Bonsoir à tous !
Je vais me faire tapeeeeeer ! x) Voici le dernier chapitre de cette troisième affaire ! Mais je sais que je vais me faire tapeeeeer ! Parce qu'après ce chapitre, il faudra attendre un petit moment… j'ai tout le résumé de l'affaire suivante mais elle n'est pas encore écrite. Et je ne publie les affaires qu'une fois qu'elles sont complètes. Donc, je vais me faire tapeeeeer ! Parce qu'il va y avoir un petit temps de pause…
Puis-je vous proposer un petit digestif pour patienter ? Par exemple, une petite visite de la maison de Bondevik. Ça vous plairait ? Et bien, mes amis, c'est par ici : ma galerie DeviantArt accessible depuis mon profil et je pense que vous repérerez très facilement le Meltzers gate 4 ;) N'hésitez donc pas ! =D
Prénoms cités dans ce chapitre :
Norvège : Lukas Bondevik
Danemark : Mathias Køhler
Islande : Emil Steilsson
Italie (du Nord/Veneziano) : Feliciano Vargas
Italie du Sud (Romano) : Lovino Vargas
Espagne : Antonio Hernandez Carriedo
Bonne lecture !
Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz
Affaire 3 : Falsifications
Mathias fermaient la marche par sécurité et Lukas pressait le pas à l'avant. Puis, ils arrivèrent devant la salle des professeurs. Le détective appuya sur la poignée mais elle était évidemment fermée à clé. Mathias s'avança.
- Passe-moi ta pince.
- Hors de question.
- Tu veux que j'ouvre cette porte ou pas ?
A contrecœur, Lukas détacha la pince dorée retenant d'ordinaire ses cheveux blonds en arrière sur le côté gauche. Mathias l'attrapa et, avec une grande habileté, crocheta la serrure sans aucun souci. Il entrebâilla d'abord la porte très faiblement et jeta un coup d'œil furtif. Il n'y avait qu'une caméra tourné vers un unique ordinateur. Par chance, les casiers des instituteurs se trouvaient à l'opposé. En prenant soin de rester sur le côté, ils n'avaient rien à craindre.
Lorsqu'il leur donna l'autorisation pour rentrer, Lukas pressa le pas et repéra le nom de Hernandez. Avec une petite moue, il confia de nouveau sa précieuse pince à Mathias afin qu'il crochète la serrure. Le casier s'ouvrit sans moufeter. Au grand damne des intrus cependant, il n'y avait rien de très probant hormis des papiers, des livres et des cahiers tout à fait ordinaires. La police sera déjà passée par là de toute façon. Et s'il y avait eu la moindre preuve de l'innocence d'Antonio Hernandez, cela aurait compromis les plans du véritable coupable.
Lukas pensait à toute vitesse. Le temps leur était compté et même sans lui, les neurones du détective étaient on ne peut plus excités grâce à ce mystère bien alléchant. Le but était proche. Lukas le sentait et avait même une idée de plus en plus précise du coupable. Pour que quelqu'un est eu aisément accès au casier d'Antonio, pour que les preuves aient si bien été dissimulées et aussi pour que les fausses accusations retombent aussi facilement sur l'instituteur, cela ne pouvait être qu'une personne selon Lukas. Le directeur.
Mais il fallait maintenant trouver le nom de ce directeur. Où ? Où pouvait-on le trouver sans en venir à fouiller toute l'école ou se retrouver dans la partie administrative qui devait immanquablement se trouver sous surveillance ? Le tableau des annonces ! Lukas se jeta presque dessus et décrypta à la lumière de la lune chacune des feuilles. Lorsqu'il trouver une annoncer signée de la main du directeur, il sortit son portable et la prit en photo. Il envoya un message à son frère.
Puis, avec une petite moue dérangée, Lukas présenta une fois de plus sa pince à Mathias et lui désigna un casier. Et le détective y trouva alors bien plus intéressant : une lettre manuscrite et une enveloppe. Dans l'enveloppe se trouvait une démission en bonne et dû forme. Et la lettre n'était autre qu'une lettre de menace.
