Défi de noël : « Perso gender swap », vous inversez le sexe d'un personnage au choix

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Défi de noël : « Monde à l'envers », avec ce défi, vous allez à l'encontre de ce qu'on connait du canon, vous "inversez" certains faits

Personnages : Hadès & ses spectres… enfin ses anges, Zélos x Rhadamanthe

Univers : Canon divergeant série origine, ici tout est inversé

Genre : Humour absurde et décalé, à lire en vous déconnectant le cerveau

Note de l'auteur : Pour ne pas spoiler l'OS, les détails par rapport au défi de noël seront dévoilés après.

Bonne lecture


Paradis festif

Minuit sonnait. Les confettis volèrent, la nouvelle année commençai, et au Paradis, l'ambiance y était plus que festive. Il n'y avait bien qu'en ces lieux que l'on célébrait encore ce genre de festivités. Sur Terre, depuis qu'Athéna y avait posé sa domination tyrannique, faire la fête était interdit sous peine d'emprisonnement direct. Pas d'exécution, non. Mourir était une bénédiction. Le défunt arrivait au Paradis d'Hadès pour y être gracié et profiter enfin d'un repos des plus mérités. Le royaume des morts était paisible, une véritable bénédiction pour ceux qui passaient de vie à trépas.

Le Dieu du Paradis était le plus bon et le plus tolérant de la mythologie grecque. Il ne souhaitait que le bonheur des mortels. Il combattait sa nièce depuis des génération pour lui reprendre la Terre et en faire enfin un véritable paradis, à l'instar du monde des morts. Seulement, le Seigneur de la lumière écopait malheureusement d'une sacrée équipe de bras cassés. Oh, il y avait bien quelques exceptions, et une en particulier, mais c'était bien insuffisant pour faire face à Athéna et son armée de monstres.

Hadès et ses anges venaient juste de se réincarner, signalant l'approche prochaine de la guerre sainte contre Athéna. Mais l'heure n'était aux combats pour le moment. Fêtons d'abord la nouvelle année, et on verra après.

Avachi sur son trône, le Dieu du Paradis paraissait si lumineux et auréolé dans sa toge si blanche et immaculée qu'elle éblouissait les yeux. Il arborait un sourire incroyablement pur, limite niais, en regardant ses anges s'amuser.

A ses côtés, Pandore, son « adorable frangine », douce et pure, un peu allumeuse sur les bords, ne cessait de s'amuser avec son dernier joujou qu'elle avait reçu de son frère pour noël quelques jours plus tôt, à savoir un téléphone portable dernière génération. Elle enchainait les selfies en prenant des poses plus ou moins tendancieuses, mettant en avant son charmant décolleté, ses belles jambes à peine cachées par la jupe un peu trop courte, ou bien son visage beaucoup trop maquillé. La chef des anges restait une adolescente de seize ans un peu trop gâtée qui se plaisait à s'habiller comme les japonaises des mangas, avec des tenues trop courtes et très colorées.

– Bonsoir Seigneur Hadès, s'inclina poliment un Dieu qui venait d'arriver à la fête.

Grand, blond, il arborait également une étoile sur son front. Il s'agissait de l'un des Dieux jumeaux au service du roi du Paradis depuis les temps immémoriaux. Le Dieu de l'éveil et son frère le Dieu de la vie, absent ce soir-là.

– Ton frère n'est pas venu avec toi ?

– Hélas, vous savez combien mon jumeau est timide et n'aime pas qu'on fasse attention à lui. Il a tellement honte, vous savez, d'être le Dieu qui redonne la vie, lorsqu'on sait combien vivre est une malédiction du Terre. Il a beaucoup de peine pour les humains. Il se sent stupide et inutile, et il préfère ne pas se montrer. Je viens faire acte de présence, mais je ne resterai guère longtemps.

– Je vois, c'est fort dommage, se désola Hadès. Tu lui rapporteras des mets et des boissons, et tu les adresseras mes vœux pour la nouvelle année. Malheureusement, je ne peux lui garantir que son pouvoir nous sera utile très prochainement. Nous risquons probablement de perdre encore la guerre sainte.

