Bonsoir à tous !
Je suis de retour ! Mais pas pour vous jouer un mauvais tour, promis XD Nous entamons donc 2015 avec une nouvelle affaire toute fraîche. Qui sera donc concerné ? Hum, hum… Et que va-t-il se passer ? Quelles aventures attendent Lukas, Mathias et Emil ? Pour le savoir, débutons avec ce petit chapitre )
Pour ceux que ça intéresse, j'ai également posté sur deviantArt ma petite promenade simsonale chez les Oxenstierna/Väinämöinen. Vous voulez voir ? Vous trouverez le lien sur mon profil ;)
Prénoms cités dans ce chapitre :
Norvège : Lukas Bondevik
Danemark : Mathias Køhler
Islande : Emil Steilsson
Bonne lecture !
Disclaimer : Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz
Affaire 4 : L'ennui à notre porte
Mathias attrapa les assiettes et les couverts avant de les emmener dans la cuisine. Tout en sifflotant un petit air entraînant, digne d'une belle journée estivale comme c'était le cas selon lui, il alluma la radio et se mit à la vaisselle sur un air d'Owl City. Alors qu'il avait les mains plongées dans l'eau savonneuse, Lukas pénétra dans la pièce et se dirigea vers le réfrigérateur. Il resta un bon moment le nez dedans.
- Tu cherches ?
- Un goûter pour Emil.
On entendit ledit Emil grogner depuis le hall d'entrée.
- Viens plutôt m'aider !
- Ah ouais, je vois, reprit Mathias à l'intention de Lukas sans se préoccuper le moins du monde du jeune homme en train de trimer avec ses bagages, attends, attends.
Mathias s'essuya rapidement les mains à l'aide d'un torchon qu'il ramena prestement sur son épaule. Il obligea Lukas à se déplacer lequel esquissa à peine une moue. La cuisine était devenue le repaire de Mathias et quoiqu'en dise Lukas, le nouveau colocataire, qui ne l'était plus tant que ça, avait pris ses marques. C'est lui qui connaissait l'emplacement de chaque objet, le nombre de restes, la future liste des courses. Et force était de constater qu'elles n'allaient pas tarder vue le fort taux d'absentéisme dans le frigo…
Le commis de la maisonnée alla pêcher quelques sablés ayant perdus un peu de leur croquant , faute de mieux, dans une boîte en métal rouge décorée de paysages verdoyants du Sud-Ouest de la Norvège. Il les tendit à Lukas qui s'empara d'une boite à déjeuner qui datait de la période collège d'Emil.
Un vacarme épouvantable provenant de l'entrée les fit sursauter. Lukas se rua vers la sortie et Mathias le suivit de près, emportant avec lui la boîte. Ils découvrirent dans l'entrée une valise étalée face contre terre devant l'escalier. Et Emil sur les marches en mode boudeur. Comprendre par là qu'il tapait nerveusement du pied et se triturait les ongles.
- Voilà pourquoi j'aurais préfère que tu viennes m'aider… marmonna-t-il
Lukas attrapa la valise et la releva. Chose qui laissa Mathias presque choqué. Pour lui, son colocataire ne ratait jamais une occasion pour feindre l'indifférence et en faire le moins possible. Voir Lukas user de ses muscles de son plein gré était surprenant.
Emil franchit les dernières marches et souffla, profondément agacé. Il jeta un coup d'œil à l'heure sur son portable et grimaça.
- Je dois me dépêcher. Ils vont m'attendre.
- Tu ne veux pas qu'on t'accompagne ? proposa Mathias
Lukas approuva et renchérit. Evidemment, aucune occasion n'était trop belle pour ne pas profiter de la présence de son petit frère. Mais Emil eut l'air passablement révulsé par l'idée.
- Non mais et puis quoi encore !
Il agrippa la poignée de sa valise et la traîna plus qu'il ne la roula vers la porte d'entrée où l'attendaient déjà son sac à dos et sa mallette d'ordinateur.
En voyant son petit frère adoré sur le point de franchir définitivement la porte d'entrée, Lukas arracha des mains de Mathias la boîte à déjeuner et se jeta presque sur Emil pour la lui refourguer.
- Ton goûter.
Emil s'arrêta et avisa la boîte d'un œil perplexe.
- J'en ai pas besoin…
- Si, si, si. Il faut que tu manges.
- Mais je m'achèterai un truc en route et puis voilà.
- Non, prends les gâteaux.
