Bonjour

voici le dernier chapitre de cette première (petite) partie de fic.

C'est la fin de cette partie-ci

Bonne lecture


- TU LUI AS DIT QUOI ? s'énerva John, vociférant dans la chambre contre sa femme, assise sur le lit parental, la tête basse.

- Je lui ai juste parlé de notre rencontre.

- Tu n'aurais jamais dû faire ça, Mary. Il va comprendre maintenant. Il va tomber amoureux, fatalement.

- Il est... John, c'est trop tard. Il est déjà amoureux !

- Ne dis pas de sottise. Ce Castiel est un ange, premièrement et deuxièmement, c'est un homme. Mon fils n'est pas-

- En es-tu sûr ? coupa Mary, se levant pour faire face à son mari. Comment pourrions-nous le savoir, il n'a jamais connu personne, mais ça... ce qu'il ressent pour Castiel, c'est ce que j'ai ressenti pour toi et ce que toi, tu as ressentis pour moi. Tu le sais très bien. On a essayé, on a échoué, c'est tout.

- Rien ne dit que ça va rester ainsi. C'est peut-être une mauvaise interprétation de sa part.

- Ne nous voilons pas la face inutilement. On les observe depuis que Castiel est entré chez nous. On en a déjà parlé de leurs échanges de regards, de leur façon d'être si proche l'un de l'autre pour se parler. Tu sais très bien ce qu'il en est. Tu refuses juste de mettre le bon mot dessus. Dès que Dean a vu Castiel, dès qu'il a croisé son regard, tu as su que ce ne serait plus qu'une question de temps. Et même, si ça change et que Dean n'en reste pas amoureux, il l'est maintenant, c'est déjà trop tard.

- Et on fait quoi, alors ? soupira John, dépité.

Mary esquissa un sourire. Elle s'approcha de John, se lova contre lui, puis posa un baiser doux dans son cou.

- On assume. On arrête de mentir et de se cacher et on apprend à Dean tout ce qu'il est censé savoir. John...

- Je sais. C'est notre digne héritier. Le premier de la nouvelle génération de chasseurs du pays. Le délicieux mélange de la force de combat et du savoir. Mais je ne suis pas très sûr de...

- On y arrivera. J'en suis sûre... va lui parler, tu es un homme, tu sais sûrement ce qui se passe en lui en ce moment.

- J'aime les femmes, moi, affirma John, un brin acide.

Mary s'éloigna de lui et le regarda un peu sévèrement.

- Ne me dis pas que tu es homophobe, tout de même ?

- Non... c'est pas ça, mais... tu sais, les chasseurs, tout ça... pareil pour les Hommes de Lettres. Je crois pas que ça passe vraiment bien dans ces mondes-là ? Tu connais aussi bien que moi.

- Que ça passe ou non, Dean est ton fils et s'il aime un homme, une femme ou un ange, ça ne devrait pas faire une quelconque différence pour toi. L'amour est le même, les sentiments sont les mêmes et les émotions qui chamboulent Ton Fils sont les mêmes qui t'ont chamboulées quand tu étais jeune. Le désir aussi est le même !

John rougit face à ce constat. Il n'allait quand même pas devoir parler de sexe avec son fils de 22 ans... Si ?

- Très bien, j'irai lui parler, capitula-t-il, sachant très bien qu'il n'avait pas vraiment le choix et que, visiblement, le moment était arrivé de le faire.


John trouva son fils dans sa chambre occupé à écouter du vieux rock, les yeux fermés, allongé sur son lit.

- Hem !

Le jeune homme sursauta et se redressa d'un coup sec.

- Papa ? dit-il, étonné de le voir là.

- On peut parler, fils ?

Dean se leva, éteignit sa radio et s'assit sur son lit. Son père avait prit place sur sa chaise de bureau après avoir fermé la porte.

