Résumé : C'est quand on joue les apprentis sorciers, qu'on se dit qu'on aurait mieux fait de rester couché. Stiles invoque Gaïa, persuadé qu'elle l'aidera à tuer Deucalion et sa meute. Mais comme toujours, rien ne se termine vraiment bien. Le voilà prisonnier de la Déesse Mère – Serviteur à ses heures. Stiles!Mage
Pairing : un poil de tout et n'importe quoi qui pourrait finir sur du Derek/Stiles ou n'importe quel autre couple. Si vous avez des idées, faites péter !
Remerciements: à Loclo4 qui subit (encore et toujours, la pauvre) mon orthographe et mes tournures de phrases (très) bancales, merci pour tes corrections, du fond du cœur + sans oublier ceux qui ont commenté, ajoutés cette histoire dans leurs favoris et/ou alerte. Paix & amour sur vous. :)
INTERLUDE : I
"Si tu lis actuellement cette lettre, c'est que je suis mort — ou pire.
Comment peut-on être pire que mort, me demanderas-tu ? Honnêtement, je ne suis pas tout à fait sûr d'avoir envie de savoir. La mort n'est déjà pas très chouette en soit. J'imagine donc difficilement ce qui pourrait être pire que de se faire hacher menu, par un psychopathe aux tendances meurtrières.
Passer une soirée en tête-à-tête avec Dolores Ombrage, peut-être ?
Ou écouter en boucle 'Let It go' de Frozen. Je pense que l'on peut tous les deux s'accorder à dire qu'à côté de ça, Lucifer peut s'asseoir et demander des cours de torture à Elsa, parce que franchement, cette mélodie me rend dingue. Je veux dire, même à l'heure actuelle, je l'ai en tête et j'hésite très sincèrement à me cogner violemment le crâne contre mon volant. Je veux dire, je l'aurai sûrement fait, si je n'avais pas été si inquiet à l'idée d'abîmer Roscoe. Ou de me fendre le crâne à cause de ma force surpuissante.
Mais je m'égare.
Je disais donc et pardonne-moi de le redire :
Si tu lis ceci, c'est que je ne m'en suis malheureusement pas sorti.
Je pourrais te donner des tas d'explications. Des tas de pourquoi et de comment, mais je n'ai pas vraiment le temps. C'est ce qu'il me manque ce soir. Le temps. Ce qu'il m'a manqué, au cours des dernières semaines.
Je sais qu'elles ont été particulièrement éprouvantes pour toi. Mon comportement a été plus qu'étrange et j'en suis entièrement conscient. Beaucoup de choses se sont produites, dernièrement. Malheureusement, j'ai fais une promesse et c'est le cœur lourd, que je compte l'emporter jusque dans ma tombe.
Quel fils cruel suis-je donc, pour ne pas te laisser de nom, de coupable, une personne à haïr.
La vérité, papa, c'est que je suis responsable, moi et uniquement moi, de ce qui m'est arrivé.
Mais trêve de mondanité.
J'ai voulu faire les choses bien, tu sais ? Un dîner père et fils, comme nous n'en faisions pas assez. Pas d'aussi sérieux, j'entends. D'aussi niais. Ton fils est un Poufsouffle refoulé qui s'assume à peine, Papa. Mais il le vit bien. Le boulot t'a cependant rattrapé. Je ne t'en veux pas. Alors ne sois pas trop dur avec toi-même. Je veux dire, t'es le putain de Shérif de Beacon Hills. Ce que tu fais est génial. Tu aides les gens, tout les jours. Tu arrêtes les méchants et, je n'ai jamais été aussi fier de crier haut et fort que Noah Stilinski, est mon père à moi. Je suis très fier. De toi, de tout ça. De tout ce que tu as accompli.
Alors ne sois pas en colère envers toi-même.
Parce que tout va bien.
Je vais bien.
Ma vie n'a été qu'une succession de moments de joie.
De la tristesse parfois.
Parce que, tu sais ? Maman.
Mais tu as fait les choses bien après son départ. Tout a été parfait. Tu as été parfait. Alors merci pour ça. Merci pour cette vie. Pour ces repas. Pour ces soirées télé. Pour m'avoir donné tant de liberté, pour avoir été un père exceptionnel.
C'est un peu décousu, pardonne-moi, mais écrire sur le tableau de bord d'un véhicule, une suite de phrases qui me viennent d'un coup, n'est pas évident. J'ai vraiment essayé de condenser la chose. De n'aller qu'à l'essentiel, mais je me suis un peu perdu en route. Le papier commence à me manquer et mon poignet à se faire douloureux, alors je ne vais sûrement pas m'attarder.
L'heure tourne et je suis effrayé, papa.
Je suis mort de peur, parce que je ne suis pas tout à fait sûr d'être capable de vous sauver ce soir.
Une bonne amie m'a dit de ne pas trop m'en faire, mais c'est plus fort que moi.
Elle sait déjà ce qui va arriver.
Tout comme moi.
J'espère que tu prendras soin de toi.
Que tu te trouveras une jolie petite femme et que tu formeras une famille à nouveau.
Parce que la famille est importante, papa. J'y tiens. Vois ça comme mes dernières volontés. Je ne veux que ton bonheur. Et, s'il doit se faire avec une autre Claudia et un autre Stiles, alors vas-y. Cours. N'attends plus.
Je serai avec maman, à te relooker dans tes instants les moins glorieux, a souhaiter descendre te botter les fesses, parce que c'est ce que je fais si bien.
Je t'aime papa, de toute mon âme, de tout mon être.
Alors vis, pour que ma mort n'ait pas été totalement inutile.
À jamais ton fils,
M. Stiles. Stilinski.
PS - Ne profite pas de mon absence, pour t'empiffrer de Pizza et autres. Je suis sérieux, mon vieux. Le cholestérol, tout ça.
PPS - Est-ce que tu pourras penser à arroser les plantes ? Ce serait injuste qu'elles fanent parce que je ne suis plus là pour en prendre soin. Oh et parle leurs aussi. Elles aiment qu'on leur parle de ce qu'on fait de nos journées. Sûrement, parce qu'elles sont coincées dans des pots, tu me diras.
PSSS - Si tu pouvais aussi effacer mon historique google. Sans déconner, j'ai vraiment oublié. Ça m'est sorti de la tête. Et, je n'ai pas spécialement envie que tout le monde sache que je me suis fait l'intégrale de Twilight avant que mort ne m'emporte."
