Bonjour à tous ! J'espère que vous allez bien !

Voilà le quatrième chapitre, noté M. Il est un peu plus long que les précédents. On entre enfin dans le vif du sujet, avec le point de vue d'Ochaco !

Encore merci à tout ceux qui lisent, ça me fait vraiment plaisir !

Bonne lecture !


Ça faisait maintenant un an qu'Izuku était revenu. Il avait repassé le concours pour devenir un héros, preuve qu'il n'avait jamais abandonné son rêve, même pendant son vide de trois ans. Le proviseur Nezu lui avait proposé un poste d'aide au lycée dès sa réapparition, en attendant qu'il obtienne sa licence de héros. Le vert avait évidemment accepté, trop heureux d'être utile à quelque chose et de s'occuper. Il était presque devenu indispensable tellement il était efficace. Il conseillait les élèves sur leurs façons de combattre, d'utiliser leurs alters, d'étudier... ses remarques faisaient toujours mouche et il continuait à prendre des notes dans ses indispensables carnets. Il avait participé à plusieurs amélioration de costume héroïque afin d'améliorer les compétences de ses "élèves", et son esprit de fin stratège lui permettait d'aider tout ceux qui en avait besoin, et même certains jeunes héros et héroïnes lui demandaient des conseils pour s'améliorer.

Cependant ses interactions avec les autres était souvent réduites au strict minimum, le futur héros préférant garder ses distances et rester seul. Il avait bien reprit contact avec les anciens de la classe 1-A, mais leurs rapports n'avaient rien à voir avec ceux qu'ils avaient auparavant. En particulier avec Katsuki. Ils n'entretenaient déjà pas une grande amitié au lycée, mais leur relation s'était largement dégradée avec la disparition d'Izuku. Les seuls fois où ils se voyaient, ils passaient leur temps à s'insulter mutuellement, en hurlant pour le blond, et avec un calme surnaturel pour le vert. Il n'avait pas non plus revu All Might, l'évitant comme la peste, au grand étonnement de son entourage. Inko Midoriya n'avait eu que très peu de nouvelle de son fils et ne l'avait pas revu, même si c'est pour elle qu'il disait être revenu.

Il n'avait jamais accepté de dire totalement ce qu'il s'était passé. Même si tout le monde voyait que ça l'avait blessé bien plus qu'il ne l'avouait. Personne n'avait réussi à lui tirer les vers du nez. Ni Ochaco, ni Tenya, ni Shoto, et encore moins Katsuki.

L'adolescent souriant et chaleureux qu'il était jadis avait été remplacé par un adulte froid, distant et cynique qui ne souriait jamais vraiment.

Ochaco était celle qui avait le mieux réussi à l'approcher. Parfois, elle réussissait même à le faire rire ! Jamais longtemps, mais il riait. Il n'y avait alors pas plus douce musique à ses oreilles. Elle pouvait même l'inviter à de petites fêtes, contrairement aux autres qui échouaient systématiquement. Quand il était avec elle, il était plus détendu, plus joyeux, on pouvait entrapercevoir un peu de son ancienne personnalité. Si bien que Katsuki avait finit par lui "laisser le champs libre". L'héroïne n'avait pas trop compris sur le coup.

- Y'a pas plus clair, Tête d'Oeuf ! lui avait-il répondu. Dans l'état actuel des choses, le nerd et moi, c'est mort ! Je veux bien que c'est pas mon genre d'abandonner, mais là j'en peux plus ! Il me hait, ça se voit comme le nez au milieu d'la figure. J'ai plus aucune chance, c'est foutu. Il l'avait alors regardé droit dans les yeux. Alors t'as intérêt à l'séduire ! S'il y a une personne en qui j'ai confiance pour le faire, c'est toi. Vous êtes fait l'un pour l'autre, c'était évident depuis l'début. J'aurais juste dû m'en rendre compte plus tôt. Fais le pour moi, Ochaco, avait-il rajouté dans un murmure.

Elle avait un peu de peine pour lui, mais elle comptait bien profiter de l'opportunité qu'il lui offrait. Elle ne le décevrait pas ! Elle allait remporter le coeur d'Izuku ! À sa manière, mais elle allait le faire ! Elle était en bonne voie, vu qu'il acceptait de traîner avec elle.

