Bonjour les gens et bonne année, avant tout. J'ai eu l'idée de deux petites histoires, d'abord sur Castiel, puis sur Lucifer, du coup je me suis dit que j'allais faire un petit recueil de Noël, même si je suis fameusement à la bourre et que je ne trouverai sans doute rien d'autre à écrire par la suite sur ce thème-là x) (un recueil de deux histoires, je suis sûre que c'est une première)

On commence donc avec Castiel ! Bonne lecture, on se retrouve en bas !


1 - Castiel

Castiel s'assit sur un banc quelque part dans le Dakota du Nord, insensible au froid de plus en plus glacial qui commençait à envahir cette partie des Etats-Unis. Dans le parc où il s'était arrêté, les gens passaient rapidement devant lui, pressés de rentrer chez eux pour se mettre à l'abri. Castiel, lui, avait tout son temps.

Enfin, Chuck était quelque part dans l'univers en train de détruire ses autres mondes et Jack était en dépression depuis qu'il avait récupéré son âme, mais honnêtement, Castiel se sentait impuissant face au mal-être de son fils adoptif. C'était un problème qu'il devait régler avec Sam et Dean, lui n'avait pas voix au chapitre, cette fois.

Certes, Castiel avait souffert de la mort de Mary, d'autant qu'il s'en sentait coupable, mais il savait que jamais Dean ne lui pardonnerait son erreur, mais Jack… Jack avait peut-être une chance. Donc l'Ange du Jeudi se tenait à distance respectable des Winchester pour l'instant, c'était mieux ainsi.

Castiel croisa les bras sur sa poitrine et sentit quelque chose de solide dans son trench-coat. Interloqué, il enfonça une main dans la poche de son manteau et en tira un bonhomme en plastique jaune de la marque Lego et un bout de papier plié en quatre. L'ange les fixa un instant sans comprendre, puis les souvenirs affluèrent.


C'était Noël, quelques années plus tôt. Castiel marchait d'un pas préoccupé dans les rues d'une ville couverte de neige pour une raison X ou Y dont dépendait sûrement le monde entier quand il avait entendu un bruit qui l'avait fait freiner des quatre fers. Cela ressemblait à des pleurs d'enfant, et Castiel hésita un instant à poursuivre son chemin, mais l'appel de détresse fut plus fort que le reste.

Maudissant ce contretemps, Castiel dressa l'oreille et suivit les pleurs jusqu'à une petite ruelle sordide où une gamine semblait aux prises avec un homme d'une quarantaine d'années. L'ange s'engagea dans l'allée en silence, prêt à assommer l'humain qui osait s'en prendre à la petite, mais prit tout de même le temps d'observer la scène en détail.

La fillette, engoncée dans un épais manteau rose flashy et surmontée d'un bonnet blanc, pleurait toutes les larmes de son corps, coincée dans le cul-de-sac. Elle faisait des allées et retours d'un côté à l'autre de la ruelle, cherchant une faille dans la vigilance de son agresseur pour pouvoir s'enfuir. L'homme, qui tournait le dos à Castiel, riait des efforts de la gamine et bloquait efficacement le chemin avec sa large carrure et un couteau de chasse qu'il tenait négligemment.

C'est à cet instant que la fillette remarqua Castiel. Elle tourna immédiatement ses yeux noirs vers lui, attirant l'attention de son agresseur sur le nouveau venu.

- S'il vous plaît, aidez-moi ! supplia-t-elle.

C'était inutile, car Castiel fonçait déjà vers l'humain, qui essaya d'attraper la fillette pour se servir d'elle comme d'un otage. Sans lui laisser le temps d'agir et sans se préoccuper de sortir sa lame angélique, Castiel fut sur l'autre en un clin d'œil et lui décocha un coup de poing à la mâchoire, l'étourdissant pour de bon.

- Qu'est-ce que… ? balbutia l'homme en tombant à genoux.

Castiel le retint par le col et fronça les sourcils dans sa direction, écœuré par son comportement :

- Tu devrais avoir honte, dit-il, de t'en prendre à un enfant innocent.

