Date : 15 décembre 2020
Personnages : Saga x Katya, pour Svoboda, avec du DM x Elda et Saori x Mii en arrière-plan
Univers : Post-Hadès résurrection
Genre : Romance
Note de l'auteur : J'ai lu Saintia shô pour écrire cette histoire, et j'ai franchement bien adhéré. Ce couple m'a bien inspirée. Je dois dire que je m'y suis bien attachée, ils sont vraiment mignons ensembles.
On ignore encore les âges des Saintia. Shôko doit avoir logiquement 13 ans, mais je pense que Katya et Elda sont plus âgées et je leur donné 16 ans au moment de l'histoire. Comme cet OS se passe quatre ans après, elles ont donc vingt ans maintenant.
Bonne lecture
Rose de noël
Quatre ans après la guerre sainte
Au milieu de la nuit de noël, Saga fut réveillé par une lumière légère dans sa chambre, et aussi par une sensation de vertige et un léger mal de tête. Non, il ne souffrait quand même pas d'une gueule de bois ! Franchement, il n'avait pas tellement abusé par rapport aux autres, non ?
La soirée du réveillon de noël avait été animée. Elle s'était déroulée au palais du Grand Pope et avait été riche en nourriture et alcool. Saga était certains de ne pas avoir abusé de quoi que ce soit, alors pourquoi est-ce qu'il se sentait si mal ? L'âge peut-être ? Il avait certes dépassé la trentaine, mais il restait tout de même jeune, non ?
Le grec gémit en se retournant dans le lit. Il sentit une main fine lui caresser tendrement le cuir chevelu, le faisant soupirer d'aise.
– Ça va ? demanda une voix à ses côtés dans le lit.
– Mmmh.
– Tu veux que j'aille te chercher un médicament ?
– Ça va aller.
– Tiens, tu devrais au moins boire de l'eau.
Saga se saisit de la bouteille que lui tendait sa compagne de lit et but une bonne rasade avant de se rallonger. Il passa ses bras autour de la taille de la jeune femme, se calant confortablement à ses côtés. Il remarqua que sa jolie blonde ne dormait pas. Assise contre les oreillers avec un livre devant elle, elle était plongée dans sa lecture. Saga tourna la tête vers le chevet et pour regarder l'heure tardive.
– Katya, il est trois heures du matin. Tu ne veux pas dormir ?
– Déjà ? Pardon, je n'ai pas vu l'heure. Mii m'a offert ce livre pour noël. Je pensais juste lire quelques pages et je me suis complètement immergée dedans. Je vais éteindre, en plus je veux me lever demain pour aller m'entrainer.
– T'entraîner ? Mais enfin, c'est le jour de noël, protesta Saga.
– Le plus important, c'est la régularité.
– Reposer son corps aussi, c'est important.
– Je ne me suis déjà pas entrainée hier parce que nous autre Saintia assistions Athéna qui a préparé la soirée du réveillon. J'ai déjà raté un jour.
– Tu ne veux pas rester dormir avec moi ?
– Saga, j'aimerai beaucoup, souffla la jeune femme, mais je ne suis pas encore au niveau par rapport à vous, les chevaliers d'or. Je dois encore m'entraîner dur pour mieux défendre Athéna.
– Tu ne risques pas de trouver grand monde aux arènes.
– Ça m'est égal.
Saga ne voulait pas remettre en question la force de ses convictions, ni son investissement auprès de leur Déesse. Il n'empêche qu'il aimerait tout de même rester un peu au lit avec sa compagne, surtout le matin de noël. Ce genre d'occasion se présentait rarement. Niveau sérieux, Katya faisait honneur à la réputation des chevaliers des glaces.
Était-ce trop demander de prendre un petit-déjeuner avec elle ? Ils boiraient ensemble leur thé et café, puis ils se vautreraient dans le canapé pour se câliner et regarder des films mièvres de noël. Et dans la journée, Saga devait lui offrir son véritable cadeau… s'il en était seulement capable.
Saga doutait encore beaucoup. Mais une chose était sûre, pas question qu'il la laisse partir à l'entrainement demain matin.
Sept heures pétantes, le réveil sonna. Katya s'empressa de l'éteindre pour ne pas réveiller son partenaire de couche, peine perdue. Saga resserra immédiatement ses bras autour de la taille de la jeune femme, la coinçant complètement. Elle tenta de défaire doucement les bras pour se libérer, mais rien à faire. Saga était forcément conscient et l'empêchait de se lever.
– Saga, s'il-te-plait, lâche-moi.
– Tu n'as pas assez dormi.
– Je dormirai plus ce soir, mais là je dois vraiment y aller.
– Reste avec moi, tu me tiens chaud.
– Tu sais que je ne suis pas prête de lâcher l'affaire.
– Mais moi non plus, je ne compte pas te lâcher.
– Pffff, soupira longuement Katya. Tu ne veux vraiment pas que j'y aille, hein ?
– C'est le jour de noël, Katya. Est-ce donc si anormal de vouloir rester tranquillement avec ma femme ? Allez, j'ai envie de profiter de toi et te choyer aujourd'hui.
– Vraiment, de me choyer ? sembla réfléchir la blonde. Très bien, mon cher, montre-moi ça.
D'un mouvement précis de hanche, Katya se retrouva à califourchon sur son compagnon. Les globes bien ouverts, à présent totalement réveillé, Saga détailla avec délice les courbes de sa compagne, à peine cachées par sa légère nuisette de nuit. Immédiatement, ses mains vinrent se déposer sur la taille de la belle blonde qui avait troqué son expression de guerrière prête pour l'entrainement à celle de créature enchanteresse qui faisait tourner les têtes, telles les sirènes de la mythologie.