« Si vous révélez quoique ce soit de ce que cette petite vous a dit, je vous fais rejeter du corps professoral norvégien à vie. »
C'était la phrase la plus probante et surtout, c'était la phrase clé qui prouvait bien qu'Antonio était innocent. C'était désormais suffisant pour l'innocenter aux yeux de la justice. Le directeur de l'école avait donc été pris en flagrant délit par Antonio. Lukas ne doutait pas un seul instant que la petite dont il était question se nommait Amalie, la fillette dont on avait retrouvé le corps. Le détective recollait peu à peu les morceaux dans son esprit et, fier de lui, annonça :
- C'est bon.
- Que s'est-il passé à votre avis ? demanda Feliciano
- Une personne importante de cet établissement a abusé d'Amalie et Antonio, attentionné comme j'imagine qu'il est, s'est rendu compte que quelque chose tracassait la petite fille. Elle s'est finalement confiée à son instituteur mais lorsqu'il a voulu agir, il s'est retrouvé pieds et points liés, pris au piège. Il était prêt à mettre sa carrière en jeu si on en croit la lettre de démission. Il n'aurait reculé devant rien et c'est ce qui a effrayé le véritable agresseur. Dernière solution pour se débarrasser de lui : lui faire porter le chapeau.
Chacun mesura l'étendue des paroles de Lukas. Lovino se mit à bouillir sur place. Plus enragé que jamais, il était prêt à hurler sa colère contre cet individu, prêt à en découdre et assener quelques poings bien placer. Il en lança d'ailleurs un contre la porte du casier. Mathias arrêta son poing d'une main ferme à la dernière seconde. Lovino avait la rage mais Mathias la force. Avec un petit sourire, ce dernier secoua la tête de gauche à droite.
- Mais… il y a cette espèce de salopard qui est en liberté… alors que l'autre enfoiré est en prison…
Feliciano s'approcha de son frère et affirma son soutien d'une main sur le bras. Toute la rage contenue dans le poing de Lovino avait été maitrisé par Mathias et l'aîné des Italiens se retrouvait maintenant défait. Défait et abattu. L'injustice hurlait en lui. Il ne lui restait qu'une option pour sauver Antonio, son ami, son confident, son amant : faire confiance au détective Bondevik. Il se tourna vers Lukas qui bredouillait quelques paroles incompréhensibles. Ses doigts s'agitaient dans les airs, jouant un air imaginaire sur un violon invisible.
Lukas pensait à toute vitesse à la suite. Grâce à la menace, il avait pu s'assurer à deux cents pour cent qu'il était sur la bonne voix. Le directeur de l'école. Qui d'autre qu'un directeur pouvait faire peser menace si lourde sur l'un des instituteurs. Puis, il fit volte-face et déclara :
- Nous rentrons.
- Maintenant ? Vraiment ? s'étonna Lovino
Lukas hocha la tête et prit la direction de la sortie.
- Qu'est-ce qu'on fait de la démission et de la lettre de menace ? demanda Mathias
- On les laisse là. Nous indiquerons aux autorités l'emplacement des pièces à conviction.
Il sortit et, quoiqu'un peu surpris, les autres le suivirent.
oOo
Mathias au volant, il consulta de nouveau le GPS pour s'assurer de ne pas se perdre. A ses côtés, Lukas relisait la feuille fraîchement imprimée.
- Qu'est-ce que vous allez faire exactement ? demanda Feliciano sur la banquette arrière
Lukas tendit la feuille pour que les deux frères la voient.
- Cette feuille vient d'être réalisée par mon excellent petit frère. Une parfaite réplique d'un mandat de perquisition. Sans compter qu'il nous a également déniché l'adresse de cet individu.
Feliciano et Lovino se lancèrent un regard étonné.
- Vous allez… perquisitionner cet homme ? Mais vous n'en avez pas les compétences !
- Si Lukas devait se contenter des compétences qu'il avait, il n'aurait pas fait grand-chose de sa vie, ah ah !
Lukas fouetta le visage de Mathias, la mine imperturbable. La voiture fit un léger écart, mais les rues vides, cela ne représentait aucun danger.
- Tout ce que je vous demande, déclara par la suite Lukas, c'est de rester sagement dans cette voiture et de nous laisser faire.
Sur ces mots, il ouvrit la boîte à gant et en sortit un petit boîtier. Dedans, il en extirpa deux badges de la police osloïte.
Puis, Mathias annonça qu'ils étaient arrivés. Ils se trouvaient devant un élégant petit pavillon de banlieue avec son agréable jardin bien entretenu. La rage de Lovino monta de nouveau et son frère dut le contenir sur la banquette arrière.
- J'vais m'le faire ! J'vais m'le faire !
