Défi de noël : « un noël (presque) réussi »

Date : 25 décembre 2020 (posté en retard…)

Personnages : Rhadamanthe x Kanon ; Minos x Eaque et Saga x Aiolos au second plan

Univers : Post-Hadès résurrection

Genre : Romance à l'eau de rose exagérée, humour nul / R-16 pour les allusions au sexe

Note de l'auteur : Voici la dernière entrée du calendrier de l'avent pour cette année 2020, la seule en retard. J'avoue, je n'ai pas tellement été inspirée. Pas à cause du ship mais du thème. Je n'ai pas réussi à trouver des blagues et des vannes que pourraient se balancer les personnages.

Après cette ultime entrée, trois autres sont encore prévues pour répondre au défi de noël du serveur Discord d'Arthygold et Sea-Rune. Et enfin des remerciements venant définitivement boucler ce dernier mois de l'année 2020.

Bonne lecture.


Joyeux clichés de noël

Kanon finissait d'abaisser la pâte des sablés avant d'utiliser des emporte-pièces en forme de sapin, de père-noël, de bonhomme de neige, de sucre d'orge et de chaussette. Il veillait bien à ne pas salir le charmant pull que lui avait offert son frère Saga l'année dernière. Une laine irritante et très moche avec son motif de cerf sur le devant. Quelle délicate attention ! Enfin, question cadeau de mauvais goût, les frères de Rhadamanthe en tenaient une bonne couche également

Son conjoint et amour de sa vie rentra justement dans leur charmante maisonnée décorée du sol au plafond à l'occasion des festivités. Des guirlandes colorées, des bougies, des reproductions d'animaux polaires, des motifs en neige artificielles sur les carreaux, la vraie galère que ça sera à nettoyer, et bien évidemment une large couronne sur la porte d'entrée. Kanon avait toujours trouvé ces trucs similaires aux couronnes des cimetières.

Sans oublier le grand sapin de deux mètres de haut, garnis à l'arrache de boules, de guirlandes colorées flashy, de lumières clignotantes spéciale crise épilepsie, et l'indispensable étoile au sommet qui sublimait le tout et rendait un ensemble mièvre à gerber. Ah quelle belle étoile ! Mais Kanon préférait regarder au sol les cadeaux très soigneusement emballés avec leurs petits nœuds qui n'attendaient qu'à être déballés.

Tout serait parfait en ce jour de noël.

Le bruit d'un objet métallique balancé hargneusement se fit entendre à l'extérieur, et Rhadamanthe pénétra l'habitat quelques secondes après.

– J'ai déblayé l'allée, dit Rhadamanthe en retirant son bonnet à pompon et son manteau, révélant un pull en laine imprimé de sapins qui le serrait. Le ciel nous bénit d'un noël blanc cette année.

– Ce sera le plus beau des noëls, s'extasia Kanon en enfournant ses sablés. J'ai tellement hâte que la famille arrive et que nous partagions un repas tous ensemble. C'est vraiment le moment que je préfère à noël. Rhada, si tu t'occupais de farcir la dinde pendant que je prépare le saumon.

Par expérience, Kanon savait bien mieux s'occuper des poissons que le blond.

– Tu sais que c'est toi que j'ai envie de farcir là, dit bestialement l'anglais qui s'agaçait déjà de ce petit jeu.

– Hum hum, Rhada, l'arrêta Kanon en montrant des yeux une caméra au plafond qui les fixait. Tu es vraiment trop impatient, mon amour, mais il faudra attendre ce soir. D'accord, darling ?

Kanon l'embrassa doucement avant de revenir à la cuisine et sortir un tablier pour que son conjoint le rejoigne derrière les fourneaux.

– La famille arrive à 12h30, il ne faut pas chaumer.

– Mmh… oui, abdiqua le juge à contrecœur.

La caméra s'était immédiatement tournée vers eux.


Derrière des écrans, Minos et Eaque observaient toute la scène.

– T'en penses quoi ? demanda le Garuda.

– Kanon est bien entré dans son personnage, mais Rhada craquera avant, c'est sûr. Il a toujours détesté toute cette mise en scène qui accompagne noël.

– Et s'il échoue, à nous les longues vacances tous frais payés pendant que notre frère se ramasse tout notre boulot.