– Les anges sont-ils mauvais cette fois encore ?

– Mes anges sont parfaits et adorables. Ce sont les sbires d'Athéna qui sont des monstres. Ah, si je pouvais tous les sauver, je le ferais. Mes chers petits.

– Ne perdez pas espoir, Seigneur Hadès. Après tout, nous avons ELLE.

– Que le bon Dieu Cronos t'entende, mon ami. Tous nos espoirs reposent sur ELLE.

Des bruits de batterie jouée avec énergie se firent entendre dans la salle de réception. Derrière son instrument bruyant, l'ange Pharaon du Sphinx, de l'étoile des adorables animaux domestiques, se déchainait. On disait de lui qu'il était le meilleur joueur de batterie du Paradis, et probablement même de la Terre. Dans sa vie terrestre, il était le leader d'un groupe de métal. Il aurait aimé apprendre à jouer de la guitare, mais définitivement, il était très mauvais dès qu'il s'agissait d'un instrument à cordes.

Contrairement à son style vestimentaire sombre, il était un homme très gentil et surtout très honnête, qui ne ferait jamais de coups bas à qui que ce soit. Et surtout, il avait un petit faible pour les bébés animaux trop mignons. Dans son téléphone, il collectionnait des photos de chiots et de chatons, et il s'occupait avec brio de Cerbère, le chihuahua minuscule d'Hadès.

– Allez ! Ambiance, ambiance, ambiance. Je veux vous entendre

– Ouaiiiiiis ! hurlait un ange déchainé sur la piste, la voix presque cassée à force de crier.

Il s'agissait de Rune du Balrog, de l'étoile de la médiocrité. Le norvégien se dandinait tout aussi énergiquement que le batteur sur la piste de danse, ses fesses bien moulées dans son pantalon en cuir serré taille basse. Il portait également un haut déchiré et court, laissant son nombril à l'air. A l'aise et stylé avec ses piercings sur le visage et les oreilles, ses longs cheveux méchés en vert et rouge, également parsemés de nombreuses tresses atébas, lui donnaient une allure bohémienne et libertine.

– PLUS FOOOOORT, hurlait-il à plein poumons en montant sur l'une des enceintes.

Il enflammait la salle de réception tout en agitant son fouet à la manière d'un lasso. Le Balrog était un fêtard invétéré. Il s'agitait sans discontinuer sur la piste de danse, osant par moment échanger quelques pas avec Violate du Béhémoth, de l'étoile de la sociabilité.

La jeune femme gracile et féminine attirait naturellement les regards et les hommes autour d'elle. Elle aimait se sentir choyée et protégée, telle une véritable princesse, et elle séchait les entrainements, ne souhaitant nullement transpirer. Niveau efficacité dans l'armée d'Hadès, elle et Rune étaient comme l'appendice dans le corps humain : absolument inutiles.

Pendant que Violate ondulait lascivement son bassin au milieu d'une bonne tripotée d'anges, Rune se posa un instant contre une enceinte qui hurlait sa musique pour y boire cul sec un verre d'alcool. Le norvégien avait passé toute sa vie terrestre à boire et faire la fête, sans jamais apprendre quoique ce soit à l'école, si bien que plus aucun établissement scolaire ne voulait de lui. Il n'avait de ce fait jamais appris à lire, mais il s'en moquait bien. Voilà l'exemple parfait du soldat provoquerait, sans nul doute, la défaite d'Hadès face à Athéna. Mais ce n'était pas le pire.

Minos du Griffon, de l'étoile de misère, tentait tant bien de mal de défaire les nœuds qu'il avait encore fait avec sa technique qu'il ne maitrisait absolument pas. Cet ange du plus bas niveau de l'armée d'Hadès n'était, pour ainsi dire, pas très doué avec ses doigts. Pourtant, il faisait preuve de bonne volonté mais enchainait les bévues. On dénombrait nombre d'objets cassés à cause de ses fils. Il n'avait pas fière allure avec son jogging premier prix, son tee-shirt taché trop grand pour lui, son crâne grossièrement rasé, avec des trous à certains endroits, laissant entrapercevoir quelques racines blanches et un front immense et disgracieux. Franchement, la noblesse était morte avec cet ange.

