Date : 1er décembre 2020

Personnages : Seiya x Jabu, à l'occasion de l'anniversaire de Seiya

Univers : Post-Hadès résurrection

Genre : Romance

Note de l'auteur : Voici l'ouverture de la première fenêtre avec une petite histoire de ma propre initiative. Seiya n'est pas mon personnage favori, mais c'est tout de même le héros du manga (y a son nom dans le titre !), alors bon, il a droit à son hommage. Et pourquoi avec Jabu ? C'est la faute à Pigeon, elle m'a convertie. Mais sinon, j'aime bien aussi le Seiya x Shaina.

Bonne lecture


Surprise spéciale d'anniversaire

Jabu tournait en rond dans la maison qu'il partageait avec Seiya depuis trois ans au Sanctuaire. Tout était prêt. Le gâteau, le pétillant, les sodas, les décorations, son cadeau, la tenue qu'il portait et qui lui avait été offerte par son petit-ami pour son anniversaire le mois dernier.

– Respire Jabu. Ça va bien se passer, se dit la licorne.

Il n'y avait aucune raison que Seiya refuse son vrai présent qu'il cachait sous le matelas.

Ça n'avait pas été facile de trouver une cachette. Les deux hommes se partageaient toutes leurs affaires, et Seiya se montrait étonnement propre dans son quotidien. Il faisait sa part de tâches ménagères sans problème, conséquence de sa cohabitation avec Marine pendant son entraînement.

Jabu se rendit aux toilettes pour la troisième fois depuis le début de l'après-midi. Son ventre se tordait. Il était stressé comme un étudiant la vieille d'un examen. Pourquoi est-ce qu'il fallait qu'il se mette toujours dans des états pareils chaque fois qu'il devait annoncer quelque chose à son compagnon ? Le même sketch la fois où il souhaitait partager avec lui plus que de simples baisers, puis pour lui proposer d'habiter ensemble. Une énorme boule au ventre à chaque fois.

Seiya et lui s'étaient beaucoup rapprochés après la guerre sainte. Ils étaient souvent en binôme dans les travaux de reconstruction. Jabu ne cessait de tarir d'éloge envers lui. Il admirait sa force et l'enviait également. Seiya finit par lui proposer de s'entraîner ensemble, et Shion les assigna à plusieurs missions en duo, les rapprochant encore plus l'un de l'autre.

Se sentant en confiance, la licorne avait fini par dévoiler son plus grand secret, celui qu'il avait enterré au fin fond de sa mémoire pour survivre à la vie. Jabu était arrivé à l'orphelinat à l'âge de six ans et il se souvenait très bien de sa famille, ses parents et sa grande sœur de trois ans son aînée, exactement comme Seika avec Seiya. Tous les trois morts dans un accident de la circulation, lui s'en sortant juste avec un bras fracturé dont il portait encore les cicatrices de son opération, pour qu'il n'oublie jamais la douleur plus vive qui avait accompagné cette blessure. Jabu gardait toujours la photo de sa famille qu'il regardait parfois avec nostalgie avant de la cacher pour ne pas pleurnicher devant les autres enfants. Et d'ailleurs, s'il faisait partie de ceux qui se moquaient de Shun, c'était justement parce qu'il ne voulait pas que ça se retourne sur lui. Valait mieux être harceleur qu'harcelé.

Seiya l'avait regardé avec beaucoup d'empathie, avait posé une main sur son épaule avant de lui dire que sa famille serait fier de ce qu'il était devenu. Et devant son rival d'autrefois, Jabu avait fondu en larmes. Seiya avait attendu plusieurs minutes, silencieux, la main serrant son épaule, le laissant décharger sa peine d'avoir brutalement perdu ses proches dix ans auparavant. Le Pégase avait de la chance, lui. Il avait retrouvé sa sœur, mais celle de Jabu était disparue à jamais.

Lorsque Jabu avait relevé la tête, les yeux rouges et brillants, Seiya, n'écoutant que son instinct comme toujours, avait subitement posé ses lèvres sur les siennes. Cela faisait un moment que Jabu lui plaisait et voir ces yeux remplis d'émotion et de reconnaissance, il n'avait pas résisté. Il s'était juste dit "putain, mais je l'aime en fait" avant de l'embrasser tendrement. Jabu avait écarquillé les yeux, frissonnant, avant de se laisser aller. Ce n'était que le premier baiser d'une relation qui durait depuis quatre ans.

