Bonjour à tous !
Nous sommes au cœur de l'affaire mes amis \o/
Avant votre lecture, j'aimerais savoir si ça vous intéresse un petit visuel de la maison de Lukas, Emil et Mathias ? Voyez-vous, chers lecteurs, je suis une fanatique des Sims 2 et il m'a prit l'envie de refaire la maison de ces trois guignols. Alors, si ça vous intéresse, je vous préviens dès que je le poste sur DeviantArt (et par la suite, je compte bien faire les maisons des autres persos).
Prénoms cités dans ce chapitre :
Danemark : Mathias Køhler
Finlande : Tino Väinämöinen
Suède : Berwald Oxenstierna
Islande : Emil Steilsson
Norvège : Lukas Bondevik
Sealand : Peter
Bonne lecture !
Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz
Affaire 1 : Tension
L'homme aux lunettes de soleil s'alluma une nouvelle cigarette. Il donna un coup de pied dans l'estomac de Tino, lequel se contorsionna un peu plus sous la douleur.
- Attachez-le, ordonna-t-il à ses hommes
Alors qu'il lâchait une bouffée, on attrapa violemment Tino et le traina lamentablement sur le sol jusqu'à un crochet qui servait d'ordinaire à soulever les palettes ou les caisses métalliques.
Le grand homme sur sa chaise bouillait. Cela se voyait à ses veines qui pulsaient aux tempes, ses mains cadavériques dont les ongles s'enfonçaient dans le bois de la chaise, aux soubresauts qui agitaient ses pieds qui, bien qu'immobilisés ne perdaient pas l'espoir de pouvoir agir.
- Parle.
Mathias se tassa un peu plus dans son coin. Le grand homme était d'un sang-froid terrible pour la situation. Quand bien même la tension était palpable, un sourire ne pouvait s'empêcher de flotter sur les lèvres de Mathias. On ne se refait pas. Voir une pauvre âme mise à l'épreuve était une chose dont il avait l'habitude et, même s'il en mesurait toute l'horreur, il ne pouvait s'empêcher de trouver le spectacle intéressant, à défaut de plaisant comme autrefois.
Le grand homme demeurait muet. Le chef de la bande fit demi-tour, agacé. Tino peinait à garder la tête haute et le coup de poing que l'homme aux lunettes de soleil lui assena dans l'estomac n'arrangea rien. Le prisonnier serra les dents.
Il ne voulait pas. Il ne voulait pas leur dire. Qui sait ce que ces hommes feraient de ces informations ? Qui sait s'ils avaient bien un lien avec son pays natal ? Ce pays qui le recherchait tant. Il ne pouvait pas divulguer ces informations. Mais du coup, tout retombait sur Tino. Ou peut-être pas. Il y avait dans chaque geste de son geôlier une rancœur immense envers lui. Et s'il parlait ? S'il parlait, est-ce que ces hommes arrêteraient de torturer Tino sous ses yeux. Il ouvrit la bouche.
- Laissez… laissez Tino partir… et… et je parlerai…
Il baissa la tête, anéanti.
- Ber…wald… bredouilla Tino juste avant qu'on ne lui décroche un coup dans la mâchoire qui ouvrit une plaie dans sa lèvre
L'homme aux lunettes de soleil secoua la tête et soupira, comme désabusé.
- Alala… je te l'ai dit pourtant : Tino Väinämöinen reste là quoiqu'il arrive. Je ne te demande pas de parler pour le sauver lui, je te demande de parler pour te sauver toi. Lui, c'est fini.
Berwald serra les dents sur sa chaise. Son regard se posa sur le visage estropié de Tino. Ce dernier continuait d'afficher un petit sourire qui peinait à résister sous l'assaut de coup de genoux et de crosse de fusil. Les larmes montèrent à ses yeux.
oOoOoOo
Emil soupira profondément. Il tourna le volant vers la droite en grommelant. Des fois, il se demandait si son frère ne l'avait pas fait venir d'Islande juste pour pouvoir lui servir d'homme à tout faire. En effet, Lukas avait toujours affirmé qu'il aimait savoir son petit frère en sûreté et tenait à avoir sa compagnie. Mais, sincèrement, Emil se posait souvent la question du bienfondé de ces affirmations.
Lukas ne conduisait jamais. Il ne voulait pas user ses capteurs de sensibilités au niveau de la main et la conduite le fatiguait trop. Autrement dit, Lukas était une grosse feignasse. Mais Emil n'avait jamais rien dit contre. Plusieurs fois, il se disait qu'il allait se rebeller et s'énerver contre son grand frère. Néanmoins, celui-ci avait une emprise quasi-totale sur lui. Surtout lorsqu'Emil rentrait de l'université et découvrait une tilslørte bondepiker qu'il aimait tant.
