Bonjour tout le monde ! J'espère que vous allez bien !
Bon, je suis un peu en retard avec ce chapitre (faute d'accès à l'ordi et d'inspiration) mais j'espère qu'il vous plaira quand même ! Cette fois si en reprend le point de vue de Katsuki et le début se passe quelques heures après le chapitre d'avant.
D'ailleurs j'ai vue que quelqu'un avait mis cette fanfiction en favoris. C'est génial ! C'est la première fois que quelqu'un met une de mes fanfictions en favoris, alors vraiment, ça me fait plaisir. Beaucoup. Et puis j'ai aussi vu que vous êtes plus de cinquante à avoir lu le dernier chapitre, donc potentiellement une cinquantaine à avoir lu TOUT les chapitres ! (Ça fait un peu peur, y'a plein de gens !) Je m'attendais pas à ce qu'autant de personnes me lisent, mais vraiment pas. Ça aussi ça me fait super plaisir ! Je vais faire de mon mieux pour que vous continuiez à lire et que vous aimiez ! Merci beaucoup !
Bon j'arrête de vous embêter et je vous laisse avec le chapitre 5.
Bonne lecture !
Katsuki s'était précipité à l'hôpital dès qu'il avait appris la nouvelle. Ochaco a été gravement blessée !
Elle était dans une chambre faite spécialement pour les héros, car beaucoup de gens venaient, entre les héros venu voir leur collègues, les policiers et parfois les journalistes. Il y avait deux parties séparées par une grande vitre : une qui était vraiment la chambre et l'autre pour acceuillir les nombreux visiteurs afin de ne pas gêner les soignants en cas de blessure grave.
Il fit une entrée fracassante dans la pièce. Enfin, il aurait bien voulu, mais il y avait un peu trop de gens pour ça. Il y avait les parents de l'héroïne, des médecins, des infirmières, des policiers et toute la classe qui s'étaient réunis. Résultat : il n'y avait plus de place et le héros eut toute la peine du monde à rentrer. Malgré toute la foule, il ne vit que deux choses.
Ochaco derrière la glace, allongée sur un lit, et deux yeux. Deux yeux verts qui le fixaient. Deux grands yeux verts qui le fixaient d'un air haineux depuis son arrivée. Le jeune héros aurait bien voulu les ignorer. En fait, il aurait tout fait pour les ignorer. Du genre exploser leur propriétaire pour qu'il ne les voit plus. Mais il était dans une chambre d'hôpital surpeuplé. Ce n'était absolument pas le moment de piquer une crise. Il devait se concentrer sur une seule chose : Ochaco.
L'héroïne n'avait pas ouvert les yeux. Il y avait un vacarme pas possible dans sa chambre et elle n'avait pas réagit. En venant, le blond s'était imaginé qu'elle serait réveillée, souriante et qu'elle s'excuserait de s'être fait blesser comme une débutante. Il s'était imaginé que ces blessures seraient comme d'habitude : profondes mais pas insurmontables. Il ne s'était pas attendu à ça. Pas du tout. il n'avait pas imaginé sa meilleure amie inconsciente. Il ne l'avait pas imaginée blanche comme un linge, inerte. Il ne l'avait pas imaginée couverte de bandages imprégnés de son sang. Il n'avait pas imaginé les perfusions et le masque qui lui permettait de respirer. Il n'avait pas imaginé la souffrance sur son visage.
Soudain, il eu bien trop chaud pour rester là. Il sentit la sueur couler dans son dos, sur son front, sur ses mains. Il voulait partir de cette chambre. Vite. Ou il allait craquer.
Il s'apprêtait à tourner les talons quand le chef de la police à tête de chien (impossible de se souvenir son nom) se leva.
- Bwoufjour à tous. Je n'imaginait pas que wouf serez aussi nombreux. Il faut croire que cette chère Uravity est aussi populaire auprès de la population qu'auprès de ses collègues ! Je suis Kenji Tsuragamae, à la tête du commissariat de Hosu, mais je remplace mon confrère et prend la direction de cette affaire.
Il se tourna vers cet imbécile de Deku.
- Il semblerait que wouf soyez le seul témoin de cette attaque, non ?
-C'est exact. À part Ochaco et la vilaine que j'ai pu arrêter, je suis le seul à avoir vu la scène. Enfin, le massacre plutôt.
