Bonsoir !

Youhou ! C'tte journée ! C'était intense en émotion… en tout cas, pour l'asocial ermite que je suis XD Nous avons bravé la pluie, la sécurité du château de Fontainebleau qui nous a jarreté -_-, les passants intrigués et/ou hautains, les chiens en promenade (oui, on y pense pas assez mais les chiens en promenade, en plein regroupement, ça peut être gênant XD), mais on beaucoup rigolé et on a plein de beaux souvenirs !

Pour l'heure, je dédicace ce chapitre à Islande, le fils d'Autriche, on m'a assuré qu'elle se reconnaîtrait !, car ça m'a énormément touché de savoir que tu aimais à ce point ma fanfic. Ça m'a aussi fait très bizarre d'associé le terme de « fan » et une des mes fanfics. Bref, ça m'a fait énormément plaisir donc ce chapitre est pour toi !

(même si ce n'est pas la fin de l'affaire et que les persos sont encore dans le caca jusqu'au cou XD)

Prénoms cités dans ce chapitre :

Norvège : Lukas Bondevik

Danemark : Mathias Køhler

Italie (du Nord/Veneziano) : Feliciano Vargas

Italie du Sud (Romano) : Lovino Vargas

Espagne : Antonio Hernandez Carriedo

Bonne lecture !

Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz


Affaire 3 : De peu

Les voitures avaient envahi les trottoirs. Partout des parents et des enfants. Parmi toutes ces têtes, blondes ou brunes, impossible de repérer le frère de Feliciano. Mathias était crispé au volant cherchant désespérément une place. Lukas scrutait les passants de son regard éteint, bien qu'on n'y sentait pour l'heure une certaine impatience. Quant à Feliciano, il avait tendance à agoniser sous l'effet du stress sur la banquette arrière. Les mains collées sur la vitre, il sondait la foule.

- Laisse tomber, déclara soudain Lukas, on y va.

Il ouvrit la portière alors même que Mathias n'était pas à l'arrêt. Celui-ci freina brusquement en plein milieu de la rue.

- Mais… eh ! Lukas ! Je peux pas rester là.

- Va te garer. On va le chercher.

Feliciano sortit de la voiture et commença à parcourir des yeux la masse humaine, fébrile.

- Quel monde… bredouilla-t-il, mais pourquoi ?

- Pas le temps.

Le détective ne fit même pas un signe à Mathias avant de doubler deux parents et remonter vers l'école. Mathias soupira profondément avant de refermer la portière ouverte de Lukas et s'en aller trouver une place.

Lukas fendait la foule, l'œil aux aguets, prêt à détecter la moindre ressemblance avec le cadet.

Chaque seconde leur était compté.

Feliciano était bousculé par les parents à la recherche de leurs enfants. Pourtant, il appelait son frère inlassablement.

Peut-être même Lovino avait-il déjà quitté les lieux.

- Lovi' ! Lovi', c'est moi !

Lukas dépassa deux parents dans les bras desquels une petite fille en vêtement de sport s'était jetée souriante.

Le temps filait pour une fois à une vitesse vertigineuse.

Feliciano interpella une mère et ses deux enfants franchissant le portail de l'école mais elle n'affirma n'avoir vu personne correspondant de près ou de loin à la description de Lovino.

Ils franchirent le portail et entamèrent la montée, bravant le tumulte de parents et d'enfants à contre-sens.

- Une journée sportive, déclara Lukas en observant les vêtements de sports des enfants, voilà pourquoi ils sortent une demi-heure avant…

Feliciano ne se soucia pas un instant de l'explication du détective. Tout ce qu'il cherchait, ce sur quoi il était concentré, c'était son frère. Son cœur battait la chamade. Il ne pouvait pas faire une chose pareille. Il ne devait pas !

- Lovi' ! hurla Feliciano les mains en porte-voix

Quelques personnes relevèrent la tête vers lui et haussèrent un sourcil mais considérèrent simplement qu'il devait avoir perdu la trace d'un enfant un peu perturbateur et agité qui avait dû lui filer entre les doigts.

Le détective se tourna pour une vue globale en hauteur et mit sa main en visière. Un sapin lui barrait la vue. Il remonta de quelques pas. La rue se découvrit. Et avec, un enfant qui sautillait aux côtés d'un jeune adulte.

Un jeune adulte aux similitudes troublantes avec Feliciano.

- Trouvé.

- Hein ? Où ça ? Où ?

