Bonjour tout le monde !

Désolée pour le retard, voilà le chapitre 10 !

Hé bé, déjà 10 chapitres. Ça paye pas de mine, mais pour moi c'est beaucoup ! Merci à tout ceux qui lisent et qui suivent !

Bon, avant de vous laissez lire, j'espère que les personnages ne sont pas trop ooc (à part Izuku), parce que ce n'est pas vraiment le but. Et aussi que ce chapitre vous plaira, même si je trouve qu'il n'est pas génial. Bon, je répond à une review et j'ai fini, promis !

petite plume : Merci beaucoup pour ta review, elle m'a fait vraiment plaisir ! Je vais essayé de te répondre sans trop spoiler. On va commencé par le côté sadique d'Izuku, vu qu'apparemment il t'a marqué. En fait, on peut dire que c'est la raison d'être de cette fic ! J'ai lu plusieurs AU Villain!Deku et à chaque fois, j'avais l'impression qu'il n'était pas assez méchant, sois il voulait se venger, soit il était totalement fou. Donc voilà ! Mais ne t'inquiètes pas, il a quand même des raisons d'être comme ça ! Après, pour Shoto... disons que toutes ses manigances pour se faire pardonner ne sont pas vraiment volontaire, c'est un peu comme si son subconscient (ou son cœur) prenait le contrôle quand il voyait Izuku, il en prend juste conscience dans le chapitre 9. On va dire qu'avant il se voilait la face ! J'espère que la confrontation avec Katsuki ne va pas trop te décevoir, je n'ai pas réussi à faire mieux (désolée !). J'espère aussi que tu ne vas pas faire un malaise à cause de mon histoire, j'ai pas trop envie de remplir tout les papiers de déclaration d'accident (je rigole, hein). Mais bon, il risque d'y avoir plus d'une vingtaine de chapitre au rythme où le scénario se construit, donc fait de ton mieux pour survivre ! Encore merci !

Bonne lecture !


J'ai tenté de le violer.

La phrase que venait de prononcer Shoto résonnait dans la tête de Katsuki sans prendre le moindre sens.

J'ai tenté de le violer.

Shoto a tenté de QUOI ?

Le blond se rendit compte qu'il avait parlé à voix haute seulement quand tout le monde se tourna vers lui.

Il n'y fit pas trop attention.

J'ai tenté de le violer.

La phrase commençait enfin à signifier quelque chose.

Et ça ne lui plaisait pas du tout.

Absolument pas.

Avant de se rendre compte de ce qu'il faisait, il s'était levé et avait soulevé le bicolore par le col.

- Tu as fait quoi ? répéta-il lentement.

Shoto restait obstinément muet, refusant de le regarder et pleurant toujours silencieusement. Katsuku sentit la colère monter en lui, sans qu'il n'essaye vraiment de la ralentir.

- Je te préviens, continua-t-il d'un ton menaçant, tu as intérêt à me répondre que c'est une blague, parce que sinon tu vas rapidement te prendre mon poing dans la tronche.

- Je ne peux pas, dit le bicolore pour toute réponse. Je ne peux pas, parce que ce serait faux.

En deux seconde, il se retrouva propulsé à l'autre bout de la salle et sa tête heurta violemment le sol.

- SHOTOOO ! hurla Momo.

- Non mais Katsuki ça va pas la tête ?! Il est convalescent ! s'ingurgita Eijiro en lui attrapant le bras.

Le blond ne les écoutait pas. Il avait le souffle court, les yeux exorbités. Ce salaud avait osé faire ça à Deku. Il avait osé le faire souffrir. C'était à cause de lui que son Deku était parti ! Il allait le payer. Putain il allait le payer. Il méritait les pires des souffrances.

- J'EN AI RIEN À FOUTRE QU'IL SOIT CONVALESCENT ! rugit-il en se dégageant de la poigne de son ami. C'EST À CAUSE DE LUI !

Les lames lui montèrent au yeux d'un seul coup.

- Tout ça, ajouta-t-il d'une voix tremblante, c'est sa faute...

Il resta immobile une minute, réalisant tout ce qu'impliquait ce que venait d'avouer Shoto.

- Est-ce que tu réalises ce qu'il a dû ressentir par ta faute ? lui demande-t-il en tremblant.

- Ah, parce que maintenant tu te préoccupes de ce que ressentent les autres ? railla le bicolore en se redressant, avec un effet un peu gâché par ses sanglots.

L'explosif se jeta sur lui et le poussa à nouveau sur le sol, envahi par la fureur. Il se maîtrisa néanmoins et parla d'une voix calme quand il le questionna à nouveau en lui agrippant le col.

