Bonsoir à tous !
Voici la suite de cette affaire qui, je l'admets, est assez… bof. Plus je me relis et plus je me dis que cette affaire est tirée par les cheveux. Mais bon, j'ai commencé à la publier, je vais la finir ! XD Promis, la suivante est beaucoup plus crédible ! En attendant, vous pouvez au moins profitez de la Asian Family, du HongIce etc.
Et sinon, je viens de poster un nouvel OS DenNor My heart is yours et celui-là, j'en suis bien plus fière =D
Prénoms cités dans ce chapitre :
Chine : Yao Wang
Hong-Kong : Jia Long Wang
Islande : Emil Steilsson
Danemark : Mathias Køhler
Norvège : Lukas Bondevik
Taïwan : Mei Wang
Japon : Kiku Honda
Corée du Sud : Yong Soo Im
Bonne lecture !
Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz
Affaire 2 : Premiers indices
Jia Long était littéralement pétrifié sur place. Emil glissa sa main dans la sienne et tenta de le rassurer discrètement. Mais les muscles de son petit ami étaient complètement raides.
Lukas ne pouvait s'empêcher de sourire. Enfin un peu d'action. Pas qu'il commençait à s'ennuyer mais, encore une histoire de famille de la part de leur hôte ou une anecdote profondément débile de leur colocataire, et Lukas aurait sorti la corde.
Le détective entra alors en scène. Il fit le tour des lieux du regard. Tout en enregistrant le moindre détail de la salle, il trouva la paire de gants en latex qu'il chercha. Eh oui ! Une cuisine de restaurant comporte toujours ce genre de choses. Lukas appréciait sa vivacité d'esprit. Il enfila les gants et s'avança.
Mathias était déjà sur le corps, prêt à palper le pouls.
- Ecarte-toi, lui commanda Lukas en s'agenouillant à son tour
Quoiqu'en pensait Mathias, il recula.
Au même moment, Mei franchit le pas de la porte séparant le couloir et la cuisine. Son sourire lumineux s'effaça brusquement. Elle hurla.
La maison étant mal isolée, on entendit des pas à l'étage et dévalant les escaliers, les marches craquant. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Kiku et Yong Soo étaient arrivés. Légèrement essoufflés, ils ne purent rien dire face à la scène et se contentèrent d'écarquiller les yeux, la bouche béante.
Mei tendit un doigt tremblant vers son père tandis que ses yeux s'embuaient.
- Pap… pa… là dans… dans son…
Son visage devint brusquement livide. Ses jambes fléchirent et Kiku la rattrapa. Yong Soo attrapa une chaise pour qu'elle s'installe. A peine fut-elle assise qu'elle éclata en sanglot.
Emil jeta un coup d'œil au visage de Jia Long. Lui aussi était livide. Bien plus blanc que ses cheveux. Il le força à s'asseoir et Jia Long s'exécuta comme une poupée mécanique.
Sortant de la surprise générale, Kiku retrouva un sang-froid à toute épreuve et dégaina son portable.
- J'appelle une ambulance.
- Pas la peine, déclara Lukas
La famille accusa le coup. Yong Soo posa une main sur l'épaule de sa nièce par pur réflexe.
- Il… il est…
Mais les mots restaient bloqués dans la gorge de Mathias.
Le détective le fusilla du regard.
- Bien sûr que non, imbécile. C'est pas du sang, ça.
Aussi vite qu'elle était apparue, la tension s'envola en un millième de seconde.
- C'est de la sauce piquante épaisse. Très bonne en plus, ajouta-t-il en portant un doigt plein de sauce à sa bouche
Les autres le dévisagèrent, incrédules. Les larmes de Mei s'étaient arrêtées. Elle et son frère avaient repris quelques couleurs.
- Le bout de porcelaine juste à côté de sa tête, là, c'est un bec de saucière. Le reste est là. Elle est tombée de la table pendant la bagarre, a décrit un arc de cercle est tombée par terre. Entre temps, la sauce a volé et s'est répandu sur le sol. Elle s'est étalée en longueur. La trace, là. Il a glissé en voulant s'échapper. L'agresseur l'a tiré en arrière. Il a marché sur un morceau de porcelaine. Celui-là. On voit l'emprunte dans sa semelle. Semelle molle. Et puis, on l'a assommé. Il s'est écroulé dans la sauce. Fin de l'histoire.
Il y eut un temps de silence.
- Mais… il… il va bien ? demanda Mei la voix encore tremblante.
Lukas ne prit pas la peine de répondre.
- Mathias, petit frère, transportez-le dans le salon.
Jia Long se leva.