Saga et Katya partageaient une relation depuis trois ans. Le gémeau s'étonnait de la sensualité de sa compagne qui n'avait pourtant que vingt ans et avait découvert les plaisirs charnels avec lui.
En général, Saga aimait dominer, mener la danse, câliner et gâter sa partenaire qui se pâmait sous ses douces caresses. Mais Katya n'était pas de celle qui se laissait toujours choyer comme une princesse. Elle était une guerrière avant tout et faisait régulièrement preuve d'audace et d'initiative, comme à cet instant où elle guidait d'elle-même une main de Saga jusque sous sa nuisette, l'amenant vers son point culminant. Ses doigts fins passèrent également sous le caleçon pour se saisir du magot caché là. Les deux amants se cambrèrent sous les frottements exquis qui réveillèrent leurs sens et réchauffèrent leurs corps. Au final, Katya guida elle-même la verge en elle, l'accueillant entièrement dans un long râle de satisfaction. Les deux corps se mouvaient en symbiose. Se sentant trop inactif, Saga se redressa dans le lit et enlaça sa partenaire pour l'embrasser, lui murmurer à son oreille qu'il l'aimait, bécoter son cou et ses épaules nacrées. Il lui caressait son dos, sa taille, sa poitrine, se servant de ses doigts et ses lèvres pour enflammer ses sens. Katya, elle, poursuivait ses dynamiques mouvements de hanche tout en resserrant son muscle périnéal et amener son partenaire à une délivrance bien méritée.
– Oh putain, Katyaaaaa, gémit Saga.
– Alors, mon cher, me laisseras-tu faire ce que je souhaite après cela ? demanda la blonde à bout de souffle.
– Oh non, dit le Gémeau en la retournant subitement pour l'allonger sur le lit. Tu vas voir qu'après ce que je vais te faire, tu ne voudras plus sortir de là.
Il se saisit la nuisette couleur bleu, exactement comme la couleur des yeux de Katya qui releva ses bras pour l'aider à la lui retirer. Elle se révéla nue et docile sous lui. Saga choya ses zones érogènes, la stimulant avec précision. Il accueillit avec fierté ses soupirs qui se transformèrent en cris lorsqu'il chatouillait certains points particuliers qu'il avait appris à connaître avec le temps. Saga dut contenir les mouvements anarchiques de sa partenaire qui atteignait progressivement le point de non-retour. Katya perdait le contrôle. Satisfaite et plus amoureuse que jamais, elle hurla sans pouvoir se retenir lorsqu'une explosion hormonale retentit en elle. Son corps, son esprit, plus rien ne répondait à sa volonté. Cette ivresse la vida complètement de son énergie.
– Alors, ma douce, toujours envie d'aller t'entraîner ?
– Tu m'as piégée, sourit Katya en se réinstallant sur les oreillers.
– Je te signale que c'est toi qui as initié la chose.
– Ça va, tu t'es montré convaincant. Je reste là.
– Tu m'en vois ravi, sourit Saga en embrassant la tempe de sa compagne et en se positionnant derrière elle, buste contre son dos et son nez dans sa nuque.
– Je t'aime, Saga, dit-elle dans un demi-sommeil.
– Je t'aime aussi Katya.
Saga le savait. Il était sûr de ses propres sentiments, et il croyait en la sincérité des mots de Katya.
Et pourtant, il hésitait encore.
Saga marcha jusque devant l'entrée de son temple, côté cancer, pour y prendre l'air. Katya dormait profondément, mais impossible pour lui de fermer l'œil. Le stress faisait fuir le sommeil. Le Gémeau ne serait pas tranquille tant qu'il n'aurait offert son véritable cadeau à sa compagne. Mais allait-il réellement le faire ?
– Saga ? l'appela une voix par télépathie. Tout va bien, mon frère ?
– Kanon ? Pourquoi tu m'appelles ? Ça va ?
– Moi je vais très bien. Mais j'ai le sentiment que toi, tu ne vas pas si bien. Je m'inquiétais.
L'aîné des gémeaux sourit. Kanon et lui était réellement des jumeaux connectés.
– Tout va bien, petit frère. Ne t'affole pas.
– Pardon, mais tu sais combien nous sommes liés tous les deux. Au fait, joyeux noël, grand frère.
– Joyeux noël Kanon. Tu as passé un bon réveillon avec ton homme ?
– NI-CKEL. Et toi ? Ça y est, tu as fait ta demande ? Bon, je me doute que Katya n'a pas refusé…
– Non, j'ai pas encore fait ma demande, le coupa l'aîné.
– Quoi ? Mais c'est pas ce que tu avais prévu ?
– J'hésite.
– Ah ben voilà, tu refais le constipé. Va falloir reprendre les laxatifs, mon frère.
– Kanon, grogna Saga, ne commence pas avec tes blagues douteuses. Mon système digestif se porte à merveille, merci !
– Bon alors quoi ? Tu as changé d'avis ?
– Non, je veux toujours faire d'elle ma femme. Je l'aime.
– Maiiiiiiis ?
– J'ai peur qu'elle le regrette.
– SAGA DES GEMEAUX ! Je rentre et je vais te botter le cul !
– Pourquoi est-ce que je t'en parle, d'abord ? soupira le plus âgé.
