Bonsoir !
Enfin… bonne nuit ?
Nous voici le jour du Hetalia Day ! Bon, ok, le 24 vient de se terminer XD Mais ! Je compte ce chapitre comme étant publié le 24, parce que qui dit journée spéciale, dit publication spéciale ! Et donc, samedi soir, jour des regroupements hetaliens dans le monde entier, je posterai un autre chapitre !
D'ailleurs, je ne sais pas parmi les lecteurs, mais je serais à celui de Fontainebleau pour ma part ;)
Prénoms cités dans ce chapitre :
Norvège : Lukas Bondevik
Danemark : Mathias Køhler
Islande : Emil Steilsson
Italie (du Nord/Veneziano) : Feliciano Vargas
Italie du Sud (Romano) : Lovino Vargas
Espagne : Antonio Hernandez Carriedo
Bonne lecture !
Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz
Affaire 3 : Dans l'attente
Feliciano ouvrit les yeux. Il se dit qu'il devait bien être à moitié conscient car il n'arrivait pas à reconnaître sa chambre. Tout lui paraissait bien… propre. De plus, la pièce était plongée dans une vive clarté qui rendait la luminosité orange, dorée. Oh, pour sûr, il devait rêver. C'est pourquoi Feliciano s'emmitoufla sous les couvertures et referma les yeux.
Lovino. Meurtrier. Antonio. Arrestation. Pédophile. Innocenter. Disparition.
Feliciano s'éveilla de nouveau mais bien plus brusquement. Le cœur battant, il jeta un coup d'œil aux alentours tandis qu'il remettait de l'ordre dans ses pensées. Il rejeta la couverture jaune et constata qu'il était tout habillé et simplement déchaussé. Le réveil affichait 7h03. La pièce était pour ainsi dire quasiment vide, à part quelques affaires dispersées sur un bureau et une table basse, et très… jaune. Feliciano crut d'abord que c'était à cause des premiers rayons du Soleil qui éblouissaient les lieux mais, même en dehors de ça, la chambre était jaune.
Il savait qu'il s'était évanoui aux pieds du détective et de son acolyte mais il ne savait pas ce qu'il s'était passé par la suite. Ils ne l'avaient pas ramené chez lui… chez eux peut-être ?
Intimidé, Feliciano hésita un long moment avant d'ouvrir la porte. Celle-ci craqua lorsqu'il daigna enfin actionner la poignée. En face, une autre porte laissait entrevoir une chambre bien plus bordélique que celle dans laquelle il avait atterri. Il sursauta en entendant soudain le bruit de l'eau jaillissant hors du pommeau de douche. Quelqu'un se mit même à siffler.
Lovino avait décidé de se faire meurtrier pour innocenter son amant.
A cette pensée, Feliciano vacilla de nouveau. Comment avait-on pu en arriver là ? Il fallait absolument qu'il le retrouve. Il attrapa par réflexe son téléphone portable dans la poche de son jean. Mais il n'y avait rien. Aucun message. Aucun appel en absence. Aucun message vocal. Il consulta son journal d'appel : « Fratello : 25 tentatives. » Son boîte de messagerie : « Fratello : 47 sms envoyés. » Feliciano soupira profondément et se hâta de descendre à l'étage du dessous, seul chemin qui s'offrait à lui.
Il reconnut le couloir avec le salon sur la droite et l'escalier qui menait au rez-de-chaussée. Il tenta un coup d'œil dans la pièce mais il n'y avait personne. Seuls traînaient une couette et un oreiller sur le canapé. Du coup, Feliciano n'eut d'autre choix que d'emprunter les escaliers une fois de plus.
En bas, il avança à pas hésitant avant d'entendre des éclats de voix provenant du fond du couloir, ainsi qu'une légère odeur caractéristique des petits déjeuners norvégiens. Feliciano fut un peu indisposé : les plats que les Norvégiens prenaient comme petit déjeuner, lui les mangeait comme déjeuner. Malgré ses deux mois à Oslo, il n'arrivait toujours pas à se faire à l'odeur de nourriture salée dès le matin. Ou en tant cas, pas son estomac.
Il frappa trois petits coups à la porte.
- Oui ?
Feliciano entra. A la table, se tenait Lukas, le détective, qui avalait par petite gorgée un café brûlant, tandis que Mathias faisait revenir à la poêle des saucisses.
- Oh ! Bonjour ! Vous avez bien dormi ?
Le jeune Italien fut un instant déstabilisé par cette trivialité.
