Bonjour tout le monde !
Je ne sais plus si je l'ai déjà dit ou pas mais à tous ceux qui se poseraient des questions quant à la suite de cette fic (toujours ce fameux stress de savoir si un auteur va tenir sa promesse d'achever une fanfic ou pas, chose que je comprends parfaitement étant la première à me faire la réflexion quand je me lance dans une fic à chapitre) : la fin existe.
Cette histoire a une fin bien définie et même déjà écrite dans les grandes lignes. Donc, pas de stress. Ma fic se terminera bien un jour (à je ne sais combien de chapitre cependant XD) et aura une fin propre ;)
Après vous êtes libre de suivre une ou plusieurs affaires selon vos envies, c'est à votre convenance ! En revanche, si vous voulez suivre l'évolution de Lukas, Mathias et Emil, je vous recommande vivement… ben de tout lire x)
Prénoms cités dans ce chapitre :
Norvège : Lukas Bondevik
Angleterre : Arthur Kirkland
France : Francis Bonnefoy
Bonne lecture !
Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz
Affaire 4 : Commandez, c'est livré !
Francis avait reçu les premiers soins et quelques antidouleurs avaient fait leur effet. Sa jambe reposait sur une chaise face à laquelle il était assis. Arthur se tenait à ses côtés, maintenant malgré tout une certaine distance, mais prouvant bien l'attachement qu'il pouvait avoir pour lui.
Lukas passait de temps à autres la main sur le cheveu blond trouvé sur la victime qu'il avait précieusement placé dans la poche de son pantalon. Un coupable que se faisait passer pour une nouvelle victime, cela s'était déjà vu. Et Lukas tenait à en avoir le cœur net. A l'heure actuelle, pour lui, Francis était le coupable idéal : le seul lien entre les deux victimes se trouvait être, outre la méthode d'homicide, leur discussion vraisemblablement mouvementé.
-J'ai une déclaration importante à vous faire.
Le détective observa la réaction de Francis mais celui-ci se contenta d'une expression inquiète. Un soupçon d'incrédulité. Beaucoup d'interrogation.
Lukas fit une légère moue. En toute logique, le mobile qui avait pu motiver Francis était tout simplement la colère : le machiniste avait eu vent de leur relation de couple, avait tenu des propos homophobes et le coiffeur, n'ayant pas apprécié, l'aurait… Le détective lâcha un petit juron, chose bien étrange de sa part.
Arthur et Francis se jetèrent un regard perplexe. Voilà que le violoniste commençait à délirer.
Non, ça ne tenait pas debout. Son raisonnement avait trois failles : la personnalité de Francis ne correspondait pas au portrait psychologique d'un irascible instable l'un comme l'autre lui assurait que personne n'était au courant et Lukas n'avait dénoté chez le coiffeur aucun signe de mensonge et pourquoi organiser une deuxième tentative sur soi-même alors que tout le monde en avait conclu un accident de travail ?
En tout cas, une chose était sûr pour le détective, le machiniste s'étant disputé avec son alter-ego défunt n'avait rien à voir là-dedans. Il en était convaincu. Une fois la porte de la loge fermée, Lukas alla droit au but.
- Un meurtrier est en liberté sur ce plateau.
A bas la couverture, avait-il finalement décidé, car pour résoudre cette affaire, il allait lui falloir l'entière coopération de ces deux là. Ces derniers ne réagissant pas plus, hormis par le désarroi, le détective poursuivit :
- J'ai besoin de votre collaboration. Et plus particulièrement la vôtre, Francis. Pour dénouer toute cette affaire, il me manque un élément capital. J'ai absolument besoin de savoir ce que vous vous êtes dit avec la première victime. Si on s'en est pris à vous, c'est que vous aviez un lien avec le défunt. Or, vous n'avez pour ainsi dire rien en commun à part cette fameuse conversation que vous avez eu.
- Quoi ? La conversation… celle du déjeuner ?