Les deux chevaliers avaient mis un an avant de s'installer ensemble. Au début, ils voulaient cacher leur relation, notamment à cause de certains chevaliers d'or qui aimaient bien jacasser. Et non, il ne s'agissait pas d'Aphrodite, mais plutôt de... Aiolia. Pour sa défense, le Lion disait que les secrets et les mensonges l'avaient trop fait souffrir et qu'il ne voulait plus qu'il y ait la moindre cachotterie au Sanctuaire. On ne pouvait pas vraiment lui en vouloir, même si pour le coup, Seiya s'en faisait son adversaire tout désigné pendant les entraînements.

Un an après donc, Seiya et Jabu emménagèrent dans cette petite maison en pierre à proximité du Sanctuaire et de la plage. C'était juste parfait, leur petit cocon douillet, et bien situé. L'été, Seiya aimait sortir encore en caleçon sur la plage et courir dans l'eau froide du matin pour réveiller son corps. Qu'il ait gardé sa spontanéité plaisait à Jabu qui l'accompagnait parfois, même s'il n'était pas fan de l'eau froide.

Jabu regarda l'heure, vérifia que tout était en place, recompta les bougies. Aujourd'hui, Seiya fêtait ses vingt ans. Ils sortaient ensemble depuis quatre ans, cohabitaient depuis trois, et Jabu avait vraiment envie de marquer le coup. Il s'était assuré auprès de Seika, des autres chevaliers divins ainsi que des ors, du Grand pope et surtout d'Athéna si son idée ne posait pas de problème. Leurs amis, le patriarche et même la déité le soutenaient à fond et avaient même organisé toute une mise en scène pour que Seiya soit occupé toute la matinée et une partie de l'après-midi afin qu'il puisse préparer sa fête d'anniversaire privée.

La vieille, Seika était venu rendre visite à son jeune frère, très embêtée, lui demandant s'il voulait bien l'aider à tenir le restaurant de l'auberge dans laquelle elle vivait et travaillait depuis des années. Une grande clientèle était prévue pour aujourd'hui. Toujours prêt à aider son aînée, Seiya avait immédiatement accepté. Il devait revenir après le service de midi normalement. Il était quinze heures, il ne devrait plus tarder.

Justement, quelques minutes plus tard, la porte de leur maison s'ouvrit enfin sur un Seiya, les bras chargés de cadeaux.

– Jabu, tu peux m'aider ? Je suis un peu chargé.

Plus d'une dizaine de paquets rejoignirent le sien sur la table. Une fois débarrassé, Jabu sauta sur son petit ami pour l'embrasser.

– Joyeux anniversaire, mon poulain.

– Merci, sourit le Pégase à pleines dents. Tout ça juste pour moi ? Je commence à comprendre ce tout ce traquenard.

– Quel traquenard ? demanda innocemment Jabu.

– Vous m'avez bien eu avec ma sœur et les autres. La masse de clients à l'auberge, c'était tous nos amis venus boire un coup pour célébrer mon anniversaire. Certains n'étaient même pas remis de l'anniversaire d'Aiolos d'hier soir. Angelo somnolait sur table, mais il avait quand même la force de lever sa chope de bière pour en réclamer plus. Aphrodite avait mis un sac sur sa tête avec des trous au niveau les yeux pour cacher sa ʺsale gueuleʺ. Le calme Shaka est d'une humeur exécrable en décuvée. Aiolos avait encore du spray coloré dans les cheveux et Milo n'avait même pas changé de fringues. Aiolia était encore plus bruyant que d'habitude, et les autres lui beuglaient de baisser le volume à cause de leur mal de tronche. Même Saori, notre Déesse, titubait encore un peu et s'accrochait bien au bras de Shion.

– C'est vrai que c'était une sacrée soirée, se souvint la licorne.

– Heureusement qu'Aldébaran qui résiste bien à l'alcool et Mû qui sait se montrer raisonnable sont allés chercher des médicaments à la pharmacie, et moi je devais faire le service pour tous ces ivrognes alors que c'est MON anniversaire, bouda le héros du Sanctuaire. Et il n'y avait même pas de gâteau.

– Tu en as un juste ici, sourit Jabu. C'est au chocolat.

– Mon préféré, merci mon doudou.

Seiya embrassa son compagnon, et après une pause gourmande méritée, il entreprit d'ouvrir la masse de cadeaux qu'il avait reçus. Il déballa des mangas, du chocolat, des bons d'achat, un jeu vidéo, des ustensiles japonais introuvables en Grèce, des babioles, et même des présents plus osés comme des préservatifs, un tablier sexy, un jeu de dés sexuel qui sembla lui plaire étant donné qu'il souriait grandement en regardant Jabu qui rougissait. Lorsqu'enfin arriva le cadeau de sa tendre moitié, il fut étonné de trouver un blouson chaud et très tendance.