Sa voix tremblait. Il semblait sur le point de fondre en larmes. Ses yeux étaient rouges, aussi, comme s'il avait beaucoup pleuré. Il était voûté, comme s'il portait le poids du monde sur ses épaules. Son regard était fixé sur la blessée. Tout dans son être montrait un accablement et une tristesse profonde.
Mais alors, pourquoi avait-il regardé Katsuki comme ça il y a un instant ?
- Pourriez-vous... reporter l'interrogatoire après le bilan des soignants ? S'il vous plaît... je... je préfèrerais répondre après avoir appris son état... comprenez moi, je vous en prie... je n'ai rien pu faire... rien du tout...
Là, c'était sûr, il allait pleurer. Des larmes pointaient déjà au coin de ses yeux. Mais il les essuya du bras en reniflant, voulant son doute montrer sa détermination à vaincre sa tristesse. Ça lui ressemblait bien.
Le commissaire hésita, mais finit par acquiescer.
- Si c'est ce qu'il wouf faut pour témoigner, je peux attendre. Il se tourna vers le reste de l'assemblée. Comme wouf avez l'air de vraiment tenir à elle, je wouf autorise à entendre ce qu'il s'est passé. Mais wouf pouvez encore partir si wouf ne voulez pas savoir.
Personne ne bougea. Tout le monde était déterminé à comprendre. Ground Zero se jura qu'il ferait payer à ce connard ce qu'il avait fait à Ochaco. Qui que ce fut, et quoi qui lui en coûte. Juré.
Une nouvelle médecin rentra dans la salle. Elle s'arrêta devant le nombre de personnes présentes, mais finit par soupirer.
- J'imagine que vous voulez tous savoir l'état de Mademoiselle Uraraka, n'est ce pas ? Elle soupira à nouveau. Bien. Veuillez me suivre dehors, elle a besoin de calme.
Elle ressortit et tout le monde finit par faire de même. Les parents d'Ochaco, Deku et Katsuki furent les derniers à partir. Le héros ne voulait pas la laisser. Il avait peur qu'il lui arrive quelque chose, sans surveillance, alors qu'elle était inconsciente. Mais il sortit quand même, en tentant d'ignorer le vert qui l'accompagnait.
La médecin leur annonça la nouvelle.
- Mademoiselle Uraraka a été très gravement blessée, comme vous l'avez tous constaté. Elle a un traumatisme crânien, quatre côtés cassées et a perdu une quantité importante de sang. Heureusement, nous avons assez de donneurs qui pourront lui en transmettre. Néanmoins, elle devrait se réveiller rapidement car aucune de ses blessures n'est mortelle. Un peu comme si son agresseur ne voulait pas la tuer, murmura-t-elle plus pour elle même qu'autre chose. Normalement, si tout se passe bien, elle aura repris conscience d'ici trois jours avec l'aide de Recovery Girl. C'est tout ce que j'avais à dire. Bonne journée.
Le blond ne savait plus quoi penser. Il avait l'impression qu'il y avait bien plus grave, et en même que la situation n'aurait pas pu être pire. Trois jours ! Tant que ça ! Et puis, pourquoi trois, encore ?! Il en avait marre de ce chiffre, il n'apportait que des malheurs. Perdu dans ses pensées, il n'avait pas entendu le commissaire Tête de Chien commencer l'interrogatoire.
- Donc, vous êtes sûr qu'il n'y avait absolument aucun témoin étranger à l'affaire ?
- Sûr et certain.
- Racontez moi exactement ce qu'il s'est passé.
- Hé bien, je...
Le peu d'assurance qu'avait reprit Deku s'effondra.
- Tout est de ma faute ! reprit-il en pleurant. Cette journée avait si bien commencé, comment a-t-elle pu se dégrader a ce point ?!
Il tituba et fut obligé de s'appuyer sur Tenya pour rester debout.
- Si je n'avais pas pourchassé cette vilaine... si je ne l'avais pas laissé seul... mais je n'avais aucun moyen de savoir qu'elle avait un complice dans le coin ! Et puis, Ochaco est une héroïne ! Ça n'aurait pas dû se passer comme ça... Qu'aurais-je dû faire ?!
Cette fois il s'effondra pour de bon et Quat'zyeux dut utiliser toute sa force pour le maintenir droit.