- Oui. Vous êtes vraisemblablement une des dernières personnes à l'avoir vu en vie.
- Eh. Vous êtes quand même pas en train d'accuser Francis d'avoir tué ce pauvre type quand même ? s'insurgea Arthur
Francis donna une petite tape sur le bras d'Arthur.
- Oh, mais je sais me défendre tout seul, oui ! râla-t-il
- Non, mais il en train de t'accuser, là ! Et je devrais rester les bras croisés ?
-Qu'est-ce que tu veux faire d'autre ? T'as l'air malin, tiens. Tu veux peut-être jouer les héros ?
Arthur grimaça. Le détective ne fut pas le moins du monde déconcerté par leur relation quelque peu étrange et se hâta de revenir à sa requête :
- Cette conversation, qu'est-ce qu'il s'est dit ? Qu'avez-vous appris qui aurait pu vous mettre en danger ?
Soudain, Arthur sauta sur ses pieds.
- T'as pas été lui raconté qu'on était en couple, hein ?
- Mais pourquoi j'aurais fait ça, andouille ?
- Je sais pas, mais… ce serait bien ton genre, tiens. T'es une vraie pipelette
- Nous y voilà ! Evidemment que je vais aller tout balancer au premier venu. Ce que tu peux être méfiant, 'tain.
- Mais je suis pas méfiant, wanker ! Comment veux-tu que je sois rassuré avec un mec qui pense qu'à ses cheveux, ses clopes et son vin à longueur de journée ?
- Ah bah c'est bien les Anglais, ça ! Quand c'est toi qui casse, faut que je me la ferme, mais alors si c'est moi qui critique, faut que tu démarres au quart de tour.
- Non mais vous avez vu comment il me traite ? s'indigna Arthur à l'adresse de Lukas
- Je ne suis pas conseiller conjugal, répondit platement le détective, la conversation, qu'y avait-il d'important dedans ?
Le calme revint. Francis attrapa Arthur par les hanches et celui-ci se laissa tomber sur la jambe valide de son compagnon. Leur relation pouvait sembler parfaitement incompréhensible. Mais à dire vrai, Lukas s'en fichait complètement.
- Bof… Franchement, je ne vois pas, répondit Francis, on parlait juste de la pluie et du beau temps, de tout et de rien. J'ai malgré tout eu le sentiment, je dois l'admettre, qu'il désirait se confier. Il m'a fait entendre qu'il n'arrivait plus à boucler les fins de mois, que le travail n'était pas facile…
Le coiffeur se plongea un instant dans sa fraîche mémoire.
- Quand je lui ai demandé si son travail lui plaisait quand même, il m'a affirmé que oui. Et puis, il a eu un instant d'hésitation avant de me dire que c'était son autre boulot qui lui pourrissait la vie. J'ai voulu savoir de quel métier il s'agissait et il m'a dit qu'il ferait mieux de ne pas en parler, à moins que je ne désire me procurer quelques substances a-t-il rajouté quand il m'a vu sortir ma cigarette.
- Trafic, lâcha Lukas sans aucune hésitation
Francis et Arthur le dévisagèrent. Le détective déclara solennellement :
- La victime était impliquée dans un réseau de trafiquant d'herbes. Vous a-t-on menacé par la suite ?
- De quoi ? J'ai bien compris qu'il avait ses petits magouilles mais je ne l'ai répété à personne, je le jure ! J'avais aucune raison de le faire et chacun a ses petits secrets. Vous savez, de nos jours, on s'en sort comme on peut… je n'allais pas lui chercher des misères à ce brave homme.