– Bon, c'est quoi le problème cette fois ? Parmi la liste de tous les maux de saint Saga, on a la culpabilisation de tes actes passées, le sentiment de ne pas être à la hauteur, ton désir de ne pas lui faire de peine si tu venais à mourir en mission. Tu crois pas qu'elle t'aime en faisant fi de tout ça ?
– Y a pas que ça, Kanon. Je suis bien plus âgé qu'elle.
– Par Athéna, j'y avais même pas songé à celle-là. T'es allé la chercher loin.
– Pas du tout, j'y pense depuis qu'on a soufflé nos trente bougies, alors qu'elle n'avait même pas encore vingt ans. On a douze ans d'écart, Kanon. Douze ! C'est énorme. Elle n'a que vingt ans. N'est-ce pas trop tôt pour elle de s'engager ?
– Si vous vous aimez, pourquoi attendre ? Elle compte te quitter ?
– Mais non !
– Bon ben alors ? Arrête de réfléchir autant, Saga. Ça te vieillit.
– Bordel Kanon, n'en rajoute pas.
– Saga, il existe de nombreux couples avec une grande différence d'âge qui fonctionnent. Douze ans, oui ça commence à faire mais c'est pas si énorme non plus. Vous vous aimez. Katya aime ton aura et ton sens moral. Je te rappelle qu'elle a été séduite alors que tu lui tournais le dos. Donc c'est pas parce que tu as quelques rides qui apparaissent où que tu as plus de mal à te remettre d'une soirée arrosée que tu es indigne d'elle. Mais douter de ses sentiments, ça c'est dégueulasse. Tu mériterais que je vienne vraiment te botter le cul. J'aime bien ma belle-sœur, alors ne la fais pas fuir avec tes hésitations à la con.
– Je te reconnais bien là, mon frère, sourit Saga. Toujours aussi franc et convaincant.
– Evidemment, JE suis le génie.
– Je te l'accorde pour cette fois.
– Bon alors, tu vas lui offrir cette bague qu'on a acheté ensemble ? Ça serait dommage de la laisser dans son écrin.
– J'ai pas envie de mettre bêtement un genou à terre. Cette tradition est assez dépassée quand tu y penses, et Katya n'aimerait pas. Elle trouve qu'un homme qui se met à genoux, il supplie au lieu de demander. C'est bien plus romantique d'être chacun sur un pied d'égalité.
– Du Katya tout craché. T'as bien choisi, Saga.
– Je sais, sourit encore l'aîné des Gémeaux.
– Va demander à Aphro, il a toujours plein d'idées. Oh, et tant que tu y es, réserve-lui un flacon d'huile de massage à la rose pour moi. Mon homme ADORE.
– D'accord, et c'est moi qui offre. Je te dois bien ça, petit-frère.
– Mince, si j'avais su, j'aurais commandé un truc plus cher.
– Kanon…
– Je compte sur toi pour m'annoncer vos fiançailles au nouvel an.
– Tu vas venir ?
– Evidemment ! Pour rien au monde je ne manquerai la plus grosse fête du Sanctuaire de l'année. Mon homme sera là aussi.
– Je suis content de te revoir. Tu me manques, petit frère.
– Moi aussi tu me manques grand-frère. Je dois te laisser, là. Passe un bon noël. Je t'aime.
– Je t'aime Kanon. A très bientôt.
La communication par télépathie s'interrompit. Le cœur plus léger et plus décidé, Saga réfléchit à sa fameuse demande en mariage lorsque deux bras vinrent entourer sa taille par derrière. Katya, qui avait enfilé un peignoir en satin vert de jade, se blottissait contre lui, encore à moitié endormie.
– Tu vas attraper froid, lui dit tendrement Saga la serrant contre lui.
– Je ne crains pas le froid, mais ton absence, si. Tu as insisté pour que je reste au lit avec toi et tu me fausses compagnie ?
– Pardon ma chérie. Je parlais avec mon frère.
– Bon, ça va alors. Saga ?
Katya allait lui dire qu'elle comptait tout de même monter jusqu'au palais d'Athéna. Même si elle ne s'entrainait pas, sa principale tâche consistait à servir et assister leur Déesse. Seulement, elle fut interrompue par un long sifflement admiratif venant d'un étage plus haut.
Gueule de bois, envie de fumer et de pisser, et jeté gracieusement du lit par le tyrannosaure qui partageait sa vie, Angelo du Cancer jura toutes les grossièretés qu'il connaissait en italien tout en arrosant généreusement les pots de fleurs de son nectar vésical.
– Tiens, regarde ce que j'en fais de tes fleurs. Erk, je crois que j'ai abusé. Pas étonnant qu'elle fasse encore la gueule. Enfin, c'pas ma faute si mon verre était toujours plein, non ? Oui ? Argh, réfléchir à ça me donne encore plus mal à la tête. Elda, cachet, massage et bisous s'te plait… ah oui, c'est vrai qu'elle fait la gueule. Et en plus elle dort tranquillement dans MON lit de MON temple pendant que je me pète le dos sur le canap'. Elle est belle la justice, Cassiopée ! grogna le Cancer en relevant sa braguette. J'en connais d'autres qui passent du bon temps. La Katya, elle a de la voix, ou alors c'est l'autre frappé qui sait bien y faire. J'devrais t'être lui demander des conseils… ou pas.
En se rapprochant des marches, Angelo vit justement Saga debout devant son temple, vite rejoint par la belle blonde qui partageait sa vie, tout juste vêtue d'un léger peignoir. Ouah, ça c'était du spectacle de bon matin. Beau décolleté. L'Italien ne put s'empêcher de siffler d'admiration.
