Bonjour à tous !
Voilà le neuvième chapitre ! C'est fou ce que j'écris en ce moment !
Alors cette fois, on retourne sur le point de vue de Shoto. Le début est plus un essai qu'autre chose, mais je ne voyais pas vraiment comment faire autrement. J'espère que c'est pas trop bizarre.
Bon, avant de vous laisser, je tenais à remercier Karshall pour sa review et pour son message sur mon mur, vu que j'avais oublié de le faire ici. Merci beaucoup de me lire, ton enthousiasme me fait vraiment plaisir. Je vais faire de mon mieux pour continuer à écrire cette fanfic et qu'elle te plaise toujours !
Bonne lecture !
Message du groupe classe
Momo
À toute la classe : rendez-vous chez moi dans deux semaines. C'est important.
Sero
Si c'est si important, pourquoi dans deux semaines ?
Momo
Parce que normalement, Shoto pourra sortir de l'hôpital.
Mina
Comment ça, "Shoto" ? Pas "mon chéri" ?
Mina
Attend, QUOI ? Shoto est à l'hôpital ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Momo
Je vous expliquerai dans deux semaines. Je vous laisse, il vont bientôt m'opérer.
À peu près toute la classe, avec des variantes
QUOI ? Toi aussi ? Qu'est ce qu'il s'est passé ?
Momo
Vous comprendrez dans deux semaines.
Fin de la conversation
Shoto était perdu. Il avait mal, aussi. Pourtant, même s'il avait le genou en miettes et le dos sévèrement brûlé, il avait mal au cœur plus qu'à tout autre chose. Il avait l'impression qu'il saignait de l'intérieur, et que rien ne pourrait panser cette plaie.
Cette douleur, il l'avait déjà ressentie, il y a quatre ans. Quand Izuku l'avait rejeté. Et après quand il avait disparu.
Mais là, elle n'avait rien de comparable. Il y a quatre ans, Izuku l'avait rejeté sans un mots, juste avec ses poings. Et puis, techniquement, il avait eu raison de le faire. Shoto s'était conduit comme un salaud. Qu'il ait été ivre n'était pas une excuse. Il n'aurait pas dû, point final.
Il avait longtemps cru que c'était à cause de lui qu'il avait disparu. Puis qu'il était mort.
Alors quand il était revenu, au bout de trois ans d'absence, il avait sauté de joie. Il avait hurlé qu'Izuku était de retour, il avait ri, il avait pleuré. Heureusement que Momo n'était pas là, sinon elle n'aurait rien compris. En fait, elle aurait probablement tout compris, au contraire. La stupéfaction passée, sa fiancée aurait compris qu'il n'était jamais aussi heureux pour un ami, et encore moins pour elle. Elle aurait compris qu'il aimait Izuku. Et ça, il aurait tout fait pour qu'elle ne s'en rende pas compte. Il aurait même tenté de réprimer sa joie. Il doutait de sa réussite si ça avait dû être le cas.
Mais maintenant c'est trop tard, se rappela-t-il amèrement.
Trop tard, beaucoup trop tard. Peut-être que ça avait toujours été trop tard. Il avait essayé, pourtant. Il avait essayé d'oublier son amour. Il appréciait Momo, elle était gentille, attentionné, courageuse, elle ne se laissait jamais marcher sur les pieds, et tant d'autres choses. Mais il ne l'aimait pas. Il s'était dit qu'avec le temps, ça passerait. De toute façon, il savait qu'il ne pourrait jamais être avec Izuku. Il aimait Uraraka. Enfin, il pensait. Il était tout le temps avec elle, et il rougissait souvent en lui parlant. Enfin, il le faisait avec toutes les filles, donc peut-être pas. Mais il avait toujours été certain qu'il n'aimait pas les garçons. Il ne savait pas pourquoi, mais il en était sûr.
Donc, quand Momo lui avait fait sa déclaration, en terminale, il n'avait pas trop su quoi faire tout de suite. Il lui avait demandé un ultimatum pour lui donner sa réponse. Heureusement qu'il réfléchissait vite. Il avait finit par dire oui, pensant que les sentiments viendraient après. Qu'Izuku arrêterait de hanter ses pensées jour et nuit.
Aucune de ces options ne s'était réalisée.