Parfois cependant, ses résolutions flanchaient. Elle ne savait plus si elle voulait qu'il l'aime pour l'aider à être heureux ou juste pour son petit plaisir égoïste. Elle avait voulu abandonner plusieurs fois, juste pour qu'Izuku redevienne comme avant. Qu'il parle avec les autres, qu'il marmonne, qu'il rie. Qu'il sourie. Son sourire lui manquait vraiment. C'est ce qui lui avait le plus manqué pendant sa disparition, mais parfois, la jeune femme se disait que c'était pire maintenant. La distance qu'il instaurait entre eux, comme pour ce protéger, était tout simplement insupportable.

Quand elle l'avait revu pour la première fois à la réunion de Yuei, elle avait cru que son cœur s'arrêtait de battre devant le discours glacé qu'il avait tenu. Il parlait avec une tel distance des évènement qui étaient pourtant toujours d'actualité le jour d'avant ! Elle ne l'avait pas reconnu. L'Izuku d'avant avait disparu, enseveli sous une montagne de solitude et de colère. C'est la seconde chose qui avait le plus changé chez lui. La colère. Au lycée, il ne s'énervait presque jamais, sauf si quelqu'un se moquait de ses amis, mais là, on aurait dit qu'il en voulait à la terre entière. Il critiquait constamment tout ce qui n'allait pas, dans la société, dans son entourage, chez les super-héros. On sentait une fureur latente en lui, qui n'explosait pas, mais qui était quand même là, en permanence. Ses yeux ne brillaient plus d'une lueur émerveillée et chaleureuse, non. Il n'y avait plus que l'éclat glacé de la rage à l'intérieur. Il arrivait pourtant bien à la cacher, mais parfois, elle luisait si fort qu'il était impossible de ne pas la voir. Mais tout le monde faisait comme si tout allait bien. Ils espéraient tous que ça deviendrait vrai, s'ils continuaient à faire semblant.

Ce nouvel Izuku donnait envie à Ochaco de se blottir au fond d'un placard pour ne plus jamais en ressortir. De pleurer, pleurer jusqu'à ce qu'elle se soit desséchée, jusqu'à ce qu'elle n'ait plus de larmes pour le faire. Pourtant elle devait résister. Pour Izuku justement. Pour son bonheur. Pour qu'il redevienne comme avant. Pour qu'il soit heureux à nouveau. Même si elle en doutait parfois, les autres le lui avaient certifié : s'ils sortaient ensemble, le vert irait sans aucun doute beaucoup mieux. C'est le seul moyen, lui avaient ils tous dit. Donc elle s'accrochait.

Cet après midi, elle avait décidé de l'inviter au centre commercial pour aller faire les courses. C'était le meilleur moyen pour lui parler, et d'habitude, ça se passait plutôt bien. Donc, elle avait prit la résolution de lui avouer ses sentiments ! Depuis la seconde qu'elle les ressentait, alors il était plus que temps qu'il le sache ! Ça faisait presque sept ans, quand même. Peut-être que si elle le lui avait dit avant, il n'aurait pas disparu... Non, il ne fallait pas penser comme ça ! Pensée positives ! Tout allait bien se passer !


Ils étaient en train de marcher dans la rue après avoir acheté quelques petits trucs (principalement des fruits et des vêtements) pendant qu'Ochaco renseignait son ami sur ce qu'il avait manqué pendant son absence. Elle lui avait déjà dit le plus important, mais c'était un petit rituel qui s'était instauré entre eux : il la lançait sur un sujet et elle parlait pendant qu'ils avançaient. Elle lui racontait comment elle aidait ses parents, le changement de voie de Minoru qui avait abandonné l'héroïsme pour devenir présentateur télé, les fiançailles de Shoto et Momo, les disputes entre Jiro et Denki, les réunions organisés avec la classe, et tout ce qu'il s'était passé pendant ces trois ans. Il l'écoutait et réagissait aux nouvelles en acquiesçant du fief, commentant parfois les évènements. Il parlait peu, mais toujours plus que d'habitude. C'était mieux que rien.

Pourtant, même si elle parlait sans discontinuer, elle n'arrivait pas à mettre le sujet sur le tapis. Ce n'était jamais le bon moment. Izuku ne l'aidait pas beaucoup non plus, vu qu'il balayait constamment la foule du regard, comme s'il cherchait quelqu'un ou sentait un danger. Ochaco ne comprenait pas vraiment pourquoi. C'était son jour de congé, qu'il avait accepté de passer avec elle, mais il paraissait sur ses gardes. D'accord, parfois, malgré la vigilance des héros, il y avait des crimes dans la galerie commerciale, mais là il avait une superhéroïne avec lui ! Il n'avait rien à craindre !

