Bonjour tout le monde !

Désolée, je poste un peu tardivement ce week-end. J'avais une sortie cosplay hier et j'ai enfin eu la joie de pouvoir expérimenter Norvège. Et je me sens trop bien dans ce personnage ! Bon sang, ce que j'aime l'interpréter ! Bref.

Merci à tous pour toutes les reviews, c'est… j'ai plus de mot à force pour exprimer toute la joie, la gratitude, l'émotion qui me traverse à chacun de vos commentaires. Je parais peut-être un peu excessive mais vraiment, ça me touche, vous pouvez pas imaginer T_T

Prénoms cités dans ce chapitre :

Norvège : Lukas Bondevik

Danemark : Mathias Køhler

Angleterre : Arthur Kirkland

France : Francis Bonnefoy

Bonne lecture !

Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz


Affaire 4 : Coiffeur, pas acteur… quoique

Mathias était parti un peu à la va-vite. Il avait pris connaissance des explications de Lukas sur la route. Il avait d'abord été très étonné de découvrir que Lukas était parti pour surveiller un chanteur et se retrouvait à démanteler un réseau de trafiquant de drogue. En se garant sur le parking du musée, il ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel : décidément, c'était vraiment propre à Lukas de dénicher les affaires les plus farfelues.

Les mains dans les poches de son bermuda fleuri, il prit un paquet déposé sur le siège passager et vérifia son contenu.

Un jour, pensait-il, il devrait penser à se faire payer des honoraires.

Puis, tout guilleret et sifflotant, il se mit en route. Dès qu'il voulut pénétrer sur le plateau, évidemment, la sécurité l'intercepta.

- Excusez-moi, j'ai rendez-vous.

L'officier le jaugea d'un regard peu amène. Mathias lui sortit son plus beau sourire. Beaucoup trop suspect aux yeux du gorille visiblement puisqu'il fut amené à faire demi-tour.

- Ah, non, mais sérieusement, je dois rencontrer quelqu'un, se défendit-il

- Qui ?

- Lukas Bondevik.

Il y eut un petit temps de silence avant que l'officier ne déclare finalement.

- Je vais vous le chercher.

- Ok, merci. C'est super sympa.

Le garde s'en alla et Mathias prit son mal en patience.

- Je te jure, Lukas, ce que tu me fais pas faire, marmonna-t-il

Il soupira légèrement. Près de cinq mois qu'il avait quitté sa vie d'avant et pourtant, il subsistait encore des éléments qui lui rappelait toujours qu'il n'y pas si longtemps encore, il faisait parti d'un autre monde.

L'officier de la sécurité revint quelques minutes après et lui demanda de le suivre. Lukas avait demandé à ce qu'on amène son colocataire directement dans la loge. Mathias ne put s'empêcher le long du chemin de s'étonner en apercevant un petit bout de matériel ou même en surprenant des bribes de tournage.

Rapidement, il se retrouva dans la loge du chanteur, qui n'y était pas, et retrouva son colocataire et un homme blond, qu'il devina être Francis aux vues de ses boucles blondes. Lukas lui fit abréger les salutations.

- Equipe-le.

Le détective attrapa son violon. Il s'installa sur une chaise et croisa les jambes élégamment. Une note résonna dans l'air suivit bientôt d'autres.

Mathias avisa Francis, coiffeur coquet, la jambe droite malhabile, claudiquant de surcroit.

- Euh… Lukas. Tu es sûr que tu ne veux pas que j'y aille à sa place ?

- Oui, je ne serais pas mécontent qu'on prenne ma place.

Les cordes crissèrent et Lukas répondit froidement :

- Tu as déjà été vu, bougre d'imbécile.

- Mais moi également, répliqua Francis, Edmund me côtoie même plus.

Luka souffla et porta une main à son front dans un geste théâtrale.