– Belle vue, claironna bien haut le Cancer en reluquant sans vergogne la compagne de Saga. Tu ne veux pas venir me réchauffer aussi, Katya ?
La saintia courut immédiatement dans le temple et Saga lui lança un regard mauvais. Pour le coup, il n'avait rien à envier à son double maléfique. C'est qu'il ferait presque peur, le disjoncté.
– Tu devrais être flatté, c'est la tienne après tout, et elle est belle. Pff, pourquoi est-ce que les mecs maqués prennent toujours mal lorsqu'on complimente leurs femmes ? J'vais pas te la prendre, hein ? J'tiens à la vie !
Pour sûr qu'Elda ne le quitterait pas mais le tuerait bel et bien s'il osait. D'ailleurs, entre les cris de ses voisins et la vue d'une charmante créature, Angelo avait bien envie là. Juste le temps d'avaler un antalgique et prendre une douche. Pour le reste, il savait comment faire pour que sa compagne veuille bien lui pardonner. C'était fou comme vivre à deux changeait bien des choses. Angelo avait fait de la place pour qu'Elda puisse entreposer ses affaires dans l'armoire et la commode, et les contenus des placards avaient changé aussi.
Tasse, eau chaude, sablier, et une cuillère du thé de noël qu'Elda avait acheté lors de sa sortie au marché de noël avec ses copines. Du thé en vrac qu'il laissa infuser avec de jeter les feuilles au compost – ça aussi c'était nouveau –, puis Angelo trempa une boule à thé dans la tasse, vide… ou presque.
– Elda, ma chérie. Je t'ai fait ton thé. Allez, arrête de bouder, dit Angelo en déposant la tasse sur le chevet et en caressant l'épaule de la jeune femme. J'suis désolé. Ça te va ?
La jeune femme de vingt ans se retourna dans le lit, visage sévère envers son homme.
– Pourquoi tu es désolé ? demanda-t-elle.
– Parce que j'ai pas tenu ma promesse de pas abuser hier soir. J'avoue, j'étais ivre.
– Pas besoin de me le dire. J'avais remarqué.
– J'ai mal à la tête, tu crois pas que je paye déjà ma connerie.
– Comme si c'était la première fois, soupira Elda. Ta mémoire te fait défaut ?
– Bon écoute, j'ai pas d'excuses. J'ai déconné, encore ! Je suis désolé, je veux pas me fâcher avec toi. Alors écoute, donne-moi une autre chance. Si au nouvel an ou une autre fois, j'abuse, je te libère. Ça te va ?
– J'ai pas besoin de ta bénédiction pour me casser, maugréa Elda en s'asseyant dans le lit et en prenant la tasse. J'suis pas ta prisonnière, me semble.
– Sache que j'ai pas l'intention de te laisser partir sans rien faire.
– Ben voyons ! Besoin de moi pour nettoyer tes caleçons ?
– Non, je le faisais tout seul avant que t'arrive, gamine ! – il lui prit le menton pour la forcer à le regarder – c'est parce que je t'aime, bécasse.
– Ah vraiment ? C'est pour ça que tu reluques mon amie Katya ?
– Euh…
– Je t'ai entendu. T'es pas vraiment discret.
– Merda ! jura-t-il dans sa langue natale.
– Hmph, t'as bien raison. Katya est une belle personne. Et Saga aussi, bien plus que toi. Mais bon, c'est dans ton lit que je suis actuellement, non ? sourit Cassiopée en finissant sa tasse. T'as mis quoi dans ta boule à thé ?
– Regarde.
La boucle renfermait deux boucles d'oreille en or, plutôt petites et assez discrètes, idéales pour Elda qui n'aimait pas trop les artifices féminins. L'une d'elle avait la forme d'un crabe, l'autre d'une femme, comme Cancer et Cassiopée.
– Elles te plaisent ? demanda Angelo en détournant la tête.
– Oui, sourit la jeune femme en se penchant pour embrasser chastement les lèvres du chevalier. Merci. Il faudra que je me fasse percer les oreilles. Moi aussi, j'ai quelque chose pour toi.
Elle se pencha sous le lit pour en ressortir une boite dont Angelo reconnut le logo de l'enseigne. Il se tendit en sentant son phallus pulser. Par Athéna, Elda connaissait si bien ses goûts. Et cette couleur, cet ensemble de lingerie, tout ce qu'il aimait. Sa compagne qui était si peu féminine au quotidien, plus adepte des tee-shirts trop larges pour dormir plutôt que de mettre ce genre de chose sexy. Mais c'était vraiment noël !
– Meuh, c'est pour toi, ça, pas pour moi ! grommela le Cancer.
– Ah bon ? Je pensais que ça te plairait. Bon ben, je le ramènerai à la boutique alors…
– Non, non. Mets-le. Vas-y, essaye, j'vais te dire si ça met bien ta poitrine en valeur.
– Ça t'intéresse en fait ? sourit malicieusement Cassiopée.
– J'vois pas ce qui te penser ça.
– Ça par exemple, dit-elle en regardant sans vergogne dans le caleçon de son amant.
– La ptite fille a bien grandi, sourit à son tour Angelo en montant sur le lit avant de renverser sa chère compagne qui ne le repoussa pas.
Lorsque Katya arriva dans les appartements d'Athéna, elle tomba sur sa Déesse installée sur les genoux de Mii, ses bras autour de son cou et leurs lèvres scellées. Stupéfaite, elle eut un hoquet de surprise qui signala sa présence aux deux jeunes femmes.
– Oh Katya, rougit la déité en se relevant. Que se passe-t-il ? Tu as besoin de quelque chose ?
