Merci à tous pour vos reviews! Certains risquent d'être déçus et de m'en vouloir, mais voici la suite et fin!
Épilogue : En famille.
Dix ans plus tard
-Iris! Appela Emma. Iris allez on doit y aller!
-J'arrive ma'! Répondit l'enfant.
Quelques minutes après, une petit blonde -plus foncé que sa mère- descendait les escaliers, les cheveux flottant derrière elle, dans un jean et un sweat avec ses bottes préférées.
-Tu as tout ce que tu veux? Demanda la blonde.
-Oui, doudou et mon carnet sont dans mon sac. Affirma l'enfant. Et maman est où?
-Tu te souviens, on rejoint maman et les mamies pour manger. Rappela Emma en attrapant sa fille.
Iris avait quatre ans, elle et Regina l'avaient adoptée depuis deux ans, et les choses se passaient à merveille. Les mamans étaient heureuses, elles avaient mit cinq ans à adopter un enfant, cinq ans de déceptions, d'espoirs, de peines et de paperasses. Mais elles avaient eu leur petite fille, Iris avait été abandonnée à l'âge de un an et huit mois dans la rue, sans rien, personne ne savait quoi que se soit, la seule chose était un bracelet de naissance au nom d'Iris, alors elle avait passé trois mois en orphelinat avant d'être adoptée par le couple. Quand elles avaient su qu'elles allaient avoir un enfant, Regina avait proposé de retourner vivre à Storybrooke, pour élever leur fille où elles avaient grandi, mais surtout près de ses trois grands mères qui étaient rapidement devenues gaga. Emma travaillait comme illustratrice et graphiste, donc à distance c'était facilement faisable, et Regina travaillait à la mairie, avec sa mère dans l'optique d'être élue maire un jour, à la suite de sa mère. Elles vivaient donc à Storybrooke de nouveau depuis deux ans et demi.
-Mais pourquoi maman est pas là avec nous? Demanda la blondinette dans les bras de sa mère, son sac sur son dos.
-Parce que maman travaillait avec mamie Cora ce matin. Rappela la blonde en mettant son sac en bandoulière sur son épaule pour quitter ensuite la maison.
-Mais pourquoi? Tu as dis que le samedi c'était pas école. Rappela Iris alors que la blonde se battait avec ses clés pour fermer la porte.
-Oui c'est vrai, mais maman et mamie Cora elles travaillent plus parce qu'elles s'occupent de toute la ville. Expliqua Emma en descendant l'allée de la maison. Tu te rends compte un peu, maman elle doit s'occuper de tout le monde.
-Comme les reines et rois dans les livres que tu me lis le soir? Demanda l'enfant agrippée aux épaules de sa mère qui marchait vers le restaurant.
-Voilà, exactement ça. Maman est une reine. Sourit la blonde avant d'embrasser le front de sa fille.
-Je pourrais être reine moi plus grande? Demanda Iris.
-Bien sur mon coeur, tu pourras être tout ce que tu veux. Assura Emma avec un sourire. Mais pour le moment t'es une princesse et c'est bien.
-D'accord. Mais je suis une princesse Mulan ou Merida ou Raiponce, mais pas Blanche Neige ou Cendrillon. Elles sont nazes elles. Décida la petite fille.
-Pourquoi elles sont nulles? Gloussa la blonde, elle avait toujours l'impression de se voir en sa fille, mais dans ce genre de moment c'était encore plus marquant.
-Parce qu'elles dorment et attendent le prince. Mais les autres elles sont fortes, elles foncent tête baissée, maman dit, et elles se battent toutes seules! Elles sont trop géniales! S'enthousiasma Iris alors qu'elles étaient devant le restaurant.
-Tu es vraiment une mini moi. Rit tout bas la blonde en poussant la porte d'entrée.
À l'intérieur, elle vit de suite Ingrid et Mallie, assises à une table, se souriant en discutant face à face, quatre places vides près d'elles.
-Mamie! Appela Iris en se dandinant.
-Chéries! Fit la femme.
Emma posa sa fille qui couru dans les bras de sa grand-mère. La blonde salua alors sa belle mère, avant d'embrasser Ingrid. L'enfant fut assise sur la chaise près de sa mamie, face à la blonde qui était près de Mallie. Cinq minutes après les deux Mills arrivaient et Iris se retrouva debout sur sa chaise pour faire un câlin à sa mère brune qui la recouvrit de bisous avant de laisser sa place à Cora qui finit par s'asseoir près de sa petite fille. Regina vint alors s'asseoir près de sa femme, capturant ses lèvres dans un baiser aimant. Elles s'étaient mariées un an et demi après la demande de Regina, à Storybrooke avec leurs quelques amies et la famille. Elles avaient même invité la soeur d'Ingrid, mais celle ci avait dit qu'elle ne voyait pas pourquoi elle « assisterait à un mariage qui ne devrait même pas être autorisé, puisque sans un homme ça n'est pas un mariage, et qui plus est elle n'avait aucun intérêt à se présenter pour un mariage qui ne la concernait pas ni un membre se sa famille ». Ça avait été la goutte de trop, Ingrid comme Emma avait cessé de voir la femme, et n'avait donc plus de nouvelles depuis plus de huit ans. Elles ne s'en portaient que mieux, et les jeunes mamans préféraient largement élever leur fille loin de membre nocif de leur famille.