Soudain, il cessa de tourner dans tous les sens pour la fixer. Peut-être parce qu'elle avait arrêter de parler.

- I-Izuku, je... j'ai quelque chose à te dire...

Bon sang, il pouvait pas arrêter de la regarder comme ça ?! C'était déjà bien assez difficile comme ça, il avait pas besoin d'en rajouter une couche ! Elle se jeta à l'eau.

- Je... je t'ai-

Le vert tourna alors subitement la tête, lui attrapa la manche et commença à courir.

- Que... qu'est ce que tu fais ? Izu-

Elle fut interrompu par une douleur sourde dans son bras. Izuku le serrait bien trop fort, s'il continuait il allait finir par le lui casser ! Le gémissement qui lui échappa ne fit même pas ralentir le futur héros. Il accéléra même. Ils fendaient la foule avec une vitesse surnaturelle. Ochaco parvint au prix d'un grand effort de volonté à le suivre et put voir après quoi courait son ami. Ou plutôt après qui. On aurait dit un ou une jeune, qui portait un sweet à capuche vert kaki.

- Pourquoi est-ce qu'on lui court après ? Izuku, explique moi sinon je ne pourrai pas t'aider ! Izuk-

Encore une fois elle s'interrompit. Elle venait de voir le visage du garçon. Elle frissonna devant la fierté et le triomphe qui brillait dans ses yeux. Une lueur malsaine. Qui était cette personne pour le mettre dans un tel état ?

Le jeune tourna dans une ruelle sombre à l'air peu avenante. Il était sacrément rapide tout de même ! Soudain Izuku lâcha la jeune femme et elle trébucha lamentablement sur le sol pendant qu'il continuait la traque, activant son alter. Le temps que l'héroïne reprenne ses esprit, ils avaient disparu. Elle se mit aussitôt à leur poursuite.

Elle les retrouva trois ruelles plus loin. Izuku avait maîtrisé le jeune et était placé sur son dos. Elle s'apprêtait à l'appeler quand un craquement sinistre retentit dans l'étroite ruelle. Elle vit Izuku tenir le bras de l'individu qu'il surplombait, le maintenant dans un angle anormal. Un hurlement inhumain retentit, plus puissant que tout ceux que l'héroïne avait entendu jusqu'alors. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux et dut mettre une main devant sa bouche pour ne pas hurler ou vomir devant le spectacle qui se tenait devant ses yeux.

Izuku se tenait là, devant elle, un sourire malsain sur le visage et les yeux brillant d'une satisfaction morbide. Il tourna lentement la tête, et l'aperçut. La jeune femme recula d'un pas, pendant qu'Izuku se releva. Il prit alors une expression terrifié et cria.

- Ochaco ! Derrière toi !

Uravity eu à peine le temps de se retourner qu'elle sentit quelque chose de froid transpercer son torse. Elle baissa la tête pour voir un couteau effilé s'enfoncer dans sa chair. Du sang s'échappa de sa bouche pendant qu'elle fixait la main qui le tenait. Une main déformé qu'elle ne connaissait que trop bien. Elle regarda hébétée son meilleur ami qui affichait un rictus ravi à la vue du sang qui s'écoulait lentement de l'arme.

- Qu... pourquoi ?

Le sourire du vert s'élargit tandis qu'il repoussait la jeune fille du pied pour dégager sa lame. Elle s'écrasa contre terre et gémit sous la douleur. Izuku hurla alors d'une voix désespéré et larmoyante qui contrastait totalement avec son expression.

- OCHACO ! NOOOOON !

L'héroïne ne pouvait que le fixer avec incompréhension. Elle tenta de se relever mais le pieds du jeune homme s'abattit cruellement sur sa tête pour la plaquer au sol. Elle cracha une giclée de sang et réussit à articuler péniblement.

- Po-pourquoi ?

L'héritier du One for All l'ignora et commença à parler, en accentuant la pression sur sa tête.