– J'en a marre ! geignait Minos qui s'acharnait sur ses fils emmêlés.

– Allons chéri, ils sont mignons tes ptits nœuds. Pas la peine d'en faire tout un plat.

– Avec toi, tout va toujours bien, Val.

– Mais oui, pourquoi est-ce que je me plaindrais ? La vie est belle et je t'aime, Minos. Je me moque bien de la bassesse de ta condition. Tu es mon ange favori, contrairement à d'autres, ajouta-t-il en faisant la grimace.

Valentine de la Harpie, de l'étoile de la béatitude, était surtout réputé pour prendre la vie du bon côté, s'extasier de tout, accepter n'importe quoi sans jamais se lamenter. Seule tache noire dans son enthousiasme débordant : il vouait une haine féroce envers Rhadamanthe de la Wyverne, un autre ange de bas niveau, qui pourtant recevait bien trop de gratitude d'ELLE.

Un bruit se fit entendre près d'eux. A la table d'à côté, Eaque du Garuda venait littéralement de se cacher sous le meuble, recroquevillé sur lui-même après avoir accidentellement bousculé Raimi du Ver, de l'étoile de l'autorité. Raimi faisait partie de l'élite. Il était l'un des trois justiciers du Paradis, avec Cheshire de Caith sith, de l'étoile de l'humanité, et bien sûr ELLE. Ils étaient ceux sur qui reposait principalement la guerre sainte contre Athéna, les plus puissants anges du Paradis, et également ceux qui graciaient les âmes des défunts afin de leur offrir une éternité douce et reposante, et ce quelque soit leurs péchés durant leur vie terrestre.

– Veuillez excuser Eaque. Veuillez excuser Eaque. Veuillez excuser Eaque, ne cessait de répéter Eaque du Garuda, de l'étoile de la couardise, qui embrassait le sol tant il s'inclinait. Cela n'arrivera plus jamais, Seigneur Raimi. Eaque vous le promets. Veuillez excuser Eaque. Veuillez excuser Eaque.

– C'est bon Eaque, sors de là. Je ne t'en veux pas.

– Vous êtes si bon, mon Seigneur. Merci, merci, merci, remercia exagérément l'ange, ventre à terre et lèvres sur les chaussures du justicier. Eaque vous supplie de bien vouloir vous essuyer les pieds sur lui.

– Roh, mais non voyons. Allez, relève-toi et sois digne de notre roi.

Raimi s'éloigna pour rejoindre l'un des trônes destinés aux trois justiciers, et Kagaho du Bénou, de l'étoile de la douceur, aida Eaque à se redresser et épousseter ses vêtements.

Kagaho était l'un des spectres les plus gentils et serviables avec tous. Il avait beaucoup de compassion pour ses pairs, et notamment pour Eaque qui lui faisait pitié à sursauter tout le temps, terrorisé par la moindre mouche qui vole ou le bruit d'une porte qui se ferme (pas qui claque, juste qui se ferme). Et surtout, le Garuda souffrait d'une terrible acrophobie. La moindre hauteur lui donnait le vertige. Impossible pour lui de monter ne serait-ce que sur un tabouret. Même se redresser pouvait être un supplice pour lui, aussi il préférait courber l'échine et se rapprocher le plus possible du sol.

Remarquant qu'il n'était pas disposé à s'asseoir sur une chaise, choisissant plutôt de se rapprocher du plancher (il s'enterrerait même dessous si c'était possible), Kagaho lui posa délicatement un plaid sur les épaules et lui donna un verre d'eau. Le Bénou aimerait beaucoup l'embrasser, mais Eaque avait peur des maladies, alors il se contenta juste de lui caresser tendrement la tête et le dos. Comme ils était adorables !

