Hey tout le monde !

Voici enfin le chapitre tant attendu : la résolution de cette quatrième affaire ! /o/ J'espère qu'il sera à la hauteur de vos attentes :)

Par ailleurs, beaucoup d'entre vous me confient par MP ou par review leurs pairings favoris et ça me plaît ! J'aimerais beaucoup connaître les goûts des uns et des autres pour améliorer les relations au sein des personnages donc n'hésitez pas à m'en faire part ! Bon, je ne garantie pas que vous verrez apparaître toutes les relations possibles et inimaginables parce qu'à un moment, ça coince forcément XD (l'exemple en est du Viking Trio que j'adore mais que je n'ai pas pu reconstituer…), et puis, mes préférences interviennent aussi un peu forcément…

Mais en tout cas, je suis ouverte à toute proposition donc, vraiment, n'hésitez pas à me confier quels pairings/familles/groupes/trios/quators/etc vous aimez !

Prénoms cités dans ce chapitre :

Norvège : Lukas Bondevik

Danemark : Mathias Køhler

Angleterre : Arthur Kirkland

France : Francis Bonnefoy

Bonne lecture !

Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz


Affaire 4 : A bas les masques !

Francis se racla légèrement la gorge. Il arrangea sa position sur son siège. Il commençait à être un peu mal à l'aise face à l'impresario mais il tentait de ne pas le montrer. Il poursuivit la conversation d'un ton enjoué :

- Tu ne savais pas qu'on fumait dans sa loge, mais tu vois, de notre côté, nous n'avions aucune idée que tu trempais là-dedans. Surtout avec un type comme le machino. Qui eut crût que tu connaissais déjà ce type avant qu'on arrive ? Ah ah !

- C'était un de mes contacts. Je ne le connaissais pas plus que ça. Je connaissais surtout les sommes qu'il déplaçait sur mon compte.

- Tu prends cher ?

- Si tu t'inquiètes pour toi, ne t'en fais pas. J'ai bien assez d'autres acheteurs pour vous faire un prix d'ami.

- Trop aimable.

Il y eut un blanc dans la discussion. Puis, Francis reprit :

- Mais Leikvard ne va pas te manquer pour ton petit business ?

- Ce ne sont pas tes affaires et j'ai bien d'autres contacts en Norvège.

- Si ce n'est pas indiscret, hein, mais… pourquoi il est mort ? A ton avis, ajouta-t-il dans l'espoir d'adoucir les bords

- C'est indiscret. Vous avez discuté lui et toi, non ? Tu connaissais sa situation : endetté mais n'ayant plus envie de faire partie du réseau. Tu crois quoi ?

- Qu'il t'a annoncé ça et a donné sa démission ?

Edmund Jackman se leva et, aux yeux de Francis, il parut beaucoup plus imposant que d'ordinaire. Edmund eut un petit rire cynique et dévoila un sourire carnassier.

- On ne donne pas sa démission dans ce genre de milieu on poursuit à jamais ou on se tait à jamais.

Francis pâlit. Ses mains devinrent moites.

- Tu… tu l'as… tu l'as vraiment tué ? balbutia-t-il un peu malgré lui

Edmund Jackman s'avança, menaçant. Il posa agressivement une main sur le dossier du siège. Siège dans lequel Francis s'enfonça un peu plus.

- Ceci doit rester entre nous. N'est-ce pas ?

La voix de Francis resta bloquée dans sa gorge. Le pauvre coiffeur était tétanisé. Il savait qu'il jouait facilement les fiers, pouvait avoir des remarques assurées, moqueuses ou encore légèrement présomptueuses, mais là, à ce moment précis, il découvrait un tout nouveau visage à l'impresario de son compagnon. Il n'en menait pas large.

Edmund Jackman releva le menton et se redressa. Il plissa les yeux, détailla Francis.

- N'est-ce pas ? insista-t-il

Francis avait face à lui un tueur. Un vrai. Pire encore, il avait face à lui un homme sans pitié. Un homme prêt à tout pour se sauver, sauvegarder son marché, son argent.

- Tu… tu l'as tué parce qu'il voulait… partir ?

Edmund Jackman, toujours aussi imposant et menaçant, ne répondit d'abord rien, s'abritant derrière un mutisme glaçant. Puis, il souffla très furtivement. Il repassa derrière le bureau et mit les mains dans les poches de son costume. Il sourit.

- Pas seulement, déclara-t-il presque serein, cet imbécile voulait en plus que je lui avance une grosse somme d'argent pour rembourser ses dettes.

