Bonjour tout le monde !
Je crois que tout le monde arrive en fin de période d'examens : j'espère que ça s'est bien passé !
Annonce également : je serais à la Japan Expo les 4 jours ! Si vous voulez me retrouver, ou même rencontrer des Hetaliens en général, ou encore même juste passer un bon moment Hetalia, je vous invite à venir au stand Hetalia World ! /o/ Je ferais partie de l'équipe qui gère le stand donc vous ne pourrez pas me louper (sauf si je suis en pause évidemment XD). Je serais super ravie de pouvoir mettre des visages sur des pseudos ! Si vous voulez plus d'infos sur l'emplacement du stand et autres, rendez-vous sur le site soit de la Japan, soit sur celui d'Hetalia World ;)
J'ai hâte !
(et c'est notamment une des raisons pour laquelle je ne me suis pas encore attelée à l'écriture de l'affaire suivante)
Prénoms cités dans ce chapitre :
Norvège : Lukas Bondevik
Danemark : Mathias Køhler
Islande : Emil Steilsson
Russie : Ivan Braginski
Biélorussie : Natalya Arlovskaya
Ukraine : Iryna Chernenko
Lituanie : Toris Lauritainis
Bonne lecture !
Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz
Affaire 6 : Le cercle se resserre
Alors que les deux hommes se rendaient progressivement au dernier étage pour rejoindre la salle de la régie, tout en prenant garde à ne croiser personne, Mathias récapitula ce qu'il savait. Chose qui agaçait Lukas car lui les conservait dans sa tête. Il avait l'impression que les mots de Mathias allaient l'embrouiller plutôt qu'autre chose, sans compter que même s'il parlait à voix basse, il parlait tout de même et ils étaient plus à même de se faire repérer.
- Donc où ? Le hall des artistes. Quand ? Entre 1h20 et 2h du matin. Pourquoi 2h d'ailleurs ?
- Fermeture définitive de l'Opéra, tournée du gardien de nuit.
- Ah. Mais un voleur aurait très bien pu entrer par effraction. D'autant plus si on admet que ce cambrioleur est un sacré acrobate.
- Aucun signe d'effraction, nous a précisé Andrey.
Mathias hocha la tête, pensif.
- Où, quand, quoi ? Une émeraude de près de 600 carats. Comment ? Vraisemblablement en jouant les funambules. Qui ? Un danseur de la troupe… c'est ça ?
La mine de Lukas se rembrunit. Malheureusement, oui, c'était bien cela. Si on en croyait les qualités requises pour accéder à l'émeraude, oui, c'était un danseur. Il pinça les lèvres, ne voulant pas admettre que cela réduisait considérablement le nombre de suspects et que Natalya Arlovskaya en faisait toujours partie.
- Mais la grande question qui nous reste sur les bras, c'est pourquoi. Pourquoi a-t-on volé cette pierre ?
S'il pouvait, le détective prendrait le temps de faire des recherches sur cette émeraude. Il allait devoir confier cette tâche à Emil. Il empoigna son téléphone portable et lui envoya sa demande par un simple SMS.
- C'est vrai quoi, si on connaissait le mobile, on pourrait éliminer d'autres suspects de la liste.
Lukas souffla. Qu'est-ce qu'il avait Mathias aujourd'hui ? Pourquoi parlait-il autant ? Cela interférait dans ses propres réflexions et l'empêchait de se concentrer. Croyait-il sincèrement qu'il trouverait la clé de l'énigme ? Non mais et puis quoi encore ? Il secoua la tête à cette idée.
- J'ai demandé à Emil de rassembler toutes les informations qu'il pouvait à propos de cette émeraude. Voilà, grommela-t-il dans l'espoir de faire taire son colocataire
- Je vois, je vois.
Ils arrivèrent devant la porte grande ouverte de la régie. Deux policiers étaient en train de visionner les enregistrements de l'entrée des artistes, seul accès au moment du vol, et vu l'heure affichée en haut à droite de l'écran, ils arrivaient au bout. Ils faisaient pause de temps à autres, cadraient le portait d'un passant, l'imprimaient, puis le rangeaient sur une pile.
Lukas et Mathias patientèrent dans l'ombre. Enfin, les deux agents de police en eurent fini avec leur recensement. Ils s'en allèrent et refermèrent à clé derrière eux.
Dès que la voie fut libre, les deux hommes sortirent de leur cachette. Lukas désigna la serrure. Mathias opina. Rien de plus simple, selon lui, que de crocheter une serrure. La porte fut bientôt ouverte et ils purent pénétrer dans la pièce.
- Tu fais le guet, lui ordonna aussitôt Lukas
Le détective s'installa face à l'écran encore allumé avec les enregistrements sagement regroupées sur le côté.
Il enclencha de suite la lecture d'une des caméras surveillant le hall. Il observa défiler les invités, les artistes, le personnel. Les allées et venues s'intensifiaient, atteignaient leur paroxysme puis finissaient par retomber avant de se raréfier complètement. On finit par éteindre le lustre et la salle fut plongée dans une douce lueur orangée due aux appliques murales qui laissaient voir plus d'ombres qu'autre chose. Alors que la salle était déserte, une silhouette tout de noir vêtue apparu. Lukas fit pause.
Il ouvrit le fichier correspondant à l'autre caméra du hall des artistes. Il rechercha le même moment. Puis, il accola les deux fenêtres et observa. Le voleur n'était pas un petit joueur : tout son corps était recouvert de noir, même la tête était encagoulée. On apercevait à peine la fente des yeux. Ni la bouche, ni le nez ne ressortait autrement que par les plis du tissu. Pas un centimètre carré de peau. Pas un centimètre carré d'indice !
