Ce texte répond à l'Atelier de Noël n°61 de l'Enfer de Dante : situation : A remplace la bûche de Noël par une tarte car la bûche a fini par terre et/ou prompt : "Euh c'est vraiment mon cadeau, ça ?". J'y ajoute

la semaine des couples : Sherlock Holmes x John Watson

la semaine des personnages : Sherlock Holmes

célébrité du jour : Benedict Cumberbatch

la faune et la flore du jour : gui

le prompt du jour : -il est vraiment nul ce cadeau ! -tu veux qu'on aille le rapporter ? -... non

couple du jour : John x Sherlock

mot du jour : pardon

l'image du jour

objet de la semaine : table

titre du jour : à quelques secondes près

couleur : bleu nuit

fruits et légumes de la semaine : fraise

émotion de la semaine : confus

mignonnerie de la semaine : tout le monde pense que A est fou, mais B n'en a que faire et continue d'aimer A peu importe l'avis des autres

l'horoscope du 12/11/2020 : Cancer : Pour s'excuser A ne trouve rien d'autre comme idée que de demander B en mariage

foire aux folles actions : faire une bûche de Noël

le défi des adultes : je ne te prend pas de haut. J'te prend par devant, des fois par derrière...

je t'aime : je t'aime, je ne veux que toi dans ma vie

je ne peux pas : je ne peux pas me lever pour l'instant

1001 situations : vos personnages déballent les cadeaux

les défis de Sarah et Voirloup : placer le mot gui

7 couples pour un thème : sous le gui

6 variations sur le même thème : douce nuit

premières fois : première fois que j'offre un cadeau

les vêtements de votre personnage : écharpe violette, jean, chemise

défi des baisers : un baiser lors de l'ouverture des cadeaux, contrainte : présence d'une demande en mariage pendant le réveillon

50 nuances : 50 nuances de ship

alphabet des thèmes : U : Union


John se donnait du mal depuis des heures car il voulait préparer la bûche de Noël lui-même. Il allait la faire menthe chocolat, le parfum préféré de Sherlock. Le médecin faisait donc au mieux pour que le dessert fusse prêt. Sherlock avait insisté pour qu'ils ne passent le Réveillon que tous les deux, ils verraient leur famille le lendemain, ce serait déjà bien assez au goût du détective. John avait eu tout le mal du monde à ce que son amant s'habille pour le Réveillon. Sherlock avait donc enfilé une chemise noire, un jean -ce qui avait franchement surpris John car le brun ne portait jamais de jean – et une écharpe violette. Habituellement il mettait sa chemise violette quand il avait envie de sexe, mais comme elle était au lavage il avait trouvé une alternative. John savait qu'ils feraient l'amour ce soir, il avait vu le désir dans les yeux du cadet Holmes toute la journée. De son côté John avait opté pour une chemise bleu nuit et un pantalon noir, il voulait rester sobre mais élégant.

John avait enfin fini sa bûche, il était très fier du résultat. Il prit le plat pour aller la placer dans le congélateur lorsque Sherlock arriva comme une fusée :

-Attends il y a un de mes trucs dans le congélo.

Sherlock saisit une boite dans le congélateur, bousculant involontairement John au passage. Le blond laissa échapper la bûche qui s'écrasa par terre. Le médecin soupira :

-Bravo Sherlock ! Ça fait plus de deux heures que je suis sur cette préparation ! Maintenant je dois préparer autre chose pour notre dessert !

-Oh pardon, je n'ai vraiment pas fait exprès !

-Je sais, c'est pas grave, j'ai l'habitude car tu es une catastrophe ambulante.

Sherlock soupira et partit avec sa boite. John décida donc de rebondir pour faire un autre dessert, il opta pour une tarte aux fraises. Ce serait largement suffisant pour eux deux. Par chance aucun des deux hommes n'était sale à cause de la chute de la bûche. Le blond regarda son amant :

-Bon j'ai rattrapé le coup pour le dessert. On peut dire que tu feras toujours des miracles toi !

Le brun boudait, assis dans le canapé. John vint s'asseoir à côté de lui :

-Je rêve où tu boudes encore ?

-Tu m'as crié dessus !

-Je n'ai pas crié Sherlock, j'ai l'habitude que tu ne remarques pas ce qui t'entoure ni les efforts des autres.

-Mais j'ai déjà dit pardon.

-Je sais et je t'ai dit que tout allait bien.

John posa sa main sur la joue de son amant :

-On va passer un très bon Réveillon si tu décides de ne pas bouder inutilement.

-Je ne boude pas !

John éclata de rire et embrassa le détective.


Le brun approfondit le baiser et passa ses mains sous la chemise de son amant. Il le souleva et le déposa sur la table. John le regarda en souriant, il avait bien remarqué que le brun avait envie de sexe aujourd'hui. Sherlock parsemait le corps de son amant de baisers brûlants tout en déboutonnant sa chemise. John retira l'écharpe de Sherlock et lui retira sa chemise. Les deux hommes se déshabillèrent rapidement et John se redressa. Il caressa son amant et lui murmura :

-Toute la journée j'ai vu ton regard empli de désir. Je savais qu'on allait finir par le faire.

Sherlock attrapa le tube de lubrifiant qu'il avait posé sur la table un peu plus tôt. John gloussa :

-Toujours aussi prévoyant Monsieur Holmes !

