Bonsoir !

Baston, baston, baston ! Et y a aussi du tout joli SuFin 3

Désolée de vous avoir laissé poireauté depuis une petite semaine sans chapitre à se mettre sous la dent : je n'étais pas chez moi.

Prénoms cités dans ce chapitre :

Danemark : Mathias Køhler

Finlande : Tino Väinämöinen

Suède : Berwald Oxenstierna

Islande : Emil Steilsson

Norvège : Lukas Bondevik

Sealand : Peter

Bonne lecture !

Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz


Affaire 1 : Fin de partie

- Dis, dis ! Pourquoi on est sur les docks ? ne cessait de piailler Peter en sautant sur la banquette arrière

Si auparavant Lukas s'était moqué de la colère bouillonnante d'Emil, il avait pour l'heure sa tête des mauvais jours, comme quand une commère lui tient la jambe. Personne n'aurait pu dire lequel des deux frères allait sauter sur le garçon pour l'étrangler le premier.

- Arrête-toi là, marmonna Lukas

Emil s'exécuta. La voiture freinait encore que Lukas sortit de la voiture et brandit son téléphone portable. Il composa un numéro rapidement et appela.

oOoOoOo

Mathias sortit de l'ombre et se jeta sur le deuxième homme armé. Le corps à corps s'éternisa. Chacun grinça des dents et banda ses muscles faisant appel à une force insoupçonnée.

Tino était aux prises avec le chef de la bande, affaiblit mais dont la deuxième main était toujours valide, et le dernier garde. Entre temps, il coupa les liens de Berwald sans peine. Assenant coup de pied sauté et coup de poings dans l'estomac, Tino volait, faisait preuve d'une dextérité à toute épreuve. Il jonglait entre les quelques balles que ses adversaires tentaient de tirer mais il parait la plupart des coups avant même qu'on n'appuie sur la gâchette.

Quant à Mathias, ce sang qui bouillait en lui, cette rage de se battre et de frapper tout ce qui bougeait se déversait sans qu'il ne puisse la contenir, s'effrayant lui-même par sa joie de retrouver ses anciennes habitudes perverses.

Tout à coup, son téléphone sonna.

Un peu surpris, mais pas le moins du monde gêné, Mathias décrocha sans pour autant quitter le combat.

- Allô ?

- Où es-tu ?

- C'est qui ?

- Roh ! souffla la voix au bout du fil, agacé, c'est Lukas Bondevik ! Où es-tu ?

- Euh…

Il s'abaissa pour éviter un coup de crosse et envoya son propre crâne se heurter dans l'estomac du garde qui s'étouffa et perdit l'équilibre.

- Je suis un peu occupé là… vous pouvez pas rappeler plus tard ?

- Non. Je suis sur les docks. Dans quel hangar es-tu ?

- Quoi ?

La sirène d'un bateau résonna soudain et perturba Mathias. L'homme armé en profita pour l'envoyer valser. Mathias lâcha son portable afin de se rattraper au moyen d'une roulade arrière.

oOoOoOo

Lukas écarta son oreille du mobile en entendant la sirène au travers du mobile. Il aperçut le bateau en question qui était amarré au port. Dans son esprit, les calcules se firent à la vitesse de la lumière. Il raccrocha et se mit à courir.

Emil et Peter suivirent.

- Mais où est-ce qu'on va ? demanda Peter

- Reste là, gamin, c'est pas pour toi.

Peter fit la moue et pressa le pas pour dépasser Emil.

oOoOoOo

Mathias resta un long moment à terre à éviter les assauts de son assaillant. Il le bloqua plusieurs fois et finit par lui enfoncer son talon dans le tibia. L'homme gémit et s'écroula. Avant que ses genoux n'atteignent le sol, Mathias lui assena un coup de poing dans la mâchoire qui le fit soudain basculer en arrière, faisant gicler du sang et un morceau de dent.

A cette vue, Mathias s'enthousiasma encore plus. Pourquoi ? Pour qui ? Pour quelle cause il se battait ? Il n'en savait rien. Et bonne ou mauvaise, il s'en fichait éperdument. Seul comptait en ce moment son plaisir malsain. Des jours entiers sans frapper rien ni personne sa drogue revenait en force.

Il se laissa tomber sur l'homme, désarmé désormais, et commença à le frapper au visage. Si fort que les hématomes gonflaient à vue d'œil. On lui attrapa les épaules. Mathias fit volte-face, aperçut à peine le chef de bande. En revanche, il vit très nettement, la dague toujours plantée qu'il n'avait pas oser retirer.

Mathias lui offrit son aide et la lui arracha. L'homme recula en hurlant et appuyant sur la plaie, des larmes floutant sa vue. Pour finir en beauté avec cet imbécile, Mathias frappa un coup de pied dans son estomac et l'homme s'affala finalement à terre, gémissant et se tordant sur le sol.

