Bonjour tout le monde !

Ça y est ! Ma fic est officiellement la plus longue de toute ma « carrière » : 27 chapitres et toujours en cours, plus de 60 commentaires, des milliers de vues, 15 favos, 24 follows (24 ! Mais comment c'est possible sérieux ! XD). Et tout ça, c'est grâce à vous ! A vous tous qui prenez le temps de faire un détour par cette fic, qui prenez le temps de lire chacun des chapitres, qui prenez le temps de laisser des commentaires… MERCI DU FOND DU CŒUR ! T_T

Prénoms cités dans ce chapitre :

Norvège : Lukas Bondevik

Angleterre : Arthur Kirkland

France : Francis Bonnefoy

Bonne lecture !

Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz


Affaire 4 : Lukas déteste qu'on le nargue

Alors que chacun vaquait à ses occupations dans la loge, Lukas mima soudain la surprise et sortit son téléphone portable comme si on venait de lui envoyer un SMS. Il demanda :

- Arthur Kirkland est dans sa loge ?

- Ouaip. Pourquoi ?

- Mon frère aimerait que je lui obtienne une dédicace. Vous croyez que je peux ?

- Mais vas-y, mec, vas-y ! Y a pas de souci. Par contre, t'as intérêt à t'accrocher parce qu'Arthy, il défonce toujours les gens qui veulent le voir quand il est dans sa loge.

- Je sais, oui.

Lukas se leva et remercia rapidement le guitariste avant d'aller frapper à la porte. Il ne reçut d'abord aucune réponse. Il frappa une seconde fois et on entendit finalement des grognements. Mais toujours aucun mouvement. Le détective toqua encore.

- Une minute, merde. J'arrive ! hurla-t-on à travers la porte

Laquelle s'ouvrit enfin mais de moitié seulement, découvrant le visage du chanteur. Il avait les joues rouges. Lukas haussa un sourcil interrogateur. En relevant le regard, ce qui n'était pas très difficile car il dépassait le chanteur d'une demi-tête, il aperçut Francis en train de fumer et ramenant ses boucles blondes en arrière.

Blond. Partout du blond !

Lukas repensait au cheveu blond qu'il avait trouvé sous l'ongle de la victime. Mais il ne pouvait tirer de conclusion hâtive. Si Francis était le suspect numéro un, alors tout le monde sur ce plateau l'était tout autant. Tout le monde était blond ! Qu'y avait-il d'étonnant à cela pour une équipe composé en grande majorité d'Anglais et de Norvégiens ? Les personnes d'une autre couleur de cheveux se comptaient sur les doigts de la main : la femme avec qui l'impresario avait discuté, le clapman, un cadreur, une jeune fille de la régie, l'habilleuse et l'assistant réalisateur. Intérieurement, Lukas se fit songeur tout en détaillant l'homme. Puis, il présenta l'écran de son portable à Arthur Kirkland.

- Mon frère aimerait beaucoup avoir une dédicace de votre part.

Arthur détailla avec méfiance le texte virtuel. Il jaugea du regard Lukas qui ne se priva pas de le fixer afin de clairement faire passer le message. Puis, le chanteur lunatique l'invita à entrer.

Aussitôt, les autres membres du groupe relevèrent brusquement la tête. Les remarques railleuses allèrent bon en train jusqu'à ce qu'Arthur s'exclame :

- Oh vos gueules, bloody hell !

Et il claqua la porte.

Arthur se retourna pour faire face à son coiffeur et au violoniste. D'un pas énervé, il vint s'affaler sur une chaise et croisa les bras. Puis, d'un geste du menton, il désigna le portable de Lukas.

- Tu connais mon secret ? Vraiment ?

Lukas prit le temps de se prendre une chaise et s'installa en face du chanteur capricieux. Il ne pipa mot et savoura l'agacement qu'on sentait nettement poindre chez Arthur Kirkland. Puis, le détective se résolut à parler :

- Vous avez très bien lu, il me semble.

Arthur Kirkland fit la moue. il détourna la tête. Le dénommé Francis écrasa sa cigarette dans un cendrier et s'approcha du chanteur, allant même jusqu'à s'appuyer sur le dos de la chaise de ce dernier. Francis fronça les sourcils et demanda des explications sur la situation.

- Vous sortez ensemble, déclara Lukas sans la moindre gêne

Arthur Kirkland s'étouffa avec sa propre salive. Il sauta sur ses pieds et s'éloigna le plus possible de Francis.

- Lui… l… lui et moi, bégaya-t-il, non mais ça va pas la tête ! T'es malade ! Jamais, non, non, jamais, jamais. J'aime pas ce… ce… cet espèce de… enfin…

Francis semblait beaucoup moins complexé. Il avait un sourire en coin. La voix du chanteur ne fut bientôt plus qu'un murmure.

- Cet espèce de bloody frog…

- Qui d'autres est au courant ?

Lukas n'y allait pas par quatre chemins. Francis prit la parole à la place d'Arthur qui préféra se poser devant la coiffeuse plutôt que revenir à sa chaise où se trouvait donc bel et bien son compagnon.

- De quoi ?

- De votre homosexualité.

Arthur grimaça une nouvelle fois. Il attrapa une cigarette et un briquet dans la poche de sa veste.

- Personne, grommela-t-il en coinçant le mégot entre ses lèvres

Le détective détailla la réaction du coiffeur mais celui-ci n'émit aucune objection. Si ce n'est une petite mine à moitié amusée, à moitié désespérée.