Et sans lui demander son avis, Lukas cala la boîte dans le sac à dos qui patientait encore à terre. Emil gonfla les joues comme quand il était petit et s'apprêtait à piquer une colère mais il avait tout de même un peu mûri et détourna la tête. Alors qu'il avait laissé la valise sur le perron, il enfila son sac à dos.
- Passe le bonjour à ton petit nem de notre part, lâcha finalement Mathias avant qu'Emil ne les quitte définitivement
- Arrêtez avec ce surnom débile ! En plus, les nems, c'est vietnamiens…
Lukas s'avança vers lui et lui donna ses dernières recommandations pour les transports, son séjour, son comportement à adopter envers les autres, etc.
- Non mais c'est bon, on dirait que vous êtes mes parents. Je vais juste passer deux semaines de l'autre côté de la frontière avec des potes. C'est pas la mer à boire.
Mais Lukas n'était que trop habitué aux remontrances de son frère. Sourd à ses paroles, il continua jusqu'à terminer par :
- Et pas de bêtise avec ton petit nem.
- Arrêtez avec ce maudit surnom !
Lukas le fixa de ses yeux impassibles et lui glissa un regard entendu. Les joues d'Emil gagnèrent quelques rougeurs et il bredouilla :
- Mais qu'est-ce que tu crois… et puis, enfin… rah ! C'est pas tes oignons ! Allez, salut la compagnie !
Emil embarqua sa valise, sa mallette et descendit les quelques marches, franchit le petit portillon de fer noir et s'en alla dans la rue où gambadaient quelques enfants à vélo. Lukas et Mathias ne le quittèrent pas un instant des yeux. Pour Mathias, c'était une première qu'un des membres de la maison s'absente aussi longtemps. En revanche, pour Lukas, il devait être habitué à l'indépendance de son frère cadet. Pourtant, il avait toujours un petit pincement au cœur et un peu d'inquiétude en observant son frère quitter le foyer pour plus de deux jours. Mais pour rien au monde, il ne montrerait ses émotions. Trop de fierté en lui.
Il réprima un soubresaut lorsqu'il sentit une main s'abattre sur son épaule.
- Ne t'inquiète pas : deux semaines, ça passe vite, affirma Mathias
Lukas se mordit discrètement la lèvre inférieure et se dégagea de l'emprise de son colocataire. Trop de fierté et aucune envie de les montrer à un type pareil, songea-t-il.
- Ne me touche pas.
Il rentra et alla se réfugier à l'étage pour jouer du violon dans sa chambre. Quant à Mathias, il retourna simplement à ses affaires, à savoir, la vaisselle.
oOo
Le silence dans le salon était uniquement interrompu par le tic-tac de l'horloge mural. Dans le coin de la pièce, Lukas lisait le journal tout en jetant de temps à autres un coup d'œil vers le jeu. Mais Mathias n'avait toujours pas bougé son pion et semblait plongé dans une concentration extrême qui poussait à la métaphore.
Enfin, Mathias décida de bouger son cavalier et sembla ravi de la prise qu'il venait de faire du fou adverse qui menaçait son roi. A peine avait-il effectué son geste et bombé fièrement le torse que Lukas déplaça prestement sa reine et annonça sans émotion dans la voix :
- Echec et mat.
Mathias s'en trouva déconfit.
- Quoi ? Mais ! s'écria-t-il
Il observa le jeu sous tous les angles.
- Mais, mais, mais…. Pourquoi ?! ça aurait dû marcher cette fois.
Mathias, un doigt songeur frottant distraitement son menton, analysait le plateau de jeu. Lukas soupira, replia le journal et attrapa un calepin. Il griffonna une petite barre et recompta précautionneusement.
- Dix-huit victoires pour moi.
Il soupira. Mathias n'était pas un adversaire à sa taille et, de fait, il s'ennuyait profondément. Il attrapa son téléphone portable et composa un message.
- Encore un ? Tu sais, il faut peut-être que tu comprennes quelque chose derrière son silence, expliqua Mathias, s'il ne te répond pas, c'est qu'il y a peut-une raison.
Lukas appuya fermement sur la touche d'envoi et fusilla Mathias du regard. Lequel haussa les épaules, toujours aussi souriant. Puis, Lukas délaissa l'échiquier pour quitter la pièce.
- Où est-ce que tu vas ?
- Je vais faire les courses.
Mathias se leva, écarquillant les yeux.
- Eh, mais c'est mon rôle ça d'habitude !
- Il faut que je m'occupe.