– Il est superbe Jabu, et il a l'air de tenir chaud. Je suis même pas sûr qu'il fasse assez froid ici pour le mettre. Mais ça me sera très utile quand j'irai à Asgard. Il caille tout le temps là-bas.

– En fait Seiya… commença Jabu. Euh…

– Toi, tu as quelque chose à m'annoncer. Il faut toujours que tu stresses. Relax mon doudou, essaya de le détendre Seiya en lui massant les épaules, dis-moi ce que tu as à dire. Je ne vais pas te manger… enfin si j'ai très envie de te dévorer, mais bon tu m'as compris. Je t'aime quoi qu'il arrive.

– Je… j'ai un autre cadeau pour toi.

– Vraiment ? Tu me gâtes trop, sourit grandement Pégase.

Jabu sentit ses joues chauffer. Même après quatre ans de relation, ce sourire que Seiya adressait à lui et lui seul le charmait toujours autant et lui donnait confiance. Pégase possédait un pouvoir merveilleux, celui de donner des ailes, comme le cheval ailé de sa constellation. Cette fois encore, Jabu se résolut à soulever le matelas pour en sortir une enveloppe colorée qu'il tendit à Seiya.

– C'est plus un cadeau pour nous deux… mais je ne veux pas que tu te sentes obligé.

Intrigué, Seiya ouvrit l'enveloppe pour y trouver deux billets d'avion, ainsi que la confirmation de réservation d'un chalet en Laponie. Les dates du voyage étaient du 23 au 30 décembre.

– Veux-tu partir en vacances avec moi ce noël ? demanda timidement Jabu. Je sais que tu apprécies de passer noël ici en famille, avec ta sœur et nos amis. Mais même si on vit en Grèce, nous sommes japonais, et là-bas noël est la fête des amoureux, non ? Est-ce que tu voudrais bien… enfin si ça te dit bien sûr… de passer noël juste avec moi dans le pays du père noël ? On pourrait aller le voir, acheter une décoration souvenir, profiter du chalet cosy, juste tous les deux… j'aime beaucoup l'ambiance des chalets. Je sais qu'on pourrait y aller à une autre période, mais je tenais tellement à passer ces fêtes juste avec toi. Et on reviendra pour faire la méga fête du nouvel an avec tout le monde. T'en penses quoi ? Je te mets pas la pression, hein ? Prends ton temps pour réfléchir. Et c'est pas grave si tu veux pas, je comprendrai…

– Jabu, le coupa Seiya en prenant le menton de son compagnon dans sa main. Calme-toi, j'ai compris.

Il s'approcha et l'embrassa tendrement.

– Merci beaucoup, ça me fait très plaisir. Tu sais que j'aime partir en vacances avec toi. Et je comprends mieux le cadeau du manteau.

– Je veux rien t'imposer, Seiya.

– C'est vrai que j'aime passer noël avec ma sœur, mais on s'est retrouvé depuis sept ans maintenant, donc plus longtemps que notre séparation. On a franchi un cap elle et moi, et je pense qu'on a atteint des âges où on peut se permettre de vivre chacun sa vie sans ce besoin viscéral de passer beaucoup de temps ensemble. Et tu sais quoi ? Elle va aussi partir pour noël cette année.

– Vraiment ? s'étonna Jabu.

– Orphée l'emmène passer noël en Italie. Ils vont assister à plusieurs opéras et comédies musicales. Elle semblait aux anges de découvrir cela. Je m'en voudrais d'imposer une tradition de noël alors que son futur mari lui promet un voyage féérique.

– Son futur mari ?

– Orphée veut la demander en mariage, révéla Seiya.

– Vraiment ?

– Je l'ai croisé en venant ici et il me l'a dit. Il va faire sa demande le jour de noël à la fontaine de Trevi à Rome. Si elle accepte, ils feront l'annonce au nouvel an et ils organiseront ça pour l'année prochaine.

– Oh, on aura donc encore un mariage à célébrer l'année prochaine ! Avec celui de Camus et Milo, Saga et Aphrodite, Shaïna et Shura, et maintenant Orphée et Seika. Ça va en faire des cadeaux à acheter.