A ses côté, Mii ne savait plus où se mettre et semblait prête à se cacher dans le moindre petit trou de souris.
– Euh... je... non, c'est à moi de vous demander ça, ô Athéna, s'inclina la saintia. Mais, où sont les autres ?
– Oh, mais Katya, c'est le jour de noël enfin. Shôko et Kyoko sont rentrées au Japon pour fêter noël avec leur père. Elda est avec son compagnon. Et tu sais que Xiao Ling est à Asgard en tant qu'ambassadrice. Je crois qu'elle s'est beaucoup liée avec un guerrier divin d'ailleurs, sourit Athéna. N'avais-je pas dit que je vous libérais aujourd'hui ? Je pense que je suis assez grande pour me débrouiller, et puis Mii est avec moi.
– Je suis navrée de vous avoir interrompue. Je ne savais pas que vous entreteniez ce genre de relation. Pardonnez mon indiscrétion, mais depuis quand ?
– Un an seulement. Mais comme tu le sais déjà, il y a toujours eu quelque chose de particulier entre Mii et moi.
– J'ai mis du temps à le réaliser, mais ce que je ressentais pour Saori... euh je veux dire mademoiselle Saori...
– C'est bon Mii, rit la Déesse. Katya nous a littéralement vues nous embrasser. Elle doit se douter qu'il n'y a plus tant de formalités entre nous.
– Oui, c'est vrai. Je disais donc que ce que je ressentais pour Saori, que je pensais être de la dévotion liée à son statut divin, c'était de la fascination. Elle m'éblouissait, et plus nous grandissions, plus elle me troublait aussi. Encore plus pendant certaines de nos batailles où j'ai réalisé que je ne voulais pas sauver Saori parce qu'elle était Athéna, mais parce qu'elle était chère à mon cœur.
– Nos batailles datent pourtant d'il y a bien quatre ans, s'étonna Katya.
– Penses-tu que j'aurais trouvé le courage de me déclarer à une Déesse ? rit sarcastiquement Mii. Malgré mes sentiments, nous ne pouvions pas être ensemble, du moins c'est ce que je croyais.
A ses côtés, Athéna tendit sa main pour la poser sur celle de Mii.
– J'ai été pas mal occupée suite à la résurrection des chevaliers, expliqua Athéna. Comme tu le sais, j'ai passé pas mal de temps sur l'Olympe afin de me lier au plus près de ma fratrie et les convaincre de me laisser gérer la Terre. Ça n'a pas été simple de leur expliquer mon amour et mon espoir pour les humains. Là-bas, mon père me surprotégeait et j'étais entourée de nombreuses nymphes très gentilles, mais aucune n'a remplacé Mii qui me manquait beaucoup. A mon retour sur Terre, j'ai aussi dû gérer pas mal de choses de l'entreprise de mon grand-père que j'avais laissé à l'abandon. Les fonds et les objectifs ont changé et j'ai dû longuement négocier avec les banques et d'autres organismes pour permettre à la fondation Graad de changer de voie, afin dorénavant de venir en aide aux plus démunis dans le monde et aider les orphelins à trouver le bonheur.
Katya était admirative. Sa Déesse était forte et bonne. Pour sûr qu'elle était la mieux placée pour diriger la Terre avec bienveillance, et inciter les gens à rendre le monde meilleur. Seule sur L'Olympe, elle avait dû se justifier devant toute une pléiade de Dieux arrogants. Et puis, diriger une entreprise d'une telle envergure, si jeune, forçait le respect. La jeune femme qui se faisait appeler Saori Kido n'en donnait pas l'air mais elle était extrêmement intelligente et charismatique. Pas étonnant que Mii soit tombée sous le charme.
A ses côtés, la saintia du Dauphin buvait les paroles de sa compagne, ses yeux pétillants d'amour. Katya n'avait même pas remarqué à quel point le regard de son amie avait changé depuis quelques temps. En même temps, elle-aussi vivait sur son petit nuage. Katya sourit en pensant à son compagnon qui la fascinait encore aujourd'hui, autant qu'à leur toute première rencontre.
– Tu sembles heureuse, Katya, lui dit la Déesse.
– Hein... oui Athéna, rougit la saintia de glace. Je suis heureuse de vous servir et de promouvoir cette paix entre les sanctuaires.
– Je ne parlais pas de ça, rit de bon cœur Athéna. Tu es tellement sérieuse et formelle, Katya. Saga et toi êtes vraiment faits pour être ensemble. La plus heureuse ici, c'est bien moi. Vous voir tous épanouis et profiter de la vie est la meilleure chose que tu puisses faire pour me faire plaisir. Bon, puisque tu es venue jusqu'ici, prenons un thé ensemble.
– Je vais le préparer, s'empressa de dire Mii en se levant.
– Ensuite Katya, s'il-te-plait, va retrouver ton homme. C'est noël aujourd'hui. Je t'assure que je n'ai besoin de rien, et puis Mii est avec moi. J'aimerai profiter de celle que j'aime aussi.
– Bien sûr Athéna.
La table dressée avec minutie et le thé infusé à la perfection, digne de Mii qui pratiquait cet art depuis des années, les trois femmes parlaient avec légèreté de la soirée de la veille. Elles riaient d'Elda qui sermonnait Angelo, d'un Dohko pompette entreprenant avec son Shion qui n'arrivait pas à le raisonner, d'Aphrodite qui roucoulait avec sa nouvelle conquête, l'ambassadeur d'Asgard, et bien d'autres choses.
Mii montra à Katya la barrette qu'elle avait reçu en cadeau de la part Saori, fière de la porter dans ses cheveux.