-Pourquoi notre fille est habillée comme toi? Demanda Regina, un bras toujours autour de sa femme, le regard sur sa fille.
-Elle a choisi j'ai rien fait. S'empressa de répondre la blonde. Elle s'est habillée seule comme une grande.
-Évidemment. Soupira la brune en levant les yeux au ciel, léger sourire aux lèvres en se mettant bien face à la table, sa mère face à elle. Elle te ressemble beaucoup trop.
-Oui je sais. Et j'en suis très fière. Sourit Emma. Et tu es tombée amoureuse de moi, tu m'aimes follement même quand j'étais renfermée et étrange alors ne fait pas de commentaires méchants. Rit-elle.
-Je vous aime. Sourit Regina.
La blonde se pencha pour un baiser qu'elle obtint facilement.
-Tout c'est bien passé à votre réunion ce matin? S'assura Emma.
-Oui, mais toi et Iris m'avez manqué. J'ai eu tellement de mal à partir ce matin. Tu dormais, et tu étais belle et sereine, et je pouvais pas m'arrêter de te regarder. Puis quand j'ai finalement réussi, je suis passé voir si Iris dormait bien, et elle était tellement chou que je suis restée à l'admirer. Soupira la brune.
-Tu fais ça tout les samedis. Gloussa la blonde.
-Oui, parce que tout les samedis je regrette l'époque ou je ne travaillais pas ce jour là. Argua Regina. Tu te souviens, quand on était à l'université et dans notre petit appart', on lézardait jusqu'à midi le samedi matin, enroulées autour de l'autre, à parler, s'embrasser, sans se soucier de ce qui pouvait bien se passer dehors.
-Oui je me souviens. Sourit Emma en caressant sa joue.
-C'était la belle époque. Ironisa la brune.
-Une belle époque, mais regarde actuellement ce que l'on a. Remarqua la blonde en désignant du menton sa fille.
Celle ci était assise en face de sa mère blonde, riant avec ses deux grands mères qui l'entouraient. Mallie qui était à la droite d'Emma regardait la scène avec amusement, participant quand sa petite fille attirait son attention. Iris était toujours au centre de l'attention, et Regina devait reconnaître que sa femme avait raison.
-Okay, c'est maintenant la belle époque, on l'a elle. Reconnu Regina dans un sourire.
Deux ans plus tard
Regina triturait sa tasse de café en regardant sa fille devant elle, qui riait avec Emma en mangeant leurs pancakes. Iris avait six ans maintenant, et la brune n'aimait pas ça, son bébé grandissait bien trop vite. L'année précédente les élections avaient eu lieu à la mairie, et elle avait passé une bonne partie de l'année à faire campagne, résultat elle était certes élue mais elle avait aussi louper beaucoup d'instants de sa femme et de sa fille, bien qu'Emma l'avait toujours tenue le plus au courant possible. Regina était maire depuis quelques mois maintenant, sa mère la soutenant et l'aidant quand elle avait besoin. Emma travaillait toujours en freelance tout en étant mère au foyer, ce qu'elle aimait particulièrement. La blonde avait eu quelques soucis avec son coeur, quand elle s'occupait d'Iris elle s'oubliait, et ne prenait plus garde aux règles même aux plus basiques. Et bien sûr leur fille ne savait rien de la maladie de sa mère alors quand Emma avait fait un malaise après lui avoir couru après dans le jardin un jour, l'enfant avait pleuré et crié à l'aide paniquant. Emma avait été emmenée à l'hôpital et les mamans avaient dit à Iris que ce n'était rien de grave, pourtant la santé d'Emma n'allait pas en s'améliorant, seulement Regina le savait. Mais en cette matinée ce qui contrariait vraiment la brune, c'est que sa fille faisait son entrée en primaire et cela la sortait définitivement de l'âge bébé et Regina n'était pas prête à ça. Ce matin elle était descendue dans son uniforme, sourire aux lèvres ses boucles blondes balançant dans son dos.
-Et si je te faisais une jolie queue de cheval pour dégager ton joli visage mon amour? Proposa Emma, une main sur la tête de sa fille.