Lukas pointa rapidement du doigt le jeune homme et l'enfant qui s'éloignait petit à petit de la foule. Feliciano écarquillait les yeux en se rendant compte qu'il s'agissait bien de son frère que, déjà, le détective dévalait l'allée. Il partit bientôt dans son sillage.

Le jeune Italien, emporté par la foule, n'arriva plus à s'orienter une fois la vue redevenue plate. Il chercha des yeux le détective, tenta de fendre la foule. Mais il n'était visiblement pas assez imposant pour ça. Les enfants faisaient même rarement attention à lui. Soudain, on l'attrapa par le poignet et le tira.

Lukas l'entraîna hors de la masse humaine et ils aperçurent Lovino, tournant au coin d'une rue adjacente.

- Lovino, bredouilla son frère

Il courut pour le rattraper et Lukas l'accompagna. Au moment où ils arrivèrent dans la rue, Lovino tournait à nouveau.

- Lovi' !

Pourtant essoufflé, Feliciano accéléra. Face à la ruelle, le souffle court, il continuait sur sa lancée.

- Lovi' ! Lovi', arrête-toi je t'en prie ! hurlait-il

Lovino, au loin, se retourna brièvement. Il attrapa la main de l'enfant, la relâcha. Puis, il l'agrippa de nouveau avant de l'entraîner avec lui dans sa course.

Mathias arriva dans la rue transversale à la ruelle dans laquelle se trouvait Lovino et Feliciano. Lukas n'avait pas encore tourné et s'arrêta en apercevant son colocataire.

- Mathias ! le héla-t-il, vite ! Il est par là.

Mathias marqua un temps d'arrêt avant d'opiner du chef. Il prit de l'élan et partit à la poursuite de Lovino Vargas. De l'action, il n'allait pas dire non.

Lukas en profita pour reprendre un rythme de marche rapide. Il n'aimait pas la course.

Mathias dépassa à toute vitesse Feliciano qui n'en pouvait déjà plus mais persévérait par amour de son frère, les larmes aux yeux.

- Vous en faites pas ! Je gère !

Lovino jeta un coup d'œil en arrière et entra clairement en panique à la vue d'un inconnu fonçant sur lui sans aucune hésitation. Il tira vers lui le gamin qui commençait à se poser de sérieuses questions. Lovino marmonna quelque chose en italien. Surement des insultes. S'apercevant que Mathias était sur le point de se jeter sur lui, il délaissa l'enfant et prit ses jambes à son cou.

L'enfant éberlué vit un grand homme blond passer en coupe-vent devant lui. Puis, un jeune italien essoufflé et larmoyant. Et enfin une aura sombre qui s'arrêta à sa hauteur.

- Je suppose que tu peux rentrer tout seul.

- Euh… ou… oui, bredouilla l'enfant tentant une nouvelle fois de comprendre se qui se tramait

- Auras-tu quelque chose à raconter ?

Il plongea son regard de glace dans les yeux de l'enfant.

- N… non… monsieur.

- Bien. Alors, va.

Et tel un personnage dramatique, Lukas s'éloigna sans autre mot, laissant le soin au vent de soulever les pans de son par-dessus gris dans un mouvement élégant.

Pendant ce court intermède théâtral, Mathias courait toujours après Lovino. Lequel piquait un sprint. Ce dernier vira brusquement sur la droite. Mathias eut un petit sourire carnassier en découvrant le panneau signalant une impasse : plus aucun souci, il était à lui. Il accéléra un peu plus.

Lovino arriva face à une haie verdoyante. Il se retourna et son visage se décomposa en découvrant un boulet de canon le chargeant. Il tenta de trouver un passage par delà les buissons.

Mathias se jeta en avant et le ceintura à la taille. Par réflexe, Lovino lui assena un coup de coude dans la mâchoire qui le déboussola assez pour que le jeune homme prenne la fuite dans l'autre sens. Mathias lança alors sa jambe et réussit à déséquilibré Lovino. Il trébucha et atterrit dans les bras de son frère, pantelant, qui se laissa tomber à terre.

- Ne fais pas ça, fratello mio. Ne fais pas ça, s'il te plaît, balbutiait Feliciano en s'accrochant à la veste de son aîné

Mais Lovino le rejeta en grimaçant et recula. Il se heurta cependant à Mathias qui l'attrapa par le col et le releva.

- Lâchez-moi, marmonna-t-il entre ses dents serrés

Mathias lui sourit et secoua la tête. Il le cala posément contre le mur de la maison voisine, avec assez de force néanmoins pour empêcher Lovino de s'échapper. Ce dernier ne pouvait que se débattre. Ce qu'il n'hésitait d'ailleurs pas à faire.