Cependant, le pire dans tout ça, le pire, c'était bien que ce soit cette espèce de mioche qui lui hurlait dans les oreilles la direction à coup de « par là », « là-bas », « ici », s'agitant sur la banquette arrière, tombant presque sur Emil qui aurait déjà pu crier un million de fois son mécontentement.
- Et là, tu tournes là ! s'évertuait Peter en faisant de grands gestes qu'Emil devait décrypter depuis le rétroviseur
- C'est bon, j'ai compris, maugréa Emil
Sur le siège passager, Lukas se moqua pas le moins gêné du monde par la situation. Alors qu'Emil continuait à fulminer, soudain, Peter s'écria :
- STOP ! On est arrivé chez moi !
Le chauffeur pila et aurait pu étriper le garçon si celui-ci n'avait pas déjà sauté hors de la voiture.
Lukas se précipita à sa suite et laissa Peter trouver la clé de secours sous le pot de fleur sur le rebord de la cuisine. Emil terminait de gravir les marches jusqu'au perron que son frère aîné s'y engouffrait en toute hâte.
A l'intérieur, Peter se montrait particulièrement fier de pouvoir ainsi faire visiter sa maison mais l'expression du détective était fermée, n'ayant plus aucune envie de jouer les bons samaritains face à ce sale gosse. Sale gosse qui décida donc de rabattre son flot de parole sur la seule oreille disponible : Emil.
- Excuse, gamin…
- Peter ! Je m'appelle Peter.
- Ouais, ouais, Peter, peu importe. J'en ai pas grand-chose à faire de ta visite guidée alors lâche-moi. Ok ?
- Dis donc, sale gosse, ta mère ne t'a jamais appris à être poli ? s'indigna Peter, les mains sur les hanches et gonflant les joues, voulant surement jouer les grandes personnes
Mais au lieu de s'attirer une fois de plus les foudres d'Emil, celui-ci l'ignora et s'éloigna non sans marmonner :
- C'est pas tes affaires.
Il alla rejoindre son frère dans le bureau qui avait déjà ouvert tous les tiroirs et fouillaient de la paperasse. Emil l'observa. Lukas alluma l'ordinateur et lui fit signe de s'installer. Sans mot dire, le cadet s'exécuta.
Il ne savait jamais ce que son frère avait dans la tête mais il appliquait toujours ses ordres. Autorité et confiance fraternels surement…
Lorsque la page de traitement texte fut devant les yeux d'Emil, il positionna tel un artiste ses doigts sur le clavier.
- Tape en gros et gras « Secret défense », ajoute les armoiries de la Suède, mets une signature factice en bas au nom du Ministre du Commerce.
Emil s'exécutait aussi vite que son frère parlait. C'était le ballet des touches et des raccourcis clavier.
- Et je mets quoi pour le reste.
Lukas haussa les épaules.
- N'importe quoi, du moment que ça ait l'air d'une lettre importante.
Peter arriva à ce moment là dans la pièce.
- Qu'est-ce que vous faites sur l'ordinateur de papa ?
- Et si tu me montrais la chambre de tes parents, Peter ? demanda Lukas avec un faux sourire bien large et bien niais
Peter sauta sur l'occasion pour pouvoir jouer de nouveau les guides. Lukas fit un clin d'œil à Emil mais celui-ci l'aperçut à peine déjà plongé dans sa mise en page.
Lorsque Peter montra la chambre des deux disparus, il partit dans un long monologue sur la décoration, qui l'avait convenu, quelles désaccord cela avait provoqué, etc. Mais Lukas n'écoutait absolument rien. Toute son attention était dans sa vue et son odorat.
Là, près du lit, des mégots encore frais vu la cendre qui n'avait pas eu le temps d'incruster la moquette. La forme des draps laissait supposer deux personnes assise au bout du lit, une agitation sur le côté gauche. Une bagarre surement. Qui ? Peu importe. Une éraflure sur le bois de l'armoire, à hauteur d'homme. La chambre était petite : un choc, une arme, la crosse d'un fusil à en juger par le choc minime. En revanche, dans le chambranle de la porte, une entaille. Ferme, précise, mais peu profonde. Rapidité du mouvement, on a manqué sa cible. La victime avait dû se servir d'un couteau ou d'une autre arme blanche. Dans la moquette, là, là et ici aussi, de légères traces. Elles ont eu le temps de laisser leur empreinte dans la moquette. Un minimum de deux personnes. Deux personnes immobiles, les gardes. Il y en avait au moins un autre : le boss. Les chefs de gangs marchent toujours. Dans l'air, une odeur de huile, du métal, un peu de cambouis, du hareng. Odeur vieille et usée. Odeur assez forte pour imprégné les personnes et se diffusé ailleurs par la suite.