-D'accord. Mais une haute. Pas les moches qu'on fait quand je fais la cuisine avec maman. Accepta Iris en retirant son chouchou en tissu de son poignet.
-Oui madame, à vos ordres madame. S'amusa la blonde en se levant pour se mettre dans le dos de sa fille et la coiffer.
Alors que la blondinette riait, elle regarda sa mère face à elle.
-Ça va maman? Demanda-t-elle.
-Oui, bien sur. Mentit Regina en souriant.
-Alors pourquoi tu avais l'air triste? Interrogea la petite.
-Je ne suis pas triste. Mais tu grandis trop vite ma chérie. Souffla la brune en tendant le bras pour caresser la joue de sa fille. Et j'ai peur pour toi.
-Pourquoi? Je vais à l'école pas au milieu de l'océan. Gloussa Iris.
-Je sais. Mais je suis une maman, j'ai toujours peur pour ma fille. Tu comprendras si tu deviens maman. Sourit Regina. Maintenant chaussures et veste ou tu seras en retard.
Iris, dont la queue de cheval était parfaite, sauta du tabouret pour partir vers l'entrée. Emma la regarda partir et se tourna vers sa femme.
-Ok, je sais que t'as peur et que je devrais te rassurer, mais je panique. Et si ça se passe bien avec les autres enfants? Si elle se fait pas de copains? On dit toujours qu'elle est mon copié collé, et pour moi l'école c'était l'horreur jusqu'à ce que je sorte avec toi. Je veux pas que ça lui arrive. S'emballa la blonde.
-Emma, bébé. Soupira la brune en posant sa tasse pour contourner le comptoir et venir embrasser sa femme.
-Tu m'avais pas appelé bébé depuis longtemps, je pensais plus être ton bébé. Marmonna Emma en la serrant contre elle.
-Tu seras toujours mon bébé, mais si je t'appelle ainsi devant notre fille ça ne fera pas vraiment sérieux. Gloussa Regina en caressant ses joues.
-Elle comprendra, elle nous comprend toujours. Assura la blonde, retrouvant sa mine inquiète.
-Elle ira bien, c'est sûr, impossible autrement. Promit la brune. Elle est timide mais pas renfermée, pas comme-
-Pas comme moi? Comprit Emma.
-Oui. Tu étais renfermée. Constata Regina.
-Je sais. Soupira la blonde. Elle ira bien. Mais je refuse qu'elle devienne le genre de pétasse que tu étais.
-Eh! S'exclama la brune. Je n'étais pas une pétasse!
-Tu te l'as jouait pétasse, si. Remarqua Emma.
-Mamaaaans! Appela Iris depuis l'entrée.
-On arrive! Répondît la brune. Tu m'aimais, et tu étais excitée par la pétasse. Argua-t-elle vers sa femme en allant vers l'entrée avec elle.
-Non, j'aimais le look femme fatale que tu portais, mais pas le rôle que tu jouais à l'école. Et je t'aimais parce que je voyais au delà du masque de populaire, je voyais la vraie toi, j'aimais, j'aime et j'aimerais toujours la vraie toi, pas celle que tu montres aux autres. Mais au moins aujourd'hui tu portes moins ton masque. Remarqua Emma en enfilant sa veste.
-Maman elle porte un masque? S'étonna leur fille.
-Non, c'est rien qu'une expression chérie. Assura Regina. Vous êtes prêtes, on est parties?
Les deux acquiescèrent, et elles quittèrent la maison ensemble. Pour ce jour de rentrée, Regina avait décidé d'aller avec sa petite famille jusqu'à l'école pour voir sa fille s'éloigner et grandir. Mais une fois devant les grilles elle regretta son choix, elle se crispa sur la main de sa femme alors qu'Iris sautillait avec son sac.
-À plus les mamans! S'écria la jeune fille.
-Eheh! Tu restes là miss. Ordonna la blonde. Tu pourrais nous faire un bisou quand même.
Iris leur sauta dessus et les embrassa tour à tour.
-Je peux y aller maintenant? Demanda-t-elle.
-Tu fais attention à toi. Réclama Regina en s'accroupîssant pour bien mettre son uniforme. Tu laisses pas les autres t'embêter mais tu frappes pas non plus. Tu es gentille et forte. Et on vient te chercher ce soir. Si ni maman ni moi ne sommes là tu ne sors pas de l'école. D'accord mon coeur? S'assura-t-elle.
-Oui maman, tu l'as déjà dis. Soupira Iris. Maaaa'. Geignit-elle cherchant de l'aide.
-Tu fais tout ça et tu profites de ta journée. On t'aime. Sourit Emma en caressant le dos de sa femme.
-Vous aime aussi! Cria l'enfant en disparaissant.
-Elle aurait du faire l'école à la maison. Marmonna Regina en la regardant partir.