- Izuku... tu n'est pas obligé de nous dire, si ça te coûte tant que ça. On peut attendre que tu sois prêt ou-
- NON ! Ça suffit les simagrées ! l'interrompit Katsuki. C'est entièrement de TA faute ! Alors assume ! Dis ce qu'il s'est passé ! TOUT DE SUITE !
- Arrête de gueuler, Bakugo, intervint Shoto. T'as vraiment aucune empathie.
- J't'ai pas sonné Double-Face !
- HÉ HO ! STOP ! Si wouf êtes là pour crier, allez le faire ailleurs ! Wouf sommes là pour élucider ce crime, par pour hurler sur l'unique témoin ! Continuez, Monsieur Midoriya, s'il vous plaît.
Deku renifla et jeta un regard noir à son ami d'enfance. Comme si c'était de sa faute ! Il avait qu'à être plus rapide, ce sale nerd !
- Hé bien, Ochaco m'avait invité pour qu'on aille faire des courses ensemble. L'après midi était déjà bien entamé, on avait déjà acheté plusieurs choses et on était en train de discuter, quand j'ai vu cette vilaine. J'ai eu mon permis provisoire il y a pas très longtemps vous savez ? Et je savais qu'elle faisait partie du Front de Libération du Paranormal. Je... j'ai pas réfléchi et je me suis mis à lui courir après, en entraînant Ochaco au passage. Je sais plus trop après... mon corps a réagi tout seul, on est arrivé dans une petite ruelle... j'ai laissé Ochaco là pour continuer à poursuivre la vilaine... et puis Ochaco nous a rejoint... et... et...
Il éclata en sanglots à nouveau, tremblant de tout ses membres.
- Je croyait avoir rendu la vilaine hors d'état de nuire et... et... j'ai vu Ochaco et là... un autre vilain sortie de nul part est arrivé... et...
Il sanglota pendant quelques secondes sans rien dire, le visage ravagé par la tristesse, puis se mit à parler sans s'arrêter, comme pour que ce soit plus facile.
- Il... il a planté un couteau dans le corps d'Ochaco ! Il l'a fait tomber, il lui a écrasé la tête sur le sol, il l'a étranglée, il l'a projetée sur le mur... et moi... et moi... JE N'AI RIEN PUS FAIRE !
La fureur avait remplacé la peine, il semblait prêt à exploser.
- La vilaine était réveillée ! Elle m'a empêché de rejoindre Ochaco ! À chaque fois que je croyais qu'elle s'était évanouie, elle se relevait ! Elle m'a obligé à... elle m'a obligé... J'AI DU REGARDER TOUTE LA SCÈNE ! TOUTE ! J'AI DU REGARDER OCHACO SE FAIRE DÉMONTER SANS RIEN POUVOIR FAIRE !
Il souffla pour se calmer, la rage l'ayant complètement envahi.
- J'ai fini par avoir la vilaine. Je l'ai eu ! Je me suis précipité sur le vilain pour le faire payer, mais ce salaud s'était enfuie pendant que je me débarrassais de cette connasse ! Je pouvais pas le poursuivre, vous comprenez ? Je pouvais pas, Ochaco était en train de se vider de son sang, j'avais pas le choix !
Il s'effondra à nouveau.
- Je lui ferais payer. Je le jure. Il me le payera très cher et il regrettera d'être né.
Un frisson parcouru l'assemblée à ses mots. La haine qu'ils laissaient transparaître ne laissait aucun doute sur leur véracité. Même Katsuki prit peur face à son ami d'enfance. Au fond de lui, il savait bien que Deku était fort, même s'il ne se l'avouait pas, mais si en plus il se mettait à vouloir se battre sérieusement, le blond n'était pas sûr qu'on puisse l'arrêter. Le commissaire reprit la parole après un grand blanc entrecoupé par les sanglots du nerd et de Tsuyu, qui essayait de le réconforter tant bien que mal.
- Bien. Merci. Si ça ne wouf dérange pas, j'aimerais que wouf me suiviez au commissairiat pour me redire ce qu'il s'est passé plus calmement et en étant un peu plus précis. Je peux attendre si wouf n'êtes pas en état, bien entendu.
Deku le détrompa en reniflant.
- Non, je... je peux essayer. Merci, d'avoir été là, les amis.
Il se retourna vers le commissaire.
- Est-ce qu'on pourrait... y aller maintenant ? Avant que toute ma volonté s'en aille ?