– Moi, j'ai offert des livres à tout le monde. Je me sens comme celle qui s'est pas cassée la tête, dit la saintia du Dauphin gênée.
– C'était très bien, Mii. J'en suis à la moitié du mien, l'informa Katya qui avait été littéralement fascinée par l'histoire qu'elle avait lu jusque tard dans la nuit.
– J'ai hâte que Shôko, Kyoko et Xiao Ling rentrent pour leur offrir leurs cadeaux. Et au fait, Saga t'a offert quelque chose, Katya ?
– Oui, des savons.
– Des savons ? s'étonnèrent Athéna et Mii.
– Oui, parfumés à la rose, fabriqués par Aphrodite. Pourquoi vous faîtes cette tête ? C'est utile, non ?
– Oui, tu as raison, approuva la déité.
A vrai dire, l'une comme l'autre étaient persuadées d'avoir croisé Saga dans une bijouterie à Athènes, aussi pensaient-elles que le Gémeau avait une déclaration à faire. Elles s'étaient sans doute trompées.
– Ah Saga, je suis content que tu deviennes l'un de mes clients les plus réguliers, s'exclama Aphrodite en faisant des grands gestes dignes de lui. Je te l'avais bien dit, la rose sublime la peau. Elle est odorante et régénératrice, idéale pour atténuer toutes ces vilaines cicatrices sur nos corps. Et en plus, elle est aphrodisiaque.
Clin d'œil du chevalier des Poissons faisant lever les yeux au ciel de Saga. Il n'avait pas besoin d'un aphrodisiaque pour prendre du bon temps ou satisfaire sa compagne, merci bien !
Il fallait toujours qu'Aphrodite en fasse trop. Enfin, tous avaient l'habitude, et ça n'avait pas l'air de gêner son nouveau compagnon qui souriait comme un bienheureux. Comment il s'appelait déjà ? Mime ?
– Bon alors cette fois, tu veux de l'huile de massage, c'est bien ça ? Excellent choix !
– Ce n'est pas pour moi, c'est pour Kanon, s'empressa de préciser Saga.
– Ah oui, c'est vrai que Kanon en raffole. Tiens, sens-là. Ça ne t'intéresse pas ? Si tu veux, je t'en donne un échantillon. Tu testeras avec Katya. Détente assurée. Oh, et puis prends ça aussi. C'est une crème de nuit. J'ai rajouté de nouvelles huiles essentielles et changé d'huile de base, elle devrait être moins grasse. Tu m'en diras de nouvelles, toi ou Katya. Oh mais que vois-je, Saga ? Tes mains sont sèches. Je vais aussi te donner un échantillon pour les hydrater.
– Tu me vends ta boutique ou quoi ? T'as besoin d'argent ?
– Du tout. Depuis que j'ai obtenu l'autorisation de tenir un stand le samedi matin au grand marché d'Athènes, et un autre dans la semaine à Rodorio, je ne manque pas d'argent. Et ce ne sont que des échantillons, tu ne me dois rien pour ça. Je ne fais que me soucier de votre bien-être et votre beauté, voyons.
– Bien sûr. En fait, je vais aussi te prendre quelque chose. Quelques fleurs ou quelque chose pour une demande particulière, un peu originale.
– Dis-m'en plus, mon ami. J'avoue, ça m'intéresse.
– Attention, si ça se divulgue, je sais d'où ça viendra.
– Mais Saga, je serai muet comme une tombe. Sache que je reçois les confidences de beaucoup de nos confrères. Viens, allons marcher dans la roseraie. Mime, fais comme chez toi. A plus tard mon ange.
Donc, c'était bien Mime. Il semblait bien jeune pour sortir avec Aphrodite. Même pas la vingtaine, alors que le Poisson en avait vingt-six. Peut-être que ce n'était que passager, une simple amourette. Le suédois semblait bien accro pourtant. Pourvu qu'il n'ait pas à subir une nouvelle déception.
Depuis la paix, Aphrodite était le seul qui avait bien du mal à trouver un partenaire fiable et stable. C'était un homme soucieux d'autrui et à l'écoute, vraiment gentil et serviable, mais son apparence précieuse lui donnait une image superficielle et trompeuse de son vrai lui, ce qui lui avait couté bien des déconvenues. Saga remarqua d'ailleurs qu'il avait progressivement retiré bien des artifices en quatre ans. Aphrodite ressemblait maintenant presque à un homme normal, mais un homme divinement gâté par la nature.
– C'est sérieux avec lui ? demanda Saga.
– Nous n'étions pas là pour parler de toi ?
– Je souhaite juste que tu puisses enfin trouver ton promis toi aussi, Aphrodite.
– Saga, ta façon de parler est tellement dépassée.
– Aphrodite, je suis sérieux. Tu es mon ami et tu as toujours beaucoup fait pour moi à l'époque où… enfin à cette époque-là. Et puis, je me souviens que c'est toi qui m'as prévenu de l'intrusion de cette dryade au Sanctuaire, et de cette saintia espionne qui la combattait avec difficulté. Si tu n'avais pas été là, Katya aurait été tuée et nous ne nous serions jamais rencontrés. Je te dois mon bonheur actuel, Aphrodite.
– Pff, ne te formalise pas pour ça, le rassura le Poisson d'un signe de main dans l'air. Katya et toi, vous étiez destinés. Je ne sais pas à quoi va me mener ma relation avec Mime, mais il me rend heureux pour le moment. Merci de t'en soucier.
