Bonjour d'abord, je suis absolument ravie de poster cette histoire aujourd'hui.
J'ai écrit cet OS en une seule fois, c'est un DaiSuga et j'ai écrit des choses horribles.
La semaine passée j'avais écrit un autre OS, à peu près de la même manière et je pense que la semaine prochaine il y en aura un autre (je mets l'accent sur le fait que ça n'est pas sûr).
J'ai passé exactement 4h43 à écrire cette histoire. J'avais un objectif de 1000 mots et j'en ai fait 2874.
Je me suis fait une liste de thème et celui que j'ai pioché cette fois c'est "Explosion" et je me suis pas cassée la tête.
Warning : cette histoire parle d'attentat et y'a des morts
Faut aussi que je vous prévienne que je connais rien à la manière logistique de traiter les attentat, j'ai fait des recherchessur les effets d'une bombe sur le corps humain mais je raconte peut-être de la merde et je ne suis pas une experte en médecine alors excusez-moi pour mes potentiels erreurs.
(L'idée du titre vient de la chanson California Dreamin' de The Mamas & The Papas, le vers "and the sky is grey" est devenu : "car le ciel est gris" (ce qui est quasiment la traduction exact lol))
Car le ciel est gris
À 17h30 exactement, la bombe explosa.
Daichi était dans l'arrière boutique pour aller chercher du lait quand le Chaos commença par détruire la statue au milieu de la place du marché.
Kōshi tenait un café en souriant lorsque le mur vola en éclat. Le vitres explosèrent sûrement mais personne n'eut le temps de le remarquer. Les devantures des boutiques de la place circulaire et la belle façade de la mairie partirent en fumé presque immédiatement.
Daichi sentit ses pieds quitter le sol une demi seconde, il perdit l'équilibre et tomba en avant. Ses oreilles sifflaient rageuses et il eut soudain l'impression qu'on martelait violemment son crâne. La température augmenta jusqu'à lui donner l'impression d'être en train de cuire dans un four.
Il voulu se relever et se rendit vite compte que l'environnement avait un peu changé. La porte qu'il avait franchie quelques secondes auparavant se trouvait désormais déchirée en deux contre la table à sa droite qui s'était reculée de deux bons mètres et dont les pieds étaient presque arrachés du plateau. Les murs autour du battant de bois qui avait volé en éclat avait entièrement dépassé la limite qui les séparait de l'effondrement, le plafond n'était plus droit et paraissait plus bas d'un côté que de l'autre.
Sawamura eut l'impression de rester figé pendant plus secondes mais la réalité était totalement autre et c'est ainsi qu'avant qu'il ne s'en rende compte, une force invisible le poussa à terre. Il n'entendait rien d'autre qu'un bip constant et incroyablement fort.
Il fut d'abord conscient de ses bras étendu sur le sol, puis de ses mains qui lui faisait inexplicablement mal. Daichi sentit ensuite des picotements dans ses pieds et l'impression qu'on lui plantait des aiguilles sous la plante se fit de plus en plus forte. Il pris en revanche plus de temps avant de remarquer que son crâne n'avait pas uniquement heurté violemment le carrelage gris de l'entrepôt mais qu'il sentait également une douleur fulgurante à l'arrière de sa tête.
En bougeant légèrement la nuque il se rendit pleinement compte du poids qui maintenait son visage face contre terre.
Il avait incroyablement mal et en plus de ça, il était perdu. L'espace ne semblait plus avoir ni de haut ni de bas, il n'avait aucune idée de l'heure, du jour où de l'année qu'il était et il ne comprenait pas ce qui arrivait, ce qui l'avait mis dans cette position.
Toutes ses neurones étaient tournées vers la recherche de choses cohérentes dans ses pensées et la première qu'il trouva le fit à la fois sourire et grimacer :
Kōshi...
C'est ça qui redonna à Daichi une idée de l'endroit où il se trouvait et comme quand on tire sur un fils qui dépasse d'un pull en laine, tout le reste apparu à son esprit petit à petit.
Quand l'explication la plus plausible fit le chemin complet jusqu'à son cerveau, tout alla encore plus vite.
Une bombe. Des morts sûrement. Kōshi est là bas.
Sawamura trouva dans ces réflexions la force de bouger la tête et de se libérer de ce qui semblait être un gros caillou appuyé contre sa tempe et le reste de la partie droite de son crâne.
Toujours à moitié couché par terre, le bariste découvrit avec une surprise mélangée d'horreur les débris qui le coupaient de la salle principale de l'établissement. Le passage était entièrement impossible et la panique le gagna quand il pensa au gens qui se trouvait de l'autre côté.
⁃Non ! Non, non, non !