- Tu sais Ochaco, ça fait un moment que je me retenais. Depuis un an, pour être précis. Enfin, on peut étirer cette durée à quatre ans, pour être généreux. Tu ne peux pas savoir à quel point c'était une torture. Tout ce cinéma me donne la nausée, rajouta-t-il d'une voix dégouté. Tout vos petits sourires, toutes vos magouilles pour faire comme si de rien n'était... c'est... je n'ai même pas les mots pour dire le dégout que vous m'inspirez.

Il inspira profondément, comme pour s'inciter à se calmer, pendant que son sourire s'élargissait.

- Mais mon attente va enfin payer. Enfin, VOUS allez payer, pour être exact. C'est tout ce qui compte. Je vais être vengé de vous tous, espèces de stupides héros.

Il vit qu'Ochaco commençait à perdre connaissance et lui fila une bonne claque après l'avoir relevée.

- HEY ! T'endors pas, j'ai pas fini de parler.

- Pourquoi ? répéta-t-elle.

Elle fut choqué par l'expression de rage et de fureur pure qui animait les yeux du vert et avait remplacé son rictus. Mais il lui répondit d'une voix on ne peut plus calme.

- Pourquoi quoi, Ochaco ? Pourquoi je te dis tout ça ? Pourquoi je te fais subir tout ça ? C'est simple pourtant. Réfléchis bien, tu pourras peut-être trouver la réponse par toi même, si tu n'as ne serait-ce qu'un brin de jugeote.

Non, elle ne voyait pas. Qu'est ce qu'il avait ? Pourquoi est-ce que cette journée, qui avait commencé plutôt bien, était devenue cet enfer ? Pourquoi ? Devant son absence de réaction, Izuku finit par la prendre par la gorge avant de donner la réponse à ses propres questions d'une voix beaucoup trop douce.

- Si je te dis tout ça, c'est parce que je le pense. Que je le ressens. Ce n'est pas bien de garder tout pour soi, tu sais ? J'imagine qu'on te l'a assez répété, pendant que tu jouais à l'héroïne. Moi, j'ai fait tout le contraire de ce qu'il fallait faire. J'ai tout enterré, au plus profond de mon être. La colère, la frustration, la haine, la déception, les regrets, les remords, la tristesse. Tout. Alors il faut bien que ça explose à un moment, non ?

Il resserra sa prise sur son cou et la souleva de terre.

- Ce qui nous amène à la deuxième question. Pourquoi est-ce que je te fais subir ça ? C'est encore plus simple quand on a la réponse à la première questions, mais ça peut être résumé en six mots.

Il lui fit alors son plus grand sourire.

- Parce que j'en ai envie. Tout simplement.

Et il la balança sur le mur du bâtiment le plus proche en activant son alter. Uravity sentit plusieurs os se briser et le sang déferler dans tout son corps, s'échappant pour s'échouer dans la ruelle. Elle cracha a nouveau un flot de sang alors que sa vision se brouillait. Elle avait de plus en plus de mal à rester consciente et sentait ses forces l'abandonner. Elle n'avait même pas pensé à activer son alter. Quelle piètre héroïne elle faisait ! Affalée contre le sol, couverte de sang et incapable de faire le moindre geste.

Le vert lui releva la tête, presque gentiment.

- Tu sais, ce n'est pas totalement ta faute, si je suis comme ça. Ce n'est pas uniquement ta faute, si toute la classe m'a abandonné, trop heureuse de me déclarer mort. Non. Ce n'est pas ta faute non plus si tu es tombé amoureuse de moi, alors que ce ne sera jamais réciproque.

La lueur d'incompréhension des yeux de la jeune femme s'agrandit à ses mots. À cette vue, le sourire d'Izuku se fit plus triste, comme s'il regrettait ce qu'il faisait.

- Tu te demandes depuis quand je le sais ? À vrai dire moi aussi. Je pense que j'ai commencé à avoir des soupçons en terminale. Mais ça c'est confirmé quand je suis revenu. Toutes les œillades que tu me lançais et toute l'attention que tu me portais ont dû participer pour te dénoncer.

Il lui passa la main dans les cheveux dans un geste rassurant.

- Mais bon, ça ne change rien. Je ne t'aime pas Ochaco. Je ne t'ai jamais aimé et je ne t'aimerai jamais.

Il lui lâcha subitement la tête en prenant une expression ennuyée.

- J'avais du mal à parler à toutes les filles, ne le prends pas personnellement. Certes, tu as toujours été "gentille" avec moi, mais ça n'iras pas plus loin, tu comprends ? De toute façon, je ne pense pas que tu voulais réellement m'aider. C'était probablement une relation intéressée, non ? Même si je ne vois pas vraiment ce qu'elle avait d'intéressante.

