Bonsoir à tous !
Je sais pas pour vous mais dans mon coin… il fait chaud ! On est en novembre et il fait chaud ! Mais genre, comme au mois d'avril. WTF ? XD
Enfin, bref, j'espère que vous apprécierez ce chapitre et je continue de vous remercier pour votre lecture :) Merci d'être toujours au rendez-vous ! Surtout que... T_T... mes amis, nous voici au chapitre 50 ! CINQUANTE CHAPITRES ! O_O Mais comment j'ai fait pour écrire ça ? Comment vous faites pour être toujours là prêts à lire ? Comment font certains pour tout avaler d'un coup ? Mon dieu... 50... vous êtes géniaux.
En passant, le fait dont tout le monde s'en fout, à commencer par moi : aujourd'hui, j'ai fait un gâteau turquoise au glaçage bleu. Fascinant, n'est-ce pas ? XD
Prénoms cités dans ce chapitre :
Norvège : Lukas Bondevik
Danemark : Mathias Køhler
Finlande : Tino Väinämöinen
Suisse : Vash Zwingli
Liechtenstein : Elise Zwingli
Bonne lecture !
Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz
Affaire 7 : La filature
Mathias venait d'achever le récit de sa rencontre avec Vash Zwingli. Dans son lit, l'oreiller relevé, Lukas écoutait d'une oreille attentive, le regard perdu dans le vague, assemblant et désassemblant les pièces du puzzle avec une extrême facilité.
Cependant, lorsque Mathias mentionna l'homme à la cicatrice, il n'était plus question d'hypothèses pour le détective. Tout ceci n'avait dès lors plus d'importance. Un petit sourire vint s'épanouir à la commissure de ses lèvres. Son cœur s'accéléra sous l'émotion de la découverte, ce qui conféra au convalescent une certaine fatigue soudaine.
Les sens en alerte, Mathias posa une main sur le bras de Lukas. Celui-ci l'ôta, un peu faible.
- Je sais. Et je comprends mieux pourquoi ils ont enlevé cette jeune mathématicienne hors pair.
- Qui ça « ils » ?
- Le gang des Tyvaktige Magpies.
- Les Pies... Voleuses ? C'est un peu... « propre » comme nom de gang, non ?
Lukas secoua la tête.
- Ce gang est spécialisé dans la contrebande d'informations. Ils volent le savoir et le vendent au plus offrant. Mais parfois ce savoir leur échappe et pour s'assurer de sa valeur, ils ont besoin de spécialistes. D'où l'enlèvement de la jeune Elise : ils ont dû tomber sur un nid d'équations à l'odeur alléchante.
- Mais quel est le rapport avec toi ? Ils te connaissent ?
- Qui ne me connaît pas ? Eux plus encore : je les ai pris la main dans le sac malgré leur couverture politiquement correcte, ma foi, bien montée. Mais pas assez face à moi. Bien évidemment.
Mathias digéra les informations qu'il venait d'entendre. Du marchandage de données… voilà donc de quoi il en retournait. Et d'une vengeance amère.
- Néanmoins, il y a quelque chose qui m'échappe, finit-t-il par dire, comment décide-t-on d'enlever une mathématicienne pour t'éliminer par la suite ? Il est où le lien ?
Lukas balaya l'air de la main.
- Ils ont enlevé la doctorante. Elle a dû leur parler de son frère qui est capable de venir la chercher et de se défendre. Quand on est en proie à la peur panique, on déballe tous les arguments qui nous viennent à l'esprit. Et plus encore quand on est impuissant, on s'appuie sur notre entourage. Voilà pourquoi c'est si facile d'obtenir des renseignements quand on met les personnes dans l'embarras : elles nous livrent elles-mêmes leurs secrets. Ensuite, l'information n'a pas mis longtemps a remonté jusque dans leurs cervelles. En particulier, Terje. Cet homme à la cicatrice a une dent contre moi et n'attends que ça.
- C'est toi qui lui as fait cette cicatrice ?
- C'était du self-défense.
- Et tu les as envoyés en taule donc ?
- Pas tous, non. La moitié seulement. Les autres se sont terrés comme des rats ou on fuit vers l'Amérique latine sûrement. De toute façon, ce n'était le démantèlement que d'une branche. L'arbre reste entier.
Un silence s'abattit dans la pièce tandis que Mathias accusait le choc. Lukas en profita pour fermer les yeux, inspirer et expirer calmement.
