Bonsoir à tous !
Je suis profondément désolée T_T Devinez quoi ! Comme une idiote j'avais oublié ma clé USB pendant les vacances… et du coup, j'ai dû attendre d'être rentrée ce soir pour pouvoir poster le chapitre. En fin de week-end OTL Je suis désolée…
Prénoms cités dans ce chapitre :
Norvège : Lukas Bondevik
Danemark : Mathias Køhler
Suisse : Vash Zwingli
Liechtenstein : Elise Zwingli
Islande : Emil Steilsson
Finlande : Tino Väinämöinen
Bonne lecture !
Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz
Affaire 7 : Elise
Vash déposa la tasse de café fumante devant le visiteur impromptu. Une certaine méfiance demeurait dans son regard. Mathias remercia malgré tout l'horloger pour la collation. A tous les coups, il n'avait même pas réalisé que Vash Zwingli ne le portait toujours pas dans son cœur.
En agrippant l'anse de la tasse, Mathias se fit la réflexion qu'il allait encore être dans de beaux draps. Il allait faire en sorte de retrouver la jeune sœur d'un horloger suisse ayant été contraint de tirer sur Lukas, détective qu'il tentait de protéger de ladite menace. Mais au fait, se dit-il, tout ça n'expliquait toujours pas pourquoi on cherchait à s'en prendre au détective.
Il souffla sur sa tasse et avala une gorgée. Il contint une grimace : un peu fadasse le café. Néanmoins, il ne fit aucune remarque. Vash prit finalement place en face de lui.
- Bon, vous imaginez bien que je vais avoir quelques questions à vous poser.
Vash fit courir ses doigts sur la table. Cela ne l'enchantait guère visiblement.
- Allez-y.
- Pour commencer, qu'est-ce qu'il s'est passé avec Elise ? Comment a-t-elle disparu ?
- C'était… la semaine dernière.
Déjà ! pensa avec surprise Vash. Il reprit contenance et poursuivit :
- Elle était partie à la bibliothèque de sa faculté pour rendre des livres. Elle a quitté la maison à 13h30 alors que je rouvrais la boutique. Je sais que, parfois, elle reste tout l'après-midi pour lire et étudier…
Il marmonna quelques mots à voix basse. Apparemment, ces escapades, fussent-elles à la bibliothèque, n'était pas pour lui plaire. Et il était vrai que si ça n'avait tenu qu'à lui, il aurait fait venir la bibliothèque chez lui. Vu les évènements, Vash devait trouver cette solution de plus en plus acceptable.
- Elle rentre toujours pour le dîner à 19h30. Mais ce soir-là… à 20h30, elle n'était toujours pas de retour. Et ce n'est pas faute d'avoir essayé de la contacter. J'ai même appelé la bibliothèque et le secrétariat de son département d'étude !
On le sentait crispé. Tant que Mathias suspendit son geste et n'osa pas avaler une nouvelle gorgée de café.
- Et vers 21h, j'ai enfin eu des nouvelles. J'ai reçu sur mon portable un SMS provenant du portable d'Elise. C'était un message des ravisseurs qui me donnait rendez-vous l'heure d'après dans un petit bar du centre d'Oslo.
- Vous y êtes allé… n'est-ce pas ?
- Evidemment !
- Et vous n'avez pas prévenu la police parce que vous étiez plein de rage et parce que le ravisseur vous l'avait demandé.
Vash hocha simplement la tête, se mordant la lèvre inférieure. Il frappa du poing la table.
- J'ai rencontré un type qui m'a expliqué la situation : ma sœur ne sera pas relâchée à moins que je ne tue un détective du nom de Lukas Bondevik. Peu importe le moyen, tout ce que j'avais à faire, c'était abattre cet homme. A la moindre entourloupe, ils ont menacé de s'en prendre à la vie d'Elise.
Mathias l'arrêta d'une main.
- Mais alors, c'est dangereux que vous me parliez, non ?
- Je ne pense pas. S'ils me surveillaient scrupuleusement, ils sauraient que j'ai déjà échoué à une première tentative. Or, le prochain rendez-vous n'a pas changé : demain, même café, même heure. Pour leur rendre compte de la situation.
Mathias se frotta le menton entre deux doigts, songeur.
- Vous voulez dire qu'ils vous laissent totalement indépendant ? Mais si jamais vous prévenez la police, ça, ils le sauront rapidement. Et ils s'en prendront donc à Elise.