- Est-ce qu'au moins tu réalises, Shoto, susurra-t-il en prononçant son nom de la façon la plus menaçante possible, est-ce qu'au moins tu te rends comptes, espèce d'enculé, que c'est probablement à cause de toi qu'il est parti ? Est ce que tu te rends compte que c'est à cause de toi qu'on est tous dans cette merde ?

Il le fixa, cherchant une quelconque trace de repentance dans ses yeux. Mais cet enfoiré refusait obstinément de le regarder. Ses larmes se faisaient plus rare, tandis qu'elles envahissaient les yeux de Katsuki qui tentait vainement de refouler sa rage.

- TU MÉRITES D'ALLER CREVER EN ENFER CONNARD ! hurla-t-il en lui donnant un grand coup dans le ventre, lui coupant le souffle.

Eijiro les sépara aussitôt, maîtrisant tant bien que mal le blond enragé tandis que Momo se précipitait vers le bicolore en jetant un regard haineux au blond.

- Ne l'approche pas, le menaça-t-elle.

- C'est plutôt lui qui a pas intérêt à l'approcher, cracha-t-il. T'entends ?

Shoto ne lui jeta pas un regard pendant que Momo le redressait.

- HEY J'TE CAUSE ! hurla-t-il en tentant de se dégager de l'étreinte de son ami.

- C'est bon, bro. Regarde le, il a déjà bien assez conscience de ce qu'il a fait. Il mérite pas que tu t'énerves contre lui, lui rappela doucement Eijiro.

- T'avise plus jamais de l'approcher, l'ignora Katsuki en parlant au bicolore. Je te l'interdis, t'entends ?!

- Parce que tu crois que tu pourrais m'en empêcher ? cria-t-il, réagissant pour la première fois.

- Je ne le crois pas, je le sais, le menaça-t-il. Si tu ne fais ne serait-ce que poser les yeux sur lui, je te défonce.

- IL NE T'APPARTIENT PAS ! hurla Shoto.

- Il ne t'appartient pas non plus. Mais vu ce que tu lui as fait, ne le touche pas ! Ne lui parle pas ! NE LE REGARDE PAS !

Ils se fixèrent le regard plein de haine un long moment, enveloppé par le silence ambiant. Shoto détourna les yeux le premier. Le blond laissa un échapper un "tch" irrité avant de se dégager et de sortir à grand pas.

- Je ne resterai pas une minute de plus dans la même pièce que ce violeur.

La porte claqua derrière lui, laissant le reste de la classe totalement choquée par la scène qui venait de se dérouler sous leur yeux.


Aussitôt sortit, Katsuki se dirigea vers le métro et prit la direction de Yuei. Il avait besoin de marcher. Et surtout, il avait besoin de lui parler.

Bon sang ! J'avais rien vu !

Il se prit le visage dans les mains en attendant le métro, désespéré. Qu'est ce qu'il était con !

Qu'est ce qu'il s'est passé pendant ces trois ans, Deku ?

Cette question tournait en boucle dans sa tête depuis un an. Une autre s'était ajoutée il y a quelques temps.

Pourquoi est-ce que tu es parti ?

Parce qu'il était persuadé qu'il l'avait fait volontairement. Peut-être que son histoire avec le Front était vrai, mais ça ne pouvait pas être la vérité dans son entièreté. Deku était trop intelligent pour ne pas y trouver une solution si ça avait été le cas. Il y avait autre chose.

Et Katsuki avait enfin un début de réponse.

Mais ça n'expliquait toujours pas. Même si Izuku n'était pas de nature rancunière, c'était normal qu'il en veuille à ce salaud de Double-Face. Alors pourquoi est-ce que Momo avait dit qu'il voulait se venger de toute la classe ?

Le blond pouvait aisément concevoir que Deku lui en veuille, même si ça faisait mal. C'était normal aussi. Katsuki n'avait été qu'un enfoiré avec lui pendant toute leur enfance. Pourtant il lui avait semblé qu'il lui avait pardonné, au lycée. Un faux espoir. On ne pardonne pas si facilement quelqu'un qui vous a harcelé pendant plus de 10 ans.

Katsuki eut un petit rire en se rendant compte qu'il espérait encore. Ça ne servait à rien, le vert le détestait maintenant. Et c'était normal.

Katsuki n'avait pas le droit au pardon. Il n'avait pas le droit d'espérer.

Il baissa la tête pendant qu'il entrait dans le train, amusé par sa propre bêtise. Enfin, plus énervé qu'amusé. Putain qu'il était con ! pensa-t-il en grimaçant. Il se retint de se cogner la tête contre la paroi de peur que des gens le prennent pour un fou. Il se fichait bien de leur avis, mais il devait faire attention puisqu'il était un héros. Ça aurait fait une mauvaise pub pour lui.