- S'il te plaît, fratello, laisse-les faire.
Mathias et Lukas accrochèrent leur badge à la ceinture. Puis, le détective fit signe à Mathias de frapper. Une femme dans la cinquantaine vint ouvrir.
- Bonsoir. Que puis-je pour vous messieurs ?
- Votre mari est-il là ? Police d'Oslo, déclara Lukas en découvrant sa parfaite imitation de badge.
Leur hôtesse écarquilla les yeux. Bouche bée, elle observa tour à tour Mathias et Lukas. Puis, perturbée, elle les fit entrer avant de refermer derrière elle.
- Je… je vais vous le chercher. Je vous en prie… euh… installez-vous dans le salon.
Ils investirent le salon et si Mathias s'affala dans le premier fauteuil venu, Lukas fit le tour des lieux avec attention. Deux enfants, deux filles. Dont l'une mariée si on en croit les photos. L'autre en train de faire le tour du monde au vue des cartes postales qui s'amoncèlent sur une petite table d'appoint. Un mariage un peu austère. Seule la mariée sourit. Pas de poil d'animaux sur la moquette ou les meubles. Un faible feu qui crépite timidement dans l'âtre. Une horloge au tic tac monotone.
Enfin, un homme au crâne dégarni mais à la barbe fourni apparut dans l'encadrement de l'arche.
- Bonsoir messieurs. Ma femme m'a dit que vous étiez de la police. Si c'est à propos de Monsieur Hernandez, j'ai déjà dit à vos collègues tout ce que je savais. Que puis-je vous apporter de plus ? Malheureusement pas grand-chose, je le crains.
Lukas esquissa un petit sourire satisfait. Quelle vigueur, quelle hâte dans ces mots ! Comment ne pas y voir l'effet d'un stress. Et ce torse qui se soulève plus rapidement qu'un pouls ordinaire ne le permet. Sans parler de la sueur sur le crâne. Les hommes suent toujours beaucoup plus facilement que les femmes. Et dans ce cas-ci, ce n'est certainement pas la faible chaleur que diffuse la cheminée ni le chauffage assez bas qui le fait transpirer ainsi. Très fugace mais les lèvres hésitantes révèlent tout. Lukas ne pensait pas non plus à la pomme d'Adam, tellement visible et qui remontait sans cesse car l'homme déglutissait, la gorge surement trop sèche. Et que dire de ce regard qui n'ose se poser sur aucun des deux faux policiers.
- Suite à de nouveaux éléments dans l'enquête…
Ah ! Raideur des doigts soudaine. Tel un fauve guettant sa proie, Lukas se léchait les babines intérieurement.
- … nous aimerions procéder à une fouille de votre résidence, si vous le permettez.
L'homme se racla la gorge.
- Et de quel droit, je vous prie ?
Lukas tendit avec fierté le faux mandat.
- Mandat de perquisition délivrée en bonne et due forme.
Il serra les dents. Mathias vint se placer aux côtés de Lukas et sembla insister sur sa stature pour s'imposer. L'homme baissa les yeux avant de se décaler sur le côté. Lukas et son compagnon passèrent à côté de lui et se rendirent dans le couloir.
- Votre bureau ?
L'homme sembla hésiter un instant avant de dire :
- Dernière porte à gauche.
- Merci beaucoup.
Lukas ouvrit la porte. Le bureau était tout ce qu'il y avait de plus classique tant dans l'esthétique que l'aménagement de la pièce ou les effets personnels. Il laissa à Mathias le soin de fouiller le haut des placards tandis que lui allumait l'ordinateur.
Le directeur apparut sur le pas de la porte et soupira profondément.
- Puis-je au moins savoir ce que vous recherchez exactement ?
- Ai-je vraiment besoin de vous le dire ?
Lukas plongea son regard de glace dans les yeux angoissés du coupable. Mathias attrapa une boîte et l'homme fit un pas en avant. Il s'arrêta cependant en apercevant du coin de l'œil le sourire vainqueur de Lukas qui détaillait le moindre de ses gestes. Mathias ouvrit la boîte.
- Ah ! Touché, coulé !
Les épaules du directeur se raidirent. Lukas brandit son téléphone. Paniqué, l'homme l'observa faire. Le détective composa son numéro sans quitter des yeux son coupable.
- Allô le central ? Oui, c'est bon on le tient.