Lukas ferma les yeux et dressa un premier bilan. Il inspira une fois de plus l'air ambiant. Puis, il recolla enfin tous les morceaux dans son esprit.
- C'est bon, annonça Emil en débarquant dans la pièce, j'ai ton document. Je suppose que je n'aurais pas le droit de savoir de quoi il s'agit.
Lukas ouvrit brusquement les yeux et fit volte-face. Il s'empara de la feuille au passage, repassa dans le bureau, empoigna des feuilles et un porte-document à la volée. Aussitôt après, il s'empressa de rejoindre la voiture.
Peter jeta un coup d'œil interrogateur à Emil. Celui-ci se contenta d'un haussement d'épaule. Puis, ils coururent le rattraper. Le jeune frère savait que son aîné pressé signifiait que chaque seconde comptait dans son plan.
oOoOoOo
Tino ressentait de plus en plus sa position comme inconfortable. Il ne bougea pas pour autant. Ne jamais montrer d'impatience. Ne jamais montrer de faiblesse. Il garda son petit sourire même si tous les muscles de sa bouche lui faisaient souffrir le martyre et qu'à l'intérieur s'éternisait un goût métallique dû au sang.
Berwald, en revanche, commençait à faiblir. Il hésitait cela se voyait. Il ouvrait et fermait la bouche. Ses sourcils se fronçaient. Il ne voulait pas parler. Mais Tino le suppliait intérieurement de le faire. Si ces crapules avaient bien un brin d'humanité, c'était bien leur honnêteté. Ils le libèreraient, ils l'avaient promis. Après tout, ils ne voulaient que lui, Tino, celui qui leur avait mis des bâtons dans les roues. Ils n'allaient pas s'encombrer d'un autre. Alors qu'il parle. Que Berwald se sauve et même Tino se sentirait mieux.
Une main frôla la sienne et il réprima difficilement son sursaut. Néanmoins, personne ne sembla l'avoir remarqué. Il inspira profondément mais silencieusement et, tout aussi discrètement, reprit le contrôle de lui-même. La main se posa de nouveau sur les siennes. Elle s'activait sur ses liens. Tino tenta un coup d'œil en arrière mais n'aperçut qu'une ombre.
Cette aide providentielle n'était pas un débutant.
Lorsqu'il sentit ses liens se défaire, on récupéra silencieusement la corde tandis que Tino empoignait le crochet pour toujours faire croire à son immobilité.
Puis, au loin, résonna le bruit d'une barre de fer échouée sur le sol et des chaînes secouées.
Le chef de la bande tourna à peine la tête et fit un signe du menton à l'un de ses acolytes. Tout devint silencieux. Un homme de main planta son fusil sur la tempe de Berwald pour s'assurer de son silence.
L'unique garde, occupé comme ses compères à attendre du regard le retour de leur camarade, émit un petit râle qu'on étouffa bien vite. On le traîna dans l'ombre puis on serra un peu plus fort la corde autour de son cou. Son visage bleuit, ses yeux se révulsèrent et il finit par tomber dans le coma. On récupéra son fusil ainsi que ses deux pistolets et une arme blanche. On glissa les deux pistolets dans les mains de Tino.
Le garde revint.
- RAS, patron.
- Hum ? Etrange… où en étions-nous ? demanda-t-il faussement enjoué en se tournant vers Berwald avant de soupirer profondément, oh ! et puis, tu ne m'intéresses plus. Je vais aller m'amuser un peu avec mon nouveau jouet.
En faisant demi-tour, il haussa un sourcil interrogateur.
- Où est l'autre ?
Un seul millième d'interrogation chez ses geôliers suffit à Tino. Il lâcha le crochet. Appuyé sur ses deux pieds, il visa, tour à tour dans la seconde, chacun des hommes armés et tira une balle. Elle rebondit sur la carcasse de leur fusil, effleurant leur main et les firent lâcher prise.
Le chef sortit de la poche intérieure de sa veste une autre arme mais, à peine avait-il pu prendre le temps de viser, qu'une dague sortit de l'ombre et vint se planter dans son poignet. Ses nerfs touchés et raidit, il ne put que lâcher son revolver tandis qu'il hurlait sa douleur. La dague restait fichée dans sa chaire et le sang commençait à couler.
Tino bondit en avant et se saisit de l'arme du garde le plus proche de Berwald. Il attrapa son fusil et lui assena un coup de crosse dans le menton. L'homme, fort de carrure, bascula en arrière mais ne perdit pas conscience pour autant. Tino se planta entre lui et Berwald.
Affaire à suivre…
Mais ne vous inquiétez pas, la vraie castagne arrive (oui, parce que je suis du genre qui aime quand ça cogne, intelligemment, mais que ça cogne quand même)