- Non, attends, Milou. Je vais le faire.
Emil s'arrêta dans son élan et piqua un fard. Pas devant tout le monde ! Il n'osa même pas jeter un regard en direction de son frère. Il devait être au bord de la crise de rire intérieur. Il envoya un regard outré à Jia Long.
- Euh… Pourquoi ? ne put-il que demander
JIa Long lui passa devant et attrapa les jambes de son père.
- T'es une vraie fiche molle, affirma-t-il dans un petit sourire
Il essayait de se rassurer. C'est pourquoi Emil, bien qu'un peu bougon, et encore un peu rouge, avait accepté la remarque sans broncher.
Ils emmenèrent Yao et tout le monde les suivirent dans le salon. Ils étendirent le patriarche délicatement sur le sofa.
Lukas posa une main sur l'épaule de Jia Long.
- Merci de prendre soin de mon petite frère. Il est si fragile.
- Ne vous inquiétez pas, je comprends tout à fait.
- Eh, oh, s'indigna Emil en rougissant
Mais les deux hommes ne firent pas le moins du monde attention à la réaction d'Emil et en revinrent au sujet principal, à savoir Yao inconscient.
- Je vais chercher un gant et de l'eau, finit par dire Kiku
Yong Soo s'apprêtait à composer un numéro sur le téléphone fixe.
- J'appelle la police.
- Non, intervint Lukas, laissez-moi faire.
Il commença alors à agiter les doigts nerveusement. Ses jambes gigotaient. Il faisait maintenant la moue. Il ne pouvait pas tenir en place. Tout à coup, il pointa son doigt face à Mathias.
- Va me chercher mon violon !
- Hein ?
- Je peux toujours appeler la police sinon…
- J'en ai besoin pour réfléchir ! Va le chercher !
Mathias ne se fit pas prier. Il attrapa les clés de la voiture et s'enfuit à toute jambe. Mais il eut néanmoins un petit sourire en coin : ainsi donc le grand et génialissime détective privé ne pouvait se passer de son violon pour activer ses petites cellules grises. Mathias jubilait déjà en imaginant Lukas le suppliant d'avoir son violon. Et Mathias ne cèderait que par pure bonté ou en échange d'autre chose. Hum… Bon plan, ça, se disait Mathias.
Emil profita de la sortie du colocataire pour glisser à Yong Soo :
- Laissez tomber. Il a pris l'affaire, il ne la lâchera pas.
En attendant le retour de Mathias, Lukas s'agitait comme un fauve en cage dans le salon. Il balbutiait des mots, des phrases, parfois de simples sons. Visiblement, sa concentration était véritablement mise à mal lorsqu'il n'avait pas quelque chose pour occuper ses doigts.
Alors, pour se distraire, il alla dans la cuisine refaire un tour des lieux. Dans sa tête se bousculait les faits, les observations, les indices, les hypothèses, etc.
La cuisine était un lieu central. Une fenêtre au-dessus des éviers, fermée, store tirée, jusqu'au bout, sans accro. Une porte de service pour le restaurant, fermé aujourd'hui, une seule entrée, impossible. Une porte vers le couloir, en plancher, vieux, grinçant, ça s'entend, impossible. Une porte menant à une arrière-cour, ah ! Mais elle était fermée à clé, la clé dessus d'ailleurs. Des straps de petite daruma, des poupées japonaises, d'Hello Kitty, de mini Bouddha, et autres. Excentricité. Lourdeur, ça serait entendu. Deux tours pour que la porte s'ouvre. Elles étaient donc fermées soigneusement, impossible d'être entré par là. Une dernière porte, la buanderie. Vaste, lumineuse grâce à un velux. D'un côté le linge de table pour le restaurant. De l'autre le linge de maison. Deux machines à laver dont une en marche pour encore cinq minutes.
- Qu'est-ce que vous cherchez exactement ?
Lukas contint difficilement sa surprise. Il fit volte face et tenta un sourire de politesse qui apparut plus comme une grimace. Il était en train de réfléchir il ne devait pas utiliser ses muscles faciaux. Son cerveau en perdrait de l'efficacité.
- Je ne cherche rien, répondit-il néanmoins à Jia Long qui se tenait sur le pas de la porte, je rassemble, je collecte.
Il reprit rapidement son inspection dans la buanderie pour finalement revenir dans la cuisine.
Jia Long s'était agenouillé et commençait à ramasser les morceaux de porcelaine éparpillés.
- Non, laisse-lez. J'en ai besoin.
Jia Long eut un temps d'hésitation, mais laissa finalement tombé. Littéralement.