Daichi finit de se remettre sur ses pieds mais le sifflement toujours présent dans ses oreilles sembla plus puissant et son équilibre le quitta. Ses genoux rencontrèrent violemment le sol et un long râle grave et tremblant sortit de sa gorge.
Plus lentement et cette fois aidé de la table, le jeune homme usa presque uniquement de ses bras pour se mettre debout. Il atteint lentement la deuxième porte qui menait à l'extérieur du bâtiment. S'il faisait le tour il pourrait aller aider ses collègues, ses amis, Sugawara...
Kōshi ne vit rien de ce qu'il se passa. Il sentit.
Il sentit son bras droit se torde bizarrement, il sentit son corps entier partir en arrière, il sentit les étagères lui rentrer dans le dos et il sentit une multitude de petites douleurs lui transpercer les membres à différents endroits.
La chaleur lui souffla immédiatement le visage et lui donna l'impression d'avoir mis sa tête dans une cheminée.
Ses oreilles ne bourdonnèrent pas. Il eut juste affreusement mal. Il n'entendit aucun bruit et même s'il était convaincu que ses yeux étaient ouvert, aucunes images ne lui vint.
Il essaya de respirer mais c'est de la poussière qui tenta de s'introduire dans son organisme. Au même moment, son thorax lui brûla et sa tête lui lança.
Sans lui laisser de répit, quelque chose de lourde s'écrasa sur ses jambes et son épaule gauche.
Il essaya de réfléchir mais la dernière chose qui traversa son esprit lui provoqua un saut dans le cœur :
Daichi...!
Ensuite il eut juste le temps de se rendre compte que des larmes de douleur dévalait ses joues avant que voile noir qui recouvrait sa vue ne finisse par atteindre le reste de son être.
Sawamura ouvrit la porte métallique qui avait l'air d'avoir tenue contre la déflagration et en jetant un simple coup d'œil à l'extérieur, il se figea.
Dehors, il y avait des gens couchés par terre, d'autres qui se tenait à des poubelles pour pouvoir se relever, certains encore s'étaient retrouvés piégés sous diverses choses qui s'étaient faites projeter dans la rue mais une chose se démarqua du reste : ce fut les pleures stridentes d'un enfant. Elles recouvrir même les sifflements dans les oreilles du jeune homme.
La deuxième chose qu'il perçu avec son ouïe fut la sirène d'une ambulance qui paraissait franchement proche quand on pensait qu'il ne l'avait entendu que maintenant. Non, en réalité il n'y avait pas qu'une ambulance, il y en avait deux, ou peut-être trois. Finalement, en se concentrant sur le nombre de sirènes qu'il entendait, Daichi se rendit compte qu'il en était entouré.
Le bariste tourna la tête vers l'embranchement qui menait au centre de la place du marché mais tout ce qu'il vit fut un tas de morceaux de mur et de choses du genre. Le petit détail qui marqua Sawamura fut le tête de la statue qui était sensé se trouver au milieu de tout les bâtiments, qui trônait désormais sur une partie cassée de banc.
Au croisement de l'autre côté de la rue, un véhicule blanc et jaune arriva à toute allure. Ce n'était pas une ambulance habituelle, mais c'était pour sûr un véhicule médical. Une petite quantité de personnes en descendit et se répartir vers les quelques personnes dispersées dans la rue.
⁃Monsieur, vous avez mal quelque part ? Aux oreilles ? Aux poumons ?
Daichi se retourna parce que c'était à lui qu'on parlait mais son cerveau semblait vide de toute ombre de réponse. Tout ce qui lui importait était les gens qu'il y avait de l'autre côté.
Il regarda la femme devant lui dans les yeux, sans réellement savoir quoi faire. Sans réfléchir, il déclara :
⁃Il faut aider les personnes qui sont là bas.
Il pointa ce qu'il restait du café dans lequel il travaillait mais la dame ne regarda même pas.
⁃On va s'en occuper, mais là tout de suite j'ai besoin de vérifier que vous n'ayez rien de trop grave.
⁃Mais il y a Kōshi et...
⁃Une équipe va s'occuper de votre ami, mais répondez moi, monsieur.
⁃Je vais bien, il faut aller les aider.
Quelqu'un passa derrière l'urgentiste et lui intima de se dépêcher. Une grimace passa sur son visage et elle se tourna entièrement vers Sawamura.
⁃Je suis désolée mais je dois absolument vous examiner.
Daichi ne dit rien et la femme dû voir ça comme un signal car elle s'approcha de lui et sans qu'il ne comprenne trop pourquoi, elle regarda ses oreilles. Puis elle passa à la plaie sur son front et finalement elle remarqua le sang qui coulait à l'arrière de la tête du jeune homme.
Sans plus de cérémonie, elle l'entraîna vers le véhicule.
