Bonjour ou bonsoir
désolée d'avoir oublié de poster la suite de cette fic... j'étais occupé avec le calendrier de l'Avent des auteurs réunis...
J'ai réussi le Nanowrimo cette année, je suis très contente de moi :-)
Un petite info pour cette première partie de fic, elle comptera 10 chapitres.
Ils sont tous écrits et prêt à être postés, faut juste que je n'oublie plus de le faire régulièrement.
bref, bonne lecture pour ce chapitre 3
à bientôt KitsuneA
Sam était partit la veille au soir, secrètement, pour que Dean n'en soit pas directement impacté. John devait lui dire le lendemain que son cadet avait fui dans le monde et qu'il partirait à sa recherche. John avait prévu de revenir quelques jours plus tard en annonçant que Sam ne reviendrait tout simplement pas et Dean devrait s'y faire, pas le choix. Ça allait être difficile de mentir sur un sujet aussi grave, mais il ferrait en sorte que ce soit crédible. Pour le moment, John attendait la venu de l'ange qui devait ''remplacer'' Sam. Il était devant le ''rempart'' de sa maison et faisait les cent pas. Soudain, un éclair frappa le sol à quelques pas de l'humain et celui ci vit deux hommes debout devant lui. Eloiel et un autre type. Cheveux noirs, courts, légèrement en bataille, des yeux bleus qui semblaient poser des questions silencieuses. Vêtu d'un trench coat beige, moche, d'une cravate bleue mal mise autour du cou. Il avait vraiment une drôle d'allure.
- Voilà, comme promis, je vous présente Castiel.
- Je suis ravi de voir enfin un humain et de pouvoir vivre avec vous et parmi vous, annonça Castiel d'une voix grave, le sourire aux lèvres. J'avais vraiment très hâte de vous rencontrer.
- Oui, moi aussi, grinça John.
- Eloiel m'a expliqué que pour pouvoir vivre chez vous, j'allais devoir passer cette porte et ne plus sortir de la maison. Ces conditions me conviennent parfaitement, je suis ravi d'être là pour vous.
- Ouais... enfin, c'est pas pour moi que vous devrez être là, c'est pour mon fils Dean.
- Cela me va aussi.
- Bien, bon ben, je vous le laisse, lança Eloiel, puis il disparu, laissant Castiel et John seuls.
- Venez avec moi, je vais vous présenter ma femme et vous expliquez ce que nous attendons de vous exactement.
Castiel acquiesça et suivit John.
Castiel n'avait jamais vu de maison humaine. D'ailleurs, il n'avait jamais vu d'humain avant ce jour, aussi c'était normal qu'il soit impressionné par tout ce qui l'entourait chez les Winchester. À commencer par les maîtres des lieux. Les deux étaient de belles personnes, tant pour ce qui était de leur enveloppe charnelle que de leur âme intérieur. Il semblait être doux, justes, empathiques, possédant tous deux une autorité naturelle sans devoir en faire trop.
L'ange fit le tour du salon puis s'assit à la table de la salle manger sous la demande de John qui devait lui parler.
Le patriarche se mit à raconter à Castiel la situation dans laquelle ils vivaient depuis des années et pourquoi Dean avait besoin d'un ami qui puisse, en quelques sortes, ''remplacer'' son petit frère parti à l'autre bout du pays. Castiel comprit, tout en sachant qu'il n'aimait pas du tout cela. Ce n'était pas juste et l'ange aimait la justice.
- Je comprendrai si vous ne voulez pas rester chez nous. Pardon pour cette image que nous vous montrons de l'humanité, dit doucement Mary quand John eut terminé de tout raconter de leur vie, de leurs choix et des conséquences de ceux-ci.
- On m'a confié la mission de venir chez vous et de faire ce que vous me demanderez, je ne faillirai pas. Eloiel a dit que je devais le faire pour le bien de l'humanité.