-Mais c'est toi qui a refusé! J'avais proposé exactement ça. Argua Emma.
-Mais c'est pas bon pour sa sociabilité. Rappela la brune. J'ai juste peur pour elle. Je..Je sais pas comment je vais faire pour travailler. Soupira-t-elle.
-Prend ta journée alors. On peut la passer juste toutes les deux. Ça fait longtemps qu'on a pas fait ça. Remarqua Emma en la serrant dans ses bras.
Regina hésita une seconde mais craqua quand sa femme l'embrassa.
-Je t'aime. Murmura la brune.
-Pas autant que moi. Sourit la blonde. Appelle le bureau maintenant.
Dans un rire la brune appela la mairie pour dire qu'elle ne serait pas la. Et les deux femmes passèrent la journée sous la couette comme lorsqu'elles étaient plus jeunes, même si Emma fatiguait plus rapidement qu'avant.
La fin de journée venue, le couple alla à l'école et attendit devant la grille au milieu des autres parents qui les regardaient. Maire et couple homoparental, il fallait oublier la discrétion, surtout qu'elles vivaient dans leur petite ville natale. Après quelques minutes, la grille s'ouvrit et les enfants allèrent vers leurs parents. Il fallu deux minutes pour qu'une masse blonde bien plus ébouriffée que le matin leur fonce dessus.
-Vous êtes là! Cria Iris ravie.
-Bien sur qu'on est là. Souffla Emma en se penchant pour embrasser sa tête.
-T'as passé une bonne journée? Demanda la brune.
Et Iris partit dans une longue histoire racontant toute sa journée en détail, ravie, euphorique, s'emballant. La voir si enjouée et heureuse fit sourire les mamans qui se sentirent rassurées pour la suite.
Quatre ans plus tard
Emma passait l'aspirateur dans le salon, sa fille -de dix ans maintenant- était à l'école et Regina à la mairie, elle était dans son deuxième mandat et aimait assez ce poste bien qu'il était très prenant. Emma s'épanouissait dans son métier d'illustratrice-graphiste en freelance et de maman poule, même si sa fille avait bien grandi et aimait moins qu'avant passé du temps avec elle. Leurs vies leurs convenaient ainsi, le couple roucoulait toujours avec quelques disputes passagères, et les trois grands mères adoraient leur petite fille et avaient enfin comprit qu'il n'y aurait pas d'autre adoption, une enfant c'était tout. Emma continuait son traitement, qui était plus lourd qu'avant, elle avait eu quelque soucis et quelques hospitalisations, elle savait que se serait ainsi, elle avait trente sept ans bien passé, il fallait qu'elle fasse encore plus attention qu'avant. Mais elle restait aussi très tête de mule, Regina lui demandait de ralentir, ne voulant pas la perdre, mais la blonde avait toujours la même philosophie, vivre chaque instant intensément. Alors elle continuait sa vie comme avant, et aujourd'hui, étant seule, et Iris dormant chez sa grand-mère ce soir, elle avait prévu une soirée romantique avec sa femme. Donc l'aspirateur passé, elle attrapa la serpillière et mit de la musique. Et puis, pensant à la soirée à venir, elle se mit à danser en passant la serpillière, s'amusant sur le son, sans se rendre compte que les battements de son coeur accélèraient follement. D'un coup sa poitrine la brûla, elle en laissa tomber la serpillière, et se tint à la chaise d'une main, l'autre plaquer sur son torse. Sa tête lui tournait, son coeur lui faisait mal et elle n'arrivait pas à respirer. Il lui fallait son médicament d'urgence, qui était dans le tiroir du comptoir à cinq mètres d'elle. Elle fit un pas en avant et son corps entier trembla, alors qu'elle haletait de douleur. Elle s'effondra sur le sol, et perdit connaissance une seconde après.
La musique résonnait encore une heure plus tard, les morceaux s'enchaînant toujours, quand Regina rentra.
-Mon amour! Je suis rentrée! S'exclama-t-elle. Iris est chez ta mère et Mallie, et très heureuse d'y être, je suis passé lui faire un bisou sur le retour, d'où mon retard! Continua-t-elle en rangeant son manteau. Emma?! Appela-t-elle.
Mais toujours pas de réponse. Étonnée elle s'avança vers le salon qu'elle trouva vide. Emma était le genre de femme qui déboulait rapidement dans l'entrée quand elle arrivait alors ne pas l'entendre ni la voir maintenant était réellement étrange. Et puis Iris avait lâché plutôt que la blonde lui préparait une surprise à la maison, donc voir que ni le salon, ni la salle à manger ne présentait de quelconque changement ou surprise était aussi bizarre. Quand elle arriva finalement dans la cuisine, elle vit d'abord le seau d'eau renversé, le sol trempé et la serpillière au sol avant d'apercevoir Emma évanouie au sol derrière le comptoir.