- Oui, merci, mais… euh… mon frère…
Lukas posa sa tasse sur la table. Gardant son regard fixé sur le micro-onde en face de lui, il déclara :
- Votre frère veut reproduire le schéma de son compagnon. Il lui faut un enfant. Les enfants, ça ne court pas les rues en pleine nuit. Il aura fait du repérage hier après-midi. Il va attendre la sortie des cours aujourd'hui. C'est tout. Il n'y a pas besoin de se presser.
Il eut un petit regard pour Feliciano mais sans plus d'émotion. D'ailleurs, ce dernier ne savait pas trop comment réagir. Il comprenait la logique mais son cœur lui criait de partir arpenter les ruer, hurlant le nom de son aîné. Le bon sens eut raison de lui et il s'approcha de la table.
Mathias fredonnait un air entraînant tandis que Lukas levait les yeux au ciel. Peut-être était-il agacé. Peut-être pas. Cet être était assez insondable. Mathias posa une assiette garnie de charcuterie, de saucisses cuites, de fromages, accompagnée d'un petit panier de tranches de pain.
- Qu'est-ce que je vous sers ?
Feliciano eut un haut-le-cœur lorsque l'odeur des saucisses vint lui titiller les narines.
- Un… un café. Ça me suffira. Merci beaucoup.
Lukas se leva.
- Je vais me poser avec le petit déjeuner d'Emil dans la salle à manger, annonça-t-il
Il prit l'assiette, le petit panier et sa tasse de café avant de quitter la pièce. Mathias avança le café auprès de Feliciano.
- Tenez. Buvez.
- Merci.
Le jeune Italien entoura de ses mains la tasse et souffla légèrement sur sa boisson fumante. Mathias lui jeta un œil avant de plonger la poêle dans l'eau de l'évier.
- Essayez de ne pas trop vous en faire. On ne peut malheureusement pas faire grand-chose de plus pour l'instant. Faites confiance à Lukas.
Feliciano hocha pensivement la tête. Puis, il releva brusquement la tête.
- Je suis désolé : je suppose que c'était votre lit. Vous avez dormi sur le canapé à cause de moi.
- Ne vous inquiétez pas pour ça. J'ai eu l'habitude de bien pire.
Mathias décrocha un long sourire de garnement. Feliciano avala une gorgée de café.
Quelques minutes passèrent et des pas dévalèrent bientôt les escaliers avant de se jeter dans la cuisine. Les cheveux encore un peu mouillé, l'œil encore un peu brumeux, Emil s'apprêtait à saluer son colocataire lorsqu'il aperçut le jeune peintre.
- Euh… bonjour.
- Bonjour, bredouilla timidement Feliciano en se tassant un peu sur son siège.
- Salut, Emil ! Ton frère t'attend dans la salle à manger.
Emil grimaça et marmonna quelque chose comme quoi il était assez grand pour manger tout seul, qu'il n'avait plus le temps le matin pour faire petit déjeuner en famille et ce genre de choses. Puis, il passa l'arche menant à la pièce voisine.
Mathias et Feliciano perçurent un échange assez monotone, une conversation anodine, quelques bruits de couverts. Le jeune Italien pensait souvent à son frère mais il n'avait jamais été plus présent que ces dernières vingt-quatre heures. Son esprit était envahi de pensées inquiètes à son égard. Il se remémorait les bons souvenirs et il constata que même séparés si peu de temps, son grand frère lui manquait terriblement. D'autant plus lorsqu'il voyait le détective et son jeune frère. Peu importe que leur relation fut assez… étrange, c'était une relation fraternelle qui débordait d'amour l'un envers l'autre, même si on pouvait avoir du mal à le voir ainsi. Et immanquablement, il pensait à Lovino et lui.
Feliciano sursauta lorsqu'on abattit une main sur son épaule. Mathias s'assit à ses côtés.
- Tout va bien, je vous dis.
- Je me disais juste qu'il me manquait.
- Oh, déjà ? Vous être très attaché à votre frère ?
- Oui. Nous n'avons pas vécu ensemble avant mes douze ans. Alors, j'ai toujours voulu rattraper le temps perdu.
Mathias ne demanda pas la raison de cette enfance séparée.
- Je ne sais pas vraiment s'il le prenait comme ça également.
- Pour être venu avec vous à Oslo alors que rien ne l'y obligeait, je pense qu'il doit aussi beaucoup tenir à vous. Seulement, Lukas doit avoir un peu raison sur le coup, il ne doit pas savoir bien s'exprimer.
- Je sais. C'est pour ça que j'aimerais être là pour lui. Et là… j'ai l'impression d'avoir raté tout un pan de sa vie. Sans parler de celle qu'on n'a pas vécue ensemble. J'aurais aimé être le premier au courant qu'il avait un petit ami par exemple. Moi, je lui dis toujours tout.
Mathias haussa un sourcil.