- Que pensez-vous qu'il soit arrivé ? demanda-t-il, son petit cheveux sur la langue ressortant
Cinq woks dont un sale sur la gazinière, un rutilant, presque cuivré. Les assiettes sagement alignées dans chaque placard.
- C'est évident pourtant, répliqua Lukas en ouvrant un tiroir, une bagarre, assommé, inconscient.
- Oui, mais je veux dire… qui ? Et pourquoi ?
Emil entra au même moment et observa à son tour l'état de la cuisine.
Des compartiments à couvert en fonction de chaque taille, un tiroir pour chaque type de couvert. De même pour les verres.
- Qui, je n'en sais encore rien. Pourquoi…
Lukas passa un doigt sur le haut d'un placard. Pas un grain de poussière.
- Ton père avait des soucis en ce moment ? demanda Emil vu que son frère n'était pas décidé à répondre
Jia Long eut un petit sourire.
- Papa a toujours des embrouilles avec le voisinage. Il est intraitable sur la politesse, le maintien et la civilité. On a perdu tellement de clients à cause de ça que je me demande toujours pourquoi on n'a pas encore fait faillite.
- La nourriture est de qualité, affirma Lukas absorbé par ses observations minutieuses de la cuisine
- Surement… Dernièrement, je sais qu'il s'est disputé avec le couple thaïlandais-vietnamien d'en face. Mei les a entendu se disputé dans l'arrière-cour lorsqu'elle est rentrée du lycée.
Emil hocha pensivement la tête.
Lukas arracha la feuille qu'on avait collée avec le message. Papier blanc. Grain épais, encore neuf. Feutre noir indélébile. Ecriture ronde mais grossière. Il fit la moue. Rien de bien intéressant.
- Du moment que sa vie n'ait pas été en danger, c'est le principal, se voulut rassurant Emil
Alors que son petit ami hochait la tête, Lukas éclata de rire. Il se retourna et leva les yeux au ciel avant d'aller secouer son petit frère par les épaules.
- Mais tu ne comprends donc pas, c'est ça le plus étrange ! Ah ah !
Emil se sentit soudain gêné. D'autant plus lorsqu'il découvrit le regard interrogateur de Jia Long. Il se débarrassa de l'emprise de son frère. Il eut un petit sourire contrit.
- Désolé… ça lui arrive…
- Comment ça, demanda Jia Long sans se préoccuper de la nervosité d'Emil, « c'est ça le plus étrange » ?
- On s'introduit chez lui, on lui veut du mal. Mais ! Il faut qu'il reste vivant ! Pourquoi ? Pourquoi l'a-t-on assommé avec le wok ?
- Hein ? D'où savez-vous ça ?
- Les odeurs, les légumes grillés. Il y en avait dans les cheveux de Yao. Et regarde comme tout est bien rangé dans cette cuisine. Une vraie merveille de propreté ! Mais le wok n'est pas dans l'évier ! Pourquoi ? Parce que l'agresseur l'a pris dans l'évier, a assommé Yao et l'a reposé sur la gazinière. Parce que ça ne faisait pas bizarre pour lui. Mais s'il avait été moins stupide, il aurait remarqué que tout est toujours propre, à sa place, dans cette cuisine. Alors, comment ce wok, alors qu'il prend tellement soin d'eux, aurait pu se retrouver sur la gazinière ? Comment ? Parce que c'est l'agresseur qui l'a assommé avec. C'est tellement évident ! Tellement évident.
Emil jeta un petit regard désolé à son petit ami mais celui-ci écoutait avec ferveur le discours de son –presque- beau-frère.
- On a sciemment attenté à sa vie mais on ne voulait pas qu'il meure. Yao doit faire quelque chose. il a quelque chose à faire. Rah ! Mais quoi ? Quoi ? Quoi ?! Emil !
Emil sursauta. Pourtant, il avait l'habitude.
- Je n'ai pas ton violon, maugréa-t-il
De toute façon, c'était peine perdue, Lukas était repartie dans ses élucubrations, marmonnant à demi-voix tout ce qui lui passait par la tête.
Soudain, la porte d'entrée claqua. Mathias débarqua dans le salon, essoufflé. Lukas, Emil et Jia Long revinrent également. Au moment où ils arrivèrent, la dispute éclata.
- Et pourquoi m'accuses-tu ?
- Depuis tout petit, tu ne rêves que de ça ! Lui faire remballer son orgueil et montrer que tu es le plus fort. Avoue-le, Kiku, avoue-le !
Affaire à suivre…
... en août ! Parce que je suis absente à partir de demain et ce jusqu'au 17 août x)