– J'adore ce gage, s'extasia Minos en ricanant de voir Rhadamanthe enfiler un tablier sur son pull ridicule. Soit on se paie des bonnes barres, soit on s'offre la belle vie. Je t'avoue que j'aimerai qu'il craque pour partir avec toi.

Minos avait pris la main du Garuda en ponctuant sa dernière phrase.

– On est des génies, rajouta Eaque en entremêlant ses doigts avec ceux du norvégien. Et c'est bientôt à nous de rentrer en scène.

– On va tout faire pour les exaspérer.

– J'espère que les deux autres vont pas tout foirer.

– Saga et Aiolos ? Penses-tu, eux ils ont la mièvrerie naturelle. Ils sont exaspérants sans même le faire exprès.


– Joyeux noël, s'exclamèrent en cœur les nouveaux arrivants, quatre pour être exact.

– Joyeux noël, répliquèrent Kanon et Rhadamanthe en serrant les dents.

Préparer un repas ensemble était une chose. Se coltiner la famille en était une autre. Festivités obligent, Rhadamanthe s'était vu dans l'obligation d'inviter ses deux frères incestueux et aux fantasmes dégueulasses. On entendait leurs cris de plaisir et d'agonie raisonner dans tous les Enfers, si bien qu'il avait demandé des boules quies au père-noël, sans parler des quelques traces laissées par-ci par-là. Immonde, absolument immonde ! Pourquoi est-ce qu'il devait se coltiner ces deux zigottos pour noël ? Pourquoi déjà est-ce qu'il devait faire un repas de noël ? Tout ça, c'était leur faute d'abord ! La Wyverne n'était pas prêt de leur pardonner.

– Rhada, tu as l'air en forme malgré ton nez rouge. Attention à ne pas prendre froid, dit affablement Minos en prenant son jeune frère dans ses bras.

– Je vais très bien, c'est un tel plaisir de vous voir, répliqua le blond non sans grincer des dents et en se retenant d'étouffer Minos avec son étreinte. Oh, Eaque, comme tu as grandi.

– Ha ha, tu es tellement drôle mon frère, rit jaune le benjamin de la fratrie. Ce n'est pas comme si ça faisait cinq ans que j'ai atteint ma taille adulte.

– Oh, mais pour moi, tu resteras toujours mon adorable et minuscule petit frère. Allez, viens là.

Quitte à jouer à ce jeu profondément stupide, autant en profiter pour balancer quelques piques subtiles. Il pourrait presque y prendre goût, tiens.

– Et Minos, tu es sûr que tu veux manger de la dinde. Il semblerait que tu sois plus moulé dans tes pantalons. Tu n'aurais pas pris du poids à force de manger des chocolats de noël ?

– Mon pantalon me va à merveille. Regarde, je lève mes jambes sans le moindre problème. Je te remercie de te soucier de ma ligne, cher petit-frère. On ne peut pas en dire autant de toi.

Mince, avec Minos, ça serait assurément plus compliqué. Rhadamanthe laissa tomber un combat qui s'avérait ardu et reporta son attention sur son homme qui étreignait son jumeau.

Contrairement à Minos et Eaque, les responsables de ce charmant repas de noël, Saga et Aiolos n'étaient au courant de rien et pensaient vraiment avoir été invités à passer le jour saint en famille. Ces deux-là étaient d'une mièvrerie à vomir. Kanon adorait son jumeau, mais vraiment, ils n'avaient pas les mêmes délires. Le couple de benêts avait même osé mettre un bonnet de noël et un serre-tête de cornes de renne sur la tête. La classe totale ! On ne croirait pas avoir affaire à un héros et un ancien grand-pope démoniaque. Le degré de mièvrerie de ces deux zouaves atteignait des niveaux lunaires. Même les bisounours faisaient profil bas en les voyant arriver. On croirait qu'ils évoluaient sur des arcs-en-ciel en sautillant, se tenant la main et en rigolant si bêtement que même une huitre paraissait intelligente à côté.

– Je suis tellement content que tu m'aies invité, Kanon. Quel plaisir de te voir. Et puis tu as mis mon cadeau de l'année dernière. Tu ne pouvais pas me faire plus plaisir. J'espère qu'il te tient chaud.

– Ça grat... euh je veux dire... oui, il me tient bien chaud. Merci grand frère. Bon, vous entrez ? J'ai préparé quelques mignardises en apéritif.