- Bien sûr. Suivez moi. Et wouf tous, rajouta-t-il en fixant les héros, retournez faire votre travail. Ça ne sert à rien de faire le pied de grue devant la chambre de Mademoiselle Uraraka.
Sur ces mots, ils partirent tout les deux. Le reste de la classe se mit d'accord pour ne jamais laisser Ochaco seule pendant les heures des visites jusqu'à son réveil, puisque certaines personnes dans le coma peuvent entendre ce qu'on leur dit. Le premier à rester fut Tenya. Le binoclard ne pouvait pas la laisser seule. Il était sur le point de chialer ! Putain, c'est une héroïne, elle va s'en sortir, merde ! L'explosif s'abstint quand même de donner son avis, vu qu'au fond il aurait bien aimé être à sa place. Tout les autres retournèrent travailler dans leur villes respectives.
Pendant trois jours, les héros de la classe 1-A se sont donc relayés pour voir Ochaco. Elle reprenait lentement des couleurs mais ne se réveillait pas. Ses amis avaient fini par former des paires pour être moins nombreux lors des visites. Évidemment, il avait fallut que Katsuki tombe sur cet imbécile de Deku ! C'était juste IMPOSSIBLE de se concentrer sur Ochaco quand ce sale nerd passait son temps à vous lancer des éclairs par les yeux ! Heureusement que ces visites ne s'éternisaient pas. Sinon les deux anciens amis se serraient étripés mutuellement. Mais bon sang qu'est ce que je lui ais fait ? le blond se posait cette question en permanence. Qu'est ce qu'il avait fait pour que Deku se mette à le détester à ce point ? Avec tout les autres, il avait presque repris des interactions normales (enfin à ce qu'il sache). Des fois, le blond avait l'impression que le vert n'attendait qu'une occasion pour le tuer. Mais c'était impossible, non ? Le nerd ne ferait jamais ça. Il est bien trop gentil. Il eut un malaise à cette pensée en regardant l'héroïne alitée. Gentil, peut-être, mais pas avec tout le monde. Je n'aimerais vraiment pas être à la place du connard qui a fait ça à Ochaco.
Ah, c'est l'heure, remarqua-t-il soudain, après une heure de silence tendu au chevet de l'héroïne. Il se leva et partit, ce que fit peu le vert après. Le jour suivant, il reçut un appel d'une Mina surexcitée qui lui disait qu'Ochaco s'était réveillée ! Il se précipita à l'hôpital, laissant son équipe de héros en plan et fit une entrée fracassante.
- OCHACO ! ÇA VA ?
- Oui oui, je vais bien (enfin, mieux). Merci Katsuki !
Ground Zero rougit devant le visage souriant de son amie.
- Me remercie pas, Tête Ronde ! C'est ta faute aussi, fallait pas te faire avoir comme une débutante ! Tss, vu ta tête, j'aurais pas du m'inquiéter autant.
Le sourire de l'héroïne s'agrandit pendant que le héros devenait rouge comme une tomate. Un silence s'installa entre eux pendant que tous les autres de la seconde A venaient voir Ochaco. La chambre fut remplie à craquer en quelques minutes et un brouhaha constant empêchait d'entendre quoi que ce soit. Bizarrement le nerd arriva en dernier. Pourtant, juste après l'accident, il avait presque supplié les soignants de le laisser camper à l'hôpital ! Étrange...
Ce qui était encore plus étrange, c'est la tête que faisait Ochaco en le regardant. Lors de son entrée, elle était devenu blanche comme un linge l'espace d'une seconde. Puis elle avait passé l'après-midi à éviter son regard. Ses rires sonnaient plus faux, comme s'ils étaient forcés. Deku n'avait rien dit non plus. Il avait à peine sourit. On aurait plus dit un fantôme qui rôdait dans la chambre qu'un ami venu prendre des nouvelles. Denki se mit à parler plus fort pour se faire entendre.
- C'est décidé ! Ce soir, on fait la fête !
- OUAIIIIIIIS ! hurla en cœur le reste de la classe, avant qu'une infirmière ne claque la porte et hurle qu'Ochaco avait besoin de calme.
L'héroïne rigola un peu avant de répondre.
- C'est vrai, je suis encore convalescente, je ne pourrais pas venir à la fête. Pensez bien à moi en vous amusant, rajouta-t-elle avec un grand sourire.