Vash aquiesça.
- Mais pourquoi vous engager, vous ? Vous avez un passé militaire ? Vous êtes tueur à gage ?
Alors que l'horloger s'apprêtait à lui répondre, le téléphone de Mathias sonna. Il s'excusa rapidement et décrocha :
- Mathias ! Je suis en centre en train d'évaluer la balle et…
- Ah Tino, en fait, le coupa de suite le jeune homme, c'est pas la peine. J'ai retrouvé… la personne que je cherchais.
Il se voyait mal parler de tireur ou de coupable face au présumé, qui ne l'était pas tant de surcroît. A l'autre bout du combiné, un long silence s'éternisa.
- Ah ? Ah… Euh… et du coup, ça… ça t'intéresse de savoir de quelle balle il s'agit ?
- Garde les infos au cas où, mais là, je suis sur une autre affaire.
- Une autre affaire ? Tu laisses tomber Lukas ?
- Non, pas du tout ! Mais pour résoudre l'affaire de Lukas, je dois en résoudre une autre.
- Ah ah ! Je vois : une double affaire pour Monsieur le détective en herbe, plaisanta Tino
Peu de temps après, Mathias raccrocha enfin et reprit sa conversation avec Vash Zwingli.
- Donc ?
- Non. Ils n'ont aucune raison d'avoir fait appel à moi plutôt qu'à un autre.
- Votre sœur aurait un rapport avec Lukas ?
Vash fronça dangereusement les sourcils.
- Je veux dire, qu'est-ce qu'elle fait dans la vie par exemple ?
- Elle est doctorante en mathématiques appliquées.
Vash se gonfla clairement d'orgueil. Pour sûr, il était fier de sa jeune sœur. Mathias écarquilla les yeux. Lui, il connaissait les maths et c'est tout.
- Euh… elle a quel âge, si c'est pas indiscret ?
- 22 ans.
Mathias en resta encore plus pantois.
- Mais elle… elle a un Master et tout ?
- Bien entendu ! Elle a juste un an d'avance. En même temps, elle n'a jamais pu faire d'exercice physique intense. Depuis l'enfance, son cœur est sensible. Rien de bien grave mais elle doit demeurer au calme. Du coup, elle s'est prise de passion pour les mathématiques et voilà où elle en est.
- De ce que vous me dites pour l'instant, rien ne la relie de près ou de loin à Lukas. Je suppose que vous ne connaissiez pas le détective avant qu'on ne vous le présente comme cible.
Vash secoua négativement la tête.
- Et à quoi ressemblait le type que vous avez retrouvé au bar ?
- Je dirais qu'il est tout à fait commun. Grand, blond coupé en brosse, des yeux marron. Pas de signe distinctif. Il n'avait pas de montre.
Vash pinça les lèvres. Un outrage à ses yeux, visiblement.
- Ah si. Il avait une cicatrice.
Le sang de Mathias ne fit qu'un tour tandis que son cœur ratait un battement.
- Où ça ? demanda-t-il inquiet
- Près de l'oreille gauche, une petite cicatrice qui descend vers la mâchoire.
Mathias ne put empêcher un soupir de soulagement s'échapper d'entre ses lèvres. Pour un peu, il aurait fait un arrêt cardiaque. Vash le dévisagea mais il balaya l'air de la main.
- Vous connaissez son nom ?
- Non.
Mathias se gratta la tête, songeur. Il tentait d'assembler les éléments qu'il avait en main mais force était de constater qu'aucune hypothèse ne le satisfaisait. Il fallait oublier pour le moment l'espoir de savoir qui était derrière tout ça. Elise était donc une monnaie d'échange. Mais s'ils en avaient après le détective, pourquoi ne pas avoir plutôt kidnappé Emil ? Et puis… ils n'avaient pas pu choisir Vash au hasard. Il était familier des armes et cela avantageait beaucoup les ravisseurs pour s'assurer de l'élimination de Lukas Bondevik. Comment pouvait-on décider de kidnapper quelqu'un sans motif, sans savoir d'un qu'elle avait donc un frère et de deux, que ce frère était capable d'utiliser une arme ?
Le cerveau de Mathias fumait. Il avait décidément besoin du détective pour y voir plus clair. Mais il fit la moue : devait-il vraiment le déranger ? Non seulement, il préférait le laisser se reposer, mais il aurait également aimé pouvoir résoudre cette affaire (cette double-affaire même ! comme l'avait si bien dit Tino) tout seul. Pour prouver à Lukas que lui aussi pouvait avoir raison. Que lui aussi était capable d'avoir un raisonnement qui se tenait.