Les grandes portes de la salle s'ouvrirent, laissant pénétrer les vedettes de la soirée, notamment ELLE. Tous se levèrent lorsqu'ils passèrent les portes, y compris Hadès toujours aussi subjugué par la beauté de cette personne, que ce soit intérieure ou extérieure. Qui ne rêverait pas d'une aventure avec elle ?

Ah, Hadès en avait eu des aventures. Un bonne floppée de femmes et d'hommes sur son tableau de chasse qui avait rendu son épouse Perséphone si jalouse qu'elle avait préféré retourner vivre chez sa mère. Mais ELLE, même lui, pourtant un Dieu, s'en sentait indigne. Elle avait quelque chose de spécial, de plus que divin. C'était sur ELLE que reposaient tous les espoirs d'une victoire contre Athéna. ELLE seule qui portait à bout de bras toute la force de l'armée d'Hadès.

N'importe qui rêverait de se tenir à son bras, où ne serait-ce que d'être la chaise sur laquelle elle s'assoit. Oh, d'ailleurs Pharaon avait composé une musique en son honneur. « Bella », avec des paroles extrêmement poétiques écrites par Queen de l'Alraune, de l'étoile angélique, et chantées à merveille par Gordon du Minotaure, de l'étoile de la liberté.

Par le très gentil mais faible Cronos, mais quelle éblouissante personne qui s'avançait actuellement vers la piste de danse que tous avaient déserté et expressément balayé afin que le bout de son orteil ne frôle pas le moindre confetti et autre déchet au sol. A son bras se tenait un autre ange. Celui-ci écopait de regards hargneux et jaloux. Comment ce sot, cet être impur et faible, cet ange de bas niveau osait LA toucher. Et surtout, comment osait-il s'approprier ses faveurs et son affection ? C'était à n'y rien comprendre !

Rhadamanthe de la Wyverne, de l'étoile de la gentillesse, était petit, maigrichon, boutonneux, avec des sourcils si fins et invisibles qu'on les croirait épilés. Sa voix était si faible et ténue qu'elle ne semblait même pas avoir mué. Et pourtant, cet ange-là se tenait actuellement au bras de la meilleure guerrière du royaume, ainsi que la troisième justicière du Paradis : Zélos de la Grenouille, de l'étoile de la normalité. Cette jeune femme magnifique incarnait tout ce que les gens rêvaient de posséder. La beauté, la grâce, la force, la vaillance, la noblesse, la sagesse, le charisme, l'empathie, et on lui comptabilisait également plusieurs talents cachés comme le chant, la musique, la danse, l'art. Elle était tout simplement PARFAITE.

Et pourtant, on n'aurait pas cru cela le jour où elle était arrivée auprès du Seigneur Hadès. Déjà une femme, le sexe faible ! En plus, elle était laide à faire peur. Courbée, les dents malformées et jaunies, le visage empli de verrues si immondes qu'on croirait à une maladie de peau. Des cheveux fourchus, gras, en partie grisonnant, avec des nœuds si énormes qu'ils formaient des touffes. Le corps disproportionné, petits seins, gros cul, jambes comme des manches à balais, garnies de nombreux poils longs et noirs. D'ailleurs, elle arborait même un début de moustache et de barbichette, sans parler de sa voix rauque digne d'une grosse fumeuse et ses manières de camionneur en surdose de testostérone. Tous l'avaient regardé avec dédain, tous sauf Rhadamanthe, ange mis à son service. La Wyverne n'était peut-être pas l'homme le plus fort, ni même le plus futé, mais il connaissait le sens du devoir. Et puis, quelque chose l'intriguait chez Zélos, aussi jeta-t-il son dévolu sur elle, du temps déjà où elle était encore laide.

Impressionné par son efficacité et sa grandeur d'âme, Rhadamanthe commença doucement à tomber amoureux d'elle, si bien qu'un jour, il osa déposer un chaste baise-main, et le charme opéra.