Alors quand Izuku était revenu, Shoto avait voulu s'assurer qu'il ne disparaissent pas à nouveau. Qu'il ne parte pas loin de lui.
Alors il avait commencé à le suivre. Mais souvent, il n'y arrivait pas parce que le vert disparaissait d'un coup. Il entrait dans un bâtiment, et il ne l'en voyait jamais sortir. Il avait paniqué au début. Il croyait qu'il s'était fait enlever. Mais il revenait toujours, alors il avait décider de lui faire confiance. Encore plus qu'avant. Cependant, il allait finir par se faire repérer s'il continuait à le suivre comme ça. Et il allait le prendre pour un stalker. Ce qu'il n'était pas, mais alors pas du tout. Et puis, lui expliquer pourquoi il le suivait aurait été trop compliqué.
Donc il était aller lui parler un mercredi soir, après le cours des élèves. Il l'avait regardé. Il avait vu à quel point il semblait heureux en les aidant. Il paraissait plus détendu, bien plus que quand il parlait à ses anciens camarades de classe ou à lui. Il redevenait le garçon gentil et prévenant qu'il avait rencontré au lycée, même s'il souriait beaucoup moins. Shoto aurait bien voulu continuer à le regarder toute sa vie durant, mais le cours avait fini par se terminer. Un des professeur avait informé Izuku de sa présence, et le vert était allé le voir, les sourcils froncés.
- Tu voulais me parler, Shoto ? lui avait-il demandé.
Le bicolore avait bien été embêté. Il était venu le voir, et il n'avait aucune idée de quoi lui dire. Il n'avait même pas pensé à un bon argument pour justifier sa présence.
Alors il s'était excusé. Le vert avait compris tout de suite, même s'il n'avait pas dit de quoi il parlait. Shoto n'avait pas vu son expression, mais il ne voulait plus de ce silence crispé, alors il était parti.
La semaine d'après, il était revenu.
Et encore la semaine d'après.
Au final, c'était devenu un espèce de rendez-vous qui avait lieu toute les semaines. Shoto parlait à Izuku, Izuku l'écoutait parler. C'était drôle. D'habitude, Shoto ne parlait pas beaucoup, et avant, Izuku était un vrai moulin à parole ! C'est comme s'ils avaient échangé leurs rôles.
Shoto lui parlait de tout et de rien, mais surtout de leurs camarades. Il les voyait plus qu'Izuku grâce à Momo, donc il lui disait ce qu'il leur arrivait. Et puis, il lui parlait de Momo. Il la complimentait, il disait toutes les raisons pour lesquelles elle était une fiancée parfaite. Il disait tout ce qu'il aurait voulu pouvoir lui dire en le pensant vraiment. Il essayait de se convaincre qu'il avait fais le bon choix, encore une fois. Et puis, peut-être qu'il essayait aussi de se faire pardonner, même si elle n'était au courant de rien. Comme si parler d'elle au vert effaçait ses fautes.
Dans ces moments, Izuku le regardait avec un sourire moqueur au lèvres. Rien que pour ça, Shoto aurait pu parler des heures, jusqu'à en avoir mal à la voix. Il adorait vraiment le sourire d'Izuku. Il l'avait toujours aimé. Il avait l'impression que le vert pouvait sourire toute sa vie. Quand il était revenu, il avait eu l'impression qu'il avait agrandi sa palette de sourires, mais il n'aurait pas su dire lesquels étaient nouveaux.
Il avait remarqué que le vert ne supportait plus qu'on parle de Bakugo. Il s'énervait dès qu'on ne faisait ne serait-ce que le mentionner. Non pas que le bicolore aime particulièrement parler de lui. Il n'avait jamais été très fan de l'explosif. Donc il n'en parlait pas. Parce que l'expression d'Izuku quand on disait son nom... Dans ces moments là, il était vraiment effrayant.
Au bout d'un an, Shoto avait cru qu'Izuku lui avait pardonné. Il avait espéré, et il avait vraiment cru que c'était le cas. Le vert commençait à parler de lui même pendant leur rendez-vous. Il souriait plus souvent, un petit peu. Le cœur du bicolore avait recommencé à espérer.
