Bonjour à tous !

Je suis toujours ravie de voir à quel point vous suivez encore cette fic de 3km de long. Très sincèrement, et je sais que ça peut paraître répétitif, voire ça peut même perdre un peu de sa valeur, mais quand bien même, ça vient toujours du fond du coeur : merci. Et je ne cesserai jamais de vous remercier, sachant qu'il m'est impossible de vous faire part de mon sentiment de gratitude autrement que par ce petit mot. Donc, encore et toujours, mais profondément et sincèrement, merci.

Sayuki-chan : ne t'inquiète pas, l'important n'est pas de laisser une review coûte que coûte. L'essentiel à mes yeux est que le distraction soit là :) Si le plaisir de la lecture est là, alors le compte est bon pour moi. Mais merci quand même d'avoir pris la peine de laisser un commentaire, ça ne peut que me toucher évidemment ;)

Prénoms cités dans ce chapitre :

Norvège : Lukas Bondevik

Danemark : Mathias Køhler

Islande : Emil Steilson

Hong Kong : Jia Long Wang

Taïwan : Mei Wang

Chine : Yao Wang

Japon : Kiku Honda

Corée du Sud : Yong Soo Im

Bonne lecture !

Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz


Affaire 8 : Tout juste arrivés, c'est le bazar

Jia Long observait distraitement Emil concentré sur les verres à bière. Toujours au téléphone, il avait écarquillé les yeux lorsque Mei lui avait appris que sa tante était arrivée. Rectification : lorsqu'elle le lui avait rappelé. Il se frappa le front du plat de la main :

- J'avais complètement zappé qu'ils arrivaient aujourd'hui !

- Bon, t'imagine bien que papa les occupe. Mais il m'a demandé de t'appeler parce qu'il commence sérieusement à s'inquiéter pour Kiku.

- J'en sais rien, moi, où il est.

- Et tu pourrais pas rentrer à la maison ?

- Ça fera pas plus revenir Kiku.

A l'autre bout du combiné, Mei semblait ennuyée.

- Je sais bien, mais...

Jia Long eut alors un éclair d'illumination tandis qu'il suivait toujours Emil du regard.

- Attends, j'ai une idée. On se retrouve à la maison. Bye.

Mei ne put rien ajouter que Jia Long avait raccroché. Il alla retrouva Emil à grandes enjambées. Ce dernier était en train de régler à la caisse.

- Faut que je rentre. J'ai un petit souci familial.

Ils sortirent de la boutique et Emil se demanda un instant pourquoi il avait acheté un truc pareil pour un colocataire de dix mois. Il ne réagit qu'après à ce qu'avait dit son copain. Ces derniers jours, Emil était bien long à la détente. S'il ne connaissait pas sa situation du moment, Jia Long aurait cru que le froid hivernal avait congelé la cervelle de son copain.

- Ah ? Bon bah... je vais rentrer alors.

- De un, je te signale que tu n'as pas le cadeau de ton frère. Tu vas pas me dire que tu vas rentrer avec seulement un cadeau pour le coloc' et pas pour ton frère aîné. Sérieusement ? Et de deux, en fait, je vais peut-être avoir besoin de Lukas. Et si tu pouvais venir aussi, ça me ferait hyper plaisir.

- Allons bon.

Cette demande n'avait pas l'air d'enchanter des masses Emil.

Jia Long sortit le grand jeu. Il enlaça par derrière son copain et le cajola comme une peluche en plein milieu de la rue. Ce qui rendait extrêmement tendu Emil. Les élans d'affection, ce n'était pas son truc. Et encore moins en plein cœur de la capitale norvégienne.

- Milou, s'te plaît, supplia Jia Long, envoie un message à ton frère et dis-lui de nous retrouver chez moi.

- J'imagine que tu appelles le détective qui est en lui. Mais pourquoi moi je devrais venir ?

- Me laisse pas tout seul. Déjà que j'ai du mal à supporter mon vieux d'ordinaire alors avec ma tante en prime... Tu comprendras si tu viens à la maison.

- Tu me lâches si je te dis que je viens ?

Jia Long hocha la tête. Alors, dans un soupir, Emil accepta. Il sortit son téléphone portable et envoya vite fait bien fait sans autre formule un SMS à son frère aîné. Puis, il attrapa la main de son copain et ils s'en allèrent rejoindre le métro.

Emil se fit la réflexion que, visiblement, Jia Long était bien plus préoccupé par sa situation familiale que par le potentiel cadeau qu'il pourrait faire à Lukas. Ce qui, en soit, était une bonne chose : il allait avoir la paix.