– On s'offre nos cadeaux ? demanda Aiolos tout excité comme un gamin. Kanon, j'ai vraiment hâte de que tu découvres ce que Saga et moi t'avons choisi.

– Oh, je suis sûr que ça sera MER-VEI-LLEUX.

Ah, Saga et ses gouts pour les cadeaux plus que douteux. Après le pull ringard, Kanon héritait maintenant de charmant petits chaussons en forme de rennes, ainsi que des chaussettes vertes à petits sapins blancs.

– J'adoooooore, dit-il sur un ton blasé.

– Tu es toujours aussi timide, petit frère. Mais je vois dans tes yeux que ça te fait plaisir.

Minos et Eaque ne pouvaient s'empêcher de glousser des deux benêts qui avaient les yeux pétillants de bonheur, même lorsque Kanon leur offrit un plaid pour qu'ils puissent bien se blottir en amoureux dans leur temple, en regardant un de ces téléfilms de noël dont ils étaient si friands. Affligeant et attendrissant. Encore heureux qu'il n'y avait pas de gui dans cette maison, sinon ils seraient en train de se bouffer la gueule dessous.

– C'est quoi ça ? demanda Rhadamanthe à ses frères.

– Tes yeux sont-ils défectueux ? plaisanta Minos.

– Ou bien c'est ton sourcil qui t'empêche de voir correctement. On aurait mieux fait de t'offrir une pince à épiler.

Oh shut up you jerk ! Qu'est-ce que je suis censé foutre de votre orange ?

– Ben ce que tu veux, elle est à toi. Expose-là, mange-là, fais-en du jus, suggéra Minos.

– Ou comme sex… ouch.

Rhadamanthe venait tout simplement de donner un coup de pied à son plus jeune frère et sans le moindre scrupule. Il n'y avait bien qu'Eaque, ou bien Minos, pour songer à se mettre une orange dans le fion. D'ailleurs, il n'y avait qu'à voir leur lettre au père-noël. Parce que oui, ils en avaient réellement écrit une que Rhadamanthe avait eu la joie de lire pour donner son avis. Même si le féroce juge des Enfers avait l'estomac bien accroché, il avait dû s'avaler une boîte entière d'anti-vomitif. Ses frères avaient bien pris soin d'expliquer en détails l'usage des cadeaux qu'ils demandaient. Chose dont il se serait volontiers épargné.

Ces deux-là étaient tordus, assurément tordus ! Pour la peine, il leur offrait une boîte de chocolat et ça irait très bien ! Rien à foutre de leurs mines déçues.

Vivement que toute cette comédie se termine et qu'il puisse retirer son pull ridicule et déchirer celui de son compagnon.

– Offrir des oranges à noël est signe de luxe. Alors je vous remercie, mes frères, sourit exagérément le blond en étreignant Minos et Eaque jusqu'à étouffement.

– De rien, répliquèrent les deux rapaces d'une voix étranglée.

– Si nous passions à table, proposa Kanon d'une manière bien trop enjouée pour que ça paraisse naturel. Rhadamanthe nous a dégoté un délicieux foie gras et vous me direz des nouvelles de la cuisson de la dinde.

– Tu as fait des folies, petit frère. C'est mon plus beau noël, sanglota Saga en tamponnant ses yeux avec un mouchoir.

– Oui enfin, vu l'odeur dans la cuisine, je crois qu'elle a un peu brulé, fit remarquer Minos.

Rhadamanthe ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. En plus de ses pervers de frangins, il devait se payer le couple de bisounours

Peut-être qu'il aurait mieux fait de financer ce foutu voyage aux deux zouaves.


– Merci pour cette journée, petit-frère. Tout était absolument parfait, pleurait encore Saga dans les bras de Kanon qui grelottait, son pull s'étant trempé des larmes de son jumeau. Et merci aussi pour les sablés.

– De rien.

– L'année prochaine, c'est nous qui invitons, dit Aiolos d'une voix enrouée et cassée, signe que le Sagittaire s'en était donné à cœur joie pour chanter des chansons de noël.

Bien évidemment, Minos, se vantant qu'il savait jouer du piano, n'avait pu s'empêcher de proposer d'interpréter quelques chansons de noël afin que tout le monde chante comme des crétins, histoire d'enquiquiner davantage Rhadamanthe au bord de l'explosion. Et autant dire qu'Aiolos adorait pousser exagérément la chansonnette, au plus grand déplaisir de leurs oreilles. Même Minos avait presque regretté de s'être installé au piano.