- De quoi avez-vous honte ? demanda Lukas plus à l'intention de Francis que d'Arthur

- De quoi vous vous mêlez ? répondit en retour le lunatique

Ah, pensa Lukas, on était revenu au vouvoiement : le chanteur devait être sacrément dérangé par la nouvelle pour prendre ses distances. Francis reprit :

- Il n'y a guère que lui que ça dérange. Il ne veut pas que ça se sache. Soit. C'est ainsi. Je ne pourrais jamais faire changer d'avis cette tête de mule.

Arthur ricana. Lukas en conclut que Francis avait bien plus d'influence sur son compagnon qu'il ne voulait bien le dire.

Au même moment, on frappa à la porte. Arthur pesta et alla ouvrir en maugréant. Francis glissa à Lukas :

- Faites pas attention. Il est toujours comme ça.

A la porte, Arthur reçut une jeune fille du staff qui demanda à ce que Francis vienne. Des produits cosmétiques venaient d'arriver vraisemblablement. Le coiffeur fronça les sourcils, comportement qui intrigua fortement Lukas. L'étonnement d'une personne est toujours intéressant à analyser.

- Veuillez m'excuser, déclara courtoisement Francis, je dois m'absenter.

Il s'en alla et Arthur referma la porte, un peu grincheux. Il revint s'asseoir sur sa chaise. Il tira un coup sur sa cigarette avant de demander à Lukas :

- Comment vous avez su que lui et moi… ?

- Ne sous-estimez pas les personnes observatrices.

Bien entendu, le détective n'allait pas lui déclarer qu'il avait fouillé de fond en comble la loge et même son portable et qu'il connaissait désormais tout ce qu'il était possible de connaître sur le chanteur. Malgré tout, la réponse de Lukas fit rougir de gêne Arthur. Puis, il reprit contenance et, désirant surement appuyer une quelconque autorité factice, continua avec arrogance :

- Et alors ? Vous allez dévoiler ça à la presse ?

- Pas du tout.

- Qu'est-ce qu'un violoniste comme vous peut bien me vouloir ?

- Vous vous sentez agressé ?

Arthur ne répondit pas.

- Qu'importe, reprit Lukas, ce que j'aimerais savoir en revanche c'est si vous pensez que Francis ait pu en parler à quelqu'un.

- Non, affirma Arthur sans détour, c'est pas comme s'il voulait le cacher, mais c'est pas non plus comme s'il voulait le crier sur tous les toits. Dans un sens comme dans l'autre, il en n'a rien à cirer.

- On vous a déjà tenus des propos homophobes, à vous ou à votre compagnon ?

- Non, grinça des dents Arthur, et c'est quoi cet interrogatoire, bordel ? Vous êtes vraiment violoniste ou quoi ?

- Vous êtes le mieux placé pour savoir qu'on est plus ou moins tous sous couverture.

Tout à coup, on ouvrit la porte à la volée, ce qui fit sursauter les deux interlocuteurs.

- P'tain, les gars ! hurla Poo Boy sur le seuil, vous devinerez jamais !

- Tu fais chier, lui répondit poliment Arthur, j'en ai rien à taper de tes histoires, mon pote.

- Ah ouais ? Même si y a encore eu du grabuge sur le plateau, genre, sérieux ?

- Qu'est-ce qui s'est encore passé ? souffla Arthur en allant à la rencontre de son camarade musical

Il le fit reculer afin que Poo Boy ne tente pas plus d'entrer dans la loge.

- C'est Francis...

Arthur s'arrêta net et Lukas se releva d'un bond.

- … Il s'est pris un projo sur la gueule à ce qui paraît.

Le chanteur écarquilla les yeux. Puis, il se sauva brusquement. Lukas partit dans son sillage. Lorsqu'ils arrivèrent sur les lieux, Francis était, au grand soulagement de tout le monde et surtout d'Arthur, bien vivant. Mais sa jambe droite, en revanche, semblait lui faire souffrir le martyre.

- J'ai juste eu le temps de m'écarter que ça m'est tombé dessus, racontait-il

- Ben dis donc, le matos norvégien… ne put s'empêcher quelqu'un de commenter

Et de là démarrèrent une lourde dispute et un échange très élogieux de surnoms entre les Anglais et les Norvégiens. Le travail reprit tant bien que mal au bout de trois quart d'heure à se crêper le chignon, et autant dire que l'ambiance n'était pas des plus joyeuses. Tout le monde se retrouvait tendu non seulement à cause de cette aimable discussion mais également parce que les accidents sur ce plateau commençaient à s'accumuler. Certains superstitieux commençaient d'ailleurs à se demander si le tournage n'était pas maudit. Nouvelle idée que Poo Boy trouvait alléchante pour un futur clip…

Lukas avait de nouveau trouvé le moyen de s'isoler avec Arthur et Francis. Désormais, l'affaire prenait une nouvelle tournure et il devenait urgent d'arrêter l'assassin avant qu'un autre drame ne se produise. Le détective le prenait également pour lui, comme un ricanement, comme si on ne le croyait pas capable de résoudre cette affaire. L'agresseur se baladait en toute liberté sur le plateau, au nez et à la barbe de Lukas Bondevik, le grand détective privé d'Oslo. Et ça, ça lui était insupportable.


Affaire à suivre…