– C'est normal. Mais, n'est-il pas un peu jeune ?
– Et c'est toi qui dis ça !
– C'est justement à cause de cette différence d'âge que j'ai avec Katya que je ne me décide pas à la demander en mariage.
– Ah, enfin tu dis clairement pourquoi tu viens, s'enthousiasma Aphrodite. J'en étais sûr ! Enfin tu te décides, c'est pas trop tôt. Je suis trop heureux, j'ai vraiment hâte de voir Katya en mariée.
Pourquoi cet homme semblait si heureux d'une nouvelle qui ne le concernait pas, surtout quand lui-même avait du mal à trouver chaussure à son pied ? Vraiment trop gentil, se pensa Saga.
– Oh, et pour répondre à ta question, Mime a dix-huit ans. On a huit ans d'écart mais bon, quelle importance ? Tu sais que l'âge est une notion assez arbitraire dans nos fonctions. Je te rappelle qu'on envoie des mômes de treize ans risquer leur vie et combattre des Dieux. Et puis, Mime n'est pas un enfant, non ? C'est un jeune adulte. Mon âge ne le gêne pas. Il semble même préférer les hommes plus âgés, typique des gens qui ont eu comme un problème relationnel avec leurs parents.
– Quoi ! Tu veux dire que Katya me voit comme son papa ! se scandalisa Saga.
– Calme, Saga. Je n'ai pas dit ça. J'ai dit que c'était un trait fréquent chez ceux qui préfèrent un partenaire plus âgé, mais ce n'est certainement pas une généralité. Il y a des milliards de personnes sur cette planète et des milliards de psychologies différentes.
– Tu t'y connais drôlement bien en psychologie.
– C'est un thème qui me passionne avec la naturopathie. Et puis, en tant qu'ex-espion du Sanctuaire, il fallait bien que je sache rapidement dresser un profil psychologique pour mieux approcher mes cibles, donc j'ai étudié pour ça.
Gentil et intelligent, empathique qui plus est. Pourquoi est-ce que personne voyait toutes ces qualités chez le chevalier des Poissons ? S'il n'y avait pas eu Katya qu'il aimait de toute son âme, Saga se dit qu'il aurait pu tomber amoureux d'Aphrodite.
– Pour Katya, c'est différent, reprit le suédois. Elle ne te voit certainement pas comme son père, mais bien comme l'homme d'un éclat si bienveillant et puissant qu'on pourrait le comparer à un Dieu. Tu m'étonnes qu'elle ait craqué pour toi. En plus, à l'époque, tu lui as sauvée la vie en sachant très bien que c'était une ennemie. Beaucoup des choses vous réunissent tous les deux, quand bien même plus de dix ans séparent votre naissance. Alors ne te prends pas la tête pour vos âges, ce ne sont que des chiffres et des idées reçues de la société. Les sentiments, ça c'est ce qui fait l'harmonie d'un couple.
– Tu me rassures, soupira le gémeau, le souffle court.
– Ma parole, tu recommences à être stressé. Je vais également te donner une tisane relaxante et une petite fiole d'huile essentielle. Quelques gouttes dans un mouchoir à renifler plusieurs fois par jour dès que tu sens une petite montée d'angoisse. Et c'est cadeau, pour noël.
Définitivement très gentil. Saga sourit pour le remercier et continua de le suivre. Rien que cette promenade au milieu des fleurs, diverses variétés de roses, non toxiques celles-ci, apaisait ses nerfs et lui donnait plus d'assurance pour ce qu'il souhaitait faire.
Aphrodite l'emmena jusque devant un arbuste de fleurs aux pétales blanches et au cœur jaune. Saga les reconnut immédiatement et écarquilla les yeux.
– Tu les reconnais ? Elles ne t'ont pas aidé autant que je le souhaitais autrefois, mais j'espère que ça sera différent cette fois.
Saga frotta ses mains imbibées d'huile pour la chauffer. Délicatement, il déposa ses paumes sur le dos de sa compagne allongée à plat ventre devant lui et commença à frotter la surface avec tendresse avant d'appuyer sur certains points en particulier, la faisant soupirer d'aise.
– C'est génial Saga, gémit Katya. Tu masses divinement bien. Où as-tu appris ?
– Aphrodite m'en faisait pas mal quand j'étais Pope et que je redevenais moi-même, pour me détendre. J'essaie de reproduire ce que je ressentais.
– Athéna bénisse Aphrodite et ses produits. Ça sent si bon.
– Relaxe-toi et apprécie, ma chérie.
Le gémeau poursuivit ses délicats attouchements, osant par moment descendre jusque sur les fesses, le haut des cuisses, dévier aussi vers la poitrine. Il se pencha pour mettre son nez dans le cou de la blonde, respirer cette odeur de rose et embrasser sa nuque. Sous ses doigts, il la sentit frissonner. Plus confiant, il s'allongea davantage sur elle, sans non plus faire peser tout son poids, et changea l'itinéraire de ses mains qui glissèrent jusqu'au ventre puis plus bas, s'aventurant vers son sanctuaire privé. Les soupirs de Katya devinrent plus lascifs et elle bougea ses hanches pour lui permettre un meilleur accès.
– Tu aimes ? demanda Saga à son oreille.
– Oui… Aaaaah, oui.
– Je t'aime Katya.
– Moi aussi je t'aime Saga. Aaaaah, encore. Oui, là.
– Je ferais n'importe quoi pour te faire plaisir, pour que tu ne sois jamais lassée de moi.
– Je ne me lasse pas, murmurait la saintia, le souffle court, le bas-ventre en effusion. C'est si divin. Continue, j'aime.