-Emma! Hurla-t-elle en se précipitant vers elle, tout en faisant attention à ne pas glisser sur l'eau, et en sortant son téléphone de sa poche arrière de pantalon pour appeler une ambulance.
Sur les genoux près de sa femme elle posa sa main sur son coeur puis pris son pouls qui était très faible. Elle composa le numéro d'urgence et coinca son téléphone entre son épaule et son oreille, pour mettre Emma dans une position d'urgence, alors qu'on lui répondait.
*Je suis le maire Mills, ma femme a perdu connaissance depuis un moment, je viens de la trouver, elle a une maladie au coeur.* Informa-t-elle rapidement.
*Une ambulance part, je fais prévenir le médecin Andrea Sage.* L'informa la femme au téléphone. *L'ambulance sera là dans moins de dix minutes.*
Et effectivement, huit minutes après les ambulanciers plaçaient Emma sur un brancard pour la transporter en ambulance, Regina à ses côtés -encore trempée- vers l'hôpital. La blonde était livide, ils avaient déjà prévenu qu'elle serait intubée en arrivant, mais malheureusement ce n'était pas la première fois que Regina verrait sa femme ainsi, elle avait dix huit ans la première fois que c'était arrivé. Et comme à chaque fois, une fois à l'hôpital tout s'enchaina vite, trop vite, Regina attendait qu'on lui dise ou aller. Il était tard quand la doctoresse de sa femme vint vers elle.
-Bonsoir Regina. Fit la femme.
-Bonsoir. Comment va t elle? Demanda rapidement la brune en se levant.
-Son état est stable, il faut maintenant qu'elle reprenne connaissance et on lui fera un gros check up. Informa Andrea.
-Pourquoi je sens un mais? S'inquièta Regina.
-Parce qu'il y en a un. Reconnu la doctoresse. Emma a trente sept ans, son coeur est très faible, son état se dégradait dans le dernier check up et-
-Pardon? Coupa la brune. C'est...c'est pour ça qu'elle disait toujours qu'elle n'avait pas besoin qu'on l'accompagne, elle ne voulait pas que je sache qu'elle allait mal?
-Exact. Ce n'est pas faute d'avoir essayé de lui faire comprendre qu'elle devait vous le dire, mais elle refusait toujours. Elle dit tout le temps que de toute façon elle va mourir de cette maladie, et que si c'est bientôt elle veut vivre chaque instant comme si c'était le dernier, avec vous. Raconta Andrea. Écoutez Regina, je suis Emma depuis plus de trente ans, elle ne fera jamais les choses à moitié, elle préfère mourir et avoir vécu pleinement que de vivre à moitié et mourir un peu plus tard.
-Je le sais, mais j'avais espoir que avoir Iris avait changé ça. Soupira Regina.
-Au contraire. Elle veut que sa fille se souvienne d'elle comme une femme pleine de vie et souriante, pas à moitié morte comme elle dit. Expliqua la femme. Allez Regina, venez la voir.
La mairesse souffla un coup et entra dans la chambre de sa femme. Elle caressa la tête blonde avant d'embrasser son front en la suppliant de se réveiller avant de s'asseoir à ses côtés. Puis prenant sur elle, elle prit son téléphone et appela Ingrid. La femme décrocha avec Iris, alors Regina leur annonça qu'Emma était à l'hôpital et Ingrid répondît qu'elles arrivaient avant de raccrocher. La brune prévint ensuite sa mère qui répondît la même chose. Moins d'une demie heure après les trois femmes et Iris arrivaient paniquées dans la chambre et l'enfant couru sur sa mère brune pour lui sauter dans les bras.
-Chuut mon amour, ça va aller. Assura Regina en la mettant sur ses genoux.
-Elle va pas bien n'est ce pas? Demanda l'enfant.
-Elle va se réveiller. Promit la brune, avant de regarder les trois femmes. Elle à perdu connaissance à la maison, je l'ai trouvé comme ça, je ne sais pas combien de temps elle est resté comme ça. Mais elle est stable maintenant.
-Je veux qu'elle se réveille. Marmonna Iris.
-Moi aussi, et ça va arriver. Souffla Regina en embrassant sa tête.
Pendant un long moment le silence resta, toutes assises dans la chambre, Ingrid réfugiée dans les bras d'Ingrid, Cora qui tapotait ses doigts sur sa cuisse, et Iris finit par s'endormir sur les genoux de sa mère. Regina fixait sa femme elle, attendant de voir ses yeux. Après deux bonnes heures, la brune vit un petit mouvement alors elle se bougea, posant sa fille sur le fauteuil et sortit du placard une couverture pour mettre sur elle. Elle s'approcha du lit, et caressa la tête de la blonde qui bougea doucement.