- Écoute, Dean... ta mère m'a parlé et... je crois qu'il est temps qu'on ait une petite discussion toi et moi. Tu... tu ne connais rien aux sentiments et rien non plus au monde extérieur et à la vraie vie des autres gens. Le seul couple que tu connais c'est celui que je forme avec ta mère et... Il faut que je te dise des choses sur tout ça, mais aussi sur nous, sur notre famille. On va commencer d'abord par cette histoire avec Castiel, hein.

John soupira en se passant une main sur le visage.

- Tu sais... C'est Sammy avant de partir qui nous a demandé de trouver un ami pour toi, pour que tu ne sois pas seul et... franchement, on aurait difficilement pu prévoir que tu... que tu développerais des sentiments à l'égard de Castiel. Je vais pas te mentir, ça va peut-être pas durer, hein, mais c'est là et... et ça, ça va faire changer des choses. Pour toi, mais pas que...

Dean fronça les sourcils, complètement perdu.

- Ouais, j'imagine que tu ne comprends pas, parce que tu ne sais pas encore de quoi je parle... Du coup, tu sais... quand j'ai rencontré ta mère... franchement, je l'ai trouvé sublime dès le premier regard et... et j'étais là quand je t'ai vu posé ton premier regard sur Castiel. C'était à peu près pareil.

- Qu'est-ce que ça veut dire ?

- Que tu es très certainement tombé amoureux... pour la première fois.

- Qu'est-ce que je suis censé faire ?

- Il n'y a pas vraiment de règles, Dean, ni d'obligations. Tu peux lui en parler mais... je ne suis pas certain qu'il comprenne bien le concept. Tu as remarqué, il est un peu... décalé. De plus... un homme qui aime un autre homme... comment dire... pour certaines personnes, ça ne passe pas très bien.

- Pourquoi ?

- Euh... pffff, bonne question. Je crois pas être le mieux placé pour avoir la réponse. J'ai grandi dans un univers très... masculin. Un monde où l'homme doit être fort, n'avoir peur de rien, ne pas pleurer, tu vois. Ces faiblesses sont réservées aux femmes et ce sont les femmes qui aiment les hommes. Je suppose que c'est lié au fait qu'on voit les femmes comme étant faibles, comparées aux hommes.

- Tu trouves que maman est faible ?

- Ta mère ? Mon dieu, non. Ça doit être la femme la plus badass que j'ai jamais connu. Tu aurais dû la voir à 20 ans. Elle savait se battre, je peux te le dire. C'était l'une des meilleures.

- L'une des meilleures quoi ? demanda Dean, intrigué.

- Tu sauras cela un peu plus tard. Pour le moment... l'amour.

John se lança finalement dans des explications sur les sentiments, comment ils se ressentaient, ce que cela provoquait et à quoi ça menait, en général. Puis Mary vint toquer à la porte. Elle se glissa dans la chambre et tendit quelque chose à son fils. C'était un bracelet en argent sur lequel pendait des breloques. Une sorte d'étoile, un pistolet, un fusil, des symboles étranges...

- Qu'est-ce que c'est ? demanda le jeune homme, regardant l'objet sous toutes les coutures.

- En bien... c'est un bracelet que j'ai reçu de mon père et ma mère quand j'étais toute petite. Il me protégeait de... certaines horreurs qui peuplent le monde, dehors.

John ouvrit sa chemise et montra à Dean un tatouage qu'il n'avait jamais vu.

- Je le cachais, Dean.

C'était une symbole assez étrange. Un rond avec une étoile dedans et des rayons comme ceux d'un soleil dessinés tout autour.

- Ceci est un pentagramme.

- C'est le même que sur le bracelet de maman, constata le jeune homme.

- Effectivement. Ta mère et moi sommes les descendants de grandes familles dont tous les membres, sans exception ont été des chasseurs.

- Des chasseurs de quoi ? De gibier ?

- Non ! Des chasseurs de monstres, Dean. Des loups-garous, des vampires, des démons et autres saloperies qui tuent les humains.

Dean éclata de rire, puis voyant que ses parents restaient de marbre, il se calma et analysa les paroles de son père.

