eux. Au début cette similarité l'avait effrayée, elle ne voulait pas que Ralph devienne comme Walter sur certains points. À force, elle s'était fait une raison en se disant que dans tous les cas, elle serait là pour l'accompagner et veiller sur lui.
Ils mangèrent ensemble dans une ambiance conviviale où se mêlèrent discussions et rires.
Après mangé, Ralph sortit de table en prétextant qu'il devait faire certaines recherches pour l'école, afin de leur laisser un peu d'intimité.
Ils débarrassèrent la table puis se posèrent dans le canapé devant la télé, l'un contre l'autre. Paige déposa un baiser au creux des lèvres de son homme.
- Si tu savais comme tes baisers m'ont manquaient aujourd'hui... Murmura-t-il contre sa bouche.
- C'est toi qui l'a cherché et tu sais ce qu'il te reste à faire si tu ne veux pas en être re-privé, le nargua-t-elle.
- En parlant de ça, j'ai réfléchi au fait que maintenant tu passes davantage de temps ici avec moi et inexorablement tes affaires se multiplient un peu partout...
Elle arqua un sourcil à sa réflexion, il ajouta rapidement :
- Non pas que cela me dérange, au contraire et j'ai décidé de te faire plus de place. Je vais libérer de l'espace dans une commode qui te sera uniquement dédiée et où tu pourras y ranger toutes tes affaires. Comme ça je ne serais plus tenté d'y toucher, fit-il avec une pointe d'humour.
Il prit ses mains dans les siennes et continua :
- Si tu as besoin de quoi que ce soit d'autres n'hésite pas, j'ai envie que tu te sentes ici aussi comme chez toi.
Ce geste toucha énormément Paige. Ce n'était peut-être pas grand chose mais pour elle ça voulait dire beaucoup. Il était prêt à la laisser rentrer un peu plus dans son intimité. C'est vrai qu'elle passait pas mal de nuits au loft et ses affaires commençaient à se faire de plus en plus présentes.
Ils n'avaient pas encore parlé d'emménager ensemble, c'était trop tôt et elle voulait prendre son temps pour faire les choses bien avec Walter. Mais elle se dit que c'était déjà un petit pas vers cette finalité et ça lui fit chaud au cœur.
Elle le regarda les yeux brillants et sourit largement.
- C'est une très bonne idée Walter, ça me touche beaucoup... Je serais toi, je ferais quand même attention à ce que je ne prenne pas trop la confiance et que je finisse par t'envahir, plaisanta-t-elle.
Walter laissa échapper un petit rire et entrelaça tendrement ses doigts avec ceux de Paige.
- Ne t'inquiète pas pour ça, j'adore vous avoir à mes côtés toi et Ralph. Vous faites partie de ma vie désormais et vous pouvez m'envahir autant que vous le voulez.
Sur ces mots elle l'embrassa, faisant passer tout l'amour qu'elle avait pour lui à travers ce baiser.
Quand ils se séparèrent, Walter la regarda dans les yeux, se noyant au passage dans son regard et ajouta:
- Je sais que je t'ai énervé aujourd'hui, c'est pourquoi pour me rattraper j'ai eu envie de te faire plaisir en t'offrant quelque chose.
Il sortit une petite boite noire de sa poche et lui déposa au creux de la main.
Paige fut agréablement surprise face à cette délicate attention.
Elle l'ouvrit et en sortit une fine gourmette en or rose, avec le signe de l'infini au milieu et leurs prénoms gravés dessus.
Elle resta sans voix quelques instants, admirant le bijou. Face à ce silence, Walter commença à être nerveux et se confondit en explications :
- J'ai cherché une idée toute la journée et quand je suis passé devant la bijouterie, j'ai vu cette gourmette personnalisable et je ne sais pas... Elle a attiré mon attention. J'ai aimé sa symbolique et je me suis dis qu'elle te plairait aussi... J'espère ne pas mettre trompé...
Il n'eut pas le temps de finir son monologue qu'elle lui sauta dans les bras.
- Elle est magnifique mon cœur, je l'adore.
Le visage de Walter s'illumina à ces mots, il était soulagé d'avoir suivi son instinct et d'avoir fait le bon choix. Il la serra fort contre lui, caressant tendrement son dos. Il l'entendit soudain renifler dans son cou.
- Paige tu pleures ?
- Oui désolée, c'est juste que c'est beaucoup d'émotions d'un coup, tu ne m'as pas habitué à cela, dit-elle en plaisantant. Tu fais énormément d'efforts Walter et franchement, malgré quelques ratés comme ce matin, tu m'impressionnes un peu plus chaque jour. Tu es parfaitement imparfait et je t'aime pour toutes ces petites choses qui font la personne que tu es...
Walter lui sourit amoureusement, l'émotion se lisant sur son visage. Il caressa sa joue, essuyant au passage une larme qui traçait sa route vers son cou.
- Moi aussi je t'aime, murmura-t-il en l'embrassant.
Elle lui tendit son bras pour qu'il attache la gourmette autour de son poignet.
Une fois en place, elle passa doucement son doigt sur leurs prénoms côte à côte puis sur le signe de l'infini. Son cœur s'accéléra quand elle pensa à la signification de ce symbole.
Walter lut dans ses pensées et expliqua :
- Le signe infini prend ses origines dans les anciennes traditions tibétaines et indiennes, il est le symbole de l'éternité, de la force mais aussi de l'amour éternel.
Il la regarda droit dans les yeux mais n'ajouta rien de plus. Les mots n'étaient pas nécessaires, elle avait compris le message qu'il voulait lui faire passer et cette promesse silencieuse. Elle avait tellement envie d'y croire, les hommes l'ayant trop souvent blessée. Elle savait au fond d'elle que Walter était différent et qu'il ne lui ferait jamais de mal intentionnellement. Il l'aimait profondément, c'était indéniable et il en était de même pour elle. Tout ce qu'elle souhaitait c'était profiter de chaque instant avec lui et rester à ses côtés le plus longtemps possible. Si l'amour éternel existait bel et bien, son cœur avait fait de Walter le candidat idéal.
Elle se pencha sur lui, attrapant ses lèvres pour sceller cette promesse dans un tendre baiser.