- Quoi ? Mais c'est pas…!

Castiel coupa court à ses récriminations en l'assommant proprement d'un revers de la main. Être un ange avait ses bons côtés, parfois. Un fois l'homme à terre, l'Ange du Jeudi se tourna vers la gamine, qui le considérait d'un air craintif. Castiel s'accroupit et offrit un sourire rassurant au petit bout d'humaine qui finit par le rejoindre en essuyant ses larmes. L'ange en trench-coat l'examina rapidement et découvrit du sang sur ses genoux, preuve qu'elle était tombée en prenant la fuite.

Castiel se pencha et passa la main sur un genou, puis l'autre, résorbant rapidement les blessures de la gamine, qui leva un regard émerveillé vers lui.

- Vous… vous êtes un magicien ?

Castiel hésita, puis finit par opter pour la vérité. De toute façon, personne n'y croirait.

- Je suis un Ange du Seigneur et je m'appelle Castiel, se présenta-t-il poliment. Maintenant dis-moi, où sont tes parents ?

- Je ne sais pas… se renfrogna la petite en s'accrochant au pardessus de Castiel.

- Bon, où les as-tu vus pour la dernière fois ?

La fillette fit mine de réfléchir.

- On était au Village du Père Noël, dit-elle finalement. Tu vas m'aider à les retrouver, hein Monsieur l'Ange ?

- Bien sûr, acquiesça gentiment Castiel.

La petite le prit par la main et se laissa entraîner dans les rues de la ville par son désormais ange gardien, qui tirait derrière lui l'agresseur inanimé contre lequel la neige s'entassait à mesure que Castiel avançait. L'étrange trio reçut plusieurs coups d'œil étonnés de la part des passants, mais personne ne jugea utile de leur poser de question. La petite fille trottinait comme un poussin derrière Castiel, qui se fichait pas mal de ce que les humains pensaient de lui.

Ils atteignirent le marché de Noël après dix bonnes minutes de marche et firent le tour des stands illuminés pour l'occasion. Il y avait là plusieurs centaines de personnes qui riaient, buvaient et glissaient, mais nulle trace des parents de l'infortunée gamine.

- Dis-moi si tu vois tes parents, d'accord ? intima-t-il à sa protégée.

- Je suis trop petite, je ne vois rien, se lamenta-t-elle en se dressant sur ses pointes pour tenter de les apercevoir.

Castiel soupira, cacha son criminel sous le stand d'un forain et souleva la petite pour l'asseoir sur ses épaules. La gamine rigola, ravie, et posa les mains sur la tête de Cas pour ne pas tomber en arrière.

- Tu les vois ? demanda à nouveau le grand brun.

- Oui ! Là-bas, près du sapin ! s'exclama-t-elle. Ils ont l'air triste…

- C'est normal, ils doivent te chercher, l'apaisa Castiel en se dirigeant vers l'énorme conifère décoré de guirlandes lumineuses.

Il lui fallut une minute entière pour parvenir à l'endroit susdit à cause de la foule, mais les cris soulagés des parents en valaient la peine. Castiel déposa la gamine dans les bras de sa mère et observa leurs retrouvailles en silence.

- Un méchant monsieur a essayé de me kidnapper mais le gentil ange est venu m'aider ! raconta la petite au jeune couple. Il a cassé la gueule du vilain et il m'a ramenée ici !

Le père remercia chaudement Castiel, qui hocha la tête avec modestie.

- Donc vous êtes un ange, sourit la mère.

- Je m'y emploie, avoua Castiel. Ne vous inquiétez pas pour son agresseur, je m'en occupe. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, j'ai à faire.

- Bien sûr, approuva le père en lui serrant franchement la main. Joyeux Noël Monsieur l'Ange !

Castiel sourcilla. Il avait cru voir des crocs dans la bouche ouverte de l'homme qui lui souriait, mais il n'en était pas sûr.

- Joyeux Noël, salua-t-il avant de s'éloigner de la petite famille.

- Attends ! fit une petite voix alors qu'il avait l'impression que son manteau s'était coincé quelque part.

