Bonsoir à tous !

C'EST L'HETALIA DAY GWAAAAAAAAAAAARGH ! Oui, je suis très enthousiaste en cette journée x) Je reviens de la rencontre parisienne et je suis morte OTL gueuheu… Mais on s'est bien amusé, c'était sympatoche x) On n'a pris des super photos ! Et j'ai pu arborer mon cosplay de Norvège casuel World Twinkle *happy, happy*

Bon, en attendant, je suis désolée, je sais, ce chapitre est court :/

Prénoms cités dans ce chapitre :

Norvège : Lukas Bondevik

Danemark : Mathias Køhler

Suisse : Vash Zwingli

Bonne lecture !

Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz


Affaire 7 : Le tireur

Mathias leva prudemment les mains en l'air pour montrer sa bonne foi. Comme il en avait pris l'habitude, il plongea son regard dans celui de son opposant. L'étincelle de vie qui brillait en chaque être humain était à même de déstabiliser n'importe qui. Sauf les plus cruelles. C'était le meilleur moyen de repérer les êtres les plus froids, les plus perfides. Et malgré sa rudesse, Mathias était certain que l'homme qu'il avait en face de lui, que ce Vash Zwingli n'avait rien d'un sans-cœur. Quelqu'un de passionné. Peu importe que ce fut pour les petites cuillères, les grandes épopées ou les relations charnels, du moment que brûlait en lui le feu de la passion, coulait également en lui un flot d'humanité. Mathias en était convaincu.

- Je ne répondrai à aucune de vos questions, affirma le propriétaire des lieux

L'arme qu'il tenait en main lui était familière. De ce que Mathias pouvait voir, il avait une assurance sur la détente et le canon, et la crosse était parfaitement calée contre son épaule. Cela ne ressemblait pas à la description du tireur malhabile qu'avait dépeint Tino en examinant les lieux.

Mathias ouvrit la bouche et l'horloger réajusta son tir. Mathias fit tout ce qu'il put dans sa gestuelle pour signifier qu'il ne cherchait pas d'entourloupe. Juste parler.

- A l'origine, je ne vous cache pas que j'étais venu botter les fesses du salopard qui a osé tirer sur Lukas.

Vash se raidit à l'insulte. Mathias laissa alors calmement retomber ses mains le long du corps.

- Mais je crois ce qu'il me dit.

Puis, il se reprit après un instant de silence, avec un petit sourire non dissimulé :

- Bon, ok. Je pense que ça lui arrive de faire des erreurs aussi. Il est humain…

- Abrégez.

- Il dit que le tireur a agi sous la contrainte. A partir de là, je n'ai plus aucune raison de faire du mal au tireur. Ce n'est pas lui qui doit payer.

Un instant de lourd silence s'abattit dans la boutique. Seul résonnait le tic-tac incessant des multiples horloges et autres pendules. Bientôt, un coucou sortit de sa cachette pour sonner l'heure. Vash Zwingli abaissa alors son arme dans un soupir et la rangea sous le comptoir.

- Partez. Je n'ai rien à vous dire, déclara-t-il

- Qui vous a donné cet ordre ?

- Dégagez, vous dis-je.

Tout comme Vash, Mathias avait sa patience. Il se jeta sur l'homme et l'attrapa par le col. Il le dépassait de deux bonnes têtes.

- Vous avez tiré sur mon partenaire, mon associé, mon pote. Alors, non, je ne partirai pas sans avoir mes réponses. Et je tiens à savoir qui lui en veut. Peut-être que Lukas se montre insensible, cru, impoli même parfois, mais de tout ce que je sais de lui, rien dans sa vie ne mérite qu'il se prenne une balle en plein cœur. Vous avez de la chance, d'ailleurs, il est encore en vie.

Vash apposa une main ferme sur celle qui retenait rageusement son col. Mathias relâcha alors la pression. Il veilla cependant à ce que l'horloger n'attrape pas son fusil.

- Qui vous dit que j'ai été engagé ? dit-il finalement

- Vous avez tiré comme un pied, pourtant vous n'êtes pas un benêt. Vous n'êtes pas du genre à ôter une vie. C'est ce que pense Lukas. Mais je vous avoue que c'est ce que je pense aussi. Vous avez plutôt l'étoffe du type qui tire pour effrayer les pigeons.

- Plutôt les Italiens, maugréa-t-il

Mathias haussa un sourcil interrogateur. Vash balaya l'air de la main.

- Qu'importe que vous sachiez que j'ai été engagé. Je ne révèlerai rien.

- Pourquoi ?

Vash demeura silencieux. Il attrapa un chocolat dont il défit soigneusement l'emballage.

- On vous paye ? Vous êtes tueur à gage à mi-temps ?

Vash étouffa un petit rire sarcastique. Il lissa le papier et le plia soigneusement en quatre.

Mathias, quant à lui, enfonça rageusement les mains dans ses poches. Lukas, lui, aurait de suite su ce que cachait cet homme. Il en était intimement persuadé : le détective privé n'aurait eu aucun mal à recoller les morceaux. Il aurait pu l'appeler. Mais il avait bien compris dans quel état était son partenaire. Il l'avait déjà dérangé un quart d'heure auparavant. Lukas avait besoin de repos.

