Bonjour à tous !

Et GRATULERER MED DAGEN NORGE ! /o/

Nous revoici reparti pour un tour ! Une nouvelle affaire est sur le point de débuter. Et quoi de mieux évidemment que de recommencer à publier le jour de la fête nationale norvégienne ? Comme l'année dernière…

Parce que voici un an que cette fic a vu le jour sur ce site (techniquement, son véritable anniversaire de création, c'est le 27 février). Un an que je la poursuis petit bout par petit bout. Un an que vous lisez les aventures de Lukas et Mathias (oui, et Emil, on ne l'oublie pas Happy Emil… oui, j'aime toujours ma vanne pourrie XD). Un an que vous me laissez des commentaires (et qu'on poursuit parfois la conversation pendant de longs posts par MP). Un an que vous avez mis en favoris la fic, mais parfois moi-même (ce que je considère comme un grand honneur). Un an que vous avez mis en suivi cette fanfiction. Cette petite a atteint des records de statistiques grâce à vous tous qui prenez le temps de faire un détour à peu près toutes les semaines. Je ne vous remercierais jamais assez pour cet investissement qui est le vôtre T_T

Bref, à Aelig, Apocoloquintose, BakIce, Blackstaff14, Blonde Curl, Bluest-of-Jayys, ChibiCreep, Destiny Island, DreamxManga, Enigma0074Squared, Feroe-chan, Furora, Fuyu69, ginironostar (spécial thanks pour elle, ma béta : love you, poupette XD) , HETA-NONYME, hetaph, Hikari Yumeko, Illiane, Joe-Ruby, Kaede-Alys, Kiryuu Swaggish Kano, Koizumii-chan, laglacedefeu, L'envol du griffon, LnOtter, Loupiote54, Mio et Eva, Mirifique, Niniel Kirkland, Noah-kun, OtakuCookieNyan, Pixally, Pokera, Resiliency6, Rinosuke, Rovarandom, Sacaly Amroma, Servania, Sol e Sombra, Uranee, , Yacchan412, Yume TsukiHikari, Zelios et à tous les autres lecteurs… un énorme MERCI du fin fond des abysses de mon cœur !

Prénoms cités dans ce chapitre :

Norvège : Lukas Bondevik

Danemark : Mathias Kølher

Islande : Emil Steilsson

Bonne lecture !

Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz


Affaire 6 : Lukas enthousiaste

Lukas n'était pas du genre à être frais et dispo au saut du lit. Pourtant, ce matin-là, il devança même Mathias.

Ce dernier arriva dans la cuisine en baillant et se grattant machinalement le bas du dos. Il s'arrêta net en débarquant dans la pièce et découvrant Lukas, aussi réveillé qu'il aurait pu l'être en plein milieu de la journée. Mathias haussa un sourcil interrogateur puis le dévisagea en train de se préparer un café.

- Bonjour.

Lukas fit volte-face, comme prit en flagrant délit. Voilà qui ne lui ressemblait guère. Ça, c'était certain.

- Ah. Bonjour.

Le toasteur renvoya les tartines grillées que Lukas attrapa au vol avant d'étaler dessus autant de beurre qu'il le fallait pour faire du beurre à la tartine.

Mathias se gratta la tête, pensif. Lui s'était réveillé à son heure habituelle. Mais sachant d'autant plus qu'Emil n'avait pas encore repris les cours, Mathias se demandait vraiment ce que son colocataire pouvait bien faire ainsi à s'affairer dans la cuisine de si bon matin.

- Tu peux me servir un café aussi ?

- Pas le temps. Tu n'as qu'à te le servir tout seul.

Lukas se posa à la table centrale et commença à engloutir son petit déjeuner avec un appétit peu commun. Ce qui rendit d'autant plus perplexe Mathias. Il alla par la suite se faire son café et pendant que la machine faisait son office, adossé au plan de travail, il interrogea son colocataire :

- Qu'est-ce qu'il se passe ? J'ai loupé quelque chose ?

-Non.

- T'es sur une nouvelle affaire ?

- Non plus.

- Emil ?

Lukas secoua la tête tout en fourrant une tartine entière dans la bouche.

Mathias était encore en train de réfléchir, son café était prêt mais il n'y avait pas encore touché, que Lukas déguerpit. Il n'avait pas pris la peine de débarrasser. Mathias observa avec une sincère interrogation le fond de café froid au fond de la tasse et les miettes éparses dans l'assiette.

Ça alors, ne put-il s'empêcher de penser, mais quelle mouche l'a piqué ?

Plus tard dans la matinée, Emil venait de se réveiller, tee-shirt et jogging encore sur lui, lorsqu'il vint à son tour prendre une collation. Mais personne ne l'attendait dans la cuisine à son grand étonnement. Pas plus qu'un petit déjeuner consistant typiquement nordique. Non pas que cela le dérange particulièrement car, levé à plus de dix heures, il préférait largement se prendre un verre de jus de fruit et un gros bol de céréales.