Il finit par enfin pouvoir sortir et prit la direction du lycée. Une fois devant, il se rendit vite compte qu'il n'avait pas de raison "valable" pour rentrer, la vérité n'étant pas envisageable. Surtout que les cours ne devaient pas encore être finis. Il demanda donc à aller voir le proviseur d'abord.

Nezu était en forme, comme d'habitude. Il commença un des longs monologues dont il avait le secret, énervant du même coup le blond. Il le coupa et lui demanda abruptement :

- Où est-ce que je peux trouver Deku ?

Le proviseur pencha le tête, réfléchissant.

- Ah, tu veux parler d'Izuku Midoriya ! Je n'ai pas encore l'habitude d'entendre parler de lui avec son nom de héros, désolé. Pourquoi est-ce que tu le cherches, si ce n'est pas indiscret ?

- Je préfèrerais ne pas vous le dire. Si ce n'est pas impoli, ajouta-t-il avec un sourire moqueur.

- Bien, soupira Nezu. Je pense que tu peux l'attendre dans sa chambre, je vais t'y amener. Tu as de la chance, il déménage demain.

- Ah bon ?!

- Oui, oui. Il ne te l'a pas dit ?

- Non, répondit-il la mâchoire crispée. Il ne me dit pas grand chose.

- Bien. Allons-y.

Ground Zero suivit l'animal à travers les couloirs de Yuei, se laissant envahir par ses souvenirs de lycéen. Il ferma les yeux un instant en se les remémorant, nostalgique. Tout était plus simple à cette époque, il avait beaucoup moins de problème : pas de fan, pas de classement, pas de vilain vengeur... juste un rêve, un objectif, des amis. Deku.

Il soupira. Qu'est ce qu'il n'aurait pas donné pour y retourner. L'inverse de quand il y était, quoi. Il se rappela qu'au lycée, il n'avait qu'une chose en tête : devenir le plus grand des héros, le numéro un, le plus vite possible. Qu'est ce qu'il était naïf à cette époque !

Perdu dans ses pensée, il n'avait même pas remarqué qu'ils étaient arrivés. Le directeur s'arrêta devant une porte et l'ouvrit, lui disant qu'Izuku sera là dans une heure ou deux.

Katsuki entra dans la petite chambre. Elle était... épurée. Mais pas parce que son propriétaire allait déménager. Même si la pièce était envahie de carton, le peu qui restait montrait clairement qu'elle n'avait jamais été bien remplie. Mais ce n'est pas le vide qui choqua le plus le blond. C'était déjà étrange en soit, mais il y avait bien pire.

Il n'y avait pas un seul produit dérivé d'All Might.

Avant il n'y avait que ça, du sol jusqu'au plafond. Et là, rien.

La pièce ne dégageait absolument rien, comme si son propriétaire n'avait pas de personnalité. Comme si personne n'habitait ici.

Katsuki s'effondra sur le lit, la tête entre les mains. Pourquoi est-ce qu'il était venu ? Pour avoir une preuve de plus de changement de Deku ? Merde, qu'est ce qu'il était con !

Son regard fut attiré par un des cartons. Il essaya de résister, mais la curiosité fut plus forte, surtout qu'il n'avait pas vraiment envie de résister. Il ouvrit un seul des cartons. Et ce qu'il trouva le sidéra.

Des carnets. Des centaines de carnets.

Le nerd n'avait donc pas abandonné cette sale habitude de tout consigner ? Le nom avait changé, ce n'était plus que "carnet d'analyse n° truc", mais sinon, c'étaient les mêmes. Il y en avait qui étaient attribués à une seule personne, un héros ou un vilain. Au final, Katsuki ouvrit aussi les autres cartons, mais à part un qui était rempli de vêtements et un autre de gadgets en tout genre, il n'y avait que des carnets, partout.

Il hésitait encore à en ouvrir un quand la porte claqua dans un grand bruit qui le fit un peu sursauter.

Il se retourna et se retrouva devant un Deku transpirant et encore en costume de super-héros.

- Est-ce que je peux savoir ce que tu fous ici ?

Son regard tomba sur le carnet qu'il tenait encore entre les mains. Ses yeux s'étrécirent et un mince sourire flotta sur ses lèvres.

- Je vois. Tu n'as pas assez d'information peut-être ? Tu en veux plus ? Vos petites réunions secrètes ne suffisent plus, c'est ça ? Le grand Katchan n'est pas assez intelligent pour trouver tout seul ?