Telle la grenouille du conte des frères Grimm, Zélos se métamorphosa en une jeune femme absolument splendide qui faisait maintenant tourner les têtes. Les prétendants se présentèrent immédiatement, subjugués par tant de beauté, mais c'était bien évidemment Rhadamanthe qui avait pris son cœur depuis le début. Et depuis, le couple vivait une véritable idylle. Les rumeurs disaient que l'ange de la Wyverne était plutôt maladroit au lit, mais que cet aspect amusait beaucoup la belle Zélos qui se faisait un devoir de guider son amant inexpérimenté et gaffeur.

Le couple s'avança jusqu'au milieu de la piste et une musique plus douce retentit. Pharaon avait pris place derrière un clavier cette fois, et Sylphide du Basilic, de l'étoile de la défaite, l'accompagnait au violon, pendant que Gordon chantait tel un ténor d'opéra.

Rhadamanthe était bien ridicule. Il ne savait de toute évidence pas guider sa cavalière, et sa silhouette maigrichonne s'harmonisait tellement mal avec celle bien proportionnée de Zélos. Même son pantalon semblait sur le point de lui tomber aux chevilles. Heureusement que sa perspicace compagne lui avait conseillé de porter des bretelles.

Les regards se portaient d'ailleurs plus sur elle. Elle était gracieuse dans chacun de ses pas, et sa longue robe digne d'une princesse de conte scintillait et illuminait la salle.

Le couple entonna une valse, tournoyant sur la piste, rejoint ensuite par d'autres couples comme Valentine et Minos. En passant très près de Rhadamanthe, la Harpie ne put s'empêcher de faire un croche-patte à son rival. S'il croyait qu'il pouvait se permettre de danser toute la soirée avec Zélos, il se trompait lourdement. Valentine comptait bien profiter de la chute de son confrère ange pour jeter sans vergogne son propre cavalier au sol et atterrir dans les bras de la belle. Seulement, c'était bien sous-estimer les sentiments que portait réellement Zélos à Rhadamanthe, ainsi que sa force qui lui permit de te retenir son partenaire.

– Fais donc attention, je te prie, Valentine, dit-elle avec douceur alors qu'elle avait parfaitement vu la manœuvre de l'ange jaloux. La piste est assez grande, alors pourrais-tu mettre un peu de distance avec les autres couples afin que personne ne se bouscule et que chacun puisse profiter comme il se doit de cette merveilleuse soirée.

Fichtre, Valentine était si ébloui qu'il ne pouvait qu'obéir. C'est donc en serrant les dents qu'il regarda le couple si mal assorti reprendre leur valse.

C'était injuste. Zélos méritait de briller majestueusement, et ce traîne-misère de Rhadamanthe lui faisait de l'ombre.

Et pourtant, les yeux de la demoiselle brillaient d'amour lorsqu'ils se posaient sur son compagnon. Elle savait qu'elle suscitait beaucoup d'intérêt, mais elle s'en moquait. Son cœur était fidèle à son ange dévoué, celui-là même qui l'avait aimée au-delà de son apparence. A la fin du morceau, le couple se rapprocha pour s'embrasser avec amour et tendresse. Des ailes aux plumes blanches semblèrent pousser dans leurs dos. Chez les anges, cela signifiait que deux âmes-sœurs s'étaient trouvés.

– Je savais que c'était toi, chuchota-t-elle à son amant.

– Je suis fou de vous, ma Dame, mais je doutais tellement d'être digne de vous tenir dans mes bras.

– Ne le sois pas, mon bel ange. Je ne veux personne d'autre que toi.

– C'est dégueulasse, railla Valentine qui quitta rageusement la salle de réception en claquant la porte, provoquant une syncope à Eaque terrorisé.

Sûr qu'assister à cela en décevait plus d'un. Le seul à être vraiment réjoui ici était Hadès qui applaudissait les deux âmes-sœurs.