Et puis il y avait eu la réunion. Izuku avait surgit en plein milieu, les tétanisant tous par sa simple présence. Il avait affiché un nombre impressionnant de sourires, presque plus qu'en une année entière. Et il avait parlé. Beaucoup. Ou pas, mais pour Shoto, c'était du pareil au même. Il avait dit des choses atroces à Uraraka, il avait menacé Bakugo. Mais Shoto n'avait rien écouté, hypnotisé par ses yeux.
Quand Momo lui avait expliqué, il avait refusé d'y croire. Mais comme tous les autres étaient persuadés de la culpabilité d'Izuku, il avait fait semblant d'y croire aussi. Il n'était pas venu voir Izuku pendant un mois. Surtout que que c'était officiel, lui et Momo allaient bientôt se marier. Alors il avait essayé d'oublier Izuku et de penser seulement à son avenir avec sa fiancée.
Mais il y avait eu l'attaque. Toute seule, elle ne lui aurait pas fait grand chose. Certes, il avait failli mourir, mais ce qu'avait dit Izuku après les avoirs sauvé lui et Momo était bien pire.
Il n'avait pas souri, cette fois. Il l'avait seulement fixé de ses grands yeux verts. Il avait vu tout le dégout et la rage qu'il dissimulait à l'intérieur. Il avait vu qu'il ne l'avait absolument pas pardonné. Pas un seul instant.
Et il avait parlé. Il avait dit toutes ces choses. Méthodiquement. Il avait piétiné l'amour qu'avait Shoto pour lui. Il l'avait piétiné, éparpillé, détruit. Mais pas totalement, pour le faire souffrir encore plus.
Il avait écrabouillé toutes les chances qu'avait encore le bicolore de vivre heureux avec Momo. Il avait saboté leur mariage. Il avait tout anéanti.
Tout.
Pourtant, Shoto le sentait encore.
L'amour qu'il éprouvait pour Izuku.
Son cœur saignait mais il espérait quand même.
Il aurait aimé le faire taire, lui faire comprendre que c'était fini.
Qu'il n'y avait plus rien, plus d'espoir.
Maintenant, il était dans une chambre d'hôpital, après une opération du genou pour retirer les morceaux d'os qui s'étaient enfoncés dans sa chair. Il était dans une chambre d'hôpital, et il entendait Momo pleurer.
Personne n'était au courant qu'ils avaient "rompu". Shoto n'était même pas sûr que c'était bien le cas. Momo n'avait pas prononcé un seul mot depuis son arrivée. Elle l'avait vu, puis elle avait fondu en larmes.
Et elle pleurait toujours, plusieurs heures après.
Shoto aurait voulu la prendre dans ses bras, lui dire que tout allait bien, qu'il était là.
Mais il ne pouvait pas se lever, et il savait que s'était assez hypocrite d'agir ainsi.
Pourtant il aurait voulu pouvoir le faire. Parce qu'au fond, il le pensait un peu.
Il ne voulait pas qu'elle pleure.
Il ne l'aimait peut-être pas, mais il ne supportait pas qu'elle soit dans cet état.
Elle lui rappelait beaucoup trop sa mère, avec son père.
Pire que ton père, lui avait dit Izuku.
C'était peut-être vrai, au fond.
Il ne valait pas mieux que lui.
Son père s'était marié à sa mère pour son alter.
Shoto s'était fiancé à Momo pour oublier.
Il n'en pouvait plus. Il voulait dormir. Dormir pour oublier quelques heures cette douleur dans son cœur.
Deux semaines plus tard
Shoto avait eu l'autorisation de sortir de l'hôpital pour la réunion. Il n'était pas totalement guéri, son dos lui faisait mal quand il se tournait trop brusquement et il devait se déplacer en béquilles.
Il arriva bon dernier chez Momo. Il n'avait pas particulièrement envie d'avoir une confrontation avec elle, et surtout pas devant tout le monde. Il espérait qu'elle n'avait pas tout organisé juste pour leur dire ce qu'il avait fait.
En entrant dans la salle de conférence, il reçut un regard noir de sa fiancée -ex fiancée ?- et des regards apitoyés de la parts des autres. Il n'y avait aucune trace d'Izuku. Bien. Il n'aurait pas supporté de le voir. Momo prit la parole après qu'il se soit assis.
