Yaku soupira, détournant les yeux de tous les papiers étalés sur son bureau. Il regarda son horloge et soupira à nouveau. Deux heures du matin. Il devrait vraiment aller dormir mais son esprit n'arrêtait pas de lui dire d'étudier un peu plus. En fait, il n'avait pas si peur de ses examens arrivant la semaine prochaine. Il savait qu'il ferait le travail et réussirait facilement. Cependant, la petite voix dans sa tête lui disait le contraire. Il avait donc évité tous les divertissements, toutes les distractions qu'il pouvait en dehors du volleyball. Mais en ce moment, il était fatigué. Il attrapa son téléphone, regardant les différentes notifications et découvrit qu'il avait trois messages. Le premier était de Kuroo, c'était une photo de ses cours de chimie avec Kenma en arrière-plan jouant à un jeu. Le second était un avertissement de Kai, disant qu'il ferait mieux d'être couché maintenant. Oups. Et enfin, le dernier provenait d'un libéro très mignon vivant loin.
De : Thunder Boy 3
01:27
"Tu me manques tellement que ça fait mal."
Morisuke rit puis sourit affectueusement à son écran. C'était vraiment le genre de Noya de mettre autant d'honnêteté dans chaque texte… Aw, il lui manquait aussi.
À : Thunder Boy 3
02:08
"Moi aussi… Cela ne fait que deux semaines, par contre. Encore deux à passer…"
Le libéro de Nekoma se leva, abandonnant sa séance d'étude, et se glissa dans son lit. Il sursauta presque quand son téléphone vibra sur sa table de nuit.
De : Thunder Boy 3
02:09
"Argh, quatorze jours de plus sans te voir"
02:09
"Sans t'embrasser"
02:10
"Sans sentir tes mains sur moi"
Yaku s'étrangla, devant se couvrir la bouche avec sa main. Il s'assit, rougissant furieusement. Un autre message vint.
De : Thunder Boy 3
02:10
"Je veux tellement t'entendre gémir mon nom maintenant"
Le souffle de l'aîné s'accéléra, ses doigts survolèrent le clavier pendant un moment avant qu'il prenne une profonde inspiration et tape sa réponse.
À : Thunder Boy 3
02:11
"Appelle-moi alors."
Le troisième année n'eut pas le temps de regretter sa décision car son téléphone s'alluma à cause d'un appel entrant. Il décrocha.
Sa salutation resta coincée dans sa gorge quand il entendit la respiration inégale de Nishinoya de l'autre côté de la ligne. S'il écoutait attentivement, il pouvait aussi entendre le déplacement des draps et des mouvements.
«- Tu- ?
- Oui. Oui, Mori…»
Celui-ci hoqueta bruyamment quand son nom fut gémi si chaudement. Il sentit son sang affluer vers le bas immédiatement alors que des images de son petit-ami se caressant lui venaient à l'esprit. Il mit le téléphone sur haut-parleur rapidement, remerciant chaque dieu qu'il connaissait que ses parents n'étaient pas à la maison.
«- Mori, Mori…
- Yuu. Dis-moi ce que tu fais. exigea Yaku, impressionné par la façon dont sa voix ne trembla pas.
- Tu sais déjà… gémit l'autre garçon, son souffle s'échappant en halètements.
- Je veux t'entendre. Allez, tu ne veux pas me faire plaisir ?»
Cela sembla avoir fonctionné parce que Noya gémissait bruyamment, le son de sa main se déplaçant de haut en bas sur sa peau humide indiquant que son rythme s'accélérait.
«- Je-je suis… mon Dieu…
- Allez bébé.
- Hmmm, Mori- je suis, ah, en train de me toucher…
- Bien, tu veux toujours me faire plaisir, n'est-ce pas ?
- Ou-ouais…
- Super, alors, je veux que tu humidifies tes doigts et que tu te les mettes.»
À ce stade, la main du libéro de Nekoma avait glissé sous ses sous-vêtements et agrippait paresseusement son propre membre. Il passa un doigt autour de sa fente et frissonna, réprimant un grognement. Le bruit obscène de son amant suçant ses propres doigts provoquait des frissons tout le long de sa colonne vertébrale. Puis, ça s'arrêta.
«- Ah, ah…
- Comment tu te sens maintenant, bébé ?
- Mmm' bien, super bien, s'il te plaît Mori…
- Pourquoi tu supplies ? Utilise tes mots.
- Je veux te t-toucher, ta bite enfoncée au-au fond de moi me m-manque…
- Oh mon Dieu, Yuu…» grogna Yaku, sa main accélérant son pompage.
Au téléphone, Nishinoya s'étouffa. Il était incapable de parler maintenant car sa bouche était grande ouverte, sa tête tournait. La façon dont son petit-ami avait prononcé son nom tournoyait dans son esprit brumeux. Il avait trois doigts enfoncés en lui, frappant sa prostate répétitivement. Sa main avait des spasmes autour de son entrejambe alors qu'il atteignait son point de non-retour.
«- Mori, Mori, Mori, Mori…
- C'est ça b-bébé, jouis pour m-moi.»
Et le Thunder Boy le fit, un sanglot brisé quittant sa bouche. Il gémissait toujours en descendant de son orgasme, des bribes du nom de son petit-ami sortant parfois. Morisuke grogna doucement quand il se renversa, tachant son boxer. De l'autre côté de la ligne, il y avait un silence confortable, seulement perturbé par de douces inspirations d'air.
«- Je t'aime. murmura-t-il, les yeux se fermant.
- T'aime aussi…» bailla Yuu, déjà à moitié endormi.