De l'autre côté, Tino n'avait plus qu'à faire à un homme et le travail fut vite régler. Lorsque le chef de bande s'était concentré sur son sauveur, il avait aussitôt prit un avantage considérable. Il ne lui fallut pas plus de quelques secondes pour désarmer l'homme, le mettre à terre et le faire tomber dans l'inconscience.

Par la suite, Tino s'empressa de délivrer Berwald. Aussitôt les mains libres, ce dernier ne put s'empêcher de tâter le visage boursouflé de son compagnon. Encore bouleversé, incapable de se lever, il se mordit la lèvre inférieure et des larmes naquirent. Tino lui sourit et posa ses mains sur son visage. Il l'embrassa tendrement et Berwald finit par l'enlacer.

Soudain, un roulement métallique et un flot de lumière émergea dans le hangar. Baigné par cette clarté nouvelle qui éblouit les trois compagnons de fortune, la silhouette de Lukas dans son long manteau gris se dessina. Et à ces côtés, Emil et Peter.

- Papa ! Papa ! s'écria ce dernier en accourant vers eux

Tino essuya un filet vermillon au coin des lèvres et jeta ses armes à terre, dans un geste de dédain et répugné comme si elles avaient été la pire des choses en ce monde. Et peut-être l'étaient-elles.

Peter, au lieu d'enjamber le corps du garde étendu à terre par les soins de Mathias, sauta dessus à pieds joints. L'homme étouffa mais ne put rien faire d'autres. Et si un jeune garçon tel que Peter pouvait lui faire aussi mal, c'est bien que Mathias lui avait mis une sacrée raclée.

- Méchant ! On s'en prend pas à mes papas ! Imbécile, crétin, dégénéré !

- Peter… articula enfin Berwald qui commença seulement à prendre de l'assurance sur ses jambes.

Peter délaissa sa punition et se jeta dans les bras de son père le plus grand. Lequel lui rendit son étreinte avec une force démesurée, ayant peur de le perdre à nouveau, mais avec une tendresse non dissimulée également. Tino se joignit à eux. Lorsque Berwald laissa son fils souffler, celui-ci se mit à pleurer à chaude larme. Son autre père les lui sécha du revers de la main.

- Allons, allons. C'est fini. Tout va bien.

Berwald serra sa main encore de bébé. De toute façon, il serait toujours un bébé pour lui et Tino. Ce dernier enlaça Peter et lui caressa les cheveux.

Lukas, les mains dans les poches, toussa. La petite famille réunit se tourna vers lui.

Mathias récupéra son portable tandis qu'Emil, un air aussi fermé que celui sur le visage de son frère, tâtait du bout du pied, le corps d'un autre garde.

Lukas sortit de la poche intérieure de son par-dessus le porte-document.

- Ce sont les documents pour lequel vous êtes recherchés, n'est-ce pas ?

Berwald restait bouche bée. Tino ne dit rien. Peter ne comprenait rien. On avait sauvé tout le monde, botté les fesses des méchants. Pourquoi restait-on encore ici ?

Contre toute attente, Lukas s'approcha du chef. Personne ne l'empêchait. Ou plutôt, tout le monde était trop atterré pour comprendre ce que le détective avait derrière la tête. Sans parler d'Emil qui jetait juste un coup d'œil à sa montre : il avait rendez-vous pour une partie en ligne dans une demi-heure. Son frère avait intérêt à accélérer le mouvement et abréger la dramatisation.

Lukas tapota la crâne du chef, lequel se tourna lentement. Son visage était couvert d'hématomes. Les branches de ses lunettes de Soleil étaient tordues. Son costard était tout fripé. Pourtant, il voulait jouait encore au dur. Et même avec l'esprit encore clairement embrumé. Lukas lui mit clairement sous les yeux les documents. Il sortit les feuilles et le laissa en prendre connaissance.

- Là. Ce sont bien les documents que vous recherchiez, n'est-ce pas ? Vous confirmez ?

Le chef hocha la tête, incapable de prononcer un mot.

- Vous confirmez aussi que ce sont bien les armoiries du Royaume de Suède ?

Il hocha de nouveau la tête.

Berwald s'apprêtait à se jeter sur ce détective en qui il avait cru pour retrouver son fils. Et tout d'un coup, il se rendait compte qu'il était en train de se faire rouler, qu'on s'était joué de lui et que ce soi-disant meilleur détective d'Oslo n'était en fait qu'un charlatan.

Lukas sortit un briquet de sa poche et alluma une flamme vacillante.

Berwald s'arrêta, surpris. Sans compter que ses jambes n'étaient pas encore très à l'aise.

Lukas, le visage serein, passa chacune des feuilles sur la flamme qui se régala d'un si bon repas. Il ne resta bientôt plus que des cendres noires de toutes ces feuilles blanches ornées d'encre noire. Malgré la douleur et l'état vaseux dans lequel il était, le chef de bande écarquilla les yeux. Il grinça des dents et voulut l'insulter mais tout ce qui ne sortit ne fut qu'un râle étrange.

Tous les autres étaient atterrés.

Sauf Emil.

- Bon, on rentre ? s'impatienta-t-il


Affaire à suivre…