– Ce repas était effectivement une réussite, Rhada, le félicita Minos, ou presque. Trop copieux, le foie gras trop salé, le poisson à moitié cru, et la dinde presque cramée, heureusement que Saga et Aiolos ont rapporté le dessert. Au moins une partie du repas était sauvée.

– T'as trop des goûts de luxe, Minos, protesta l'anglais. Notre repas n'était pas parfait mais fait avec amour, pour la famille.

– Mais oui, mais oui, je n'en doute pas.

– Et je te signale aussi que toi et Eaque, vous ne vous êtes pas foulés. Vous avez juste ramené de la tisane.

– Pas n'importe quelle tisane. De la menthe poivrée, idéale pour la digestion. D'ailleurs, Rhada, tu devrais bientôt en ressentir les effets.

Voilà qui expliquait ses crampes abdominales qu'il dissimulait tant bien que mal depuis plusieurs minutes. Les fourbes, ils avaient vraiment tout prévu pour le faire chier, dans tous les sens du terme en plus.

– Je te hais, Minos.

– Moi aussi je t'aime, petit frère.

– J'ose espérer que tu es satisfait de cette journée.

– Eaque ? demanda le norvégien.

– Le repas était en partie immonde. Ton idée de nous offrir une boîte de chocolat sans respecter nos demandes au père-noël très décevante. Tes sourires sont tout sauf naturels, je ne te conseille pas de postuler pour une pièce de théâtre. Et malgré le fait que j'avais très envie de partir en vacances avec Minos, on va dire que c'est bon. Tu as validé ton gage.

– Encore heureux.

– Je me réjouis de refaire une soirée fondue avec toi et Kanon.

– Dans vos rêves. La prochaine fois, on fera une raclette ou de la tartiflette, même si j'aimerai plus ne plus voir vos sales tronches avant un long moment.

– Bonsoir à tous, intervint Kanon avant que la colère de son homme n'explose et n'annule la validation de leur gage. Rentrez bien et joyeux noël.

– Joyeux noël.

Au moment où les invités passèrent le portail, la neige disparue subitement, faisant place à un temps gris. Kanon monta à l'étage de la maison de campagne qu'ils avaient loué pour le week-end et alla frapper à la porte de la chambre d'invité.

– Camus, c'est bon, les indésirables sont partis. Tu peux arrêter de faire tomber la neige.

– Ah ben c'est pas trop tôt ! beugla à l'intérieur la voix de Milo. La prochaine fois, fais appel à Hyoga et laisse mon Camus tranquille.

– J't'emmerde Milo. Je vous paie bien assez cher pour ce service.

Il alla rejoindre son homme qui beuglait toutes les injures qu'il connaissait dans sa langue natale, notamment un nombre incalculable de « shit » depuis les toilettes où la mauvaise blague de Minos faisait enfin effet.

– Ça va ?

– Comme un type qui se vide, répliqua sarcastiquement le juge.

– Un petit SMECTA et du SPAFON ?

– C'est pas de refus. Mets-en double dose.

– Je me plains souvent de mon frère, mais les tiens, pardon de le dire, ils sont pires.

– Je les tuerais si c'était possible, et je les enterrerais avec tous leurs accessoires qui ne devraient même pas exister. Kanon ?

– Oui ?

– Les soirée fondues chez Minos, c'est terminé ! Si c'est pour en ressortir avec des gages à la con.

– Pardon, c'est de ma faute en plus, s'excusa le chevalier. C'est moi qui ai fait tomber mon bout de viande.

– C'est pas toi le tordu dans l'histoire, mon amour. Enfin, je suis bien content que tout ça soit terminé.

– Je vais enfin pouvoir enlever ce pull.

– Attends, laisse-moi te l'arracher. Tu ne ne veux jamais que je déchire tes vêtements. Mais celui-là, y a pas de problème, hein ?

– Si tu me laisses déchirer le tien, sourit Kanon.

– Un peu oui ! En plus Minos et Eaque m'en ont pris un une taille trop petite. Ils font vraiment tout pour m'emmerder ces deux-là. Il faudrait vraiment que je me venge un de ces jours.

– C'est déjà fait, mon amour.

– Comment ça ?

