Holà! J'espère que vous allez bien 😀 Voici un petit OS tout mignon et tout fluffy qui j'espère vous redonnera le sourire en ces temps difficiles.
Et vous savez ce qui me redonnerait le sourire à moi? Eh bien des reviews 😊 Je ne suis pas difficile, je prends les bons comme les mauvais commentaires... 😛 Je peux compter sur vous? 😉 Merci beaucoup!
Enjoy! 😁
Walter lui tendit la boite de mouchoirs pour la énième fois de la soirée et Paige s'empara de plusieurs morceaux de papier afin d'étouffer ses sanglots dedans. Elle avait déjà vu plusieurs fois le film Titanic et malgré tout, elle ne pouvait s'empêcher de pleurer comme une madeleine devant ce final si déchirant. Au fond, elle espérait toujours que par magie l'histoire se réécrive et qu'après tout ce qu'ils venaient de traverser, Jack et Rose aient le droit à leur happy end. Elle regarda impuissante Léonardo Dicaprio sombrer au fond de l'eau, le tout sur une des musiques les plus tristes qui existent, faisant redoubler d'intensité les larmes qui inondaient déjà ses joues.
Walter resserra ses bras autour d'elle et déposa un doux baiser sur son front pour la réconforter. Lui était loin d'être cinéphile et encore moins un fan de drames romantiques, mais ça n'avait aucune importance car c'était une parfaite excuse pour se blottir contre sa petite amie et oublier pendant quelques heures le monde autour. Ainsi, pour le plus grand plaisir de Paige, il l'a laissé toujours choisir le film qu'elle préférait. Il n'avouerait jamais que de toutes façons ses yeux seraient inévitablement attirés par le visage de Paige, posé confortablement contre son torse, plutôt que par l'écran de télévision. Cette vue, bien que désormais familière, accélérait à chaque fois les battements de son cœur. Il s'était imaginé tellement de fois partager avec elle des moments privilégiés comme celui-ci, qu'une partie de lui ne réalisait toujours pas que la femme de ses rêves était bien là au creux de ses bras.
- Je suis désolée, tu dois me prendre pour une imbécile de toujours pleurer à la fin alors que je connais ce film par cœur, fit Paige en lui souriant tristement, les yeux et le bout du nez rougis. C'est juste que leur histoire d'amour est tellement belle et tragique à la fois.
- Ne t'inquiète pas, en fait les larmes sont une réaction physiologique involontaire de ta part. Ce sont simplement tes glandes lacrymales qui répondent instinctivement à un signal envoyé par les nerfs parasympathiques situés dans ton système nerveux face à certaines situations qui déclenchent chez toi un sentiment de tristesse. Les hormones féminines y sont aussi pour beaucoup, expliqua-t-il rationnellement.
- C'est tellement romantique dit comme ça... ironisa-t-elle en roulant des yeux, bien qu'accoutumée à ce genre de propos de la part de son homme.
- Désolé, mauvaise habitude, répondit Walter aussitôt en se maudissant de ne pas réussir à mettre son cerveau sur off dans des moments comme celui-ci.
À la fin du film, Paige se leva du canapé pour aller ranger le dvd dans son étui et éteindre la télévision. Walter manqua de suite la chaleur de son corps sur le sien, il refréna l'irrésistible envie de la ramener aussitôt contre lui et d'embrasser les dernières traces de larmes sur ses joues pour les faire disparaître.
Comme si elle avait entendu le fond de sa pensée, Paige retourna directement se lover contre lui quand elle eut fini. Elle lui vola un tendre baiser et enfouit son visage dans le creux de son cou, inspirant profondément son odeur. Il l'entendit ensuite pousser un soupir d'apaisement qui le fit sourire intérieurement. Il savait d'expérience que Paige se sentait parfois à fleur de peau et mélancolique après ce genre de film et éprouvait alors le besoin de se réfugier dans ses bras. Même s'il n'arrivait pas à comprendre qu'on puisse se mettre dans un état pareil pour un film, il devait avouer que c'était tout simplement adorable et qu'il aimait ces moments remplis de douceur avec elle. Il s'étonnait toujours des sensations qui s'emparaient de son corps quand elle était dans ses bras, il n'avait jamais rien connu de tel auparavant. C'était comme si des centaines de papillons s'envolaient dans son ventre tandis qu'une douce chaleur se répandait dans sa poitrine.