Lukas quitta le salon et Mathias plissa les yeux. Pas question qu'il laisse passer ça. Lui non plus n'avait rien à faire et les courses, c'était son petit plaisir de la semaine. Sa sortie qui lui permettait de prendre l'air et d'éviter de pourrir à la maison alors que les deux autres avaient travail et études. Il se jeta presque sur la rambarde de l'escalier où se trouvait déjà Lukas.
- Figure-toi que moi aussi, faut que je m'occupe. Je vais faire les courses.
Il descendit les escaliers et tenta de freiner Lukas mais celui-ci avait accélérer le pas.
- JE vais faire les courses.
- Je viens avec toi dans ce cas.
- Non.
- Ah si.
- Non.
Ils se retrouvèrent bientôt dans la cuisine. Lukas avait déjà ouvert le tiroir et s'était emparé de la liste. Mathias, vif et plus grand que lui, la lui arracha des mains et s'en alla chercher ses affaires dans l'entrée. Lukas partit dans son sillage et rattrapa la liste tout en empoignant les sacs de courses. Mathias les lui prit des mains et attrapa le portefeuille. Lukas s'en empara et y ajouta les clés de la voiture. Mathias les déroba. Lukas ouvrit la porte d'entrée et s'apprêtait à reprendre les affaires qu'il estimait pour l'heure siennes.
Les deux colocataires s'arrêtèrent net en découvrant un homme d'âge mur, le poing levé témoignant de l'action qu'il allait effectuer, à savoir frapper à la porte. L'inconnu s'immobilisa également et resta d'abord muet. Les deux résidents s'apercevant de la bataille puérile dans laquelle ils s'étaient pris jetèrent sur le côté les sacs et reprirent une contenance des plus normales.
L'inconnu se racla la gorge et rajusta sa cravate. Malgré la chaleur estivale et l'ambiance décontractée qui avait pris place dans la capitale norvégienne, cet homme portait un costume de travail très strict et la cravate relevé près du col.
- Monsieur Bondevik ?
- Oui, c'est moi.
Mathias vit là l'occasion de s'emparer des sacs de courses, des clés de voiture et de la liste.
- Vous m'excuserez, je dois aller faire les courses.
Lukas le fusilla du regard tandis que Mathias lui sourit de toutes ses dents avant de s'éclipser tout en sifflotant une mélodie du moment.
Puis, le détective qu'il était reprit son poste et Lukas présenta à l'inconnu une expression insondable. Il l'invita à entrer et referma dès que l'homme eut passé le pas de la porte. Il l'enjoignit à monter à l'étage. Quand son client prit place et que lui-même s'installa dans le fauteuil, il demanda :
- Que puis-je pour vous monsieur…?
- Je me présente Edmund Jackman, impresario.
Monsieur Jackman lui présenta une carte de visite d'un geste classe et élégant. Lukas haussa un sourcil mais finit par attraper la carte avec tout autant de prestance. Son client se leva et, mains dans les poches de son pantalon, se dirigea vers la fenêtre.
- J'ai besoin de votre aide afin de surveiller mon artiste. Voyez-vous, il jouit d'une plutôt bonne renommée et j'aimerais que tout se passe pour le mieux pendant le tournage du clip que nous sommes venu réaliser en Norvège. J'aimerai donc vous engager à titre personnel et je vous demanderai la plus grande discrétion possible. Vous êtes détective, non ?
Monsieur Jackman sortit une cigarette de sa poche et attrapa son briquet. Lukas se racla légèrement la gorge. Le client suspendit son geste et, un peu gêné, rangea son matériel.
- Ah. Désolé.
Lukas resta un instant silencieux, détaillant le dos de ce nouveau personnage. Engagé un détective privé pour une simple histoire de surveillance people… la chose était assez incongrue. Ce qui plaisait beaucoup à Lukas. Il se leva finalement et vint prendre place aux côtés de l'impresario.
- Vous voulez donc que j'organise une surveillance permanente pendant toute la durée du tournage ?
- Deux jours, oui.
- Quelle serait ma couverture ?
- Qu'est-ce que vous savez faire ?
Lukas désigna d'un coup de menton son instrument si précieux qui reposait dans un coin de la pièce.
- Je suis violoniste.
- Parfait. La composition que nous allons mettre en vidéo en utilise.
- J'aurais besoin de détails pour assurer cette affaire, à commencer par le nom de mon protégé.
Monsieur Jackman extirpa une photo d'un agenda remplit de paperasses et la tendit au détective.
- Arthur Kirkland.
Affaire à suivre…