Il ouvrit un tiroir. Le sang de Francis se glaça.

De l'autre côté de la porte, face à la vidéo que retransmettait la caméra cachée sur le portable de Lukas, Mathias écarquilla les yeux. De son point de vue, pas besoin d'être devin pour savoir ce qu'il y avait dans le tiroir. Pas bête, il avait très bien calculé le changement d'humeur d'Edmund Jackman. Il sauta sur ses pieds et donna un violent coup de pied dans la porte.

Au moment même où il pénétra dans la pièce, Edmund Jackman brandit un pistolet. Mathias s'arrêta immédiatement. Sur son siège, Francis était terrifié.

Calibre 9, analysa aussitôt Mathias en levant doucement les mains en l'air.

- Le moindre geste… prévint Edmund Jackman farouche

- Vous aurez du mal à tous nous buter avec ça, ne put s'empêcher de déclarer Mathias avec un petit sourire, y a que deux balles là-dedans.

Edmund Jackman fronça les sourcils mais ne prit pas plus que ça sa remarque en compte. Il désigna du canon de son pistolet la figure à demi-caché de Lukas.

- Approchez-vous, vous aussi.

Lukas s'exécuta sans un mot, les mains dans les poches.

- Quand vous avez affirmé que c'était un meurtre, je me suis dit que j'aurais jamais dû vous engager finalement. Mais je n'avais pas prévu de le tuer pendant le tournage. Si ce crétin de machino n'avait pas parlé, je n'aurais pas eu à accélérer le déroulement de mon plan. Et mettez vos mains en l'air !

- Ça fait mal aux bras.

Edmund Jackman insista de la pointe de son canon et Lukas obtempéra à contrecœur.

- Alors pourquoi l'avoir fait ? demanda le détective

- Arthur avait des soupçons. Je pensais qu'il m'avait découvert. Je voulais savoir ce qu'il savait et je ne voulais pas qu'il s'implique dans mes affaires.

Les trois otages ne dirent rien mais tous les trois pensèrent à juste titre que la seule raison valable pour Arthur de se montrer méfiant, c'était pour préserver sa relation avec Francis. Mais avec un pistolet pointé sur eux, personne n'osa évidemment le contredire.

Tout à coup, la porte donnant sur le hall d'entrée du bâtiment s'ouvrit et la silhouette d'Arthur, à l'autre bout du couloir se dessina. Francis déglutit d'autant plus lorsqu'il le vit s'avancer.

Le chanteur débarqua comme une fleur.

- Je vous cherchais. Quelqu'un m'a dit que…

Le reste demeura bloqué au fond de sa gorge lorsqu'il aperçut le pistolet. Ou peut-être était-il d'autant plus surpris de voir l'arme dans les mains de son impresario. Impresario avec qui il avait partagé toute sa carrière. Impresario qui le menaçait à présent.

- What the…

Edmund Jackman attrapa Francis par le col, l'attira à lui et lui cola le canon sur la tempe.

- Ne bouge pas, Arthur.

- Mais… qu'est-ce que c'est que ce chambard ? Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Ne bouge pas, je te dis. Et lève les mains en l'air.

- Pourquoi ? Je comprends rien. Et lâche Francis, ok ?

- Non ! Tu te la fermes, tu lèves les mains en l'air et lui arrivera rien.

Une expression horrifiée prit place sur le visage d'Arthur. Tremblant, il n'eut d'autre choix que de s'exécuter. La scène lui semblait invraisemblable. Mais même avec un pistolet imaginaire, jamais il ne mettrait la vie de Francis en jeu.

- Vous pourriez lui fournir quelques explications tout même, proposa Lukas, froid et plus inexpressif que jamais, vous n'êtes plus à ça près.

Nerveux, Edmund Jackman menaça le détective de son arme en jurant sur son nom. Dès que son bras passa de Francis à Lukas, chose qui se jouait à quelques secondes seulement, Mathias sauta aussitôt sur l'occasion. Il se jeta en avant, assena un coup sec sur le poignet d'Edmund Jackman.

Le pistolet tomba à terre. Mathias l'éjecta à l'autre bout de la pièce d'un coup de pied tout en attrapant le bras de l'impresario. Celui-ci était déjà perdu. Il avait totalement relâché son emprise sur Francis. C'était l'évidence même qu'il n'avait pas l'habitude de ce genre de situation. Ce serait du gâteau pour Mathias de le mettre hors service. Ce qu'il fit en calant le bras sur son épaule. Il donna un violent coup avec, ce qui lui permit de balancer dans les airs Edmund Jackman. Son corps retomba lourdement sur le dos et il geignit de douleur. Mathias posa un genou entre ses omoplates et lui fit une clé de bras.