– Celui de ma sœur sera le meilleur. Je mettrais tout en œuvre pour qu'elle vive la plus belle journée de sa vie.

– Je n'en doute pas Seiya, sourit Jabu.

Dès que Pégase était motivé pour une tâche, rien ne l'arrêtait, dusse-t-il y laisser sa santé.

Son vaillant, son valeureux Pégase, son homme à lui. Jabu se demandait souvent s'il le méritait. Il avait longtemps eu un complexe d'infériorité par rapport à Seiya, ce qui avait été compliqué au début de leur relation. Encore aujourd'hui, Jabu n'était pas complètement sûr de lui, mais fort heureusement, il partageait une relation avec l'homme le plus formidable de la Terre.

Malgré son statut de chevalier divin et de héros, Seiya restait Seiya, un garçon jovial et engageant qui savait très bien vous mettre à l'aise. Si Jabu doutait de lui-même, il ne remettrait jamais en cause la sincérité et la loyauté de Seiya. Fantastique, vraiment fantastique. Et par Athéna, il embrassait comme un Dieu. Quelle surprise lors de leur premier baiser. Quatre ans après, Pégase n'en finissait pas encore de le surprendre.

Jabu se lécha les lèvres en pensant aux exquis baisers de son petit-ami. Quelques secondes après, son vœu fut exaucé, Seiya l'embrassait.

– Tu sais que tu peux m'embrasser quand tu veux, sourit Seiya.

– Mais… que…

– Jabu, ça fait quatre ans qu'on sort ensemble. Tu crois que je n'ai pas remarqué ton tic ? En plus, j'adore quand tu te lèches les lèvres comme ça. Ça me fait un tel effet.

– Ah… Jabu déglutit avant de reprendre contenance. Et bien voyons voir ça.

Les sourires bienheureux devinrent plus malicieux, et les baisers amoureux plus enflammés. Les deux chevaliers laissèrent les restes de gâteau et le papier cadeau traîner sur la table pour rejoindre leur chambre.

– J'ai hâte qu'on se retrouve ensemble au chalet, devant la cheminée, soupira Seiya qui s'était placé au-dessus de Jabu.

– Ça veut dire que tu acceptes ?

– Evidemment. Merci beaucoup pour ce cadeau génial, mon doudou. Je vais te remercier comme il faut.

Jabu se laissa aller aux caresses de son amant. Tout son stress ressenti depuis ce matin s'évapora d'un seul coup. A présent, son ventre se tordait pour une toute autre raison.

Mais une autre angoisse, un peu plus lointaine, l'attendait pour ce voyage.


Allongés nus dans la pénombre du chalet, juste éclairés par le feu de cheminée, les deux chevaliers équestres profitaient de la retombée d'un puissant coït. L'ambiance féérique du chalet était juste magique et décuplait la levée de leurs hormones.

– Joyeux noël mon poulain, dit Jabu.

– Joyeux noël mon doudou. Je passe l'un des meilleurs moments de ma vie. Tout est parfait. J'ai vu le père noël, je suis isolé ici avec toi, et le repas du traiteur était excellent. Tu as vraiment tout prévu.

–Je voulais passer un noël exceptionnel avec toi… Seiya… hésita à nouveau Jabu. Ça te dit qu'on trinque ?

– Et comment !

– Je vais nous servir deux coupes.

– Je vais t'aider.

– NON… l'arrêta un peu trop vivement la Licorne. Reste-là, ça va aller. C'est ton cadeau après tout.

– Tu en profites autant que moi, répondit malicieusement Pégase.

Voilà, ils y étaient. Le stress monta. Les mains tremblantes, Jabu sortit la bouteille du frigo et manqua de faire un trou dans le plafond en retirant le bouchon. Il anticipa mal l'effet mousse de la boisson et salit le sol du coin cuisine ainsi que ses mains.

– Tss, quel maladroit ! pesta-t-il en s'essuyant. Courage Jabu.

Il servir deux coupes avant de faire furtivement couler un objet dans le verre de Seiya. Enfin, il revint vers son amant qui l'attendait gentiment assis sur le tapis devant la cheminée. Jabu se figea quelques secondes pour l'observer. L'éclairage de l'âtre dorait sa peau halée et ses yeux marron avait pris une teinte orangée. Il était beau. Il était magnifique, et il était à lui.

– Tiens, dit-il en lui tendant sa coupe. A notre premier noël en couple.

– A notre premier noël en couple, répéta Seiya en trinquant. J'espère qu'on repassera des moments comme ça. Des vacances rien que tous les deux.