Donc la théorie du dealer, mis au courant par Francis, qui décide de tuer son complice puis l'homme qui en savait trop, conclut Lukas, tombe à l'eau. Si Francis ne l'avait pas répété et s'il n'était réellement ressorti que cela de cette discussion alors cela voulait dire… cela voulait dire…
Le détective se leva d'un bond, fila dans la loge principal et revint quelques secondes plus tard armé de son violon. Il brandit l'archet qui resta un moment suspendu dans les airs, sous les regards interdits du couple. Puis, tout à coup, il rencontra violemment les cordes du violon qui crissèrent avant de se transformer en une mélodie sauvage et trépidante.
Ah ! Enfin de quoi réfléchir, se soulageait Lukas dans un coin de son esprit.
Soudain, ce fut comme une illumination pour le détective. Il pointa brusquement son archet vers Francis. Il annonça, sûr de lui :
- Il y a dans cette équipe une personne qui travaillait avec la victime. Celle-ci a eu le malheur de vous faire part en sous-entendus de ce qui se tramait, raison pour laquelle vous avez également été victime de la machination. Mais surtout ! Surtout ! Il n'arrivait pas à arrondir ces fins de mois. Peu importe que le job lui pourrisse la vie ou pas, il était embourbé dans ce trafic et devait poursuivre sa mission. De vendeur, surement. Il aura demandé une avance et cela suffit à déclencher définitivement le cataclysme. A savoir les envies meurtrières de notre individu mystère.
Le silence s'installa dans la pièce. Puis, lentement, Francis et Arthur coulèrent un regard l'un vers l'autre. Le chanteur demanda finalement :
- Ça veut dire que… qu'on va encore chercher à s'en prendre à Francis ?
Lukas releva le menton et le tapota du bout de son archet.
- Qui sait que vous avez discuté avec le machiniste ? reprit-il à l'intention de Francis
- Aucune idée ! Il y a tant d'allés et venus ! J'aime papoter avec les équipes avec lesquelles on travaille donc ça n'a dû surprendre personne que je discute avec lui.
- Si. Moi, ça me dérange.
- Toi, je m'en fous, mon lapin.
- Ne m'appelle pas comme ça !
Le détective ne prêta pas la moindre attention à leur nouvelle simili-dispute d'amoureux. D'une part parce qu'il semblerait que ça n'affectait en rien leur couple. D'autre part, parce que Lukas repensait au témoin qui lui avait confirmé avoir aperçu Francis et le machiniste conversé.
Doug.
Lukas posa délicatement son violon et son archet sur la table et quitta la pièce après avoir prévenu le chanteur et son compagnon. Une fois de retour dans la loge principale, il trouva la maquilleuse et le guitariste seul, ses deux autres compagnons étant surement sur le plateau. Il alla à sa rencontre et lui demanda de confirmer qu'il avait bien vu les deux hommes discuter.
- Ouais, mais bon tu sais, je suis pas le seul. Ils étaient dans la zone fumeur en plus. D'ici qu'il aient eu d'autres clopeurs à côté d'eux…
Le détective assimila ce nouveau facteur. En effet, à partir de là, rien ne prouvait que Doug est un quelconque rapport avec les agressions.
Un agent de la régie pénétra alors dans la pièce.
- Ah ! Parfait, ma commande ! s'exclama la maquilleuse une fois que son collègue lui eu annoncé un arrivage de produits.
Le détective se figea. Il avait vécu une scène similaire avec Francis quelques temps auparavant. Juste avant qu'il ne se fasse agressé. Et quand on l'avait demandé, il n'avait pas du tout eu la réaction de la maquilleuse.
Aussitôt, Lukas rebroussa chemin et revint dans la loge d'Arthur. Le membre du staff prévenait d'ailleurs ce dernier qu'il devrait se rendre sur le plateau dans dix minutes. Le chanteur l'envoya paître. Une fois que la porte fut refermée, Lukas demanda à Francis :
- Les commandes que vous recevez, c'est toujours vous qui les faites ?
- Toute celle qui concerne Arthur, oui. Je lui suis totalement affilié. Mais il arrive parfois que quand les autres membres du HMC sont surbookés, je m'occupe de les récupérer. Et vice-versa. Mais sincèrement, cela n'arrive que très rarement pendant les clips. C'est plus pendant les tournées ou des tournages spéciaux.
