Bonsoir

bon, je sais pas si il y a des lecteurs/lectrices pour cette fic... j'en ai pas l'impression... j'ai pas de retour, en fait... c'est dommage

Elle ne plaît pas ?

Voici quand même le chapitre huit,, bientôt la fin de cette première partie

bonne lecture

KitsuneA


John et Mary n'en croyaient pas leurs yeux. Bobby, lui, était fier comme un coq. Il avait vu juste avec son objet rare et précieux. Ça plaisait à ses amis.

- Elle est authentique ? demanda Mary, prenant l'arme délicatement entre ses mains.

- Oh que oui. J'ai bien vérifié. Le mec qui me l'a vendue l' a trouvé dans un tombeau au Mexique. Il voulait la garder chez lui mais il sentait trop de puissance l'attirer vers cette arme. Il a dit qu'il lui fallait une vitrine de sécurité pour ne pas être tenté.

- C'est extraordinaire, s'extasia John. Mary lui passa l'arme qu'il prit en main pour en sentir le poids.

- Du coup, j'imagine que vous la gardez ? Je peux vous avouer que je ne la veux pas chez moi. J'ai pas ce qu'il faut pour contenir une arme de ce style.

- On va la mettre sous un globe magique. On ne devrait ainsi pas ressentir sa puissance même en étant dans la même pièce. Merci Bobby.

- Bah, c'était un plaisir.

- Dis-moi, as-tu un endroit où dormir cette nuit ? demanda Mary.

- Ben, pour tout dire, je me suis pas penchée sur la question.

- Alors reste ici. Mange avec nous ce soir et on te prête une chambre d'amie, c'est la moindre des choses que nous pouvons faire pour toi, par contre, il ne faut pas que tu parles de chasse ou de tout ce qui peut avoir un rapport avec cette vie là.

- Ouais, John m'en a touché un mot mais... je peux avoir plus de détails pendant qu'on est ici entre nous ?

John et Mary se regardèrent, puis elle se lança dans les explications. Ils devaient bien ça à leur ami Bobby Singer, tout de même.


Dean regardait le fameux ''Bobby Singer'' du coin de l'oeil. Il avait envie de poser des questions, mais il était sûr qu'il n'obtiendrait pas de réponses claires. Valait mieux s'abstenir.

Le vieil homme n'avait pas beaucoup parlé pendant le repas, comme s'il s'était retenu, pour ne pas dire quelque chose de travers.

Castiel avait senti le malaise. Bobby, John et Mary cachaient des choses dont ils étaient tous les trois au courant, c'était sûr. L'ange repensa à la pièce interdite. Ça devait avoir un lien avec ça. Peut-être que ce monsieur Singer était aussi un chasseur ou un Homme de Lettres... quoi que, il était loin d'avoir la classe naturelle de ces derniers. Il était plus probable qu'il soit chasseur.


Les deux jeunes sortirent de table avant les aînés et Dean fit signe à Castiel de le suivre dans le jardin d'hiver. Ils s'assirent sur un petit banc en fer et Dean parla le premier :

- Bon, pour notre plan. Je te propose que demain après le déjeuner, je tente d'éloigner mes parents quelques temps de la maison. Je pourrais leur demander de faire une course spéciale, ou que sais-je. Enfin, je vais trouver une idée et une fois qu'ils seront partis, je monterai la garde pendant que tu feras ton truc magique avec la porte de la pièce fermée.

- Dean, je ne fais pas de magie, soupira l'ange, un peu dépité d'être prit pour un vulgaire magicien de bas étage.

- Peu importe ce que c'est exactement et après, tu me diras ce qu'il en est. D'acc ?

- Dean..., je suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Si tes parents ne te disent rien, il y a sûrement une bonne raison à cela.

- Crois-moi Cas', J'ai pensé pendant 22 ans qu'ils avaient sans doute de bonnes raisons à plein de choses, mais je suis en train de douter sérieusement. J'ai l'impression d'être au coeur d'un grand mensonge qui me dépasse. Même le départ de Sammy est suspect. On est très proche, lui et moi, je peux pas croire qu'il m'ait abandonné par pure volonté de sa part. Ça cache quelque chose.

- Peut-être que..., commença Castiel, mais il ne termina pas sa phrase.

- Tu ne veux pas m'aider ? s'étonna Dean en se levant brusquement.