- A la différence que Mathias a clairement été présenté comme mon colocataire. Si Edmund Jackman a bel et bien quelque chose à se reprocher, sans compter un mort sur la conscience et une tentative ratée, alors il aura tôt fait le rapprochement entre cette andouille et moi-même. Il sait que j'enquête sur cette histoire de meurtre. Et d'ailleurs, plus je repense aux détails de son expression faciale, plus je me rends compte qu'en effet, il n'était pas à l'aise avec le sujet de notre discussion, dit-il en serrant les dents, je dirais même mieux : il s'est totalement compromis. Personne ne répond à vive allure et de manière assurée à des questions que je n'ai pas posées. Personne ne saurait dicter son quotidien, geste, heure, lieu, entourage avec une telle précision et une telle concision. Le discours d'une personne interrogée sur le vif sans préparation préalable est toujours diffus. La personne se perd dans sa mémoire, emmêle les évènements. Or, il m'a tout décrit de son soi-disant alibi dans l'ordre sans omettre le moindre détail. Reste encore à savoir si…

- Stop ! Stop, stop, merci Lukas, interrompit Mathias dont le sourire était d'une innocence qui donnait envie de vomir au détective dans l'instant présent, en gros, tu t'es grillé tout seul dès le départ et maintenant on répare les peaux cassées.

Lukas ne pipa mot mais son regard noir et le léger rictus déformant sa bouche firent naître en Mathias une certaine jubilation mal placée. Ce n'était pas tous les jours qu'on pouvait prendre à défaut le détective. C'était bien la première fois que Mathias assistait à une petite erreur de parcours.

Mathias posa le paquet qu'il transportait jusqu'à lors avec lui sur la table et l'ouvrit. Dedans se trouvaient un micro, un enregistreur et une caméra miniature en pendentif de Soleil sur une chaîne argenté. Mathias avait été très surpris quand son colocataire lui avait dit qu'il trouverait ce matériel dans tel endroit de la maison. Bien que sa couverture ait été mise à mal, il n'en restait pas moins que, décidément, le détective était plein de surprises mais surtout très bien équipé. Des fois, il se disait que oui, peut-être bien que son colocataire était le meilleur détective privé d'Oslo.

Puis, il rejoignit Francis et commença à installer la petite machination. Le coiffeur rechigna encore un peu. Mathias fit la moue : il n'aimait pas trop les râleurs.

- Mais n'y a-t-il vraiment pas un autre moyen ?

- Quel autre moyen voulez-vous ? soupira Lukas en dessinant des cercles imaginaires avec son archet, s'il est impliqué dans un réseau de trafiquant, je doute que l'on puisse en trouver la moindre trace dans ce bureau, qui n'a été mis en place pour lui que pour deux jours. Il nous faut une personne qui soit dans la confidence de cette affaire et puisse jouer le rôle du demandeur. Vous avez discuté avec la victime. Vous devez faire croire à Edmund Jackman que cette conversation vous a intéressé car vous cherchiez justement de quoi vous approvisionnez.

- Mais j'ai été blessé à la jambe à cause de cette discussion.

- Vous lui dites qu'il y a eut un léger malentendu et que vous ne comptiez en aucun cas répéter ce que vous saviez. Ce n'est pourtant pas si compliqué !

- Mais je suis coiffeur, moi, pas acteur !

Sans l'once d'une expression sur son visage, Lukas se leva et déclara :

- Bien, dans ce cas, je n'ai qu'à demander à Arthur Kirkland.

Francis se tut et foudroya le détective du regard. Mathias ne dit rien mais n'en pensa pas moins. Il prit la décision intérieurement d'intervenir si le détective allait vraiment trop loin. Les seules personnes utilisant ce stratagème et dont il avait été témoin étaient très peu recommandables.

Lukas soutint le regard de Francis : il savait que c'était malvenu de mettre en danger un innocent. Si seulement il avait pu avoir Emil avec lui. Son petit frère aurait rechigné, mais il aurait finalement joué son rôle et aurait été tellement en rogne contre son aîné qu'il aurait été des plus hargneux pour récolter des aveux.

Puis, Francis retrouva un certain sourire enjôleur, ce qui mit fin à leur échange froid.