Feliciano se releva et attrapa le bras de son frère qu'il secoua.

- Lovino, tu te rends compte de ce que tu allais faire ? Ne me dis pas que tu y songeais sérieusement. Je me suis fait un tel sang d'encre ! Mais où étais-tu passé ? J'étais mort d'inquiétude. Tu n'allais pas vraiment passer à l'acte dis-moi, hein ? Hein ?

Les mots se bousculaient dans la bouche de Feliciano mais son frère restait sourd à ses appels. Il détourna le regard.

- Lovi'…

L'angoisse de Feliciano retomba peu à peu et avec tout le stress que cela avait pu lui causer. Il essuya ses yeux humides, refusant de lâcher la manche de son frère.

Arriva alors le détective, posément, les mains dans les poches. Pourquoi se serait-il pressé d'ailleurs ?

- Mission accomplie Lukas, déclara Mathias avec un franc sourire

Après tout, il avait un fidèle chien qui répondait à chacun de ses ordres. Lukas s'autorisa un petit sourire satisfait.

Il s'approcha de Lovino qui gardait toujours le regard bien sagement concentré sur la plaque d'égout voisine.

- Je crois que vous devez des explications à quelqu'un.

Lovino releva les yeux et plongea dans ceux de Lukas sans la moindre hésitation. Ce dernier lui désigna d'un coup d'œil son cadet. Lovino baissa de nouveau la tête, n'ayant pas le courage d'affronter son frère. Lukas le détailla de la tête au pied.

- Et ôtez l'arme que vous avez dans la poche intérieure de votre veste.

Lovino souffla et prit un air exaspéré avant de sortir le poignard qu'il dissimulait. Mathias le lui confisqua aussitôt.

- Alors ? insista Lukas

Il y eut un temps de silence. Lovino se mordait la lèvre inférieure. Mathias en profita pour s'allumer une cigarette, toujours en gardant le jeune homme sous le coude. Littéralement.

Puis, les épaules de Lovino s'affaissèrent et il soupira profondément.

- Tout ça… c'est la faute de ce bâtard, marmonna-t-il

- Qui ?

- S'il n'avait pas été arrêté, je ne serais pas obligé de le faire. Tout ça, c'est à cause de cet enfoiré.

- Antonio ?

- Oui, Antonio… ce bâtard.

Lovino releva la tête pour la reposer contre le mur. Ne sentant plus aucune menace venant de lui, Mathias relâcha son emprise. Lovino faisait tout pour ne croiser le regard de personne. Son visage prit automatiquement quelques rougeurs.

- Et vous, bande de salauds, vous venez m'interrompre.

- Vous alliez commettre un acte irréparable qui aurait pénalisé votre vie tout comme celle de votre frère, et même celle de votre compagnon, répliqua calmement Mathias avant d'expirer un nuage de fumée.

- Rien à foutre. Tout ce que je veux c'est qu'il soit libre.

- Et vous auriez été capable de toucher ce gosse sans aucun scrupule ? De lui enfoncer froidement ce poignard en plein cœur ? demanda placidement Lukas

Lovino serra les dents. Feliciano posa une main bienveillante sur son épaule.

- Lovi'…

Celui se dégagea.

- Fiche-moi la paix, toi.

Feliciano ne parut pas choqué outre-mesure mais demeura néanmoins affecté par le rejet catégorique de son frère dans une situation si critique.

Lukas se racla la gorge.

- Bon, à ce train là, on ne va pas aller bien loin. Alors je vais résumer pour vous.

Personne n'eut le temps d'émettre son opinion. Lukas résuma tout ce qu'ils avaient découvert et ne se priva pas pour faire l'éloge de sa personne. Il accorda néanmoins de temps à autre cinquante pourcent de la découverte à Mathias qui sourit, mais n'en tira pas plus de fierté. Plus humble que certains. Ou peut-être juste plus concentré sur sa clope. Enfin, il acheva son récit grandiloquent et Lovino était tout simplement bouillonnant de rage.

- Je me doute que j'ai juste sur toute la ligne, mais pouvez-vous tout de même confirmer, pour la forme ?

- C'est… exact. Putain…

Feliciano fronça les sourcils, perplexe.

- Je peux comprendre que tu aimes cet homme mais… est-ce que cela justifie pour autant ton acte ?

- P'tain mais tu comprends vraiment que dalle ! C'est pas parce que je… parce que je… enfin, bref ! C'est pas pour ça que je le fais ! C'est parce qu'il est vraiment innocent, ce connard !


Affaire à suivre…