Ils étaient tous les deux dominants, comme si aucun d'eux n'oserait laisser l'autre prendre le contrôle des choses. Jamais. Au lit, c'était encore pire jusqu'à ce que Tsukishima lâche enfin prise. Mais ce soir, il n'en avait pas l'intention. Le moment venu, il obligerait le roi à plier le genou au sol. Et pour cela, il lui fallait des accessoires.

«- C'est pour quoi fairedemanda Kageyama, à moitié déshabillé.

Par chance, sa chemise était enlevée donc ce ne serait pas un problème. Se rapprochant de lui, le blond souleva l'objet.

«- Des menottes.

- Pour toi ? suggéra l'homme aux cheveux noirs, son sourcil gauche se levant.

- Tu aimerais bien. se moqua-t-il, enroulant déjà l'une d'elles autour du poignet de l'autre.

- Oi, Tsukishima !»

D'un mouvement rapide, il réussit à pousser le joueur d'Alders qui résistait sur le lit. Il grimpa sur lui et passa les menottes entre les barreaux de la tête de lit. Le deuxième poignet fut rapidement piégé. Tobio ne semblait pas très content de la façon dont les choses avaient tourné. Il se renfrognait, le froncement entre ses sourcils augmentant.

«- Regardez-toi, tout à ma merci. Et tu ne peux rien y faire, vraiment dommage, le roi. ricana Kei, un rictus aux lèvres.

- Détache-moi.

- Hm, non. Je vais cependant t'apprendre à lâcher prise. Tu vas me supplier d'ici la fin, roi.»

Sa voix était si basse qu'elle fit frissonner Kageyama. Tout ce qu'il pouvait faire était de regarder son amant le déshabiller complètement, puis enlever ses propres vêtements. Il ne pouvait pas nier que la situation l'excitait. Son entrejambe était farouchement dressé.

«- On dirait que tu prends déjà ton pied. taquina le libre, à cheval sur les cuisses du garçon.

- Tais-toi et embrasse-moi.»

Le blond se pencha mais s'approcha du cou exposé de l'autre. Il laissa des baisers, bouche ouverte, tout le long, alternant avec des coups de langue et des morsures. Le passeur laissa sa tête rouler en arrière, offrant un accès plus facile à sa peau sensible. Son visage était caché à l'intérieur de son coude, soutenu par les menottes. Il ne put pas résister et roula ses hanches pour tenter d'avoir plus de friction sur sa longueur douloureuse. Il réussit, son membre glissant contre celui du joueur des Frogs. Ce dernier joua lui aussi le jeu, ancrant ses hanches au même rythme.

«- Tsuki-Tsukishima… grogna l'emprisonné en serrant les dents.

- Hm ? fredonna l'autre, se dirigeant vers un mamelon.

- Ah !»

Kei permit à son amant de cambrer complètement son dos avant de ramener sa bouche sur le bouton rose. Une de ses mains vint caresser son membre et celui de l'autre. Il pompa rapidement, ne laissant pas son partenaire se reposer. Il écouta attentivement tous les bruits que faisait Tobio, des grognements aux gémissements, en passant par les murmures de son nom. Il bougea légèrement, écartant les jambes de l'aîné avec les siennes. Il s'installa entre ses cuisses, ne rencontrant aucune résistance. Il leva les yeux vers le visage du passeur. Ses joues étaient rouges, ses lèvres laissant échapper des soupirs hachurés et ses yeux étaient entrouverts. Il respirait difficilement contre son bras. De sa main libre, le blond lui pencha le menton dans sa direction, délaissant ses tétons pour l'embrasser. Une fois de plus, l'homme aux cheveux noirs n'objecta pas, permettant à Tsukishima d'explorer sa bouche avec sa langue. Il gémit entre leurs lèvres, le son étouffé par la bouche de l'autre. Reculant légèrement, ce dernier releva deux doigts. Encourageant son petit-ami à les prendre dans sa bouche, il fut quand même surpris quand il accepta immédiatement. Kageyama les suçait lentement, les yeux rivés sur ceux du blond. La main autour de leurs sexes trembla et le prisonnier sourit d'un air satisfait autour des doigts. Rapidement, le bloqueur du milieu les fit glisser vers l'entrée de l'autre. Il le sentit se raidir et, même s'il pouvait parfois être un connard fini, il revint l'embrasser, le distrayant de ce qui allait se passer ensuite.

La première articulation poussa l'air hors des poumons de Tobio. Ses mains étaient serrées en poings alors qu'il se mordait la lèvre pour empêcher un sanglot de le trahir. Kei se figea, observant intensément. Il attendit un peu avant de demander si tout allait bien. Son amant ne répondit que par un «bouge» rauque. Alors il fit ce qu'il disait. Attaquant l'autre téton avec sa langue, il commença à pousser avec son index. L'orifice se serrait autour de lui, mais à mesure que ses poussées devenaient plus adroites, les hanches de son petit ami vinrent rencontrer sa main à mi-chemin. Il était temps pour le deuxième doigt.

L'étirement était assez douloureux mais se dissipa plus vite que le premier. Au moment où Tsukishima ajouta un troisième doigt, Kageyama gémissait bruyamment, des larmes au coin des yeux. Et puis, sa prostate fut touchée.

«- P-putain ! Encore, re-recommence, encore !

- Comme ça ? demanda le blond en pliant à nouveau ses doigts.

- Oui !»

Le rythme de ses deux mains s'accélérait, aidé par la sueur et le pré-sperme qui coulaient partout. Le passeur sanglotait bruyamment, des mots insensés sortant de sa bouche.

«- S'il-s'il te plaît ! Je te veux en moi maintenant, Kei ! S'il te plaît, s-s'il te plaît…

- Je t'ai dit que tu supplierais avant qu'on ait fini.»