Il s'éloigna un peu en continuant son monologue, et s'approcha du jeune qu'il avait "arrêté".

- Bon, puisque tu n'as pas l'air décidé à tomber dans les vapes, je vais t'expliquer un peu ce que cette adolescente fait là.

Ah, c'était une fille. Une réponse aux nombreuses questions qui tourbillonnaient dans l'esprit d'Uravity, même si elle était loin d'être la plus importante. C'était toujours mieux de penser à cela que de regarder la réalité en face.

Elle reçut un grand coup de pied dans le ventre, pendant qu'Izuku la fixait, mécontent.

- J'ai dit que je t'expliquais alors tu écoutes ! Ou la prochaine fois je vise ta plaie !

Il expira profondément en se tenant la tête pour se calmer.

- Écoute, je ne suis pas vraiment ce qu'on appellerait calme en ce moment, alors essaye de ne pas trop m'énerver. Je n'ai pas vraiment envie que tu meures.

L'espoir reprit un peu dans le cœur de la jeune fille. Espoir qui mourut définitivement à la suite de la phrase du vert.

- Ça ficherait un sale coup à mon alibi, déjà que je suis couvert de ton sang. Il expira une nouvelle fois. Donc, je disais que cette jeune fille est Assa Breuil, plus connu sous le pseudonyme de Torikabuto, l'aconit. C'est une française qui a déménagé clandestinement au Japon il y a deux ans.

Il souleva la capuche de sa victime, dévoilant le visage de l'adolescente évanouie . Elle avait des traits fin et un teint basané. Ochaco ne voyait pas bien ce que lui voulait le vert mais en même temps, elle avait du mal à aligner deux pensées cohérentes.

- Assa Breuil est actuellement impliquée dans l'affaire d'intoxication de groupe qui a eu lieu dans un restaurant il y a deux mois. Elle est également soupçonnée d'avoir participé à plusieurs assassinats par empoisonnement ayant eu lieu depuis son arrivée en territoire nippon grâce à son alter, "floraison". Elle peut faire pousser n'importe quel végétal à fleur sur son corps ou sur un coin de terre. Un pouvoir extrêmement puissant, si on ajoute sa connaissance poussée de la médecine par les plantes, lui permettant de créer toutes sortes de décoctions pour guérir -ou tuer. Elle fait partit de l'Alliance des Super Villains et utilise principalement cet alter pour supprimer les personnes faisant obstacle à la ligue.

Il plaça la jeune fille sur son épaule et revint près d'Ochaco.

- Je l'avais repérée depuis un moment, mais je n'avais pas réussi à l'approcher. Il fit alors un grand sourire à l'héroïne. Merci de m'avoir permis de l'attraper en m'invitant !

Puis il la regarda songeusement, réfléchissant d'un air ennuyé.

- Tu n'as toujours pas perdu connaissance, hein... ça m'embête, parce que si tu ne t'endors pas, tu ne vas pas pouvoir commencer à cicatriser et tu vas encore perdre beaucoup de sang... tu risques de mourir... Et puis, si tu es réveillée, tu vas essayer de contredire ma version des faits... Vraiment, c'est ennuyeux... Bon, rajouta-t-il en s'accroupissant, je vais résoudre le deuxième problème tout de suite.

Il se rapprocha du visage de l'héroïne et se pencha comme pour lui dire un secret.

- Si tu essayes de dire à quelqu'un ce qu'il s'est passé, il serait probable que je sois obligé de m'en occuper. Tu souffres, en ce moment ? Dis toi que ce qui attend cette personne sera cent fois pire, et que tu y assisteras. Du début à la fin.

il s'éloigna, satisfait du visage choqué qu'affichait Uravity.

- Bon. Toujours pas évanoui ? Je vais t'aider à régler cette question.

L'héroïne sentit un grand coup dans son abdomen, pile au niveau de sa blessure. Sa vue se brouilla, elle vomit une bile amère mêlée de sang. La dernière chose qu'elle vit avant de perdre connaissance, fut l'homme qu'elle aimait le plus au monde sourire comme un dément devant sa douleur.


Et voilà ! Merci d'avoir lu !

J'espère avoir réussi à vous surprendre un peu avec ce développement .

Rendez-vous au prochain chapitre !