Ce qui fit que la moitié de la classe se mit à pleurer.
- TU ES TELLEMENT GENTILLE OCHACOOOOO !
- Mais arrêtez de pleurer, je vais bien je vous jure ! D'ici une semaine ou deux je devrait pouvoir sortir, ne vous inquiétez pas !
Les cris reprirent de plus belle avant que la même infirmière les jette tous dehors. Il ne restait plus que trois personnes : Ochaco évidemment, Katsuki vu qu'il n'avait rien fait, et Deku qui avait décidé d'être le plus transparent possible. Le blond décida de les laisser seul, surtout qu'il allait encore se mettre à gueuler après ce sale nerd. Il fit un petit signe de la main à Ochaco en sortant, mais il se figea net devant son expression. Elle paraissait terrifié et ses yeux appelaient à l'aide. Le héros ne sut pas quoi faire. Qu'est ce qui pouvait lui faire peur à ce point ? Deku ? Non, impossible. Ça ne peut pas être lui. Elle l'aime plus que tout ! Peut-être pas autant que mo- ne pense pas à ça Katsuki ! Tu t'es juré de ne plus essayer ! Alors n'y pense pas !
Ça ne réglait pas le problème. L'héroïne était - pour une raison ou pour une autre - totalement terrorisée. Mais qu'est ce que Katsuki pouvait bien y faire ? De toute façon, si quelqu'un pouvait l'aider, c'était bien le nerd, vu qu'il adorait aider les autres ! Ne me regarde pas comme ça Ochaco, je ne peux pas t'aider, tu le sais. Tu me diras ce qu'il se passe plus tard, ok ? il aurait bien voulu lui dire, mais pas avec le nerd à côté. Donc il essaya de passer son message le mieux possible avec ses yeux. Ça ne devait pas avoir marché vu qu'elle parut encore plus accablée qu'avant. Le héros grimaça en sortant et jura d'en parler avec quelqu'un. Eijiro, en l'occurrence. Il le comprendrait peut-être. Il espérait, en tout cas.
- Ouais.
Katsuki mit quelques secondes à enregistrer la réaction de son meilleur ami.
- Attends. Je viens de te dire que je pense qu'il y a un sérieux souci avec le nerd par rapport à Ochaco et tout ce que tu me dit c'est "Ouais" ? Tu crois pas que tu te fous un peu de ma gueule, là ?
Le roux rigola un peu devant la tête que tirait son ami. Non mais sérieusement, il voulait se prendre son poing dans la tronche ? Parce que là, ça démangeait furieusement le blond.
- Non, non, t'énerve pas mon pote. C'est juste que, j'ai remarqué aussi qu'il y avait un truc qui cloche entre eux. Parce qu'Izuku, qui a fait des pieds et des mains pour rester avec Ochaco je te rappelle, est juste venu la voir le dernier ? Et qu'Ochaco avait juste l'air de vouloir qu'il ne soit pas là du tout ? Non, c'est louche.
Il s'interrompit quelques secondes pour réfléchir à la façon d'annoncer la suite à l'explosif.
- Non, parce que la demoiselle, là, pendant ce fameux après-midi, elle était sensée lui avoir fait sa demande.
- Je sais, grogna le blond.
- Avec le comportement d'Izuku, on était tous d'accord avec le groupe pour dire qu'il avait accepté, pas vrai ?
Nouveau grognement.
- Ouais. Sauf que maintenant, on pourrait plutôt tabler pour un refus. Mais y'a quand même un truc qui me chiffonne...
- C'est qu'Ochaco avait l'air terrifiée par Deku, l'interrompit Katsuki.
- Terrifiée ? Non, non, je dirais plus... gênée ? Embarrassée ? Non, un truc plus fort...
- Elle était terrifié que j'te dis. Écoute, tu l'a pas vu seule avec le nerd. Sérieusement, elle avait juste l'air en route pour l'enfer.
Le roux blêmit un peu avant de continuer.
- Nooon, t'exagère un peu là ? il soupira. Bon, je pense qu'il faut en parler au reste de la classe. Quoi qu'il se passe, ça à l'air trop sérieux et important pour qu'on le laisse passer.
Le blond soupira à son tour, n'ayant vraiment pas envie de se retrouver à tout expliquer aux autres. Mais il finit quand même par acquiescer.
