Bonjour à tous !
Voilà le chapitre 8, avec beaucoup d'avance ! (apparemment j'avais de l'inspiration) Il est plutôt court par rapport aux autres et il se passe pas tellement de choses, mais j'espère qu'il vous plaira quand même !
Cette fois on est dans la tête de Momo. Comment réagit-elle à ce qu'elle vient d'apprendre ? Ben, vous allez bientôt le savoir.
Bonne lecture !
Momo n'avait aucune idée de ce qu'elle faisait là, dans une voiture conduite par un vilain. Enfin, elle n'était pas totalement sûre qu'Izuku en était un. Il avait bien arrêté le super-vilain il y a quelques instants, non ? Mais d'un autre côté, il avait commandité l'attaque dudit vilain et il avait gravement blessé Ochaco. En tout cas, elle le pensait. Et puis il semblait s'inquiéter pour elle. La preuve, il l'emmenait à l'hôpital ! Normalement. Elle espérait. Parce que là, elle ne pouvait pas faire grand chose pour l'arrêter s'il la kidnappait.
Pourquoi est-ce qu'elle avait décidé de monter dans cette voiture ?! C'était stupide ! Ce n'est pas parce qu'elle venait d'apprendre que son fiancé, l'homme de ses rêves, n'avait aucun sentiment pour elle qu'elle devait se jeter dans la voiture du premier vilain venu !
Non, non, non. Elle devait arrêter de penser à lui, sinon elle allait craquer. Et puis Izuku ne l'aidait pas aussi, à ne rien dire du tout ! C'est à cause de lui qu'elle en était là ! Il y a quelques heures elle était tranquillement en train de faire les courses avec Shot- arrête de penser à lui ! Bref, tout allait bien, mais il avait fallu que le vert arrive et remette tout en cause ! Elle n'en pouvait plus, elle allait exploser si ce silence continuait. Alors elle dit la première chose qui lui passa par la tête.
- Depuis quand est-ce que tu sais ?
Izuku lui jeta un regard surpris avant de se reconcentrer sur la route, faisant regretter immédiatement sa question à l'héroïne.
- Tu es sûre que tu veux le savoir ?
Elle hésita. Ce n'était pas une bonne idée. Toute vérité n'est pas bonne à entendre, et celle-ci avait tout l'air d'en faire partie. Elle allait seulement la faire souffrir encore plus. Mais bon, au point où elle était, elle n'avait plus grand chose à perdre, non ? Elle acquiesça.
- Bon, si tu insistes...
Le vert inspira un grand coup pour se donner du courage, comme si ce moment allait passer plus vite.
- Il me la dit, en quelque sorte, grimaça-t-il.
- Comment ça, il te la dit ? demanda-t-elle, incrédule. Quand ?
- Ça ne vas pas te plaire, la prévint-il.
- JE M'EN FICHE ! ne put-elle s'empêcher de crier. Je viens d'apprendre que mon fiancé n'en a rien à fiche de moi, alors puisque tu as l'air d'être si bien informé, tu vas me dire ce que tu sais ! Tout de suite !
La douleur de ses côtes cassées se réveilla juste après sa tirade et elle se mit à tousser. Bien. Apparemment, elle ne devait pas s'énerver. Raison de plus pour qu'Izuku parle rapidement. Il lui jeta un coup d'œil inquiet avant de se lancer.
- Il me l'a dit le jour de la cérémonie de remise des diplômes.
- QUOI !?
- Hé ho, crie pas, je n'ai rien fait. Enfin, presque.
- Pourquoi est-ce qu'il te l'aurait dit à TOI ?
- Arrête de crier et de t'agiter, tu vas aggraver tes blessures. J'aurai l'air bien moi si tu te retrouves dans un état critique avant d'arriver à l'hôpital !
Momo lui jeta un regard noir. Il allait arrêter de tourner autour du pot où elle allait lui mettre son poing dans la tête, et temps pis pour ses côtes. Elle était déjà assez tendue comme ça, il n'avait pas besoin d'en rajouter. Il soupira.
- Ça ne va pas te plaire du tout...
Il l'a regarda un instant, puis se focalisa une nouvelle fois sur la route. Pendant ce cours laps de temps, Momo avait eu le temps de voir son regard changer : avant, il était inquiet, soucieux, bienveillant en quelques sorte. Maintenant, il était sombre, tourmenté, un peu rageur, et aussi - et ça fit froid dans le dos à la jeune femme - cruel. Elle n'aurait pas su expliquer comment un regard pouvait dire autant de chose ou changer aussi vite, mais elle aurait préféré ne pas le voir. C'était assez effrayant, surtout venant du vert.