- Et donc une fois sortis de taule, tout ce qu'ils trouvent à faire, c'est s'en prendre à toi. C'est un peu une mauvaise tactique, non ? Ils vont de nouveau se faire prendre.
- Non, pas du tout. Ils sont couverts et si j'ai pu les inculper la dernière fois, c'est uniquement parce qu'ils m'ont agressé physiquement et que j'ai réussi à sauver une bande audio, prouvant leur culpabilité seulement en rapport avec du blanchiment d'argent. En aucun cas je n'ai pu prouver toute leur magouille même si j'en ai parfaitement conscience et la police également. Ils sont imprenables sur leurs véritables affaires. Ils n'ont écopés que de cinq ans de prison.
- Je vois, je vois.
Mathias fit claquer ses mains sur ses cuisses et déclara joyeusement :
- Si on ne peut pas les attraper sous couvert de la loi, pas de souci ! Je me ferais un plaisir de les prendre entre quatre yeux. Ils ont voulu leur vengeance j'ai la mienne aussi. Sans compter que j'ai une demoiselle en détresse à sauver. Ah ah !
Il se leva, pas effrayer pour un sou par un gang de contrebandiers véreux et sans scrupule. Qui plus est au surnom risible selon Mathias de « pies voleuses ». Il quitta la chambre d'hôpital plus enjoué que jamais. Lukas l'observa, pas surpris le moins du monde. Juste… excessivement satisfait en son for intérieur.
oOo
Le lendemain soir, Tino débitait anecdotes sur anecdotes de sa vie quotidienne avec une gaieté qui lui était toute propre. Comment ne pas l'être, en effet, quand on allait enfin obtenir ce qu'on désirait, à savoir dans son cas, une bonne bière. Ou plus. Mais l'alcool était si cher en Norvège ! Alors quand Mathias lui avait finalement proposé d'aller se prendre quelques verres dans un petit bar du centre d'Oslo, Tino n'avait bien évidemment pas refusé ! Il avait été d'autant plus enjoué lorsqu'il avait su qu'il s'agissait d'une mission de filature et que Mathias requérait son expérience. Cette soirée s'annonçait doublement plaisante.
Même s'il allait sans dire qu'il avait menti à son compagnon, lui omettant l'escapade nocturne contre des malfrats. Berwald en aurait été trop inquiet.
Tino et Mathias était assis à une petite table non loin de l'entrée, calée derrière un poteau afin de ne pas retenir l'attention et offrant une vue d'ensemble de la salle et du comptoir. Une fois servis, ils trinquèrent.
- Alala, quelle sale histoire quand même quand j'y pense. Les représailles, affirma Tino entre deux rasades, ça n'apporte jamais rien de bon.
- Ça ! Tu peux le dire…
Mathias avait le regard un peu perdu dans le vague, plongé dans le verre mordoré de sa bouteille. Lorsqu'il releva la tête, Vash Zwingli pénétrait dans l'établissement. Le visage fermé, le menton relevé, il affichait une fierté apparente qui dissimulait avec efficacité son malaise.
L'horloger parcourut la salle des yeux, se retint de réagir en apercevant Mathias et repéra finalement son interlocuteur pour la soirée, Terje. Malgré la méfiance que pouvait subsister en lui, Vash accordait un peu plus d'estime à l'étranger qu'il avait rencontré la veille. Il n'en était pas plus détendu pour autant.
Mathias les observa discrètement : Vash et Terje échangèrent les mots qu'il fallait. L'homme à la cicatrice qui courait en haut de sa mâchoire gauche fronça les sourcils à un moment, puis finit par dévoiler deux rangées de dents carnassières. Il ajouta quelque chose, se calant dans son siège et croisant les bras, d'un air assuré. Vash se raidit sensiblement. Il s'était, semble-t-il, apprêté à dire quelque chose mais Terje l'arrêta d'une main ferme accompagné d'un large sourire confiant. Il lui tapota finalement l'épaule et se leva, abandonnant Vash à une furieuse tristesse qui blanchissait ses phalanges dans une douloureuse crispation.
Dès que Terje franchit l'entrée du bar, Mathias et Tino se jetèrent un coup d'œil entendu et sortirent également, les mains dans les poches, comme si de rien n'était. Par mesure de sécurité, Mathias n'osa pas même jeter un coup d'œil en arrière pour voir dans quel état était Vash. Il ne savait pas ce que Terje avait pu lui dire mais il soupçonnait quelque chose du genre « ah ah, on ne vous la rendra pas aussi facilement. »
Ils suivirent donc le larcin à la cicatrice à une distance relativement convenable. La nuit était plus sombre que jamais avec les lourds nuages s'étant accumulés au cours de la journée. Mais rien ne gênait leur progression grâce à l'éclairage urbain. Par contre, ils pouvaient craindre de se retrouver sous la pluie.