-Emma? Murmura-t-elle, attirant l'attention des autres femmes.
-Chérie, elle dort encore. Souffla Cora.
-Non, je le sais, elle se réveille. Assura Regina. Emma, bébé, s'il te plaît, ouvre les yeux. Regarde moi.
-Je ne t'avais plus entendu lui dire bébé depuis des années. Murmura Mallie.
-Emma. Appela la brune en se penchant pour l'embrasser sur le front, restant ainsi. Je sais que tu m'entends, réveille toi.
Il fallut deux minutes de plus pour que la jeune femme bouge et que ses paupières papillonnent. Regina la regarda et quand la blonde commença à toussoter à cause du tube, la mairesse appuya sur le bouton d'appel. Une infirmière vint rapidement et enleva le tube pour lui donner la canule, qu'Emma mit bien dans son nez, inspirant.
-Gina. Iris. Articula la blonde un peu dans les vapes.
-Je suis là mon amour. Souffla Regina en s'asseyant près d'elle pour caresser sa joue. On est là, Iris dort dans le fauteuil.
-Vous allez bien? Marmonna Emma.
-C'est pas elles qui ont perdu connaissance. Intervint Ingrid. Qu'as tu encore fait?
-Rien. Je faisais le ménage en musique, je voulais préparer une soirée en amoureuses. Et je me suis sentie mal, j'ai voulu aller chercher mon médicament d'urgence, et je suis tombée dans les pommes. Raconta la blonde.
-Il était qu'elle heure à peu près? Demanda Regina.
-Je sais pas exactement, environ dix sept heure. Répondit Emma. Qui m'a trouvée? Pas Iris, pitié, pas Iris.
-Non c'est moi, Iris était chez ta mère ce soir. Rappela la brune. Je t'ai trouvé à dix neuf heure passé, t'as dû resté inconsciente sur le sol pendant deux bonnes heures. Remarqua-t-elle.
-Et je vais comment? Parce que je me sens bien là. Remarqua la blonde.
-Check up demain matin, cette nuit tu dors. Ordonna sa femme.
-Maman? Appela Iris en se réveillant.
-Mon coeur, regarde qui est réveillée. Sourit Regina.
-Maman! S'exclama l'enfant en se jetant sur le lit pour s'allonger contre sa mère blonde qui la sera. Tu m'as fais peur maman.
-Pardon mon amour, mais je vais bien. Assura la blonde. T'as qu'à resté dormir là avec moi.
-Je vais plus jamais m'éloigner de toi. Assura Iris en fermant les yeux.
Les quatres femmes autour avaient un sourire attendri, et restèrent toute la nuit près d'elles, les surveillant, dormant un peu.
Le lendemain, au réveil elles eurent quelques difficultés à convaincre leur fille, mais finalement Cora et Mallie partirent avec elle pour l'école. Ingrid ne voulait pas laisser sa fille à elle. La doctoresse vint quelques minutes après leurs départ pour faire le check up et partit faire les analyses. En début d'après-midi, Andrea revint avec une petite mine, et cette fois elle se retrouva avec cinq paires d'yeux sur elle.
-Alors, j'ai pas de grande nouvelle. Commença-t-elle. Ton coeur est très faible Emma, prochaine crise cardiaque et je crains que tu ne t'en remettes pas. De plus tout ton système immunitaire à l'air de lâcher lentement.
-Faut faire quoi pour que ça ne se dégrade pas plus? Demanda Regina.
-Non. Coupa Emma. D'abord, combien de temps vous me donnez si ma vie ne change pas?
-Sans autre crise cardiaque ton coeur et ton système immunitaire pourraient tenir encore quatre ou cinq ans. Proposa Andrea faisant hoqueter tout le monde sauf la patiente.
-Mais vu que je suis sujette au crise cardiaque, je pourrais mourir demain. Remarqua la blonde.
-Oui. Aquiesça la doctoresse. Mais nous pourrions augmenter le traitement, te faire porter ta canule plus souvent, ainsi qu'un appareil qui te préviendrait à chaque fois que tu forces sur ton coeur.
-Non. Refusa de suite la femme.
-Emma. Soupira la brune.
-Non. Appuya Emma. Je te l'ai toujours dis Gina, je ne ferais jamais ça. Je ne veux pas être tenue en vie par des putains d'appareils. Ma vie sera courte mais elle sera complète, humaine et non robotique.
-Tu l'as toujours dis. Mais quelques chose à changé. Remarqua Regina.
-Ah oui et quoi? Poussa la blonde.
-Iris. Répondît la brune.
-T'as pas le droit. Grogna Emma qui sentit les larmes monter.
-Oh si j'ai le droit et j'hésiterais pas à l'utiliser. Argua Regina. Elle a dix ans, elle a besoin de toi et moi.