– Ma Dame, dit Rhadamanthe en mettant un genou à Terre. Mon amour pour vous est sans faille. Je jute de vous protéger éternellement contre les monstres d'Athéna. Vous êtes l'espoir de l'humanité, et mon devoir est de vous servir de bouclier, à vous et vous seule.

– Mais enfin…

– Chut, ma Dame, ne gâchons pas cette soirée. Dansons.

C'était bien la première fois que Rhadamanthe se permettait de l'interrompre. En se redressant, il passa une main ferme autour de sa taille afin de la guider sérieusement cette fois. Zélos se laissa entrainer, surprise d'une telle prise d'initiative, émoustillée par l'assurance soudaine de son compagnon. Elle n'était pas outrée qu'il se permette de lui couper la parole. Au contraire même, Zélos était impressionnée. Peut-être que Rhadamanthe possédait bien plus de prestige qu'il n'en laissait bien paraitre. Pour elle qui portait les espoirs de tout le monde, c'était bien agréable de se laisser guider pour une fois, de ne pas se sentir seule. La valse n'en était que plus agréable.

– Ah l'amour, se dit Hadès en voyant les deux tourtereaux tourner gaiement, ayant senti comme un changement évident dans leurs rapports. Parfois il rend plus fort, mais d'autres fois, la confusion qu'il engendre perturbe les capacités.

– Mon frère, dit Pandore qui maintenant postait ses selfies sur les réseaux sociaux, comment croyez-vous que va se passer la guerre sainte cette fois ?

– Bah, on va surement perdre, comme d'habitude, haussa les épaules le Dieu lumineux en s'avachissant encore plus sur son trône.


Perso gender swap : Zélos change de sexe et est devenu une femme

Personnages qu'on voit rarement ensemble : Bien qu'il existe des scènes entre Rhadamanthe et Zélos dans le manga, ce n'est pas tellement un ship très commun. Et il en est de même pour Minos et Valentine (qui pour le coup est un ship qui me plait bien).

Perso/ship que vous détestez : Ai-je besoin de préciser que je n'affectionne pas tellement le Rhadamanthe x Zélos…

Monde à l'envers : L'univers entier et tous les personnages sont complètement inversés. Je me suis vraiment éclatée avec ça.

Ici, nous n'avons pas un méchant Dieu des ténèbres qui règne sur les terribles Enfers avec ses spectres, mais plutôt un gentil Dieu de la lumière qui gouverne sur l'idyllique Paradis avec ses anges. Même Athéna n'est plus aussi bonne.

J'ai gardé les noms et les totems, mais les étoiles célestes sont inversées. Par exemple, « l'excellence » de Rune est devenue « la médiocrité », « la violence » de Kagaho est devenue « la douceur ».

Leurs personnalités sont complètement inversées aussi. Rune adore le bruit, Pharaon ne joue pas d'instrument à corde, Minos est presque chauve bordel, comment j'ai osé ! Eaque a peur de tout, Rhadamanthe a des sourcils quasi-invisibles, Valentine déteste Rhadamanthe, Violate aime être protégée et choyée, Zélos est forte avec de grande valeurs morales… Vous avez compris, je pense.

Même les Dieux jumeaux ont des pouvoirs inversés, d'où le fait qu'il ne sont pas nommés (car leurs noms ne colleraient plus avec leurs pouvoirs).

La seule chose qui resterait fidèle à la série d'origine est le sens du devoir de Rhadamanthe, bien que là sa loyauté s'applique à Zélos et non à son Dieu (il précise bien « à vous et vous seule »). Mine de rien, j'ai bien aimé écrire la petite romance entre Zélos et Rhada, digne de la Belle et la bête.

Ceci était la dernière entrée de ce calendrier de l'avent. Nous sommes le 31 décembre 2020. Je vous souhaite à tous une excellente année 2021, en espérant que les choses s'arrangent au niveau international.

Il y aura un dernier chapitre qui sera posté en janvier, mais qui sera juste une page de remerciements (et la page des Réponses aux reviews anonymes).