- Si bien sûr, mais... Dean, je n'aime pas mentir, tu sais. Je n'aime pas ça du tout.

Castiel secoua la tête plusieurs fois comme pour se débarrasser de mauvaises pensées, puis il se leva du banc et partit dans la maison laissant Dean seul. Le jeune homme lâcha un juron sec en frappant dans le vide et se passa une main dans les cheveux pour se calmer.

Castiel se sentait comme rongé de l'intérieur. Sa grâce tremblait, mais pas d'une façon agréable, bien au contraire et il savait bien pourquoi. C'était le fait de mentir à Dean. Ça ne lui plaisait pas du tout. Il n'aimait pas ça.

Déjà en temps normal, il n'aimait pas mentir, mais là c'était pire. Il haïssait ce qu'il devait faire et il en venait à se détester lui-même d'être tombé si bas. Ce n'était pas juste de devoir mentir à Dean. Il savait ce qu'il y avait derrière cette porte, dans cette pièce et il avait envie de le lui dire. De lui expliquer que ses parents étaient des chasseurs et des Hommes de Lettres et que Dean, tout comme son frère, étaient les descendants de deux incroyables lignées. Ils n'étaient pas n'importe qui, après tout. Dean méritait de savoir la vérité et Castiel savait qu'il finirait pas la lui révéler quand il sentirait que le moment serait venu. En attendant... il devrait sûrement lui mentir encore un peu.


Bobby Singer était partit tôt le matin, alors que presque toute la maisonnée dormait encore. Seul John était debout et l'avait accompagné jusqu'à la porte du mur d'enceinte. Il était revenu vers sa maison, seul, et perplexe. Bobby lui avait dit des choses et il était en train de se dire que son vieil ami n'avait pas tort. Bien sûr que c'était injuste de garder Dean enfermé, mais...

Bien sûr que si Mary et lui disaient la vérité à leur fils, il pourrait choisir la vie qu'il voulait mener, mais...

Bien sûr que Sam et Dean auraient dû être à ce jour des chasseurs hors pairs, issus de deux fabuleuses lignées, descendants des plus savant Hommes de Lettres et des meilleurs chasseurs de la planète, mais...

Il y avait toujours un grand ''mais'' qui compliquait tout. Et si par leur faute, tout l'univers disparaissait, éclatait ou autre chose de plus terrible encore ? Si à cause d'eux de nouveaux dangers menaçaient les humains, pire encore que ceux déjà connus sur Terre ? Et si, ils ne pouvaient pas combattre ces forces et que tout était perdu, fichu à cause d'eux ?


John soupira en fermant la porte de la maison. Il se dirigea vers la pièce interdite, vérifia que personne n'était dans les parages, déverrouilla les cadenas, entra, et referma à clé derrière lui. Il alluma la lumière et regarda la pièce dans son intégralité. Tout ce qu'il y avait ici servait à tuer des monstres, tout avait servit à ça, en tout cas. Tout aurait dû encore servir à cela.

John s'approcha d'une voiture noire et posa une main dessus. Sa belle, sa magnifique Impala. Cette voiture était faite pour rouler, pour chasser, pour parcourir les routes et sauver les humains, pas pour rester enfermée dans un foutu garage à prendre la poussière. Une telle beauté était faite pour être conduite. John se mit derrière le volant, l'attrapa des deux mains et ferma les yeux. Il se sentait si bien dans cette voiture et il fut certain que Dean se sentirait encore mieux. C'était sûr que cette voiture, il l'aimerait plus que tout si elle pouvait être à lui.

John rouvrit les yeux et sortit de l'Impala, nostalgique. Dire que la vie de chasseur ne lui avait jamais manqué, serait mentir. Bien sûr que ça lui avait manqué et ça lui manquait toujours. Ce n'était peut-être pas une vie pour certains, mais c'était la sienne. Celle qu'il avait toujours connu. Avec son père et sa mère, depuis tout petit, puis ensuite, seulement avec sa mère. Ils avaient sillonné les routes des USA, rencontrés d'autres chasseurs, appris d'autres techniques, d'autres sortilèges, lu d'autres recueils, tenu d'autres armes. Ils avaient aussi transmis leur savoir dès qu'il en avait eu l'occasion. Ils avaient sauvés des vies humaines.

John resta là un moment, à contempler les merveilles, désormais inutiles, que renfermait cette pièce secrète.