- Oui en effet, il a raison. Nous n'aurions pas demander d'aide à cet ange si nous n'en avions pas eu vraiment besoin. L'équilibre de l'univers est en jeu, tout de même. Bien, venez avec moi, Castiel, je vais vous présenter Dean.
L'ange aux yeux bleus se leva lentement et suivit John à travers les pièces de la maison. Ils descendirent un escalier et s'arrêtèrent devant une porte bleue claire sur laquelle John donna quelques coups. Un grognement léger lui répondit et le patriarche ouvrit la porte lentement, comme s'il était sur ses gardes. Il passa sa tête par l'entrebâillement et dit doucement :
- Dean ? Est-ce que ça va ?
Un autre grognement lui répondit, plus énervé et plus sonore que le premier. Castiel fronça les sourcils en penchant la tête légèrement sur le côté. John se tourna vers lui, le sommant d'attendre là qu'il revienne, puis il se faufila dans la pièce sans refermer la porte. L'ange tendit l'oreille, curieux.
John vit son fils, allongé sur le dos dans un immense canapé gris, les yeux fermés.
- Dean ?
Mais le jeune homme ne réagit pas. Il resta dans la même position.
- Dean, je sais que... que Sammy est-
- Ne prononce pas son nom, grogna Dean en ouvrant les yeux pour planter un regard mauvais sur son père. Ne me parle de lui.
- Je comprends.
- Non, non tu comprends pas. Il m'a abandonné. Il nous a abandonné. Ce n'est qu'un égoïste.
- Peut-être que... nous étions aussi égoïstes de le garder ici sans lui offrir de possibilité de vie.
Dean se leva d'un bond et fit face à son père.
- Je ne veux plus entendre parler de lui, cria le jeune homme.
Castiel sursauta debout dans le couloir et sa grâce angélique frissonna dans son enveloppe charnelle. C'était soudain une sensation étrange. Cet humain sentait le désespoir et la tristesse et l'ange ressenti un violent sentiment de solitude qui le fit désobéir à la demande de John de rester à sa place. Il ouvrit la porte et vit Dean. Grand, jeune, des cheveux courts, des taches de rousseur sur le visage et des yeux verts, ternis par la colère et la tristesse.
L'humain cligna des yeux en tournant la tête vers l'intrus qui venait d'ouvrir la porte en grand et posait le pied dans la salle de jeux de Dean.
- C'est qui lui ? demanda l'humain d'un ton acide, clairement sur ses gardes.
- Je venais justement te parler de lui. Il.. .euh...-
- Je m'appelle Castiel.
Dean cligna des paupières rapidement, un peu surprit.
- Et ? C'est tout ? Juste Castiel ?
Il se tourna vers son père.
- Castiel ?
- Oui euh... c'est un peu spécial comme histoire. Il est... il est nouveau dans la région et il a vu notre maison. Il a besoin d'un endroit pour vivre alors on l'a invité ici et... et nous avons pensé, ta mère et moi, que-
- Qu'il pourrait remplacer Sammy ? grinça Dean, comprenant où son père voulait en venir.
- Remplacer ton frère ? Non, pas du tout. Juste, être un ami ou un soutien.
- J'ai rien demandé. J'ai besoin de personne. Si mon propre frère ne veut pas rester ici avec moi et pour moi, alors pourquoi un type tombé d'on ne sait ou le voudrait ?
Dean quitta la pièce aussi sec en claquant la porte.
- Est-ce que je reste quand même chez vous ? demanda Castiel à John qui se pinçait l'arrête du nez, contrarié.
Dean ne sortait pas de sa chambre, il n'en voyait pas l'intérêt, de plus, croiser le ''remplaçant'' de son frère ne le tentait pas du tout. Il passait ses journées à lire des BD et écouter des cassettes de vieux rock. Il vivait à ce rythme là depuis plus de deux semaines, quand soudain, un après-midi, un léger coup frappé à sa porte le fit poser sa lecture du jour et se lever de son lit. Il alla ouvrir la porte et se retrouva nez à nez avec le fameux ''remplaçant'' répondant au drôle de prénom de : Castiel.