-Oui, elle a besoin de mamans utiles et non immobilisées à cause de leur cœur. Gronda la blonde. Vous pourriez nous laisser en tête à tête? Demanda-t-elle aux autres, et elles partirent. Gina, reprit-elle en attrapant sa main, je t'aime, je vous aime toi et Iris. Mais je refuse de vivre différemment que pleinement. Et Iris comprendra plus tard. Mais j'ai besoin que tu l'acceptes, s'il te plaît.
-Comment je pourrais accepter que tu ne fais rien pour ne pas mourir? Marmonna la brune dont les larmes coulaient.
-En m'aimant. Je veux être moi et juste moi jusqu'à la fin de ma vie, pour t'aimer pleinement et pour m'occuper de notre fille chérie sans jamais en louper un instant tant que je respire. Et quand se sera mon heure, vous serez ensemble, et tout ira bien. Iris aura la meilleure des mamans, et toi tu pourras refaire ta vie. Proposa doucement la blonde.
-Je ne peux pas vivre avec quelqu'un d'autre que toi Emma. Tu es l'amour de ma vie. Murmura Regina dans ses larmes.
-Non, toi tu es l'amour de ma vie, mais je suis ton premier amour, rien ne t'empêche d'en avoir un autre. Argua Emma en caressant sa joue.
-Tu ne comprends pas. Le soucis n'est pas de pouvoir mais de vouloir. Je refuse Emma. Quand tu me quitteras, je vivrais pour notre fille, pour ton souvenir et voilà. Et c'est un point non discutable. Expliqua la brune. Alors je peux accepter ton choix de ne rien faire, mais tu acceptes l'idée que je ne referais pas ma vie et t'essayes quand même de faire attention à toi.
-D'accord. Accepta la blonde.
Regina se pencha alors pour venir embrasser sa femme tendrement, leur manière de sceller la promesse.
Un an et demi plus tard
Iris avait eu douze ans la semaine précédente, Regina trente neuf quelques mois avant et Emma aurait trente neuf dans deux jours. La santé de cette dernière déclinait toujours mais maintenant sa fille avait connaissance en détail de sa maladie et de la situation. Iris avait pleuré des heures en l'apprenant mais avait à peu près compris le choix de la blonde.
En ce jour, le soleil brillait haut, Emma était assise dans la balancelle, ses jambes sur celles de sa femme, dans le jardin profitant alors que leur fille dessinait à la table à côté.
-J'adore l'été, meilleure saison qui commence. Sourit la blonde, les yeux fermés, le visage tourné vers le ciel.
-Fais attention au coup de soleil, tu te souviens l'été dernier. Rappela Regina.
-C'était bien trop drôle. Se moqua Iris à côté.
-Fille indigne. J'avais mal tu devrais être gentille. Argua Emma en la pointant du doigt.
-Em' je suis sérieuse. Appuya la brune. Rappelle toi que ce n'est pas bon pour ta santé et ton-
-Gina. Coupa la blonde en se redressant pour venir l'embrasser. Je t'aime.
-Moi aussi, c'est parce que je t'aime que je veux que tu fasses attention. Réclama Regina.
Emma hocha légèrement la tête et se remit confortablement dans la balancelle en fermant les yeux, profitant de l'instant. Le silence se réinstalla, Regina lisant en caressant distraitement la jambe de la jeune femme alors que leur fille dessinait. Après un moment, Iris releva la tête pour regarder ses mamans.
-J'adore les après-midi avec vous c'est trop bien. Sourit la jeune fille.
-Je suis bien d'accord mon coeur. Sourit Regina avant de regarder sa femme. Emma, es tu avec nous? Plaisanta-t-elle.
Mais la blonde ne répondit pas.
-Maaaaa'! Appela la plus jeune.
-Emma? S'inquièta la brune. Emma? Répèta-t-elle en tapotant sa joue. Emma, non, Emma! Paniqua-t-elle.
Elle lacha son livre et posa sa main sur la blonde pour sentir son pouls tout en essayant de percevoir sa respiration.
-Maman? Demanda Iris debout près d'elle.
-Appelle une ambulance maintenant Iris. Ordonna Regina en se levant rapidement.