- QUOI ? dit-il finalement, en sursautant, réalisant tout à coup.

- On va prendre le temps de t'expliquer, annonça Mary.

Et tout fut abordé. Les chasseurs, les Hommes de Lettres, les monstres, les démons, les batailles, les Campbell, Les Winchester, les armes et puis, John parla des anges et de Castiel.

- Un... un ange ? T'es en train de me dire que... je suis tombé amoureux d'un ange ?

- C'est ça. Je sais que ça a l'air fou, mais...

- Viens avec nous, il faut que l'on te montre quelque chose que tu aurais dû voir depuis bien longtemps.

Mary et John se levèrent et sortirent de la chambre. Dean, un peu trop secoué dû d'abord prendre quelques longues secondes pour respirer, puis il se leva, un peu tremblant sur ses jambes et descendit au rez de chaussé, sachant que ses parents se trouvaient là. Ils se dirigèrent les trois vers la pièce fermée avec de nombreux verrous. John, un peu tendu, ouvrit une à une les sécurités, puis il ouvrit la porte lentement.

Dean se retourna vivement, sentant une présence derrière lui et il vit Castiel, droit comme un 'i''.

- Est-ce qu'il est au courant ? demanda le fils à ses parents et tous deux confirmèrent que, oui, l'ange savait.

- Je sais même ce qu'il y a dans cette pièce, Dean. Je voulais te le dire, mais... j'ai été contraint de te mentir. Crois-moi, je n'ai pas aimé cela du tout.

Le jeune Winchester fit la grimace, pas vraiment convaincu, mais décida de s'occuper de Castiel plus tard. Pour le moment il voulait savoir ce que cachait cette pièce.

Il y avait au moins une chose sur laquelle Castiel ne lui avait pas menti, il y avait bien une voiture dans cette salle. Une magnifique Chevrolet Impala noire de 1967. Une merveille, un bijou.

- Mais pourquoi vous gardez cette voiture enfermée ici ? demanda Dean à ses parents.

- C'était ma voiture de chasse, Dean. C'est devenue la nôtre, à ta mère et moi, quand je l'ai connue. Nous l'avons mise à l'abri de tous avec le reste de nos affaires de chasseurs.

Dean, n'ayant vu que la voiture quand la porte avait été ouverte, réalisa soudain que c'était loin d'être la seule chose que la pièce contenait. Il y avait des livres, des fioles remplies, des bocaux, des objets étranges, des boîtes en bois gravées de symboles, des chaînes, des tenailles, des couteaux, des haches, des seringues et des armes en tout genre.

Dean déglutit difficilement.

- Son of a bitch ! lâcha-t-il sans le vouloir, tant la surprise était énorme.

Il recula de quelques pas et fut arrêté par un corps chaud qui lui barrait la route. Castiel était debout derrière lui sur le pas de la porte. Dean tourna la tête lentement, rougit et se racla la gorge en s'éloignant de l'ange.

- T'as vu tout ça ? questionna-t-il, n'en revenant toujours pas.

- Je savais déjà, en grande partie, ce que cette salle contenait, Dean. Je l'ai senti.

Dean regarda Castiel dans les yeux, puis soudain, quelque chose lui revint en tête.

- Au fait, tu comptais me dire quand que tu es un ange ?


Alors oui, je sais que ça termine un peu abruptement.. mais c'est totalement fait exprès

La suite, arriva tout bientôt. avant la fin de la semaine, c'est promis (je n'ai pas encore découpé les chapitres)

Merci d'avoir suivi ce début, de l'avoir lu et commenter.

Désolée pour le très peu d'infos que ce début de fic donne sur la suite.

Je le répète, on va changer d'année pour la suite. Ce sera plus du tout la même ambiance, tous se passe quatre ans plus tard

Je vous retrouve dans quelques jours (j'espère) dans la fic qui s'appellera L'Univers ou l'humanité.

à bientôt

KitsuneA