Il se tourna et tomba à nouveau sur la gamine, qui le regardait avec un grand sourire. Castiel s'accroupit et regarda sans comprendre le poing que la petite fille lui montrait.

- Donne ta main, expliqua la fillette.

Et là, elle laissa tomber sur la paume de Castiel… un bonhomme en Lego. L'ange la dévisagea sans comprendre et la petite lui adressa un sourire plein de crocs. Ah, l'agresseur devait être un chasseur. Oups.

- C'est pour te remercier. Et puis c'est Noël, fit simplement la gamine vampire en déposant un gros bisou sur sa joue avant de courir rejoindre ses parents.


Castiel considéra la figurine en souriant et la posa debout sur son banc. Il ignorait pourquoi il l'avait gardée, mais le souvenir lui faisait chaud au cœur. Ce n'était pas tous les jours qu'il aidait des vampires, après tout.

Il prit ensuite le papier fripé et le déplia, se servant de son genou droit pour l'aplatir et sentit son rictus s'élargir alors qu'il en parcourait le contenu, adressé à un certain Castiel Swift.


Castiel observait un groupe d'abeilles en train de butiner un parterre, accroupi sur un trottoir, quand il sentit quelque chose le heurter. Il se tourna juste à temps pour voir une femme en tailleur gris et hauts talons faire un plat sur le sol et se précipita pour l'aider à se relever.

La femme lui adressa un regard indigné et ouvrit la bouche pour lui crier dessus. Elle se ravisa pour ramasser un téléphone et le porta à son oreille sans quitter Castiel de son regard furieux.

- Oh, c'est rien, Mike, un crétin de SDF m'a fait tomber… Non, je n'ai rien, enfin… merde, mes bas sont fléchés ! Oh, je vais le tuer… Enfin, occupe-toi de trouver quelqu'un en vitesse. Il faut que le documentaire sorte cet après-midi, Mike, dois-je te le rappeler ? Au pire, on demandera à Thierry de… Comment ça, il est malade ?!

La businesswoman tapa du pied en écoutant la réponse, puis fronça les sourcils derechef.

- Je m'en fous, Mike, trouve quelqu'un !

Elle raccrocha rageusement et fusilla Castiel des yeux.

- Peut-on savoir ce que vous foutiez au-dessus de ce foutu parterre ?

- Je suis désolé de vous avoir fait tomber, je regardais les abeilles et j'ai perdu la notion du temps. Je peux rembourser vos bas si vous voulez.

Mais la femme semblait avoir oublié les trous dans ses vêtements. Elle le fixait maintenant d'un air complètement éberlué, comme si Castiel venait de se lancer dans un numéro de yodle endiablé.

- Est-ce que ça va ? s'enquit l'ange, mal à l'aise.

- Vous… vous avez déjà bossé dans l'audiovisuel ? demanda la femme à brûle-pourpoint.

- Heu, non ?

- Vous êtes sûr ? Une voix comme la vôtre…

Castiel la fixa sans comprendre et resta planté sur le trottoir, les sourcils froncés par l'incompréhension. La femme dut le sentir perplexe car elle rangea son téléphone dans sa poche et lui tendit une main - c'est comme ça que les humains se saluaient, d'après les souvenirs de Castiel.

- Bridget Wilson, je travaille pour la chaîne National Geographic.

Voyant que Castiel nageait encore dans la perplexité, elle poursuivit un peu plus lentement :

- C'est une chaîne de télévision qui diffuse des documentaires animaliers et scientifiques, ce genre de trucs… vous ne connaissez vraiment pas ?

L'ange secoua la tête de gauche à droite, mais Bridget ne se démonta pas.

- Ce n'est pas grave. Est-ce que ça vous dirait de travailler pour nous ? Voyez-vous, nous devons absolument sortir un documentaire cet après-midi et le collègue qui s'occupe de la voix-off a dû quitter les studios en catastrophe parce que sa femme… enfin, il nous faut une voix-off de remplacement en urgence.

- Hm hm, acquiesça Castiel pour montrer qu'il suivait.