Lorsqu'ils arrivèrent dans la maison attenante au restaurant chinois, ce dernier était fermé. Un jour de congé habituel qui avait permis à Jia Long de se libérer pour une virée en ville. L'un comme l'autre furent extrêmement content de trouver enfin la chaleur d'un foyer familial. Jia Long claqua la porte derrière lui. Aussitôt des chaussons sur le parquet à l'étage se firent entendre, on dévala les escaliers et la jeune sœur de Jia Long apparut au fond du vestibule, toujours aussi pimpante de vie. Elle était accompagnée d'un jeune homme qui la suivait discrètement.

- Ah Long ! T'es enfin rentré ! Regarde, c'est Daisuke. Ça faisait tellement longtemps qu'on l'avait pas vu.

Jia Long se débarrassa de son manteau et de son écharpe. Aussitôt après, il entreprit de faire les présentations.

- Daisuke, mon copain Emil. Emil, mon cousin Daisuke.

Les deux hommes échangèrent des politesses rapides dues à leur gêne respective face à l'inconnu. Jia Long se tourna vers sa sœur.

- Le frère d'Emil va se ramener. Si Kiku a vraiment disparu, il aura qu'à le retrouver.

- Oh mais oui ! En super détective qu'il est !

Mei sautilla sur place ravie du plan de son frère. Face à l'air interrogateur de son cousin, elle raconta à toute vitesse qui était Lukas Bondevik. Puis, elle les entraîna tous vers la salle à manger.

Lorsqu'ils pénétrèrent dans la pièce, ils découvrirent Yao en train de servir le thé à une femme d'âge mûr en plein bavardage chinois. Elle parlait à une vitesse ahurissante accompagnée de grands gestes. Sa peau était bien bronzée et il se dégageait d'elle un petit air marin. Elle partait parfois dans de grands éclats de rire avec Yao. Les deux semblaient faire la paire.

Emil glissa à l'oreille de Jia Long :

- C'est la sœur de ton père ? Ils se ressemblent dis donc.

- Pas du tout, lui répondit-il avec un large sourire

Apparemment la confusion que venait de faire son compagnon prêtait à rire. Ce dernier était plutôt perplexe de recevoir une telle réponse.

- C'est l'ex-femme de Kiku. Elle n'a rien à voir avec Yao sinon justement leur caractère commun. Mais que veux-tu ! Entre une Okinawaïenne pure souche et un Chinois, y a moins de différences qu'avec un Japonais coincé du train arrière comme mon oncle. Je me demande encore pourquoi ils se sont mariés un jour ces deux là, d'ailleurs.

Emil en tomba des nues. En l'espace de quelques heures, il venait de découvrir à son copain un frère aîné résident en Chine, une tante divorcée de son oncle japonais et un cousin issu de ce mariage caduc. Ça commençait à faire beaucoup.

Yao et l'ex-femme de Kiku s'aperçurent alors de la présence des jeunes gens.

- Oh ! Mais c'est le petit Jia Long ! Mon dieu, ce qu'il a grandit ! C'est fou ce que tu as pris de Yao ! s'exclama la mère de Daisuke en chinois

- Bonjour, tante Kamado. Bon voyage ?

- Epuisant, mon chou ! En même temps plus de 20h pour venir jusque chez vous ! Mais ça faisait tellement longtemps qu'on s'était pas vu que ça en valait la peine. Et t'as vu ton cousin ?

Elle fit signe à son fils de s'approcher, ce qu'il fit docilement.

- Dai-chan, plus ça va, plus on dirait son père. Je sais pas si c'est une bonne nouvelle, ça, par contre, ah ah !

Elle échangea un éclat de rire avec Yao qui lui présenta sa tasse de thé fumante. Elle en avala aussitôt une gorgée, faisant fi de la température de la boisson. Le breuvage sembla l'apaiser, car aussitôt après elle reprit calmement :

- Il est tout mignon ton petit copain, Mei. Tu me le présentes ?

Mei et Jia Long jetèrent un coup d'œil à Emil, resté légèrement en retrait, échangèrent un regard étonné et ne purent finalement s'empêcher d'éclater de rire face à la méprise. Emil n'avait bien entendu rien compris. Désorienté, il jeta un coup d'œil à Jia Long. Tante Kamado perçut le malaise et rectifia de suite le tire en utilisant un anglais fortement accentué :

- Enchantée. Je suis la tante de Jia Long et Mei, Ôshiro Kamado. Je suis heureuse de voir que ma petite nièce s'est trouvé un jeune homme aussi charmant.