- Bien. Je vois qu'il ne manque personne. Nous pouvons com-
- Mais il manque Izuku ! s'exclama Iida.
- Je sais Tenya, soupira-t-elle, c'est normal, il n'était pas invité.
- Mais tu avais écris "À toute la classe" ! Izuku fait parti de la classe !
Tout le monde se regarda d'un air gêné. Tenya n'avait pas tort, mais...
- C'est que ça doit encore être à propos de lui, Quatz-Yeux. C'est tout.
Bakugo avait encore mit les pieds dans le plat. Jamais il n'apprendrait la politesse, celui là ! Mais Iida parut satisfait de son explication et se rassit. Momo put continuer.
- Effectivement, Katsuki à raison. C'est encore à propos d'Izuku. Mais cette fois, c'est grave.
- Plus grave que l'accident d'Ochaco ?
- Potentiellement. Je ne suis pas bien sûre de ce que je vais avancer, mais...
- Alors c'était pas la peine de nous faire paniquer, si t'es pas sûre, affirma Denki. Et puis, vous pouvez nous expliquer qu'est ce qui s'est passé avec le vilain, y'a deux semaines ?
Momo se prit la tête entre les mains, puis regarda Shoto en soupirant. Pendant une seconde, elle parut oublier ce qu'il avait fait et tout redevenait comme avant. Mais ce moment ne dura pas.
- On était en train de faire les courses avec Shoto et-
- Comment ça, "Shoto" ? D'habitude tu l'appelles "mon choupinou" ou des trucs du genre !
Momo jeta un regard noir à Mineta.
- Je ne l'ai jamais appelé "mon choupinou". Et je vais vous dire pourquoi si vous arrêtez de m'interrompre ! finit-elle presque en criant.
Tout le monde se tut.
- Donc, je disais qu'on était en train de faire les courses quand on nous a appelé pour qu'on s'occupe de ce vilain. Quand on est arrivé sur place, il y avait seulement des civils qui s'enfuyaient et un jeune blond immobile au milieu de la rue. J'aidais des gens à s'enfuir quand une espèce de fumée orange m'a engloutie, et j'ai vu un énorme vilain qui se déchaînait en détruisant tout autour de lui. Je me suis précipitée pour l'arrêter, mais il m'a soulevée de terre comme un vulgaire caillou et a commencé à m'asphyxier tout en continuant à ravager les alentours. Shoto a surgi et l'a attaqué avec son feu et sa glace, sauf que le feu ne lui faisait rien et la glace le ralentissait à peine. Je lui ai transmis un pistolet -qui n'a eu aucun effet- et une épée. Quand le vilain a été assez proche, il lui a coupé les orteils et l'a fait tomber. Sauf qu'à ce moment là, Shoto s'est effondré sans que le vilain l'ai touché. J'ai entendu une voix distinctement, alors qu'il y avait un vacarme pas possible et tout s'est évaporé. Il n'y avait plus de vilain, les maisons étaient intactes et j'étais debout sur le sol. J'ai vu Crématorium sur le dos de Shoto, il l'avait sévèrement brûlé et le blond du début m'a plaqué sur le sol sans que je comprenne rien à rien. Le jeune a appelé quelqu'un qu'il appelait "chef" à qui il a dit qu'ils allait bientôt finir avant de raccrocher. Alors il a répandu sa brume et... et...
Elle hésitait. Shoto avait compris que l'alter du gars devait être un alter d'illusions et quoi qu'on voit après la brume, c'était faux. Mais c'en n'était pas moins traumatisant. Il prit alors le parole.
- Le gars avait un alter d'illusion très réaliste, avec les sons, les odeurs, les sensations. L'attaque du vilain géant était fausse, et le blond a recommencé ça sur Momo. Quoi qu'elle ait vu, ça ne devait pas être agréable alors comprenez qu'elle ne veuille pas en parler.
Momo lui jeta un regard noir qui signifiait clairement qu'elle n'avait pas besoin de son aide, mais un minuscule éclat de gratitude brillait à l'intérieur.
- Bon, comme Shoto a dit, continua-t-elle en insistant bien sur son prénom, je préfèrerais ne pas en parler. S'il veut bien nous dire ce qu'il s'est passé pendant ce temps là, on l'écoute.
Voyant qu'il n'avait pas le choix, Shoto s'expliqua.