⁃Non, il faut-
⁃Si vous n'acceptez pas de vous faire soigner, vous ralentirez les équipes médicales et on ne pourrait pas s'occuper rapidement des autres.
Toujours en regardant derrière lui, Daichi suivit à contrecœur la médecin. Y'avait-il quelqu'un qui était actuellement en train de sortir Kōshi des décombres ? Et Asahi ? Et tout les autres ? Allait-ils bien ?
À l'hôpital, rien n'allait.
Il y avait des gens partout, mais aucun médecin. Sawamura qui ne savait pas où se mettre avait décidé de s'asseoir à même le sol, dans un coin de la pièce. Il avait enlevé son tablier car il avait l'impression d'étouffer dedans et que tout ce qui pourrait faire baisser la peur qui l'habitait serait bon à prendre.
Après 25 minutes d'après l'horloge, un grand garçon qui devait avoir son âge s'assit à ses côtés et soupira un grand coup. Il était habillé d'un costume salit et sa cravate —presque complètement défaite— avait été déchirée sur la moitié. Ses cheveux noirs étaient en bataille et des cernes conséquentes ombraient ses yeux.
⁃C'est la merde.
Et Daichi n'aurait pas dit mieux.
⁃Il t'es arrivé quoi, à toi ?
⁃Le bistrot où je travail a été à moitié détruit.
⁃Celui sur la grande place ?
⁃Oui.
L'homme aux cheveux en pagaille se retourna vivement vers Sawamura.
⁃Tu sais si les gens qui était à l'intérieur vont bien ?!
⁃Je ne sais pas... j'ai demandé des millards de fois mais personne ne peut me répondre.
⁃Merde !
⁃Pourquoi tu veux savoir ça ?
⁃J'étais sensé retrouver un ami là bas, j'étais en retard mais lui y était déjà.
⁃Oh...
Puis Daichi appris que l'homme s'appelait Kuroo et que son ami connaissait Hinata. Le monde est petit... ou peut-être que se retrouver autant nombreux dans un endroit aussi petit force les rencontres du destin.
~•••~
Il était 22h 57 quand Daichi reçu des nouvelles concernant les employés du petit café. Les lieux s'étaient bien vidés, d'ailleurs après lui avoir mis quelques bandages on lui avait demandé de rentrer chez lui plusieurs fois mais il n'avait pas bougé et le personnel avait fini par abandonner.
Kuroo était toujours là, il aurait dû partir lui aussi mais était quand même resté. Il attendait des informations sur son ami —Kozume apparemment— et avait bien fait comprendre qu'il ne partirait pas avant de savoir quelque chose. Sawamura se dit qu'ils se ressemblaient beaucoup.
Un infirmier à l'air grognon et fatigué était venu vers eux, un papier à la main, et avait demandé sans détour :
⁃C'est vous qui voulez des nouvelles d'Hinata Shoyo ?
Le regard du bariste s'illumina et il acquiesça. Kuroo sembla écouter d'une oreille.
⁃Désolé de vous l'apprendre, mais il est malheureusement décédé.
Et le cœur Daichi se serra, tellement fort qu'il eut du mal à respirer. À cet instant, tout la fatigue, l'épuisement émotionnel et physique, la tristesse, la peur, tout le mal du monde se retrouva concentré dans le canon d'une arme à feu qui venait de tirer entre les deux yeux de jeune homme.
Kuroo posa une main sur son épaule et un juron lui échappa, il avait avoué plus tôt que le rouquin lui avait toujours paru sympathique et qu'il l'aimait bien.
⁃Qu'est-ce qu'il a eut ?
Daichi avait un peu peur de la réponse à cette question et hésita un instant à la retirer.
⁃On n'a retrouvé que le haut de son corps. Il n'a été identifié que maintenant.
Le médecin —ou peut-être était-ce un infirmier— n'avait pas l'air d'avoir le temps de faire plus élaboré comme manière de le dire mais c'était dur de lui en vouloir. Il devait travailler depuis des heures et il avait sûrement dû annoncer des décès toute la soirée. Il n'attendit pas plus et reparti dans les couloirs blancs de l'hôpital.
Sawamura avait dormi sur place. Kuroo était rentré, lui, vers 01h30 quand il avait appris que Kozume avait été trop proche de l'explosion et que son organisme n'avait pas supporté l'onde de choc. Il avait pleuré pendant un moment et s'était éloigné de son camarade de salle d'attente avant de se lever et de partir dans un mouvement de la main.
À son réveil, on lui avait de nouveau demandé de partir mais tout ce qu'il avait dit avait été :
⁃Vous savez où est Kōshi ?
Et on ne lui avait pas répondu.