– Katya, souffla le grec en embrassant encore sa nuque. Accepterais-tu de vivre éternellement à mes côtés, même lorsque je vieillirai et que tu seras encore jeune et belle ?
– Aaaaaah, mais Saga, de quoi tu parles ?
Elle n'était plus capable de parler tant l'ivresse montait, tant Saga la gâtait avec ses doigts. En souhaitant plus, elle se retourna complètement sur le dos, ouvrant les portes de son sanctuaire pour que Saga puisse y plonger sa tête et l'honorer comme il se devait.
– Saga, tu me rends folle, s'étrangla Katya qui s'accrochait à la tête de lit pour ne pas empoigner les cheveux de son partenaire.
– Alors nous sommes deux, ma chérie.
– Fais-moi tienne, je t'en supplie.
Ils s'unirent encore une fois, enlacés l'un contre l'autre dans l'intimité de leur chambre. Epuisés et en sueur, Saga tomba sur le côté, libérant Katya qui se sentit subitement vide. Le froid s'emparant d'elle, elle bougea pour venir s'allonger à moitié sur son homme.
– Tu as aimé ? demande le plus vieux.
– C'est toujours magique avec toi.
– Tu n'as pas répondu à ma question de tout à l'heure.
– Dois-je vraiment y répondre ? Je t'aime Saga, c'est tout ce que tu as besoin de savoir.
Leurs doigts s'entrelacèrent et Saga remonta les draps sur eux. Ils auraient dû se lever et prendre une douche, mais ils préférèrent profiter de la chaleur provoquée par leur coït, s'enivrant aussi de leurs odeurs corporelles plutôt que de se parfumer à la rose. Et alors qu'ils s'endormaient ainsi, Saga avait définitivement pris sa décision.
Au matin, Saga préparait le thé pendant que Katya sortit de la douche, habillée pour aller s'entrainer. Sur la table de la cuisine, une plante en pot avait été posée, laquelle s'ornait déjà de belles fleurs blanches.
– Ce sont… commença Saga.
– Des hellébores, finit Katya en le coupant. On l'appelle aussi la rose de noël. Qui a déposé ça ?
– C'est de moi. Pour toi, ou plutôt pour nous. Tu connais cette fleur ?
– Bien sûr. Dans notre formation de saintia, nous n'apprenons pas qu'à nous battre, mais également bien des connaissances comme le langage des fleurs. Dans l'antiquité, on disait que l'hellébore soignait la folie.
– J'ai bu nombre de décoction que me préparait Aphrodite lorsque l'autre me possédait. Ça ne marchait pas vraiment.
– Justement parce que tu étais possédé, Saga, pas malade. Et je pense que ce n'est pas pour ça que tu as amené cette fleur ici.
– Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
– On dit aussi qu'on offre cette fleur lorsqu'on attend une réponse. Qu'est-ce que tu veux savoir, Saga ?
– Regarde bien.
Elle se rapprocha, remarquant un nœud enroulé autour de la tige principale et dans le lequel une bague était accrochée. Visiblement en or blanc sur le dessus des diamants prenant la forme d'un flocon de neige, assez fine et discrète.
– Est-ce vraiment ce que je crois ? demanda Katya les yeux humides.
– Ton émotion est-elle celle que j'espère ? dit Saga en dénouant le nœud pour récupérer le bijou. Katya, acceptes-tu que nous retransplantions ce rosier dehors, pour qu'il refleurisse et grandissent chaque année, qu'il nous rappelle ce moment où je te demande de passer le reste de ta vie à mes côtés.
Il lui avait pris les deux mains, et cette fois Katya pleurait bel et bien.
– J'ai cru que tu ne me le demanderais jamais. J'ai cru par moment que tu te lassais de moi qui ne suis qu'une petite saintia, rien à voir avec un chevalier d'or.
– Moi, me lasser de toi ? s'étonna le chevalier. C'est plutôt toi qui te coltines un vieux comme moi.
– Oh arrête, rit la jeune femme, tu n'es pas vieux. Et même si tu avais vingt ou trente ans de plus, je m'en fiche. Je t'aime, Saga des Gémeaux. Tu es l'homme le plus merveilleux à mes yeux.
– Donc… tu acceptes ?
– Evidemment !
– Je t'aime, Katya, ma rose de noël, s'exclama Saga en la prenant dans ses bras.
Ils s'embrasèrent follement pour sceller leur promesse, après quoi Saga passa la bague autour du doigt de Katya.
– Je n'ai rien pour toi en échange.
– Je ne serai pas contre un massage moi aussi, suggéra le gémeau. Il reste un peu de l'échantillon d'Aphrodite, ou sinon on n'a qu'à prendre la bouteille que m'a commandé Kanon et j'irai lui en acheter une autre.
– J'aime cette huile, elle sent divinement bon, et elle me fait un drôle d'effet. Mon beau chevalier, serais-tu capable de rester sans bouger pendant que je te masse… tout le corps ? demanda Katya d'une voix déclenchant un puissant effet dans le bas-ventre de Saga.
– Et ton entrainement ? déglutit le troisième gardien qui en fait n'avait pas du tout envie que sa fiancée s'en aille.
– C'est le lendemain de noël, voyons. On verra ça plus tard, répondit la blonde en entrainant son futur mari vers la chambre.
Note de l'auteur : Merci d'avoir lu
Le nom de l'homme de Kanon n'est pas cité volontairement. A vous d'imaginer qui vous voulez.
Le Aphro x Mime est un clin d'œil à la fic de Svoboda.