Cependant, tout en préparant son petit déjeuner, il ne pouvait s'empêcher de jeter de temps à autre un coup d'œil vers la porte de la cuisine. Il était certain que son frère aîné débarquerait et l'obligerait à rester en bas pour manger en sa compagnie.

Mais non.

Emil quitta la cuisine avec son bol et son verre sans aucun souci. En passant devant les WC du rez-de-chaussée, il aperçut Mathias en train de récurer les toilettes, sifflotant gaiement. Il hésita un instant mais finit par demander :

- Il est où Lukas ?

Mathias releva brusquement la tête et ôta une oreillette.

- Pardon ?

Emil leva les yeux au plafond en soufflant puis réitéra sa question.

- Ah. Aucune idée. Je suis descendu ce matin, il était déjà en train de manger et puis pouf ! Il est reparti je ne sais où. Il est pas dans le salon ?

Emil haussa les épaules. Au fond, il s'en fichait un peu.

Il reprit son chemin vers son antre, près à bien démarrer la journée par une petite promenade dans Bordeciel en toute tranquillité. Néanmoins, il osa un coup d'œil dans le salon en passant : aucune trace de son frère.

Depuis quelques heures maintenant, Lukas n'avait en fait pas bougé de sa chambre. Celle-ci étant d'ordinaire sans dessus dessous, il était difficile de lui trouver un adjectif approprié à l'heure actuelle. Notamment parce que des couches de vêtements s'empilaient sur le lit, l'ancien fauteuil et surtout par terre. Comme quoi, c'était surement de famille…

Lukas était plongé dans une réflexion profonde, cherchant à prendre une décision capitale, à savoir : quelle tenue ?

Parce qu'il ne pouvait décemment pas se montrer vêtu n'importe comment. Ce jour, il l'avait attendu longtemps. Il lui fallait donc être très minutieux dans son choix. Ne rien laisser au hasard. Il se devait de penser à la couleur, mais aussi au tissu, aux plis naturels, à la coupe, à la température engendrée, à la façon dont le tissu accrochait les poussières et les autres matières ! Alala… Toutes ces choses qui requerraient une attention si particulière.

Après une nouvelle demi-heure à deviser intérieurement entre qui de la laine 100% ou du laine/polyester 50/50% était le plus accommodant, il opta enfin pour un costume bleu de cobalt, un gilet de costume bleu turquin et une chemise blanche.

Mais ça ne lui suffisait pas !

Il lui manquait la cravate bien évidemment. Il hésita un instant avec le nœud papillon. Son regard tomba sur une photo sur un coin du bureau. Il grimaça : non, pas de nœud papillon.

Il farfouilla dans son armoire. Sauf que monsieur n'avait là à disposition que ses cravates usuelles. Aucune valeur dans ces bouts de tissus. Or, il lui fallait bien une cravate à la hauteur de l'évènement de la journée.

Lukas se gratta la tête. Puis, il quitta brusquement sa chambre et grimpa au dernier étage. Fidèle à son sans-gêne habituel, il pénétra dans l'antre de son cadet et se rua directement sur la penderie.

Emil sursauta presque.

- Euh… je peux savoir ce que tu fais ?

- Où est la boîte avec les cravates de papa ?

Son jeune frère haussa un sourcil, mais finit par lui répondre tout de même :

- Je l'ai déplacé dans la chambre d'ami. J'avais besoin de place pour mes CDs.

Aussitôt Lukas partit pour la chambre d'ami et entra une fois de plus sans toquer. Mathias n'y était pas. D'ailleurs à part les draps qu'on devinait avoir été fait et les quelques possessions personnelles, on n'aurait pas imaginé un seul instant que quelqu'un occupait bien la chambre.

Lukas était en train de farfouiller dans la penderie quand Mathias arriva, serviette autour de la taille et cheveux mouillés en prime.

- Lukas ? Tu cherches quelque chose ?

A dire vrai, son colocataire ne daigna même pas sortir la tête de la penderie. Mathias fronça les sourcils tout en s'approchant. Non seulement il était curieux mais en plus de ça, il avait bien envie d'enfiler un tee-shirt…. qui ne se trouvait nulle autre part évidemment que dans ladite penderie.

Lorsque Lukas extirpa enfin la boîte contenant les cravates qu'il cherchait tant, il marqua un temps d'arrêt en tombant nez à nez avec Mathias. Puis, il s'en alla sans un mot.

- Je t'en prie. Fais comme chez toi, fouille dans mes affaires. Y a aucun soucis, ne put s'empêcher de remarquer Mathias en plaisantant

Mais seul le craquement des marches lui répondit.

Une fois quelques vêtements enfilés, Mathias revint sur le palier et observa vaguement l'escalier.

- Dis donc… tu sais vraiment pas ce qu'il a ton frère ? demanda-t-il alors qu'un rugissement provenant des enceintes de l'ordinateur d'Emil recouvrait ses paroles

Le jeune homme tourna finalement la tête.

- J'avais un dragon qui me hurlait dessus. Tu disais ?

- Ton frère.