Entre 8h43 et 12h30, Daichi avait retrouvé Asumane, Nishinoya, Ennoshita et Kageyama, vivants. Il avait aussi réappris l'existence de son téléphone dans sa poche arrière de pantalon —avec une belle nouvelle fissure au milieu de l'écran— quand il avait reçu un message de Yamaguchi qui le prévenait qu'il allait bien, que Tsukkishima et lui était dans un autre hôpital et qui devait malheureusement lui apprendre que Kinoshita s'était éteint durant la nuit, des suites de ses blessures.
Une dame habillée d'une blouse, dans la quarantaine, un regard un peu énervé, fonça dans sa direction à l'approche de 13h.
⁃C'est vous qui harcelez les infirmiers depuis hier pour savoir où est Sugawara Kōshi ?
⁃Vous savez s'il va bien !?
Daichi s'était relevé et se trouvait maintenant juste devant son interlocutrice. Elle se recula d'un pas et répondit, l'air encore plus irritée qu'avant.
⁃Il est sorti du bloc il y a vingt minutes, on l'a plongé dans un coma artificiel et on lui a même trouvé une chambre.
Le cerveau du bariste était sur pause mais son cœur turbinait à plein régime.
⁃Je peux aller le voir ?
⁃... Oui.
Il était 13h tout pile quand Daichi entra dans la chambre où se trouvait Sugawara.
Il fit abstraction de la jeune femme endormie qui partageait la pièce et couru vers son ami.
À cet instant il hésita entre pleurer de joie, de soulagement, pleurer à cause de tout ce qu'il s'était passé ces derniers heures ou pleurer en voyant tout les bandages qui recouvraient le beau visage de Kōshi.
Il décida de faire les 4 en même temps et la médecin sortit, toujours énervée et un peu ennuyée en prime.
Quand Kōshi rouvris les yeux pour la première fois depuis l'accident —presque exactement une semaine après— Daichi n'était pas là.
On l'avait prévenu rapidement et il était arrivé 20 minutes après. Sugawara somnolait et disait des choses qui n'avait pas vraiment de sens mais il était vivant, et c'était ce qui comptait.
Des bandages cachaient toujours la moitié droite de son visage mais il y en avait moins qu'avant. Maintenant, on pouvait voir le bord de sa lèvre qui avait dorénavant un aspect étrange, gravement brûlé. Son bras gauche n'avait pas repoussé et son poignet droit se trouvait toujours piégé dans un gros plâtre. Mais il était vivant.
Il avait fallu trois jour de plus pour que Kōshi puisse parler de chose qui était au préalable passées par son cerveau.
Ensuite, deux jours plus tard, Daichi était venu et s'était assis sur le bord du fauteuil à côté du lit. La jeune femme qui partageait la chambre dormait (elle n'était pas dans le coma, elle passait juste ses journées à dormir) et les deux amis avaient entamé une discussion banale.
Sugawara était au courant de l'état des autres employés du bistrot, Yamaguchi et Sawamura lui en avait parlé la veille, quand il leur avait demandé.
Aujourd'hui, ils parlaient d'autre chose, un sujet plus futile mais moins pesant, sans évoquer l'attentât.
⁃Moi je te dis que ça été créé par le diable.
⁃Kōshi ! Ce ne sont que de simples insectes, sauf que là il a 2 pattes de plus.
⁃Tout les insectes sont l'engeance du démon.
Un soupir échappa au plus jeune et soudain il eut envie de sentir la main de Kōshi dans la sienne. Mais il ne pouvait voir que le bout des doigts dépasser du plâtre. Sugawara arrêta de ricaner et le regarda dans les yeux. Il dû y lire ses pensées parce que silencieusement il passa comme il pu ses doigts fins sous la main de son interlocuteur.
Ils se regardèrent dans les yeux un instant et au même moment, les deux prononcèrent, incertain :
⁃Je t'aime.
Et il était 17h30 quand une explosion éclata dans le cœur de Daichi.
Un bariste est, d'après Google, une personne qui s'occupe de faire des cafés dans un bistrot.
La fin est peut-être un peu abrupte mais j'étais en train de m'endormir devant mon écran et j'avais pas la force d'élaborer beaucoup plus.
Je ne sais pas vraiment si c'est très bien écrit, mais moi je dis que c'est avec de l'entraînement qu'on progresse.
Je suis désolée, vraiment DÉSOLÉE de ce que j'ai fait à Hinata et Kenma (et Kinoshita bien sûr) mais ça me paraissait bizarre s'il n'y avait pas de morts. Je n'ai d'ailleurs pas parlé de Narita, libre à vous d'imaginer ce qu'il peut lui être arrivé.
Je n'avais jamais écrit un truc aussi peu drôle (pas drôle du tout mdr) et je ne pense pas me lancer dans l'industrie de l'angst, c'est pas mon truc.
Une review laissée, une auteur comblée.
Emma