Lukas se sentit bouillir.
Car, en revanche, la silhouette était clairement celle d'une femme. Les courbes ne laissaient aucun doute.
Le voleur était un professionnel dans l'art du cambriolage et celui de la danse. Une des danseuses du Saint-Pétersbourg Ballet était une voleuse professionnelle.
Cela réduisait le cercle des suspects. Et en même temps… la silhouette des danseuses étaient quasiment la même pour toutes dans un corps de ballet classique. Sachant d'autant plus qu'il y avait beaucoup plus de danseuses que de danseurs… Bien que grand fan du Saint-Pétersbourg Ballet, Lukas l'était surtout pour Natalya Arlvoskaya et il ne connaissait guère que son nom à elle. Tout au plus avait-il en tête le nombre de danseuses composant le ballet.
Au moins, pouvait-il les repérer facilement dans la foule. Les danseuses avaient gardés leurs cheveux ramenés en un chignon serré et leur visage était encore maquillé avec faste lors de la soirée ayant suivie la représentation. Il allait pouvoir traquer leurs moindres faits et gestes. Il revint alors au début de la vidéo d'une des deux caméras et la visionna autant de fois qu'il y avait de danseuses, en en suivant une différente à chaque fois.
- Ils vont revenir bientôt, tu crois ? demanda soudain Mathias alors que le détective était plus concentré que jamais
- Non. Ils sont partis retrouver les noms correspondants aux portraits. Et vu le nombre, ils en ont pour un moment.
Lukas repartit une énième fois en arrière, prêt à suivre Nadejda cette fois-ci. Elle était arrivée en même temps que Natalya. Aussitôt le PDG était venu la féliciter, n'accordant aucune attention à la nouvelle ballerine. Il offrit une coupe de champagne à son artiste et ils trinquèrent. Nadejda reçut d'autres visites. La danseuse jetait de temps à autres des regards hautains envers Natalya qui était concentrée sur les petits fours. Elle la dédaignait, la méprisait. Même au travers de la vidéo, cela crevait les yeux. La jalousie la consumait.
Comme l'avait déclaré Ivan Braginski, Iryna et Natalya s'absentèrent, se dirigeant vers le couloir des loges. Au même moment, Nadejda jaugea sa rivale. S'armant d'un faux sourire, elle s'extirpa de la conversation de son admirateur et ses connaissances. Elle relégua sa coupe de champagne à un serveur et s'en alla, prenant la même direction que Natalya. Puis, ni l'une ni l'autre ne revinrent dans le hall des artistes. Tout en attendant leur retour, ce qui n'arriva finalement pas, il aperçut s'engouffrer dans le couloir, un bouquet de camélias blanches dans les bras, un jeune homme qu'il avait presque complètement oublié : l'amoureux transit de Natalya, son admirateur, et par la même rival de Lukas, Toris. Il rangea l'information dans un coin de son esprit puis laissa la vidéo défiler. Il mit de nouveau la vidéo sur pause lorsque la silhouette obscure de la voleuse entra en scène.
Lukas ouvrit par la suite le fichier contenant l'enregistrement du seul accès encore ouvert passé une heure du matin. Il alla directement voir le moment où le vol avait été commis et passa en revu les personnes qui franchirent le seuil de l'Opéra. Ivan Braginski et Iryna Chernenko n'en faisait pas partie. Ce n'était donc pas eux. Un dernier groupe d'invités, tous plus bavards les uns que les autres, quittèrent d'abord les lieux deux hommes concentrés sur leur téléphone portable puis une femme à forte carrure apparut Toris qui paraissait complètement hagard mais bienheureux Nadejda, déterminée, presque nerveuse Natalya émergea enfin, froide comme à son habitude. Puis, plus personne avant le gardien de nuit, un homme débonnaire, qui quitta les lieux au petit matin.
Lukas plissa les yeux. Et déglutit intérieurement. Parce que les deux seuls suspects restants n'étaient autres que Natalya Arlovskaya et Nadejda Sigalevitch. Parmi ces deux danseuses émérites, il y avait une cambrioleuse experte.
- Faut qu'on file, déclara tout à coup Mathias gravement
Le détective éteignit tout ce qu'il avait ouvert afin de retrouver l'écran tel qu'il était au départ. Les deux hommes sortirent de la pièce et refermèrent soigneusement la porte derrière eux. Ils se calèrent précipitamment dans un coin sombre tandis que les agents de police revenaient en discutant des indices, portraits et autres.
- Tiens, j'ai oublié de fermer à clé ?
- Ah ah ! Toi, y a ton estomac qui te perturbe, hein.
Les deux collègues rirent d'un rire gras de la remarque.
Assurés qu'on ne soupçonnait aucun de leurs agissements, Lukas et Mathias se détendirent et prirent la poudre d'escampette. Ils se retrouvèrent quelques instants plus tard à nouveau dans le couloir des loges. Toujours aussi désert. L'attention était ailleurs.
- Alors ? questionna Mathias
- Tout se joue entre Natalya Arlvoskaya et Nadejda Sigalevitch.
Mathias hocha pensivement la tête.
- Et je suppose que Monsieur connait déjà par de ses brillantes observations qui est déjà la coupable, qu'il ne lui reste plus qu'à trouver des preuves. N'est-ce pas ?
- J'ai ma petite idée en effet.
Lukas se remit de suite en route.
- Où tu vas ?
- Il faut que je fouille les loges.
Affaire à suivre…
(et à la Japan Expo pour ceux qui y seront ! o/)