- Et la commande de toute à l'heure, vous l'avez vu ?
- Ben… pour tout vous dire, j'étais très surpris qu'on vienne me demander de la récupérer. La seule qu'on attendait aujourd'hui était une petite caisse de maquillage, fonds de teint, fard à paupières et renouvellement des pinceaux… Je n'envisageai pas que Margaret soit débordée. Et le projo m'est tombé dessus avant que je ne découvre la commande.
- Aurais-je la possibilité de parler à la jeune fille qui vous a demandé de venir ?
- Bien sûr.
Arthur jeta un coup d'œil à son portable.
- Ouais, mais je dois y aller sinon tu peux être sûr que le réal' va me passer un savon. Déjà qu'on a du retard…
- Un tournage dans les temps, ça n'existe pas, mon cher. Et ne t'inquiète pas, je m'occupe d'emmener notre violoniste, ou peu importe sa véritable profession, voir cette délicieuse enfant.
- Il en est hors de question !
- Je te dis que tout va bien. Ma jambe n'est pas fracturée non plus. Roh, c'est pas possible à la fin !
Les joues du chanteur s'empourprèrent.
- Mais j'en m'en tape de ta jambe mais… mais avec un type aussi pervers que toi, je crains pour la vie de cette fille.
Triturant malicieusement sa barbe mal-rasée, Francis lui lança un regard aguicheur.
- La jalousie est une de tes grandes qualités.
- Oh, shut up !
Arthur partit en bougonnant et le petit rire moqueur de Francis l'accompagna. Par la suite, il se leva du mieux qu'il put. Lukas ne prit pas la peine de lui venir en aide. A dire vrai, le détective était bien trop surexcité par son enquête pour avoir surement remarqué que le pauvre coiffeur était tout de même blessé. Lui, tout ce qu'il attendait impatiemment comme un gamin à la fin d'un épisode de Dragon Ball, c'était la suite de l'histoire.
Lorsqu'ils retrouvèrent cette jeune fille de la régie, une des rares personnes dans cette équipe à ne pas avoir les cheveux blonds, elle leur déclara :
- Euh… à la base, ce n'était pas moi qui devais venir mais Odd était occupé et il m'a alors confié cette tâche...
L'un pressé et l'autre claudiquant, ils allèrent à la rencontre d'Odd, qui n'était autre que l'assistant régisseur adjoint.
- Ah, ça ? Hum… j'étais un peu pressé mais si je ne me trompe pas il s'agissait de l'impresario là… euh…
- Edmund Jackman ? proposa Francis
- Oui, c'est ça. Si vous voulez bien m'excusez par contre, mais j'ai du boulot.
Francis coula un regard atterré vers Lukas qui, lui, était au bord d'une euphorie malsaine. Il tenait son coupable ! Il ne faisait désormais plus aucun doute !
Quand ils se retrouvèrent de nouveau seul, lui et le coiffeur, ce dernier était interdit. Lukas ne prit pas le temps d'expliciter son soudain enthousiasme en revanche, car il lui restait maintenant à appliquer sa partie favorite dans la résolution d'une affaire : faire tomber les masques. Il était convaincu qu'Edmund Jackman remplissait toutes les conditions pour être le coupable. Ne restait qu'à récolter des aveux quant à son implication dans l'affaire et le tour était joué. D'autant plus que Lukas était curieux de savoir comme un manager anglais pouvait bien connaître un machiniste norvégien.
Lukas dégaina son téléphone portable, s'impatienta face aux trop longues sonneries à son goût jusqu'à ce qu'on décroche enfin :
- Mathias, ramène-toi au Musée folklorique. Je t'envoie tout le reste par SMS.
Affaire à suivre…
Qui c'est qui demandait le retour de Mathias ? o/