- Pas la peine. Je m'en accommoderai très bien.

Une fois que Francis fut près, Lukas donna ses dernières recommandations.

- Le but est de le faire parler le plus possible, et vous avez déjà fait vos preuves là-dessus. Si jamais vous avez le moindre souci, rappelez-vous que nous voyions tout de la scène. Mathias interviendra si nécessaire.

Sans perdre plus de temps, ils se pressèrent pour rejoindre le bureau de Monsieur Jackman. Francis, la peur au ventre il fallait bien le dire, s'avança timidement vers la porte à laquelle il frappa après un long moment d'hésitation. On le somma d'entrer et il déglutit. Il alluma rapidement l'enregistreur. Dès qu'il eut refermé la porte, le détective et son acolyte vinrent se placer discrètement près de la seule sortie.

A l'intérieur de la pièce, Edmund Jackman avait haussé un sourcil intrigué à l'arrivée du coiffeur/maquilleur/habilleur personnel de son chanteur.

- Francis ? Qu'est-ce qu'il y a ?

- Hum… j'aurais aimé m'entretenir avec toi au sujet d'un sujet quelque peu… spécial.

- Ah ?

Edmund Jackman cligna des yeux plusieurs fois avant d'insister soudainement pour que Francis s'installe et se mette à l'aise. Ce dernier s'exécuta mais une fois assis, il ne sut pas vraiment par où commencer. Ce fut finalement l'impresario qui rompit le silence :

- Euh… ta jambe ? C'est pas trop douloureux ?

- Hein ? Non, non, ça va.

Puis, prenant son courage à deux mains, Francis décida de jouer la carte de l'audace.

- Pourquoi ? Des remords peut-être ?

- Des remords ?

- Mais ne t'inquiète pas, hein, je ne t'en veux pas.

Edmund Jackman se redressa sur son siège et bascula en arrière, pensif. Les sourcils froncés, il dévisagea le coiffeur tout en le laissant poursuivre.

- En fait, il y a eu méprise si je ne m'abuse. Je n'avais pas la moindre intention de te dénoncer. Vois-tu, moi-même j'aimerais pouvoir acheter, mentit-il Et tu es une source plutôt fiable. Donc, euh…

L'impresario posa le stylo avec lequel il était en train de jouer depuis le début de la conversation. Bien à plat sur le bureau, dans un léger claquement sec.

- Donc il t'a bien parlé de moi, conclut-il à demi-voix

- Pardon ?

- Leikvard, le machiniste, tu as parlé avec lui. C'était de moi. Moi et notre petite affaire.

- Ah, oui, c'est ça. Toi et ta petite affaire, répéta machinalement Francis

- C'est un malentendu alors ?

- Oui. Un malentendu. Leikvard avait pas trop le moral et il m'a parlé de son autre boulot. Et c'est là que je me suis dit que je tenais peut-être mon affaire. Enfin… je t'avoue que sur le coup, j'ai été un peu surpris d'apprendre que depuis tout ce temps, j'avais une source juste à coté de moi.

Edmund Jackman passa une main sur son menton bien rasé, lisse et brillant.

- Une seconde. Avant qu'on entre dans les détails. Tu veux dire que toi et Arthur, la raison pour laquelle personne ne peut pénétrer dans cette foutue loge, c'est que tous les deux… vous fumez des pétards ?

Pendant un instant, Francis crut bien que sa relation avec le chanteur avait été découverte. Il ne put s'empêcher de retenir un bref soupir de soulagement quand l'impresario prononça les derniers mots.

- Oui. Tout à fait, affirma-t-il

Plus la conversation s'engageait sur des détails, plus Francis se dit que le détective n'avait peut-être pas totalement tord : Edmund Jackman n'avait rien nié pour l'instant. Il était bien impliqué dans un trafic de drogue avec la victime. Restait à confirmer que c'était bien lui qui l'avait assassiné. Et à cette pensée, Francis déglutit intérieurement.


Affaire à suivre…