- Ok, j'appelle la police, souffla Emil à l'autre bout du combiné
Lukas raccrocha.
- Nos collègues devraient arriver dans un petit quart d'heure. Voulez-vous que j'annonce la nouvelle à madame ou préférez-vous le faire vous-même ?
Le directeur baissa la tête.
- Et lâche en plus de ça.
Lukas passe devant lui en le jaugeant une dernière fois avec un regard hautain. Mathias demeura avec le coupable. Il avisa l'ordinateur allumé. Deux fenêtres : l'une avec les dossiers de films peu recommandables, l'autre avec un petit mot anonyme dévoilant l'existence de la démission et de la lettre de menace. Puis, Mathias emmena l'accusé dans le hall d'entrée. Les deux hommes entendirent un cri de surprise puis des pleurs. Lukas revint peu après, imperturbable. Dans sa poche son portable vibra.
- Bien. Nos collègues arrivent. Nous vous laissons à leurs bons soins.
Des sirènes résonnèrent.
- Vous… ne me mettez pas de menottes ?
- Vous êtes déjà pieds et poings liés par votre conscience. Et puis, ce n'est pas à moi de le faire, je ne suis que détective.
Lukas ouvrit la porte à la volée, une bourrasque de vent soulevant son par-dessus. Lui et Mathias s'enfoncèrent dans la nuit, dépassant discrètement à l'aide des ombres de la nuit les vrais policiers.
Ceux-ci, perplexes, découvrirent un homme détruit, une épouse en larme, et dans le bureau, comme cet anonyme leur avait affirmé, toutes les preuves réunis contre le directeur de l'école.
- Votre collègue est très perspicace, ne put que reconnaître le coupable
Les deux policiers s'interrogèrent du regard.
- Nous avions pourtant clos l'affaire du côté de l'enquête…
Le directeur de l'école fronça les sourcils, interloqué. Lui et les deux policiers s'observèrent, ahuris. Ils jetèrent un coup d'œil par delà la porte d'entrée encore ouverte mais ne résonnait que le hululement d'une sage chouette lointaine.
oOo
A la sortie du poste, Lukas se curait les ongles, appuyé contre la portière de la voiture. Mathias était avachi sur le capot et discutait avec Feliciano.
- Même si mon frère ne l'avouera certainement jamais, je suis sûr qu'il est très heureux que vous soyez venus.
- Bah ! C'est rien ! En tout cas, c'est gentil d'avoir pensé à nous.
Feliciano haussa les épaules et sourit. Puis, il se tourna vers son frère qui trépignait d'impatience devant les portes du poste. Deux silhouettes émergèrent enfin du bâtiment. Le lieutenant tapota l'épaule de l'homme éblouit par la lumière du Soleil. Il mit sa main en visière.
- Je sais que ce n'est pas grand-chose par rapport aux dégâts causés mais encore toutes nos excuses, déclara gravement le lieutenant
L'homme sourit dévoilant deux rangées de dents d'une blancheur éclatante.
- L'important est que justice soit dignement rendue et qu'Amalie puisse reposer en paix désormais.
Le lieutenant hocha profondément la tête, serra la main de l'acquitté et s'en alla retrouver son bureau.
Pendant ce temps, Lovino faisait preuve d'une grande impatience. Pourtant quand l'homme posa son regard doux et bienveillant sur lui, il n'osa pas faire un pas. Il fallut attendre que l'homme fasse un pas pour que Lovino l'imite et finisse par s'élancer vers lui. Et lui assène une dizaine de coups de poing sur le torse.
- Connard ! Comment t'as pu me faire ça ! Espèce d'enfoiré ! Tu… je…
Antonio attrapa son compagnon dans ses bras et l'étreignit aussi fort que s'ils avaient été séparés une vie entière.
- Peu importe. Tout va bien. Je suis là.
Lovino s'accrocha au dos de sa chemise et se colla à son compagnon, les mains tremblantes sous l'émotion.
Antonio releva la tête et posa son regard sur le détective son acolyte.
- Merci, amigos.
Mathias leva la main. Lukas détourna le regard. Mathias s'en aperçut et se moqua de lui.
- Ne me dis pas que tu es gêné.
- Tout ce qui compte, c'est que la vérité règne.
- Oh mon dieu ! Il est gêné ! Lukas est gêné ! Ah ah !
Lukas lui assena un coup de pied dans le tibia.
Affaire à suivre…