Terje rejognit sa voiture garée deux rues plus loin, dans une ruelle loin du tumulte de la vie osloïte. Aussitôt Mathias fit demi-tour pour aller chercher la voiture tandis que Tino poursuivait le plus possible à pied. Terje avait tourné au coin de la rue lorsque Mathias freina à hauteur de son acolyte du jour.
- Prends à droite ! lui ordonna Tino
- OK, accroche ta ceinture !
Tino ne se fit pas prier.
Mathias appuya sur l'accélérateur. Ils débouchèrent sur un rond point. Tino pointa brusquement du doigt sur la gauche :
- Là ! La dernière sortie, direction Nord.
- C'est parti.
Ils le rattrapèrent facilement, bien qu'une voiture les sépare. Heureusement pour eux, le véhicule de Terje filait droit à travers la ville. Ils contournèrent le parc de Saint Hanshaugen. Puis, la voiture qui les séparait du ravisseur laissa le champ libre à Mathias et Tino au sortir de la commune de Brekke, bien au Nord d'Oslo. Ils restèrent par la suite en pleine campagne pendant dix bonnes minutes, voire peut-être un quart d'heure. Ils tournèrent soudain sur la gauche.
Tino, qui consultait l'écran GPS afin de déterminer un minimum où il se rendait, prévint le pilote :
- Il va falloir s'arrêter aux abords d'une maison.
- Pourquoi ?
- On est sur une impasse. Si on le suit jusqu'à sa destination, il saura qu'on est venu pour lui.
Mathias fit la grimace. En effet, ça n'allait pas pour arranger leurs affaires. Il avisa un petit chemin sur la gauche et y bifurqua comme si de rien n'était tandis que la voiture de Terje poursuivait sa route.
- Il va surement au bout de l'impasse. Après, c'est un lac, déclara Tino.
Mathias coupa le moteur. Sans un mot, les deux hommes sortirent et s'avancèrent dans la nuit. Oubliez les réverbères de la ville qui vous éclairait comme en plein jour. La Lune ne pouvait même pas leur venir en aide. Ils se contentèrent d'avancer prudemment en plissant les yeux, n'osant pas même s'éclairer à l'aide de leurs portables.
Ils découvrirent finalement au bout du chemin devenu terreux, une grande bâtisse, autrefois une ferme ou une scierie, éclairé par des lampes murales extérieures. Ils y retrouvèrent la voiture de Terje, garé aux côtés de deux autres véhicules.
Tino, en expert du camouflage, fit signe à Mathias de le suivre dans des fourrés alentours. Ils se recroquevillèrent derrière un buisson et Tino extirpa des jumelles d'un étui accroché à sa ceinture. Mathias écarquilla les yeux.
- J'ai tout prévu, chuchota Tino, enthousiaste comme un gamin ayant emporté ses billes et ses barres chocolatés avant d'aller retrouver sa cabane au fond des bois
Il présenta à Mathias deux revolvers dont un qu'il lui confia. Mathias soupesa l'arme assez impressionné. Tino accola les deux lentilles.
- Qu'est-ce que tu vois ? demanda Mathias à voix basse
Tino ne répondit pas immédiatement. Il prit le temps d'établir un constat, puis déclara gravement, prenant des airs de professionnel averti. Son sourire de bon vivant relevant ses joues rondelettes avait disparu.
- L'avant est gardé. L'arrière, non. Cinq hommes à l'intérieur. Deux armes lourdes minimum. Un revolver en vue mais je ne doute pas que chacun d'eux en ait un. En faisant le tour et en s'alignant avec les arbres du fond, on peut passer sans être distingués pour rejoindre la porte arrière.
- Aucune trace d'Elise ?
- No… ah ! Attends ! Eh eh… merci le miroir ! Oui, elle est là. Assise à une table, dans un coin près de la cheminée. Elle est vivante. Elle est penchée sur de la paperasse.
Une idée germa dans la tête de Mathias.
- Allumée ou éteinte la cheminée ?
Tino avait eu la même idée. Il se tourna vers Mathias et ils échangèrent un franc sourire de vilain garnement.
Affaire à suivre...