– Tu sais qu'on leur a donné un petit sac de mes sablés ? J'ai rajouté un petit ingrédient dedans. Crois-moi, leurs boyaux et leurs derrières vont souffrir bien plus que le tien. Je suis presque sûr qu'avec la dose de piment que j'ai mis, ils vont sortir quelques hémorroïdes et ils ne pourront plus mettre en pratique leurs charmants fétichismes pendant quelques temps.

Pour la première fois depuis le début de la journée, Rhadamanthe sourit sincèrement, même si sa position sur le trône était pour le moins dégradante.

– Je t'ai déjà dit que tu es génial, mon amour.

– Evidemment que je le suis.

– Et ton frère ? On lui a aussi donné un sachet de sablés.

– Oui, mais pas au piment. Pour les bisounours, j'ai rajouté une conséquente dose de caféine, histoire qu'ils s'excitent et s'énervent un peu.

– Je dois t'avouer autre chose, j'ai fait en sorte de contaminer la savonnette de la salle de bain avec laquelle ils se sont tous lavés les mains, révéla Rhadamanthe. Ils risquent d'avoir quelques boutons.

– C'est pour ça que tu me disais d'aller plutôt dans la cuisine pour me les laver. On est vraiment immonde, sourit diablement le gémeau.

– Fallait pas s'en prendre à plus malin qu'eux.

– Je crois qu'on a gagné la partie haut la main. Il était pas si mal ce noël, en fait.

– Il me manque juste un tout petit quelque chose pour que mon bonheur soit parfait, dit Rhadamanthe.

– Je suis prêt à tout, mon amour, susurra Kanon en ondulant le bassin.

– Euh… là je t'avoue que je vais pouvoir rien faire tant que le putain de laxatif de Minos agira. Approche.

Kanon tendit l'oreille et Rhadamanthe lui chuchota quelque chose lui faisait écarquiller les yeux.

– Non, sérieusement ? s'étonna le plus vieux.

– Un vieux rêve de gosse, se justifia le blond, et comme on a de la neige dehors.

– J'avoue, c'est tentant, mais je n'aurais pas cru ça de toi.

– J'aime te surprendre, tu sais. Et d'ailleurs, je ne t'ai pas encore offert ton vrai cadeau.

– Oh putain Rhada, la neige va fondre illico sous mes pieds si tu me chauffes comme ça.

– C'est le but, mon amour. Tu vas pas en revenir.

– Attends une minute.

Kanon s'empressa de remonter à l'étage et frapper vigoureusement à la porte de la chambre d'invité.

– Camus, plus de neige, ordonna le gémeau.

– Il a la bouche pleine, précisa Milo… ouch…

– Rien à foutre de ce que vous faîtes là-dedans. Je veux juste qu'il recouvre la cour de neige. – Fous-nous la paix, cloporte… hé mais Camus, pourquoi tu te rhabilles ?

– C'est bon, Kanon. Je vais te la faire, ta neige, et après je me tires en Sibérie.

– Camuuuuuuuus, chouinait Milo derrière la porte. Pardonne-moi.


Main dans la main, le juge et le chevalier sautèrent ensemble du perron de la maison, effectuant un magnifique salto pour se retrouver à plat dos dans la neige. Bras et jambes écartés, ils agitèrent leurs membres afin de faire de magnifiques anges de neige.

– Alors ? demanda Kanon.

– Le mien sera mieux que le tien.

– Surement pas !

– C'est assez plaisant.

– Mon juge démoniaque aurait-il une petite faiblesse ?

– Ou bien c'est à cause de l'ambiance. La neige, les fêtes, tout ça.

– Le repas était dégueu…

– Les invités insupportables…

– Mais nous sommes là, toi et moi…

– Et ça c'est le meilleur présent de noël qu'on puisse espérer.

– Joyeux noël Rhadamanthe.

– Joyeux noël Kanon.

– Je t'aime, dirent-ils à l'unisson.


Note de l'auteur : Merci d'avoir lu

Je n'ai pas cherché à basher Saga et Aiolos, surtout que j'adore ces persos. Comme dit dans l'en-tête, l'humour de cette entrée est très nul et poussé.

Par rapport au cadeau de Rhadamanthe, l'orange, il s'agit d'une vieille tradition de noël, qui consiste à offrir un orange, et qui en fait était un présent de luxe.