- Le truc, poursuivit Bridget, c'est que nos voix-off sont assez particulières. On ne prend que des voix calmes, un peu profondes… pour donner un effet apaisant, vous voyez ? Et il se trouve que votre voix est parfaite pour ça, alors si vous n'avez rien de prévu, on peut faire un essai avec un texte bidon et si ça matche, on vous embauche pour la journée. Vous serez payé, bien entendu ! ajouta-t-elle rapidement en voyant Castiel hésiter.

- Vous me proposez un job alors ? (Bridget hocha la tête, un sourire plein d'espoir aux lèvres) He bien, d'accord, mais j'ai juste une question.

- Si c'est pour l'argent, on peut passer voir mon chef pour décider d'une prime. Et si vous avez du succès auprès du public, on pourrait même vous réembaucher plus tard pour un contrat plus long !

- Non, en fait… c'est quoi une voix-off ?


Voilà comment Castiel se retrouva avec un casque sur les oreilles et un rond en plastique sous les yeux, en plus du texte qu'il était censé lire. Bridget et ses collègues le regardaient à travers une vitre et l'ingénieur du son lui adressa un signe pour qu'il commence à lire. L'ange haussa les épaules et entama sa lecture :

- Au printemps vient la saison des amours. La femelle panda…

- Est-ce que tu veux bien parler dans le micro , mec ? l'interrompit la voix de l'ingénieur dans son casque.

Castiel sursauta et chercha son micro des yeux.

- Le truc rond devant vous, ajouta Bridget en se penchant vers le micro de l'ingénieur pour qu'il l'entende.

L'Ange du Jeudi se tourna vers le rond en plastique et balbutia un "d-d'accord" dans le micro. L'ingénieur lui fit à nouveau signe de lire et Castiel s'exécuta sagement, décrivant avec moult détails la reproduction des pandas.

Dix minutes plus tard, le texte était enregistré et Castiel sortit de son box pour rejoindre Bridget. L'ingénieur du son lança l'enregistrement pour leur faire écouter le résultat.

- Essayez de mettre plus d'intonation, conseilla Bridget. Restez bien en face du micro et gardez le même niveau sonore tout au long de votre lecture. A part ça, vous êtes génial, Mr Swift, vraiment.

- Je peux le faire, assura Castiel avec sérieux. On refait un essai ?

- Non, on n'a pas le temps, fit l'ingénieur. On a une heure et demie de documentaire à doubler, je vous rappelle.

- D'accord, on passe au prompteur, décréta Bridget. Venez, Mr Swift, je vous montre comment ça marche.

On installa Castiel devant un écran et on lui remit d'autorité un casque sur les oreilles et un micro sous le nez.

- On va vous passer le documentaire, expliqua Bridget. Le texte va défiler au bas de l'écran, il vous suffit de le lire au bon moment, d'accord ?

- D'accord, fit Castiel, de plus en plus intrigué par son nouveau job.

Le premier essai fut un désastre. Castiel, fasciné par les prises de vues idylliques en milieu forestier, oubliait de lire son texte pour se concentrer sur les adorables bestioles.

La deuxième prise fut un tantinet plus réussie, car Castiel se forçait à ne pas regarder les images pour ne voir que le prompteur. Cependant, ce dernier passait si vite qu'il eut du mal à suivre.

- Je suis désolé, dit-il d'un air penaud. Je vais faire un effort.

Au troisième essai, Castiel se mit en mode 100% ange, celui qui lui permettait de survivre pendant ses nombreux combats, et énonça distinctement chacun des mots qui défilaient sous ses yeux. Soulagé, il voulut profiter d'une pause musicale pour voir la réaction de Bridget, mais ce faisant, son regard tomba sur le documentaire et il ne put s'empêcher de commenter à voix haute ce qu'il voyait.

- Aaaaw, non mais regardez-moi tous ces lapereaux. Ils sont adorables. Dieu a fait du très bon boulot avec ceux-là, vous avez vu leurs grands yeux noirs ?

Un mouvement attira l'œil de Castiel sur l'ingénieur du son, qui se cognait le crâne sur sa console de façon répétitive. Bridget avait l'air attendri, mais elle se reprit rapidement et émit un rire nerveux. Castiel la vit discuter avec son collègue, dont le front était maintenant rouge, et le prompteur repartit fut rembobiné à toute vitesse.