Il lubrifia son sexe et pénétra son amant. Sherlock gémit et s'accrocha aux épaules musclées du militaire. John commença son mouvement de va-et-vient, ses yeux plongés dans ceux de son amant. Ils étaient en parfaite union, leurs corps étaient faits l'un pour l'autre. Sherlock griffa le dos de son amant :

-Plus fort !

Le médecin s'exécuta avec plaisir, allant plus profondément en son amant, touchant bientôt sa prostate. Sherlock n'était plus que gémissements, il sentait que l'orgasme approchait à grands pas. John l'embrassa dans le cou avant de lui mordiller l'oreille, il savait que c'était le point faible de Sherlock. Le brun gémit et jouit enfin. John donna quelques coups de reins supplémentaires avant de venir à son tour. Il se laissa légèrement tomber sur son amant, l'embrassant paresseusement. Sherlock caressa les cheveux courts du médecin en souriant avant que celui-ci ne se retire. John se rhabilla et partit dans la cuisine en lançant :

-Debout.

-Je ne peux pas me lever pour l'instant. Je te rappelle que tu viens de me prendre violemment et que j'ai eu un orgasme tout aussi violent. Attends une seconde s'il te plaît. Et ne me prend pas de haut John Watson !

-Je ne te prends pas de haut Sherlock, j'te prends par devant, parfois par derrière...

Le brun sourit d'un air béat :

-J'aime t'entendre parler comme ça.

Il finit par se redresser et se rhabilla à son tour. John lava la table avant de la dresser. De son côté Sherlock alla placer un cadeau supplémentaire sous le sapin. John lui lança un regard curieux :

-Qu'est-ce que tu fais ?

-C'est la première fois que je fais un cadeau qui vient vraiment du cœur, tu veux bien me laisser faire ?

-Bien sûr, désolé de t'avoir importuné mon beau.

-Pourquoi tu es toujours avec moi John ?

-Comment ça ?

-Tout le monde dit que je suis fou, et malgré tout tu continues de m'aimer, tu te moques de l'avis des autres.

-Oui car je sais qui tu es vraiment. Moi je te connais, alors les autres je me fous bien de leur opinion !

John l'embrassa tendrement en le serrant dans ses bras. Sherlock enfouit son visage dans le cou de son amant :

-J'aimerais beaucoup qu'on ouvre les cadeaux maintenant.

-Pourquoi ?

-Parce que je n'ai pas envie d'attendre.

-D'accord, alors allons les ouvrir.

Les deux hommes allèrent près du sapin, prenant chacun leur pile. Ils commencèrent à ouvrir leurs cadeaux tranquillement. John ouvrit le dernier cadeau que Sherlock avait posé sur la pile et arqua un sourcil :

-Euh c'est vraiment mon cadeau ça ?

-Oui.

-Mais tu sais bien que je ne porte jamais de bijoux !

-Je sais mais celui-là est particulier John.

Sherlock posa un genoux à terre :

-Je ne savais pas comment m'excuser pour la bûche.

-Vraiment ? Tu m'offres une bague et tu mets un genou à terre pour te faire pardonner d'avoir fait tomber la bûche ?!

-Non en vrai j'ai fait exprès de faire tomber la bûche, c'était un plan. Je t'aime et je ne veux que toi dans ma vie John. Alors veux-tu m'épouser ?

Le médecin était clairement confus, il fixait son amant sans rien dire. Il finit par hocher la tête :

-Oui, bien sûr que je veux bien t'épouser !

Il leva les yeux au ciel et se mit à rire :

-Vraiment ? Tu as accroché une branche de gui au-dessus du canapé ?!

-Oui car ça faisait aussi partie de mon plan.

Les deux hommes s'embrassèrent et Sherlock passa la bague autour du doigt de son amant :

-Je trouve qu'elle te va bien.

-Je suis d'accord, elle est parfaite.

Sherlock attrapa un de ses cadeaux, c'était une boule à neige représentant un gondolier qui conduisait une jeune femme sur l'eau gelée :

-Il est nul ce cadeau !

-Tu veux qu'on aille le rapporter ?

-... non.

-Alors de quoi tu te plains ?

-Je n'aime pas beaucoup ta façon de me rappeler que je ne t'ai toujours pas emmené à Venise alors que c'est l'un de tes rêves !

-Je n'avais même pas pensé à ça, c'est juste que le gondolier m'a fait penser à toi mon amour.

Ils s'embrassèrent et Sherlock murmura :

-Je te jure de t'emmener à Venise pour notre voyage de noces mon amour.

John sourit et caressa la nuque de son amant, jouant avec les bouclettes qui reposaient là :

-Dis donc, à quelques secondes près tout cela ne serait pas arrivé !

-C'est vrai, j'ai dû faire preuve d'une parfaite synchronisation pour que mon plan se passe comme prévu.

-Toi et tes plans ! Tu aurais pu simplement me demander en mariage sans mettre en scène ce « c'est parce que je ne sais pas comment me faire pardonner que je te fais ma demande ».

-Mais ça n'aurait pas été moi si j'avais fait les choses simplement.

-C'est bien vrai.

Les deux hommes s'embrassèrent à nouveau et finirent par aller manger, ils mourraient de faim et il était déjà tard. John ne pouvait s'empêcher de lancer des regards à sa bague, il n'arrivait pas à croire que Sherlock s'était donné autant de mal pour lui faire sa demande. Mais ce n'était pas vraiment surprenant venant du brun finalement. Ils profitèrent donc de cette soirée de Réveillon à leur manière.


Fin.