Normalement, les contacts physiques, même les plus simples qu'ils soient, étaient quelque chose qui le rendait inconfortable au possible et qu'il fuyait comme la peste. Pourtant, avec Paige, ça avait été l'inverse dès le début. Il s'était surpris à aimer son toucher si doux et si agréable, quand elle posait sa main sur son épaule ou dans le bas de son dos. À chaque fois, il avait eu envie de faire durer plus longtemps ces moments bien trop brefs à son goût. Maintenant qu'il avait la chance de pouvoir la câliner à sa guise, il n'allait sûrement pas s'en priver.
Il resserra son étreinte autour d'elle et embrassa tendrement le sommet de sa tête, puis il laissa ses doigts jouer dans sa longue chevelure et caresser doucement son dos dans un mouvement de vas et viens apaisant. Le souffle chaud et régulier de Paige chatouillait son cou, faisant frémir sa peau à chacune de ses expirations, tandis qu'il la sentait se détendre complètement sous ses caresses. Enveloppée fermement dans les bras de son homme, elle ferma les yeux en souriant et se laissa bercer par le rythme de son cœur.
Quelques instants passèrent ou peut-être quelques heures... Ils ne savaient plus, le temps ne s'écoulait pas de la même façon quand ils se perdaient dans la chaleur l'un de l'autre.
Plongée dans ses pensées, Paige laissa inconsciemment une phrase franchir ses lèvres :
- S'il ne nous restait plus que quelques instants à vivre, quels seraient les derniers mots que tu me dirais avant de mourir ?
Ces paroles étaient sorties de sa bouche sans même qu'elle y réfléchisse et elle s'en voulut immédiatement de lui poser cette question complètement tordue et stupide. Ils n'étaient en couple que depuis quelques mois et voilà qu'elle lui sortait une phrase qui ferait sûrement fuir n'importe quel homme, ou n'importe qui tout court. Une chose était sûre, il allait vraiment falloir qu'elle arrête de regarder ces films à l'eau de rose qui lui grillaient le cerveau... Foutues hormones ! maugréa-t-elle dans sa tête.
Sans réponse de sa part, elle osa à peine relever la tête pour voir sa réaction. Walter la dévisagea durant plusieurs secondes avec une expression indéchiffrable sur le visage. Elle était sur le point de s'excuser pour sa question idiote et lui dire de laisser tomber, quand contre toute attente il se mit à réfléchir, prenant apparemment sa demande très au sérieux.
Le cerveau de Walter mit un moment à assimiler cette question soudaine et à en comprendre toute son importance. Il ne put empêcher ses pensées de revenir quelques années en arrière, au moment de son accident de voiture sur la falaise. Alors qu'il se pensait condamné à tomber dans le ravin, il avait absolument voulu voir Paige pour lui faire ses adieux. Il n'avait pas réfléchi aux mots exacts qu'il lui dirait, sur le moment la seule chose dont il avait était sûr, c'est qu'il voulait lui avouer qu'il était amoureux d'elle avant de mourir.
Walter était conscient qu'élaborer de beaux discours romantiques comme dans les films était très loin d'être son fort, mais Paige méritait les plus belles déclarations d'amour, elle méritait au moins qu'il se donne la peine d'essayer.
Il expira lentement, comme pour se donner du courage et reprit la parole.
- Tu sais que je ne suis pas très doué pour exprimer ce que je ressens, mais comme me l'a un jour suggéré un psy arrogant que je ne nommerai pas, je vais essayer de te répondre avec mon cœur, commença-t-il nerveusement en entrelaçant ses doigts avec ceux de Paige.