Le meurtrier était totalement immobilisé.

Affichant une indifférence totale au moment où le corps du coupable s'écrasa au sol, Lukas contacta la police. Puis, il alla récupérer son matériel sur Francis qui était tout tremblant d'effroi. Par la suite, il écouta tranquillement l'enregistrement en prenant place dans le fauteuil de l'impresario.

Un long moment, seules les plaintes étouffées du coupable résonnèrent dans la pièce. Puis, Arthur accourut vers Francis alors que celui-ci menaçait de s'écrouler. Il l'enlaça jusqu'à l'étouffer et, même s'il n'avait pas du tout saisi ce qu'il se tramait, des larmes de soulagement coulèrent sur ses joues.

Peu de temps après, la police débarqua. Lukas leur passa l'enregistrement. Mathias maintenait toujours le coupable au sol, d'un air détaché, cool. De toute façon, le meurtrier avait fini de se débattre et s'était résolu. Acceptant les aveux et l'explication du détective, l'agent en chef ordonna qu'on passe les menottes à Edmund Jackman.

- Stupid frog, ne me fais plus jamais une frousse pareille…

- Si c'est pour que tu accoures vers moi comme ça, plaisanta Francis avec des trémolos dans la voix tant il était encore tout chamboulé, je serais peut-être susceptible de recommencer.

Francis passa une main dans la nuque d'Arthur et l'embrassa fougueusement comme s'il n'y avait rien de plus précieux au monde.

- C'est répugnant, marmonna Edmund Jackman en les apercevant

Arthur détourna le regard, peu à l'aise pour plusieurs raisons. Mais Francis répliqua avec assurance :

- Regarde-toi dans un miroir et on en reparlera.

Edmund Jackman grimaça. Ce fut la dernière fois qu'ils virent son visage.

Lorsque toutes les forces de l'ordre eurent quitté la pièce et que le calme revint, Arthur Kirkland expira un bon coup et passa une main dans ses cheveux.

- Heureusement que tous les autres étaient en plein tournage…

- J'imagine que c'est pas hyper top pour votre image si on venait à apprendre que votre impresario a été arrêté pour trafic et homicide, présuma Mathias

Arthur le toisa et jeta également un regard noir à Lukas. Celui-ci composait un nouveau message sur son portable, totalement détaché. Pour lui, l'affaire était close, il n'y avait plus rien d'intéressant. Il n'attendait qu'une chose : rentrer à la maison. Arthur avait appris comment Francis avait été entraîné dans tout ça entre temps. Et même si au fond de lui, il pouvait admettre qu'en effet, il n'avait pas forcément eu d'autres choix, il n'en restait pas moins qu'il éprouvait en cet instant une grande amertume envers ces deux hommes.

Francis posa une main sur son épaule.

- Je sais ce que tu penses, mais ce qui est fait est fait. Pas la peine d'être rancunier.

- Je ne suis pas rancunier. But ! Ils t'ont fait courir un risque énorme ! T'as failli te prendre une balle, for God's sake !

- Arrête, c'est bon. J'y pense plus. Et au moins, le coupable a été arrêté. Justice aura au moins été rendue à ce pauvre machiniste.

- Tu te préoccupes toujours des autres, c'est pas possible, ça !

- Et toi donc ! Tu vis toujours dans le passé. Avance un peu, merde !

- Qu… quoi ? Moi ? Moi, je vis dans le passé ? Qui c'est hier encore qui me parlait de son ex, la p'tite française, amour de jeunesse, erreur de parcours et tout, hein ?

Francis s'en décrocha la mâchoire tant il était outré. Il répliqua et ainsi démarra une nouvelle dispute. Mathias, n'ayant jamais eu l'occasion d'assister à ce genre de scène en resta pantois. Il s'avança vers Lukas et lui glissa :

- Et ben… j'espère qu'on n'en arrivera jamais à ça…

- Y a pas de risque.

Mathias l'interrogea du regard, incrédule.

- Comment un crétin pourrait-il avoir de la répartie ?

Le jeune homme ne répondit d'abord pas. Puis, il éclata de rire et ébouriffa les cheveux de son partenaire. Lukas fit la moue et lui envoya un regard noir.


On se retrouve la semaine prochaine pour l'Affaire 5 ! o/