- Qu'est-ce que vous me voulez, vous ?
- Votre mère et votre père ont dis qu'ils allaient à la piscine, au sous-sol, pour quelques heures alors je me suis dit que... de la compagnie serait plutôt sympathique. Cette maison est très grande et-
Dean referma la porte au nez de l'ange, qui surprit, pencha la tête sur le côté en plissant les yeux. Ne se laissant pas démonter par ce petit échec, Castiel frappa à nouveau à la porte et Dean l'ouvrit, déjà blasé.
- Écoute, y a plein de trucs à faire dans cette maison. Lâche.-moi ! Je ne suis pas ton occupation.
L'humain regarda son interlocuteur et lui trouva un air de chien battu qui lui fit un peu regretter ses paroles et son comportement.
- Que faisais-tu avant que je vienne te déranger ? demanda Castiel.
Dean soupira en se passant une main sur le font.
- Je lisais des bd.
- Des bd ? s'étonna l'ange aux yeux bleus.
- Ben oui. Tu sais ce que c'est que des bd, tout de même ?
Le regard céruléen se fit fuyant une seconde vers la droite, puis Castiel hocha la tête, tentant d'être convainquant.
- Oui, oui bien sûr que je sais ce que c'est.
Dean éclata alors de rire.
- En fait, t'en a aucune idée, je le vois bien. Viens, je vais te montrer.
L'humain ouvrit la porte de sa chambre et Castiel sentit sa grâce diffuser de la chaleur toute douce et très agréable. Il entra dans la chambre et regarda partout autour de lui. C'était plutôt joli. Un lit king size aux draps beige trônait dans la pièce, un petit bureau en bois massif, des posters de groupe de rock ornaient les murs. Dean présenta un livre fin à son visiteur et ce dernier l'ouvrit. Il sourit légèrement quand il vit les dessins et les textes drôles.
- Est-ce que je peux le lire ? demanda Castiel, ses yeux bleus pétillants d'impatience et de curiosité.
Dean l'invita d'un geste à s'asseoir sur le lit pour lire et lui-même, s'assit sur sa chaise de bureau, se replongeant dans la lecture de la bd qu'il lisait avant d'être dérangé.
Castiel était discret, il ne bougeait pas, il ne faisait pas de bruit, même pas pour rigoler. Dean en aurait presque oublié sa présence si le fait qu'il tournait les pages de sa bd n'avait pas émis un son léger. De temps en temps, l'humain relevait la tête pour regarder son invité. Castiel avait toujours les yeux rivés sur sa lecture et celle-ci semblait le passionner au plus haut point.
- J'aime beaucoup cette bd, annonça Castiel quand il eut terminé sa lecture. Existe-t-il une suite car j'ai l'impression que la fin manque à cette histoire.
- J'ai toute la collection. Sers-toi dans ma bibliothèque juste là, dit Dean en montrant du doigt un meuble contre le mur du fond.
Castiel se leva aussitôt du lit, rangea la bd lue dans le meuble et prit la suite, le sourire aux lèvres. Il se remit à sa place initiale et se plongea dans la nouvelle bd qui promettait d'être aussi passionnante que la première.
Dean fut rapidement distrait de sa lecture par le visiteur assit sur son lit, non pas parce qu'il était envahissant ou bruyant, mais parce qu'il dégageait quelque chose d'étrange. Du calme, mais aussi de la rigueur et un brin de... en fait, Dean ne savait pas. C'était compliqué à dire. Il y avait juste quelque chose de pas commun qui flottait dans l'air. Le Winchester se prit à sourire bêtement et grogna en se remettant à sa bd pour se donner une contenance.
John et Mary, tout juste remontés de la piscine, firent le tour de la maison pour trouver leur nouvel habitant, mais ils ne le virent nulle part.
- Tu crois qu'il en a profité pour s'en aller ? demanda Mary, inquiète.
- Non, les murs sont trop hauts. Personne ne peut partir.