- Ce jour là, enfin, ce soir plutôt, il avait trop bu. Tu me diras, et tu auras raison, tout le monde avait trop bu. Mais lui, il avait beaucoup, beaucoup trop bu. Je ne sais pas si tu l'as vu, mais on aurait dit un ivrogne. J'allais sortir prendre l'air, quand il s'est approché en chancelant. Je peux encore sentir son haleine, ajouta-t-il en grimaçant, il puait littéralement l'alcool. Donc, il s'est approché, et il a commencé à divaguer. Je faisais pas trop attention au début, ce qu'il disait n'était pas vraiment compréhensible, mais d'un coup il a sorti " Je t'aime Izuku". Comme ça, normalement. J'ai du répondre un truc du genre "Bah oui, on est amis, je te rappelle", mais lui il a renchéri "Mais non, c'est pas comme ça ! Je t'aime vraiment, en amour quoi !" À ce moment là, j'ai du me rendre compte qu'il y avait un truc qui clochait, puisque je lui ai dit " Tu as déjà Momo, tu ne peux pas être amoureux de moi, Shoto". Et tu sais ce qu'il a dit ? Je m'en souviendrai toute ma vie. Il a dit "Momo ? Mais j'en ai rien à foutre d'elle ! C'est pas ma faute si elle m'aime, cette pauvre gourde ! Moi, y a que toi qui m'intéresse, Izuku. Je te veux"
Il cessa de parler et fixa la route d'un regard noir, comme si elle était la source de tout ses problèmes. Momo le regardait, choquée. C'était il y a quatre ans ! Ça faisait au moins quatre ans que Shoto la menait en bateau, comme ça, et elle n'avait rien vu ! Elle avait envie de se recroqueviller sous son siège et de disparaître de la surface de la planète. Comment avait-elle pu être aveugle à ce point ? Mais le vert n'avait pas fini.
- Après ça, j'ai essayé de partir, mais il m'a attrapé le bras et il m'a plaqué contre un mur. Il a commencé à défaire son pantalon, j'y comprenais rien, et il s'est attaqué au mien. J'étais figé, j'arrivais pas à bouger, mon cerveau était en panne. J'ai rien pu faire. Et là, il a essayé de me violer. Mon bras a bougé tout seul, j'ai activé le One For All sans m'en rendre compte et je lui ai donné un coup en pleine tête avant de m'enfuir.
Il inspira un grand coup, comme pour se dépêtrer de la tornade de ses souvenirs. Il avait dit toute la scène dans le plus grand des calmes, comme si elle ne la concernait pas. Seul ses yeux trahissaient son agitation.
- Voilà. Tu sais tout. D'autres questions ?
La brune était bouche bée. Elle revoyait la soirée, maintenant. Elle se souvenait qu'ils avaient retrouvé Shoto le nez en sang, et qu'il n'avait jamais voulu donner d'explication. Elle ne comprenait pas l'attitude du vert. Il était impassible. Placide, détaché. Pas comme s'il venait d'avouer qu'un de ses meilleurs amis avait essayé de le violer !
Elle lui posa une autre questions pour changer de sujet. C'était mieux que de continuer d'essayer d'imaginer la scène. C'était mieux que chercher à en savoir plus et d'affronter la réalité. Elle le ferait plus tard. Beaucoup, beaucoup plus tard. Izuku avait eu raison. Elle aurait préféré ne pas savoir.
- Tu travailles vraiment pour le Front de Libération ?
Le vert parut las, même si visiblement il s'attendait à cette question.
- En quelque sorte. Je leur donne des informations sur les héros. En échange, ils me laissent faire des trucs.
- Quoi ?! Mais tu veux devenir un héros ! Depuis toujours, d'après Katsuki !
Les yeux d'Izuku s'acérèrent et la haine brilla soudainement à l'intérieur. Il eut un rictus en répondant.
- Ne me parle pas de lui, articula-t-il lentement et froidement, la faisant frissonner. Et je ne veux plus être un héros. Je suis un héros. Regarde dans la portière.
L'héroïne obéit, ne voulant pas vraiment qu'il recommence à parler comme ça. Il lui faisait presque peur. Effectivement, elle trouva une licence au nom du héros Deku à sa droite.
- Je l'ai eu ce matin, expliqua-t-il. Je suis officiellement le héros Deku. C'est pour ça que je vais faire un rapport ou que j'ai pu diriger les équipes en place.
- Mais... si tu es un héros, hésita-t-elle, pourquoi est-ce que tu collabores avec des vilains ?
- Tu n'as aucune idée ?
Momo réfléchit quelques secondes avant de secouer la tête. Non, elle n'en avait aucune idée. Pourquoi collaborerait-il avec des vilains ? Pourquoi avait-il fait ça à Ochaco ? Pourquoi avait-il dit aux vilains de les attaquer ce matin ? Izuku sourit, avant de lui expliquer.
- Hé bien, ça me semble évident.
Son sourire devint froid, comme un mois auparavant quand il avait regardé Ochaco.
- Pour me venger.
Quoi ? Elle le regarda, presque plus choquée que quand il lui avait dit ce qu'avait fait Shoto.
- Mais... quel est le rapport avec Ochaco ?
Encore une fois, son sourire changea et prit un air carnassier, comme elle n'en avait jamais vu sur son visage constellé de taches de rousseur. Elle frissonna.
- Tu ne vois pas ? Après tout, c'est normal, vous êtes dix-neuf à m'avoir enterré.
Soudain, elle comprit. Ses yeux s'agrandirent sous l'évidence, elle devint blanche comme un linge. Elle fut prise d'une soudaine envie de vomir devant le regard d'Izuku. Un regard qui lui promettait beaucoup trop de choses.
- Hé voilà, madame est arrivée à l'hôpital ! Tu veux que je t'accompagnes ?
- Non... non, ça va, je... je vais y aller toute seule. M-merci pour... pour m'avoir emmenée.
Et elle sortit le plus vite qu'elle put de la voiture du vert, voulant s'éloigner le plus possible de ce regard et de ce sourire. Il fallait qu'elle prévienne les autres. De toute urgence.
Et voilà pour ce chapitre !
J'espère que Momo ne dévie pas trop de l'original et qu'elle vous va.
Rendez-vous au prochain chapitre !