Alors qu'elle tirait la blonde au sol pour lui faire un massage cardiaque avec l'espoir de l'entendre respirer de nouveau, Iris partait appeler. Il fallut un petit quart d'heure avant que les ambulanciers ne mettent Emma sur un brancard, et ne l'emmènent. Regina prit sa voiture avec sa fille, appelant Ingrid, Mallie et sa mère sur le chemin, les prévenant, toujours aussi paniquée. Aux urgences elles patientèrent, ayant appris que les médecins essayaient de sauver Emma. Iris près de sa mère tapait du talon régulièrement, les larmes aux yeux. Elle refusa tout câlin de sa mère ou de ses grands-mères, elle ne voulait que sa mère blonde. Elles patientèrent toutes les cinq longuement, en silence, attendant de savoir. Les crises d'Emma étaient de plus en plus fortes, les médicaments aussi, et ils essayaient tous de laisser le moins possible Emma seule pour éviter qu'elle n'ai pas d'aide, mais elle n'avait pas fait de malaise aussi violent et sans respiration avec un poul si bas depuis longtemps. Finalement, la doctoresse Andrea Sage arriva dans le couloir et les cinq se levèrent rapidement. Regina vit alors son air chamboulé et sachant que la médecin était proche de la blonde elle comprit.
-Non. Non. Non. Répèta-t-elle paniquée, les larmes l'envahissant.
-Je suis désolée. On a tout essayer. Mais son corps et ses défenses immunitaires sont si faibles, son coeur n'a pas pu redémarrer. Je suis sincèrement désolée. Fit Andrea, la voix fébrile.
-Maman, ça veut dire quoi? Demanda Iris qui ne pouvait pas y croire.
-Ça veut dire que..Regina déglutit, les larmes coulant sur ses joues alors qu'elle se tournait vers sa fille pour caresser ses joues. Ça veut dire que maman allait bien, qu'elle était heureuse et qu'elle a passé la meilleure dernière journée de sa vie avec toi et moi sous le soleil.
-Non. Refusa Iris, pleurant aussi.
-Iris, chérie.. Essaya la brune.
-Non. Je veux la voir. Je veux la voir! Cria la jeune fille.
La doctoresse entraina les cinq femmes qui pleuraient la perte de la blonde, et les fit entrer dans la chambre où Emma reposait paisiblement, le drap tirer à sa poitrine. Iris se précipita pour se mettre à genoux sur le bord du lit et la secoua doucement.
-Allez maman, s'il te plait. Allez, ça peut pas être vrai. Pleura-t-elle. J'ai pas pu te dire que je t'aimais, j'ai pas pu te dire merci de m'avoir adoptée et aimée, j'ai pas pu te dire tout ce que je voulais te dire et tu m'as pas tout appris. Elle se laissa tomber contre elle en boule. Maman, reviens. Gémit-elle.
Regina s'approcha dans son dos et le caressa lentement alors qu'Ingrid s'approchait , tout en compressant la main de sa compagne, elle caressa la tête de sa fille.
-Je savais que ce jour viendrait depuis que tu es rentrée dans ma vie, je me suis préparée a ce jour depuis, mais c'est encore plus dur que je le pensais ma fille. Souffla-t-elle. Je t'aime et t'aimerais toujours, ma chérie. Tu es le bonheur de ma vie.
Sa voix craquant, Mallie la tira dans ses bras, la maintenant debout. Cora au bout du lit ne disait rien. Elles restèrent là en silence, Andrea ayant lâché une larme dans l'embrasure de la porte.
-On va rentrer. Annonça Regina qui refusait de laisser sa fille plus longtemps collée au corps mort de sa mère, elle avait fait la promesse à Emma que quand ce jour arriverait, elle ne les laisserait pas voir son corps sans vie trop longtemps.
-Maman, non je-
-Iris, ta mère veut que tu te souviennes d'elle vivante et pleine de vie, elle a toujours voulu ça, et je ferais tout pour honorer sa demande. Alors on rentre. Ordonna Regina.
Elle eut du mal mais finalement ils quittèrent tous la pièce, Cora en dernière, qui se tourna pour la regarder.
-Tu viens? Demanda-t-elle.
-Juste une minute. Une minute seule avec Emma. Réclama la brune en regardant le visage de sa femme. Sa mère ferma la porte derrière elle et Regina caressa les cheveux blonds. Mourir un jour de soleil, tu auras vécu pleinement jusqu'à la dernière seconde finalement. Et moi je dois vivre sans toi maintenant, et je n'ai absolument aucune idée de comment je vais faire. Je n'ai pas vécu sans toi depuis mes dix huit ans, ça fait vingt et un an, plus de la moitié de ma vie et je dois apprendre pour Iris maintenant. Je te jure de prendre soin d'elle jusqu'à mon dernier souffle. Elle se pencha et embrassa les lèvres de la blonde. Je t'aimais, t'aime et t'aimerais toujours plus fort que tout mon amour. Tu es l'amour de ma vie.
L'amour de ma vie.
Quarante ans plus tard, ces mots reposaient sur la tombe d'Emma et étaient ajoutés sur celle de sa voisine, sa femme Regina, Iris s'assurant que ses mères se retrouveraient côte à côte comme elles l'avaient toujours été depuis ces quelques jours de jeunesse dans la neige.
FIN