- D'accord, t'as gagné. Mais à deux conditions. On fait ça dans un des gymnase de Yuei, c'est plus sûr, et Deku ne vient pas. Mais Ochaco sera là.
- Ça fait trois conditions, tu sais ?
- JE SAIS ! Il respira un grand coup pour se calmer un peu. Bon, faut qu'j'y aille, j'ai une mission sur les bras. J'te laisse t'occuper de tout, Tête d'Orties ! conclut-il en s'en allant.
Une semaine après son réveil, Ochaco était sortie de l'hôpital, même si elle ne pouvait pas encore reprendre son travail d'héroïne. La réunion de toute la classe (sauf Izuku) eut donc lieu le jeudi d'après. Eijiro avait réussi à avoir l'autorisation du proviseur de Yuei pour utiliser un des gymnases du lycée, mais le regroupement fut fixé le soir pour ne pas gêner les élèves. Les héros et héroïnes arrivaient lentement. Trop lentement pour Katsuki. Si ces imbéciles ne se dépêchaient pas ils seraient encore là le lendemain matin ! Le dernier finit (enfin !) par arriver et la réunion put commencer. Sauf qu'il manquait Ochaco. Sans attendre quoi que ce soit, Tenya se mit à crier sur Eijiro.
- J'espère que nous auront une explication sur la raison pour laquelle tu nous a convié ici, Red Riot !
- La ferme Quat'zyeux, on t'as pas sonné !
- Langage Katsuki ! le reprit-il.
- Hé ho, du calme vous deux, les tempéra le roux. Katsuki, c'est pas la peine de t'énerver pour si peu. Ne t'inquiètes pas Tenya, je vais tous vous expliquer.
Il prit une grande inspiration et finit par lâcher.
- Si on est là, c'est pour parler d'Izuku.
Un silence étonné s'installa. Denki finit par le briser.
- Et pourquoi est-ce qu'on parlerait de lui ?
Le reste de la classe acquiesça. Katsuki prit alors la parole, le visage sombre.
- Je pense que vous l'avez tous plus ou moins remarqué, mais il y a un problème avec le nerd. On est là pour trouver ce qui va pas, et surtout une solution à tout ça. Mais pour ça, il faut encore attendre Ochaco.
Eijiro le contredit.
- Non, à part depuis son accident, il se comporte à peu près pareil avec tout le monde. On peut commencer tout de suite. Dites tout ce qui vous passe par la tête qui pourrait être étrange venant de lui.
Un léger brouhaha monta pendant que tout le monde réfléchissait. Toru prit la parole en premier.
- Il ne sourit plus.
Eijiro grimaça avant d'acquiescer.
- Ouais, je pense que ça peut être le changement le plus notable. Autre chose ?
- Il parle plus beaucoup, renchérit Mashirao.
- Il a l'air tout le temps en colère. Je me demande bien pourquoi, ajouta Tsuyu.
Tout le monde grimaça à ces mots. C'était vrai. Le vert avait l'air pour raison inconnu, remonté en permanence.
- On ne le voit presque jamais, dit Hanta.
- Il ne sort presque pas. Ou sinon, personne ne le voit.
- Il est plus calme, et en même temps pas du tout. Enfin, surtout avec Katsuki. C'est vraiment étrange. Je ne vois pas du tout comment il peut faire ça.
À ces mots, tout le monde se tourna vers le blond. Il fulmina mais ne répondit rien.
- Il essaye toujours de devenir un héros, ça tout le monde le sait, mais je trouve que la procédure prends un peux trop de temps. C'est louche, si vous voulez mon avis, argua Shoto. Mais celui que je trouve le plus louche dans cette affaire, c'est Katsuki, ajouta-t-il en fixant l'intéressé. Pourquoi est-ce que tu es toujours en colère contre lui ? Je croyais pourtant que votre relation c'était améliorée au lycée. Enfin, peut-être que je me trompais, après tout, je ne vois pas comment quiconque pourrait s'entendre avec toi.
L'explosif le fixa d'un regard haineux avant de lui répondre d'une voix glaciale.
- Je te préviens, Double-Face de mes deux, la prochaine fois que tu insinues quelque chose du genre, j'explose ta sale tronche de merde. Compris ?
- Vous voyez ? l'ignora-t-il royalement.
Eijiro arrêta Katsuki avant qu'il se jette littéralement sur le lui.