- Pendant que le vilain maîtrisait Momo, j'ai essayé de me battre avec Dabi, mais avec mon dos brûlé je n'ai rien pu faire. Il a réduit mon genou en miettes et il a appelé le "chef" pour dire qu'ils avaient fini. À peine cinq minutes plus tard, Izuku est arrivé avec son Black Whip et il a attrapé le vilain qui tenait Momo. Puis elle s'est réveillée et peut donc vous dire la suite.
Ce n'était pas très fair-play pour elle, mais Shoto ne se sentait pas la force de parler plus du vert.
Momo lui donna un nouveau regard noir, puis continua.
- Quand Izuku a attrapé le vilain, j'ai été libérée de son alter. Sauf que pendant que le vilain était pris par le Black Whip d'Izuku, il l'a appelé "chef" et lui a demandé ce qu'il faisait. Suite à quoi Izuku lui a répondu de ne pas l'appeler "chef", et qu'en gros il faisait juste son travail de héros. Après il l'a assommé, m'a demandé si j'allais bien et a dit à Crématorium qu'il devait partir. Ce qu'il a fait.
- QUOI !? hurlèrent l'ensemble de la classe.
- Il est vraiment du côté des vilains ?
- J'y crois pas.
- Il nous faisait pas juste une crise la dernière fois ?!
- FERMEZ-LAAAAA ! hurla Bakugo au dessus du vacarme. Laissez Momo continuer, merde !
Tout le monde se tut une nouvelle fois.
- Bon. Merci Katsuki. Après, Izuku m'a plus ou moins confirmé qu'il travaillait pour le Front de Libération. Il leur donne des informations sur les héros.
Le brouhaha allait de nouveau s'élever quand Bakugo les fusilla tous du regard, les réduisant au silence, avant de s'adresser à Momo.
- En échange de quoi ?
- Quoi ? répondit-elle, ne comprenant pas trop la question.
- En échange de quoi est-ce qu'il leur donne des infos sur nous ?
Shoto vit de la sueur couler dans le dos de sa fiancée. Au fond d'elle même, elle devait avoir peur que le vert fasse comme la dernière fois et surgisse dans son dos, vu qu'elle jeta un regard à la porte fermée, avant de se lancer.
- Il n'a pas vraiment précisé quoi... il a juste dit qu'ils lui permettaient de "faire des trucs".
Elle passa la langue sur ses lèvres sèches, paraissant hésiter.
- Il a dit que c'était pour se venger.
Sa déclaration fut accueilli par un silence étonné. Personne ne comprenait vraiment ce qu'elle voulait dire par là.
- Et je pense que je sais de qui.
- De qui alors, s'impatienta Bakugo. On n'a pas que ça à foutre, accouche !
- De nous tous, finit-elle par lâcher.
Un silence de mort s'installa. Personne ne bougeait ni ne disait un mot.
- Pourquoi ?
C'était la première fois qu'Ochaco ouvrait la bouche depuis qu'elle était entrée. Des perles de sueur coulèrent sur son front, pendant qu'elle commençait à paniquer.
- Parce qu'on l'a laissé pour mort. Enfin, c'est la raison pour la plupart de la classe. Shoto en a une en plus.
L'intégralité des personnes présentent se tournèrent vers le bicolore. Il détourna la tête. Pourquoi ? Il aurait juste voulu oublier cette soirée. Oublier ce qu'il avait fait. Alors pourquoi est-ce que tout s'acharnait à lui jeter à la figure ? Pourquoi ? Il se mit à pleurer.
Toute la salle était choquée par cette réaction. Personne n'avait jamais vu Shoto pleurer. Parfois ses yeux brillaient, mais jamais une seule larme ne s'en était échappée. Qu'est ce qu'il lui prenait ? Qu'est ce qu'Izuku lui avait fait ?
Dans le silence ambiant, Shoto avoua. Il était incapable de garder ça plus longtemps en lui.
- J'ai tenter de le violer, murmura-t-il.
Tin tin tin tiiiin (musique dramatique)
Bah voilà. Tout le monde le sait maintenant. Que va-t-il se passer ? (re-musique dramatique)
La prochaine fois, vous verrez la réaction de Katsuki !
Rendez-vous au prochain chapitre !