- Qui vous dit qu'il l'a dit à quelqu'un d'autre ?
Feliciano releva le nez de sa tasse dont il contemplait le café sombre et dévisagea Mathias.
- C'est vrai, ça : ce n'est pas parce qu'il ne vous l'a pas dit, que quelqu'un d'autre est au courant. Il attendait peut-être de trouver le bon moment et la bonne manière pour vous le dire.
Le jeune Italien ne sut quoi répondre et se contenta d'un hochement de tête.
Puis, vint l'heure pour Emil de partir. Il maugréa encore lorsque Lukas l'accompagna jusqu'à la porte, s'assurant qu'il n'avait rien oublié.
- Ton panier repas ?
- Mais oui ! Roh, allez, lâche-moi la grappe et salut !
Emil s'en alla, son sac d'étudiant sur l'épaule et sa veste rapidement enfilée.
Par la suite, tout devint subitement d'un calme grave et austère dans la maison. Il n'y avait plus qu'à attendre. Dès le départ d'Emil, Lukas avait enjambé les marches quatre à quatre et avait commencé ses recherches. Il avait bien une idée de l'école dont il devait s'agir, mais il tenait à vérifier le périmètre afin de s'assurer qu'il ne se trompait pas. Cela aurait été trop bête de faire une erreur, de se faire ainsi humilier. Lui, le meilleur détective privé de tout Oslo.
Feliciano ne savait pas trop quoi faire ou où se mettre. L'idée de rentrer chez lui l'avait bien tenté mais il s'était dit : pourquoi faire ? Il allait surement tomber nez à nez avec toutes les affaires de son frère, nourrissant un peu plus à chaque seconde l'angoisse en lui.
Le détective n'avait rien à lui dire et plongé comme il l'était dans ses recherches, c'était comme si le jeune Italien était invisible. Quant à Mathias, il effectuait ses petites tâches ménagères habituelles, tout en sifflotant gaiement. L'un comme l'autre ne semblait pas le moins de monde affecté par la situation, et Feliciano se demanda un instant s'il avait bien fait de se jeter sur le premier détective venu. En soit, il n'avait aucune preuve de ses compétences, de son habileté ou même de sa réputation.
Feliciano était très nerveux. De plus en plus même. Il jetait tout le temps un coup d'œil à l'horloge et avait mis un temps fou à terminer son café tant il lorgnait sur la pendule. Tant et si bien qu'il le finit d'ailleurs froid. Son estomac était noué. L'envie lui pris de l'appeler ou de lui envoyer un message. Il hésita souvent. Quand il se décida enfin, Lukas, affalé sur son fauteuil en face de lui, marmonna :
- Je ne ferais pas ça si j'étais vous.
- Pourquoi ça ?
- Vous tomberez directement sur la messagerie car votre frère n'est certainement pas repassé chez vous pour récupérer son portable. S'il recevait vos appels, il serait stressé par votre inquiétude. Ce qu'il s'apprête à faire, ce n'est pas de son gré d'une certaine manière et il ne veut tolérer aucune hésitation.
Lukas pianota sur son clavier sans décrocher son regard de l'écran.
- Je vous promets que nous l'attraperons.
Feliciano déglutit. La façon détachée, presque froide, que le détective avait d'articuler cette phrase le faisait légèrement frissonner : son frère était pareil à une proie.
A 14h tapante, tous les trois étaient dans le hall d'entrée. Feliciano tremblait comme une feuille. Il avait tellement peur que les choses tournent mal. Que se passerait-il si… son frère… Il déglutit. Fébrile, il referma son blouson avec difficulté.
- Vos boutons, fit remarquer Mathias avec un léger sourire
Feliciano baissa les yeux et grimaça : il avait boutonné lundi avec mardi tant il était nerveux ! Il s'excusa rapidement tandis que Lukas, toujours aussi impassible, confiant les clés de la voiture à Mathias. Puis, le détective enfila ses gants, prenant son temps. Pourtant, même Mathias semblait s'impatienter.
- Les cours ne s'achèvent qu'à 15h. Nous y arriverons rapidement.
- Oui, enfin, si on pouvait le choper avant…
Ils sortirent. Et Feliciano commença à se sentir légèrement nauséeux.
oOoOoOo
Mathias freina brusquement. Il jeta brusquement un coup d'œil à l'horloge digitale. Lukas ne lui reprocha même pas son inconscience au volant. Lui aussi venait de vérifier l'heure. Il était à peine 14h30 passé… alors pourquoi les enfants étaient-ils déjà en train de sortir ?!
Sur la banquette arrière, Feliciano entra en panique tandis que Lukas et Mathias se dévisageaient : le temps leur était plus que jamais compté.
Affaire à suivre…