- Mais c'est un ange. Il vole sûrement. Enfin, ça me semble logique, non ?
- Ah... tu n'as sans doute pas tort. Je n'avais jamais pensé au fait que les anges pouvaient peut-être voler.
Des voix se firent entendre provenant de la chambre de Dean au fond du couloir du premier étage de la maison et John et Mary échangèrent un regard.
Ils se dirigèrent vers la chambre de leur fils et en ouvrirent la porte lentement. Sur le lit de Dean, l'ange Castiel était assit, une bd sur les genoux et le fils Winchester se trouvait sur sa chaise de bureau, penché en avant, les coudes sur ses cuisses.
- Je trouve que les personnages secondaires de cette bd ne sont pas inutiles. Ils sont intéressants et le fond de l'histoire m'a beaucoup plus. Je trouve néanmoins que la fin est peut-être un peu bâclée, mais c'est simplement mon avis.
- T'es dur quand même, c'est une des meilleures séries de tous les temps à mes yeux.
Dean tourna la tête vers l'entrée de sa chambre, sentant une présence et sursauta en se redressant.
- Ah, maman, papa, vous avez finit de nager ?
- Oui. On se demandait où se trouvait Castiel. On a la réponse. Est-ce que ça va vous deux ? demanda Mary, d'une voix douce.
- Ben ouais, ça va.
- Vous faites connaissance, c'est bien, remarqua John, le sourire aux lèvres.
- Eh bien, à vrai dire, nous n'avons que très peu parler, Dean et moi. Nous avons passé notre temps à lire des bd.
Dean se leva, rangea quelques bd qu'il avait laissé traîner par terre devant sa chaise resta debout au milieu de sa chambre.
- Bon... je vais aller profiter de la piscine un moment.
Castiel se leva, passa à côté de Dean, rangea sa bd dans le meuble prévu pour et quitta la chambre en passant entre Mary et John.
- Tu aurais pu y aller avec Castiel, proposa la mère de famille, mais Dean secoua la tête.
- Je préfère être seul. Il pourra y aller une autre fois. Il avait pas l'air d'en avoir envie vu comme il est partit.
- Tu as sans doute raison. Est-ce que, ça te tente un barbecue pour le dîner.
Le visage de Dean s'illumina de joie et Mary eut sa réponse sans même que son fils ait besoin de l'exprimer verbalement.
Les parents laissèrent leur fils et celui ci se prépara pour aller faire quelques longueurs, histoire de s'aérer l'esprit.
Mary trouva Castiel assit dans le canapé du salon. Elle prit place dans son fauteuil fétiche en face de lui et lui demanda :
- Alors, le contact est bien passé entre Dean et vous ?
- J'ai l'impression que ça a été le cas, même si nous avons échangé peu de paroles. Dean semble être très gentil, mais pas très doué pour les mots.
- En effet, il est plutôt réservé et ne parle pas beaucoup. C'est toujours difficile de savoir ce qu'il pense ou ce qu'il veut vraiment. Il est assez renfermé. Je pense que la vie qu'on lui impose depuis sa naissance y est pour beaucoup dans son comportement. Pardon s'il a du mal avec les relations amicales. Il n'a toujours connu que son frère et nous, ses parents, autour de lui.
- Je peux avouer que je ne suis pas vraiment plus à l'aise que lui dans ce domaine. Ma famille là haut est un peu... hors normes... et c'est pas toujours la joie. Je préférais toujours être en retrait et seul. Je n'ai jamais eu d'ami puisque tous les anges sont mes frères ou mes soeurs et je n'ai jamais côtoyé d'humains avant vous.
- Les choses vont se mettre en place avec le temps. Vous mangez avec nous ce soir ?
- Je n'ai pas besoin de manger.
- Je sais, mais je me dit que plus vous participer à la vie de famille, plus ce sera facile entre Dean et vous.
Castiel hocha la tête, convaincue par ce que Mary venait de lui dire et il promit d'être présent au dîner.