Il posa son verre sans même boire une goutte, faisant paniquer Jabu. Non, il devait boire. Il devait découvrir ce qu'il avait placé au fond du verre.

Ses yeux fixés sur la coupe pleine, Jabu sentit une main lui retourner le visage. De cette lueur envoutante qui se dégageait de lui, Jabu sentit son cœur s'accélérer. Était-ce possible de retomber encore et encore amoureux ?

Seiya l'embrassa tendrement et divinement comme il savait si bien le faire, avant de prendre sa main, embrasser encore le dos, sa paume, l'intérieur de son poignet, la cicatrice de son accident puis entremêla ses doigts avec les siens.

– Jabu, je t'aime. Je t'aime mon doudou. J'ai quelque chose à te dire et j'ai peur de ne plus y arriver demain matin.

Hein ? Quoi ? Mais pourquoi le jovial Seiya prenait-il cet air sérieux ? Cela lui donnait l'air tellement mature. C'était si rare qu'il soit comme ça. Qu'est-ce qui se passait ? Qu'est-ce qu'il allait lui dire ? Jabu était au bord de la nausée.

– Ça fait quatre ans qu'on sort ensemble, et trois ans qu'on vit ensemble. Des fois, on se dispute. Normal, surtout quand tu prends toute la couette ou que tu cuisines des haricots verts alors que tu sais que je déteste ça. Mais malgré ça, je t'aime et je veux passer ma vie avec toi. Jabu, veux-tu m'épouser ?

Immédiatement, les larmes coulèrent. Jabu resta ébahi, bouche bée pendant plusieurs secondes avant de réagir et de sécher ses larmes. Mais quoi ? Que venait de dire Seiya ? Il le demandait en mariage ? Non mais attendez, c'était son cadeau à lui ça ! Seiya le savait ? Il l'avait copié ? Quoi ? Quoi ?

Pégase bougea pour saisir son pantalon qui traînait près du tapis et en sortit une bague de fiançailles masculine qu'il montra à Jabu, attendant anxieusement sa réponse.

– Accepte-la. S'il-te-plait mon doudou. Je t'aime.

– Mais… mais non !

– Hein ? Tu ne veux pas ?

– Si, mais si bien sûr. Béta va, riait nerveusement Jabu qui continuait à essuyer ses yeux qui pleuraient. Mais il faut toujours que tu me dépasses en tout. Rah, c'est tellement frustrant.

– Comment ça ?

– Regarde au fond de ton verre.

Seiya obtempéra, découvrant un autre anneau de fiançailles dans le liquide bulleux.

– Je veux t'épouser. Bien sûr que je veux t'épouser. Je t'aime Seiya. Et toi alors, veux-tu m'épouser ?

– Oui mon doudou.

Le stress laissa place à l'euphorie. Les deux hommes s'échangèrent leur anneau, scellant ainsi leur engagement avant de repartir dans de torrides ébats. Ils n'en avaient pas fini de souiller le tapis.


Le lendemain, jour de noël, Jabu sortit de la salle de bain et rejoignit Seiya qui s'était assis à la table du petit chalet et griffonnait quelque chose en buvant son chocolat au lait.

– Qu'est-ce que tu fais ? demanda Jabu en l'enlaçant par derrière.

– Je prépare la liste de cadeaux pour notre mariage.

– Tu perds pas le nord, toi. On n'a encore rien annoncé aux autres.

– Shura et Shaïna ont déjà fait la leur, et vu ce qu'ils demandent, je vais pas me gêner non plus. Par contre, mon doudou, est-ce que ça te dérangerait de l'organiser ? Non, parce que tu sais que je suis pas doué pour ça.

– Tu me laisses carte blanche ?

– Je te fais confiance. Tu fais toujours les choses bien.

– Au moins un domaine dans lequel je te bats.

– Jabu, tu as d'énormes qualités. Tu dois prendre confiance en toi. L'homme avec qui je partage ma vie est quelqu'un de merveilleux. Il est intelligent, digne, fort, galant…

– Arrête Seiya, rougit Jabu.

– Teigneux aussi, mauvais perdant, râleur à ses heures…

– Euh, tu m'aides plus à me sentir confiant là.

– Et mon petit préféré… il est super chatouilleux, révéla Seiya en bondissant sur son petit-ami.

– Ah non… Seiyaaaaaaaaaa, pas çaaaaaaa.

Ils chahutèrent et rirent un long moment avec pour seul témoin de leur symbiose l'arbre de Noël.