Elle déposa un baiser sur leurs mains entrelacées et lui sourit pour l'encourager à continuer, appréciant énormément le fait qu'il ait envie de s'ouvrir à elle.
- Paige, avant de te rencontrer, je ne croyais pas en l'amour. Aveuglé par mes théories scientifiques, c'était pour moi une notion complètement surréaliste et imaginaire. En étant chaque jour à tes côtés, j'ai compris que l'amour existait réellement et que le mien se trouvait juste sous mes yeux, fit-il en plongeant son regard dans le sien. Si je devais mourir aujourd'hui, je voudrais simplement te dire que tu es ce qui m'est arrivé de mieux dans la vie. Je suis fier d'être tombé amoureux de toi, la personne la plus incroyable qu'il soit, et d'avoir réussi par je-ne-sais quel miracle à gagner ton cœur, sourit-il tendrement. Même si j'ai souvent du mal à trouver les mots pour te montrer à quel point je t'aime, sache que tu es la personne la plus importante à mes yeux. Paige tu es tout pour moi, tu es... tu es mon âme sœur, balbutia-t-il timidement en détournant les yeux.
Tout le long, Paige l'écouta attentivement et resta suspendue à ses lèvres, ne voulant perdre aucune miette de chaque mot qui s'en échappait. Son cœur s'envola dans une course folle en entendant ses paroles et devant l'émotion qu'elle lut dans les yeux du brun. Elle était bouleversée, il l'avait laissée littéralement sans voix, ses mots remplis de sincérité l'avaient touchée au plus profond de son cœur. Jamais un homme ne lui avait fait une telle déclaration d'amour.
Elle ne put empêcher de nouvelles larmes de couler le long de ses joues alors qu'elle attrapa son visage en coupe et écrasa sa bouche sur la sienne, l'embrassant plus fort que jamais. Le souffle de Walter se coupa sous l'intensité du baiser qu'elle lui offrit. Il plaça en retour sa main dans sa nuque pour l'attirer encore plus contre lui et approfondir le baiser. Le goût salé des larmes de Paige se mêlait à celui de leurs lèvres tandis qu'ils s'accrochaient l'un à l'autre comme si leur vie en dépendait.
Ils se séparèrent à bout de souffle et Walter ne put qu'admirer l'immense sourire qui illuminait le visage de Paige. Elle colla son front contre le sien, ne lâchant pas une seule seconde son regard et caressa doucement ses joues du bout des doigts. Il se sentait légèrement vulnérable d'avoir osé lui ouvrir son cœur comme il l'avait fait, mais il ne regrettait en aucun cas chaque mot qu'il avait prononcé. Il n'avait jamais était aussi sincère avec quelqu'un. À en croire la réaction de Paige et la lueur qui brillait dans ses yeux, il avait réussi à trouver les bons mots pour une fois.
- Tu es extraordinaire, tu le sais ça ? Souffla-t-elle avec tendresse contre ses lèvres. Moi aussi Walter je t'aime de tout mon cœur et je n'envisage plus une seule seconde ma vie sans toi. Je n'ai jamais ressenti de tels sentiments pour quelqu'un et même si parfois cela m'effraie, il me suffit de croiser ton regard pour savoir que tout ira bien. Je sais que notre parcours sera sûrement semé d'embuches, tout comme je sais qu'ensemble on réussira toujours à les surmonter. Notre relation est unique et c'est ce qui la rend merveilleuse murmura-t-elle en plantant un tendre baiser au creux de ses lèvres.
Elle traça ensuite un chemin de baisers le long de sa mâchoire, avant de susurrer à son oreille :
- Et si on allait dans la chambre que je puisse te montrer à quel point je t'aime...
Elle n'attendit pas sa réponse et l'entraîna par la main en direction de sa chambre. Il ne se fit pas prier pour la suivre, un large sourire s'étirant à son tour sur son visage. Pour la première fois de sa vie, il se sentait véritablement aimé par une femme, et pas n'importe laquelle, celle qui avait dérobé son cœur dès le premier instant...