- C'était pas sympa, Shoto. On n'est pas la pour parler de Katsuki, mais d'Izuku, je te rappelle. Et Bro, on n'est pas là non plus pour sauter sur les gens. Au lieu de t'énerver, explique nous parce que la première moitié de ce qu'as dit Shoto est plutôt vraie.
Le blond continua de fixer haineusement le bicolore avant de commencer.
- Si Deku me déteste, ce n'est absolument pas de ma faute. Enfin, pas de moi de maintenant. On était passé à autre chose tous les deux. Il est comme ça depuis sa réapparition. Je l'ai vu avant vous tous, parce qu'Ochaco m'avait prévenu qu'il était à Yuei, et il se comportait déjà comme ça. Je n'ai rien d'autre à ajouter, finit-il d'une voix froide.
Le brouhaha reprit, plus fort qu'avant. Ils n'avaient rien de concluant qui expliquait le comportement du vert. La réponse devait se trouver pendant ses trois ans d'absence, il n'y avait pas d'autres possibilité. Ochaco interrompit leur concertation en entrant soudainement dans le gymnase.
Elle portait encore des pansements sur le visage et était essoufflée, comme si elle avait couru pour arriver.
- Ex...cu...sez...moi...pour...le...retard... dit-elle difficilement. J'ai... fait tout ce que j'ai pus... pour venir... rapidement...mais le train avait... du retard...
- Ne t'en fait pas Ochaco, la rassura Kyoka.
- Pourquoi... est-ce que vous êtes tous là ?
Les anciens camarades de classe se regardèrent, se demandant comment expliquer à la jeune femme de quoi ils parlaient.
Katsuki mit les pieds dans le plat.
- On était en train de parler de Deku.
Ochaco tressaillit en entendant le nom du vert et Katsuki respira un grand coup pour se donner du courage, car elle ne voudrait probablement rien leur dire sur l'accident.
- On aurait besoin de ton avis sur lui, vu que c'est avec toi qu'il passe le plus clair de son temps libre. Il inspira à nouveau. Et on aurait aussi besoin que tu nous dises ce qu'il s'est passé pendant que le vilain t'as attaqué. On a la version du nerd. Il nous faut la tienne.
La brune blémit à ses mots, visiblement terrorisée.
- Tu n'es pas obligé de tout nous dire, la rassura Momo. On comprend que ce soit trop dur.
- Oui, on a juste besoin que tu nous dises ce qu'as fait Izuku, pas ce que t'as fait le vilain, renchérit Tenya.
- Il n'y avait pas de vilain.
L'héroïne se cacha la bouche. Elle n'avait pas voulu dire ça. Elle blanchit encore plus tandis qu'elle se mettait à trembler.
- Euuuuuh, qu'est-ce que tu veux dire par là ? la questionna Eijiro.
Ochaco secoua la tête. Elle ne voulait visiblement pas en parler. Les autres reprirent leur refléxion.
- Mais pourquoi est-ce qu'Izuku a menti ?
- Il n'essayerai quand même pas de protéger la vilaine ?
- Si c'est elle qui a fait ça à Ochaco, pourquoi est-ce qu'il voudrait la protéger ?
Ochaco continua de secouer la tête et laissa échapper une phrase.
- Ce n'est pas elle qui m'a attaqué.
Cette fois, elle était blanche comme un linge. Ses camarades la fixèrent interdit.
- Mais alors, qui t'as fait ça ? finit par l'interroger Fumikage.
- Je ne peux pas vous le dire, pleura-t-elle. C'est impossible.
- Mais pourquoi ?
- Si je vous le dis il va vous...
- Ne t'inquiètes pas pour nous, on est des héros, après tout. Vas-y.
- Mais il va...
Soudain, les yeux de Katsuki s'écarquillèrent de compréhension et de stupéfaction. Il n'y avait pas de vilain. Ce n'était pas la vilaine. Alors là seule personne à avoir pu lui faire ça, c'était...
- Deku. C'est lui qui a fait ça, lâcha-t-il.
- Qui a fait quoi ?
Tout la salle se retourna au son de cette voix. Devant la porte qui venait de s'ouvrir, se tenait Izuku.
Et voilà !
Bon, il se passe pas grand chose, mais ça va venir ! J'espère que j'ai réussi à mettre un peu de suspense. N'héstiez surtout pas à me dire ce que vous en pensez !
Rendez-vous au prochain chapitre !