Mathias détourna brusquement la tête et détailla Vash. Il était bien décidé à ne rien révéler. Qui pouvait bien pousser un homme de sa trempe à travailler pour lui ? Il l'observa remonter un réveil mécanique avec minutie. Mathias sentait qu'il lui manquait une pièce du puzzle. Et cela le démangeait de savoir laquelle.

Tout à coup, la clochette de l'entrée tinta. Les deux hommes se tournèrent vers la cliente, une dame d'un certain âge, arborant un petit chapeau épinglé sur le côté de son brushing. Elle amenait avec un elle un petit chien tenu en laisse et un sac en osier d'où débordait des poireaux. Elle paraissait en outre très chaleureuse. A son arrivée, Vash esquissa un léger sourire, surement pour faire bonne figure.

- Bonjour, Monsieur Zwingli. Comment allez-vous ?

- Bonjour Madame Olsen. Très bien et vous-même ?

- Comme un charme !

Elle ne prêta pas la moindre attention à Mathias et vint s'établir au comptoir. Vash lui présenta le réveil mécanique qu'il venait de terminer d'arranger.

- Et voici.

- Oh ! Monsieur Zwingli, vous êtes vraiment un expert. Quand je pense qu'on m'avait affirmé qu'il était bon pour le recyclage. Les gens ne savent plus y faire avec les machines d'antan. M'enfin, je suis bien contente de pouvoir compter sur vous.

- C'est un plaisir.

L'horloger emballa soigneusement le réveil dans du papier bulle tout en donnant ces dernières recommandations. Ceci fait, il rendit son appareil à la cliente. Elle le remercia encore vivement. Elle s'apprêtait à partir quand elle demanda :

- La petite n'est toujours pas rentrée ?

Vash se raidit légèrement. Mathias, qui n'avait cessé de l'observer, le remarqua.

- Non. Je suis désolé. Dès qu'elle sera de retour… elle reviendra vous faire la lecture.

La dame balaya l'air de la main.

- Ne vous en faites pas voyons. Que jeunesse vive ! C'est déjà très gentil qu'elle soit venue me tenir compagnie. Je comprends très bien qu'elle ne puisse plus venir.

Elle adressa à l'horloger un clin d'œil entendu. Vash ne sut que répondre à cela et se contenta de baisser les yeux. Par la suite, la cliente quitta définitivement la boutique. Mathias se tourna alors vers le propriétaire des lieux.

- La petite ? De qui s'agit-il ?

Le visage de Vash s'assombrit considérablement. Il attrapa une caisse de vieilles pièces et commença à la trier.

- Ça ne vous regarde pas.

- Elle n'est pas rentrée… C'est comme ça qu'on vous fait chanter ?

Vash suspendit pendant quelques secondes son geste. Puis, il reprit son tri comme si de rien n'était.

- Qui est cette personne ? Elle a été enlevée, n'est-ce pas ?

L'horloger releva lentement la tête.

- Non. Tout va bien.

Mathias plissa les yeux.

- Si on vous fait chanter, je peux surement vous aider, vous savez. L'homme sur lequel vous avez tiré, Lukas Bondevik, il est détective privé. Nous pouvons la retrouver. Dites-moi seulement de qui il s'agit.

Vash Zwingli montra des signes d'agacement. Il demeura concentré sur quelques rondelles éventail de deux millimètres.

- Vous ne pouvez rien pour elle… lâcha-t-il finalement, on ne me la rendra pas tant que je n'aurais pas accompli ma mission.

Mathias vit rouge.

- Votre mission est d'assassiner un homme ! Vous en êtes conscient ?

- Parfaitement ! répliqua Vash sur le même ton, sa vie contre celle de ce détective. Je ne le connais même pas de toute façon.

- Mais moi je le connais. Et son petit frère également. Et aussi dingue cela puisse-t-il paraître, moi-même j'en croyais pas mes oreilles, il a aussi des amis.

Vash tiqua à l'évocation d'Emil.

- Il a un petit frère ?

Vu l'étonnement qui transparaissait sur le visage de Vash, Mathias fut dès lors rassurer : on n'allait pas s'en prendre à Emil. Il n'avait même pas connaissance de son existence jusqu'alors !

- Oui, il a un petit frère, insista-t-il, si vous voulez mon avis, vous ne devriez pas rentrer dans ce petit jeu. Une vie pour une vie. C'est stupide. Toute vie est importante.

Son expression s'assombrit un instant tandis qu'il se perdait dans ses souvenirs. Lorsqu'il revint à lui, il fit face à Vash avec détermination.

- Si vous cherchez à poursuivre votre mission, je poursuivrai la mienne : protéger Lukas. Et je pense que vous savez de quoi je parle.

Vash hocha gravement la tête.

- Laissez-moi vous aider. Ou la police, si vous préférez…

- Certainement pas !

L'horloger laissa brusquement retomber les rondelles dans la boîte sans même les trier. Il tourna le dos à Mathias pour la ranger, courroucé. Ses épaules s'affaissèrent soudain et il laissa échapper un long soupir. Il ne se retourna pas mais déclara :

- Pas la police. Ils la tueraient. On ne me la rendra qu'à condition que je remplisse ma mission.

- Laissez-moi vous aider, pria presque Mathias

L'horloger demeura silencieux et de dos.

- C'est votre sœur… n'est-ce pas ?

Vash lui fit finalement face.

- Oui. Elle s'appelle Elise.


Affaire à suivre...