Katsuki resta figé, incapable de faire le moindre geste. Bon sang, pourquoi il était là déjà ? Qu'est ce qu'il voulait faire ? À croire que ce foutu Denki lui avait grillé le cerveau. Sauf qu'il n'était pas là. De quoi est-ce que Deku était en train de parler ? Pourquoi est-ce qu'il avait encore l'air furieux contre lui ?

- Hey je te parle ! reprit-il. Lâche ça.

Katsuki reposa lentement le carnet, sans quitter le vert des yeux.

- Tu étais au courant ? ne put-il s'empêcher de demander après avoir retrouvé ses esprits.

- De quoi ? De vos assemblées ? Oui. Ça t'étonnes ?

Il eu un rictus méprisant.

- Franchement, même le plus minable des hackers le saurait. Certes, je ne le suis pas. Mais bon, si vous réfléchissiez un peu avant de prévoir des réunions sur le net, ça vous aiderait un peu, non ?

Le blond l'ignora, préférant lui poser une autre question.

- Qu'est ce que t'es en train de foutre, Deku ?

- Je te parle. Ça ne se voit pas ? railla le vert.

- Fais pas le malin avec moi ! Tu sais très bien ce que je veux dire.

Il inspira un bon coup. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas parlé autant de temps avec son rival sans crier. Il s'en sortait plutôt bien pour le moment.

- Pourquoi est-ce tu collabores avec le Front ?

- Momo et Shoto ne te l'ont pas expliqué ?

- Si mais-

- Ce n'était pas assez clair pour ta petite tête, c'est ça ?

- BON SANG ARRÊTE DE TE FOUTRE DE MA GUEULE ! hurla-t-il.

Il souffla puis reprit.

- Qu'est ce que tu manigances ? À quoi tu joues ?

Izuku resta silencieux quelques instant, puis pouffa avant d'éclater de rire. Katsuki grinça des dents. Il pouvait pas arrêter un instant, non ? Il en avait marre que le vert se fiche de lui à chaque fois qu'il le voyait. Il pouvait pas juste être normal ?

- Mais je ne joue pas Katchan ! Ce n'est pas un jeu, je te l'ai déjà dit !

- Mais alors qu'est ce que tu fous merde ! Réponds au lieu de rire comme un con !

- Puisque tu insistes, finit par répondre le vert.

En un instant, toute trace d'hilarité avait quitté son visage et un éclat froid brillait dans ses yeux.

- Tu vois ce qui est arrivé à Ochaco, Shoto et Momo ?

- Oui, répondit le blond avec réticence.

- Tu réalises qu'Ochaco n'a plus aucune confiance en elle et que le mariage de Shoto et Momo va être annulé ? Que leur couple a été brisé ?

- ... Oui.

- Hé bien, c'est ce qui va vous arriver, finit-il avec un sourire cruel.

- QUOI ?!

- Je n'ai pas d'explication plus claire, mon cher Katchan. À toi de comprendre, maintenant.

Il réfléchit quelques instant avant d'ajouter à un Katsuki effaré :

- Mais je peux te promettre une chose, Katchan.

Il se rapprocha du blond à tel point que leur nez se touchait presque puis reprit avec un sourire charmeur mais toujours cruel.

- Tu seras le dernier.

Il s'éloigna aussi vite qu'il s'était approché laissant le blond totalement abasourdi.

- Maintenant tu as assez d'informations. Vas-t-en.

Il lui attrapa le bras et le jeta presque dehors. Juste avant qu'il ferma la porte Katsuki l'arrêta avec son pied.

- Si tu me détestes autant, pourquoi est-ce que tu m'appelles toujours Katchan ?

Encore une question qui sort toute seule. Il faudrait peut-être qu'il fasse quelque chose pour régler le problème. Ou pas vu que le vert s'immobilisa avec un expression pensive, presque nostalgique. Triste ? Expression qui s'en alla dès qu'il répondit.

- Parce que si "Katchan" n'existait pas, "Deku" non plus.

Et il claqua la porte avec une telle force que le blond tomba à la renverse.


Et voilà !

Pas trop déçu ? J'ai fait de mon mieux, je vous jure !

Bon tant que j'y suis, allez lire "Nourrir le loup" de Karshall, je fais sa bêta, c'est une super fic sur MHA avec des hommes-bêtes. Je vous jure, elle est très bien.

Bon bah, à la prochaine pour le chapitre 11. On sera sur le point de vue de Hanta ! (Mais si, c'est Scotch man, vous voyez pas ?) Je risque d'être encore moins régulière que maintenant avec les cours qui reprennent, désolée d'avance !

Rendez-vous au prochain chapitre !