Emil se leva. Car il fallait bien le dire, lui-même commençait à se poser de sérieuses questions. Il savait que cela arrivait de temps à autres à son frère d'être aussi impatient. Il était parfaitement conscient de ce qui se tramait émotionnellement chez son frère.

- Il est enthousiaste.

- Woh ! Ben dis donc, j'attends le jour où il sera euphorique. Qui sait ? On le verra peut-être sourire.

Emil ne prêta pas la moindre attention à la remarque idiote de Mathias.

- C'est rare et ça n'arrive que pour des occasions bien particulières. A tous les coups, ça doit à voir avec son temps de loisir… ou alors il va recevoir une caisse de beurre.

- C'est bizarre que tu sois pas plus au courant. T'es son frère quand même.

Emil le dévisagea d'un air blasé.

- Parce que tu crois sincèrement qu'on se dit tout ?

Mathias prit un air innocent mais qui ressemblait aux yeux du jeune homme plus à une grimace inquiétante qu'à l'expression de l'innocence. Emil soupira et retourna se planter devant son ordinateur.

- Et ben on aura tout entendu… marmonna-t-il

Mathias décida alors de se rendre dans la chambre de Lukas. Tout du moins s'il le laissait entrer. Il toqua à la porte. On ne lui répondit pas tout de suite. Il dut toquer une deuxième fois pour qu'enfin on daigne lui ouvrir. Il allait parler quand Lukas le devança :

- Bleu ou violet ?

Mathias avisa les deux cravates en soie que lui brandissait son colocataire sous le nez.

- Euh…

Soudain, un large sourire vint s'épanouir sur son visage.

- Ça dépend… c'est pourquoi ? demanda-t-il mielleux

- Ça ne te regarde pas.

- Ah et bien dans ce cas, je ne peux pas grand-chose pour toi.

Le visage de Lukas se renfrogna très légèrement.

- C'est pour un costume. Celui-là, lui dit-il en désignant les vêtements soigneusement placés sur le lit

- Un costume pour quoi ?

- Bleu ou violet ?

Mathias fit la moue.

- Allez quoi, tu peux bien me dire, non ?

- Non. Bleu ou violet ?

Mathias croisa les bras et plissa les yeux, plongeant son regard dans celui indigo de son colocataire. Mais ce dernier ne broncha pas, soutint son regard sans une once d'émotion.

- Tu me dis pour quelle raison tu es aussi agité et je te réponds.

Un léger rictus embêté déforma la bouche de Lukas.

- Pourquoi je devrais te le dire ?

- Parce que je suis ton acolyte ! Ton coéquipier ! On forme un duo, une team tous les deux.

Le silence lui répondit. Ainsi que l'air légèrement atterré de Lukas.

- Sous-entendrais-tu que, parce que nous vivons sous le même toit et parce que tu me suis dans mes enquêtes, nous sommes assez proches pour que nous nous considérions l'un l'autre comme des collaborateurs, des associés ?

Mathias aurait même proposé le mot « potes » mais il se retint.

- Euh… ouais. Plutôt, ouais.

- Non, nous sommes colocataires. Nous partageons un même bâtiment mais nous avons chacun une pièce, en l'occurrence une chambre, qui nous a été attribuée. Nous partageons un réfrigérateur, des repas, la lessive, mais nous avons chacun notre rythme de vie. Nous ne travaillons pas ensemble. Tu ne me suis pas dans toutes mes affaires. Je fais appel à tes services pour économiser mon énergie. Tu me dépannes de temps à autres. De fait, tu n'es pas mon associé, tu es mon colocataire.

Mathias n'en revenait pas. D'humeur d'ordinaire joyeuse, il devait bien avouer que pour le coup, la pilule avait du mal à passer. En gros, lui qui aimait le côté chaleureux de la gente humaine venait d'être confronté à un blizzard mordant. Ou comment réduire la proximité qui commençait à s'établir. Mais Mathias n'était pas du genre à se laisser abattre. Il ne se départit pas de son sourire, et lui répondit :

- Tu dis ça ! Mais je te rappelle que tu as déjà déclaré que j'étais de la famille.

- J'ai dit ça ?

- Oui, affirma Mathias tout fier, c'est Emil qui me l'a dit y a quelques temps alors que je suis rentré plus tard que prévu avec le petit Italien.

Lukas demeura silencieux.

- Tu sais, lui répondit-il finalement, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.

Mathias eut un petit rire nerveux.

- Alors, ça, c'est pathétique comme excuse, Lukas. Mais tu verras un jour, tu ne pourras plus te passer de moi. On finira bien par travailler ensemble.

- Impensable.

- Et pourquoi donc ?

Lukas ouvrit la bouche pour la refermer. Mathias soupira et leva les yeux au ciel. Difficile de comprendre le grand détective aux allures insensibles.

- La violette, dit-il finalement au bout de quelques secondes

Il s'apprêtait à partir et vaquer à ses occupations quand il entendit :

- C'est parce que je sors. Je vais voir ma cantatrice et ma danseuse favorites à l'opéra.


Affaire à suivre…