Mais il était bloqué. Il ne voyait pas comment remonter jusqu'aux ravisseurs d'Elise et commanditaires de la suppression de Lukas. Ces salauds avaient bien monté leur affaire : en choisissant un individu autre pour accomplir le sale boulot, il n'y avait pour l'instant aucun moyen de remonter jusqu'à eux.
- A moins que je file le type que vous allez rencontrer demain ! s'exclama-t-il soudain en se levant
Vash fronça les sourcils. Il n'avait bien entendu rien suivi de la démarche intérieure de Mathias. Il porta la tasse de café à sa bouche pour l'achever.
- Vous voulez faire quoi ?
Mathias se rassit, ragaillardit par son idée. Il se pencha vers l'horloger et lui exposa son plan comme pour le mettre dans la confidence d'une stratégie top secrète.
- Donnez-moi le nom du bar du rendez-vous de demain soir et j'y serais. J'y serais avant vous. Vous ne ferez surtout pas attention à moi et vous ferez comme si de rien n'était. Une fois que vous vous séparerez, je le suivrai et je découvrirai le pot au rose !
Vash plissa les yeux, peu rassuré.
- Vous êtes sûr de ce que vous avancez ? Si jamais on venait à comprendre que j'ai mis quelqu'un au courant, Elise sera…
Mathias l'arrêta d'une main. Son visage se fendit d'un sourire confiant. Puis, il leva un pouce de victoire.
- Croyez-moi. Je vais botter les fesses de ces salopards et je vous ramène votre petite sœur chérie en un seul morceau !
Vash semblait toujours un peu sur la réserve. Il avait clairement du mal à accorder toute sa confiance à ce visiteur qui défendait bec et ongle la vie de sa cible. Cible qu'il n'avait certes pas choisie. Il tendit la main.
- Vous êtes un homme de parole ?
Mathias empoigna fermement la main qu'il lui présentait.
- Et comment !
oOo
Une fois que Vash lui eut confié l'adresse et l'heure de rendez-vous, Mathias avait quitté la petite horlogerie de Sandvika pour se rendre tout compte fait à l'hôpital.
Il était trop excité par son idée pour ne pas la partager avec quelqu'un d'autre. Pour lui, la résolution de cette petite enquête en solo allait bientôt s'achever et il tenait à annoncer à Lukas qu'il pourrait bientôt dormir de nouveau sur ses deux oreilles. Sans compter que lui-même était bien content d'en voir le bout : il était certes poussé par son esprit revanchard et son attachement à son colocataire, et à ses yeux ami, mais il n'allait pas nier que travailler tout seul, faire fonctionner toutes ses petites cellules grises sans le génie de Lukas, c'était finalement très fatigant.
D'autre part, il avait une question pour Lukas. Une dernière chose dont il voulait s'assurer. Et il posa la question à l'intéressé à peine avait-il débarqué dans la chambre :
- Tu es sûr de ne pas connaître l'identité d'un potentiel suspect ? D'une personne qui t'en voudrait assez pour vouloir te rayer de la surface de la Terre.
Lukas abaissa furieusement le journal et tourna vigoureusement la tête vers son colocataire.
- Re-bonjour, déjà. De deux, il me semble t'avoir bien expliqué que la liste était longue et que même un génie comme moi ne pouvait déterminer quelle vermine, parmi la quelque centaine de candidats, était la plus à même de chérir ce genre de dessein. Et de trois, raconte-moi plutôt tout ce que tu sais. On ira plus vite si je résonne et que toi, tu agis.
- Agir, j'y compte bien !
Le sourire aux lèvres, Mathias passa outre le commentaire légèrement acerbe que Lukas venait de faire. Il prit place dans un fauteuil à ses côtés.
- Comment tu te sens ?
- On ne s'est quittés que quatre heures trente. Il n'y a pas eu de guérison miracle entre temps.
- Tu m'as l'air bien sarcastique. C'est le temps que tu as passé à l'hôpital qui te rend comme ça ?
- Non, le temps que tu mets à comprendre les choses.
Lukas plia soigneusement son journal, prêt à entendre tous les éléments que Mathias avait rassemblé.
Affaire à suivre...