- Bon, mec, tu vas te concentrer sur ton texte ou je t'enlève l'image, capisce ? menaça l'ingénieur.

Castiel lui fit le coup des grands bleus humides et l'autre homme râla avant de lui faire signe de lire.

La matinée passa à toute allure, ponctuée de commentaires sur la façon dont il devait lire certains passages, puis de suggestions angéliques pour rendre la voix-off plus attrayante. Au bout d'un moment, Castiel fut capable de lire le texte tout en regardant l'image et la qualité de sa lecture s'en ressentit. Il prenait un ton sérieux quand un prédateur coursait sa proie et s'exprimait avec tendresse quand une scène particulièrement mignonne se déroulait devant lui. Il faillit appeler Sam un élan particulièrement grand, mais se retint de justesse. Tout en lisant, il se demanda à quoi devait ressembler un documentaire sur la vie des Winchester.

Au final, ce genre d'émission aurait été comme celle-ci : chasse, dialogues chargés en émotions, sommeil, baston, chasse, chasse, nourriture… sans oublier les déambulations des deux frères dans une ville lambda pour interroger les témoins d'un meurtre.

L'Homme, pensa Castiel, était donc bien un animal. Ils n'étaient pas forcément des singes sans poils comme le disait Zacharie, mais plutôt des représentants de toutes les espèces. Dean ressemblait à un écureuil furibond tandis que Sam avait la placidité trompeuse de l'élan en train de patauger dans une rivière. Bobby Singer avait tout du saint-bernard. Ellen Harvelle était une lionne et sa fille Jo était bien partie pour en devenir une à son tour.

Et tout ça, comprit Castiel, lui rendait les humains plus sympathiques.


Castiel, plongé dans ses souvenirs, ne vit pas la nuit tomber sur le parc où il s'était arrêté.

Après avoir terminé l'enregistrement du documentaire, Bridget l'avait entraîné à l'extérieur de la pièce pour laisser l'ingénieur faire son boulot. La jeune femme lui avait offert un café tout en le complimentant sur son timbre particulier et ils avaient fini par discuter de tout et de rien dans les couloirs de National Geographic. Bridget l'appela quelques jours plus tard pour lui annoncer que le public avait apprécié sa prestation (surtout les ménagères) et Castiel ne put s'empêcher d'en retirer une certaine fierté.

La chaîne lui avait envoyé un chèque que Castiel n'avait jamais encaissé et le rappela quelques fois pour lui proposer de remplacer un employé ou l'autre. L'ange fit de son mieux pour répondre à leurs demandes sans en informer les Winchester mais n'accepta aucun autre paiement. Bon, Dean l'avait bien regardé avec une expression suspicieuse en zappant par hasard sur un documentaire qu'il avait doublé, mais il ne put jamais prouver qu'il s'agissait bien de sa voix.

Castiel avait précieusement conservé le chèque et la figurine dans son trench-coat, dissimulés par un verrou énochien qui empêchait tout ce qui n'était pas lui d'y avoir accès. Même Lucifer ne les détecta jamais pendant la période où il l'avait possédé, et même s'il y était parvenu, il n'aurait jamais pu comprendre l'importance qu'ils revêtaient pour lui.

Pourquoi ces objets avaient-ils attendu ce jour pour se manifester à nouveau, Castiel n'en savait rien. Ce qu'il savait, c'est qu'il avait une famille, dorénavant, et que cette famille avait besoin d'aide, comme une certaine gamine aux dents longues ou une journaliste au caractère bien trempé.

L'Ange du Jeudi se leva de son banc, remit ses souvenirs bien à l'abri dans sa poche et se hâta de rejoindre sa voiture, direction Lebanon, Kansas, où sa famille l'attendait…


Et voilà la petite histoire que je voulais écrire sur Castiel :D

Mais qu'il est gentil cet enfoiré… ça c'est un ange, un vrai !

Un petit commentaire pour Cas ?