Emil ne sut que répondre, complètement dérouté par cette approche. Entre deux rires, Mei expliqua à sa tante :

- Non, tata, ce n'est pas mon petit copain. C'est celui de Long.

- Je te présente Emil, ajouta ce dernier en passant un bras par-dessus l'épaule du jeune homme

L'espace d'un instant, le visage de tante Kamado se figea, voire se raidit. Elle demeura quelques secondes sans voix, avant finalement d'avaler une nouvelle gorgée de thé brûlante.

- Et bien, dit-elle dans sa langue natale, l'attrait pour les hommes... c'est de famille à ce que je vois.

- Euh... elle a un problème avec nous ? demanda discrètement Emil

Jia Long le rassura aussitôt.

- Non, non, t'inquiète. Ça lui rappelle juste des souvenirs. Et puis, c'est son caractère rêche. Mais elle s'en contre-fiche sinon.

Yao se leva subitement.

- Mais installez-vous, les jeunes, installez-vous. Je vais chercher d'autres tasses et des friandises. Ce qu'il fait froid dans ce pays !

- C'est bien vrai : on se croirait à l'ère glacière ! Qu'est-ce que t'as été te planter dans un pays pareil sérieusement ? J'en reviens toujours pas. M'enfin, tu dois faire des affaires avec tes soupes de nouilles !

Ils prirent place, même si Emil se retrouvait de plus en plus gêné d'être inclus dans cette réunion de famille improvisée. Il connaissait à peine Mei, alors les autres ! Il fit le tour de la table des yeux. L'autre oncle de Jia Long ne semblait pas être là. Il se pencha alors vers son compagnon.

- Pourquoi t'as voulu que je vienne ?

- Parce que c'est mieux quand t'es là.

- Juste pour ça. Tu te fous de moi ?

Soudain, il jeta un coup d'œil à l'heure sur son portable. Où était donc passé son frère ? En général, lorsqu'un mystère l'appelait, il rappliquait dans le quart d'heure.

- Et je croyais que ton oncle avait disparu. Ils ont pas l'air de s'en inquiéter, eux ? T'es sûr que c'est anormal ?

Jia Long hocha la tête affirmativement.

- Mon oncle est quelqu'un de très ponctuel et prévenant. Il ne s'absenterait jamais sans prévenir. Pas comme Yong Soo. Un électron libre, lui. Et puis, il répond pas au téléphone.

- Mais si ça vous paraît si bizarre que ça, pourquoi vous prévenez pas plutôt la police au lieu de vouloir ramener Lukas ici ? Il va encore monter sur ses grands chevaux et fanfaronner.

Emil croisa les bras.

- Disons qu'on a une petite idée de la raison pour laquelle on serait tout d'un coup sans nouvelle de lui.

- Qui est ?

Jia Long n'eut pas le temps de répondre. Yao était revenu avec un large plateau. Il disposa des tasses, des bols garnis de gâteaux caramélisés, fourrés à la pâte de haricots ou de thé vert. Kamado s'empara aussitôt de l'un d'eux.

- Quel délice ! Il sait pas ce qu'il manque, le Kiku. Ta cuisine est toujours aussi excellente, Yao.

Yao la remercia puis servit le reste de la table en thé.

Emil se demandait encore ce qu'il faisait là. Et commençait à s'impatienter de voir son frère aîné débarquer. Non pas qu'il lui manque véritablement. Mais c'était très étrange qu'il ne soit pas déjà là, alors qu'il avait vraisemblablement une disparition sur les bras. Quoique pour ça aussi, il se posait de plus en plus de questions. Peut-être que Kiku et Lukas étaient en train de prendre un verre ensemble dégoisant sur l'ex-femme de l'un et le presque ex-colocataire de l'autre. Emil secoua vigoureusement la tête. Cela ne rimait à rien.

Il repensa à ses achats de Noël, son cadeau pour Mathias, celui qu'il n'avait pas encore pour Lukas. Ça aussi, ça n'avait aucun sens.

Et la dispute continuelle entre son frère et le colocataire n'avait pas plus de signification. A croire que toute la vie actuelle d'Emil tournait en rond, dans le néant même de la signification ! Il se prit la tête entre les mains intérieurement.

C'est alors que la sonnette de la porte d'entrée résonna. Jia Long et Emil se jetèrent un coup d'œil entendu, puis se levèrent en même temps. Lorsqu'ils ouvrirent la porte d'entrée, Lukas se tenait devant eux, les bras croisés, le regard plus sombre et froid que jamais.

- Désolé, j'ai eu un contretemps.

Oh oui ! Un contretemps de type masculin, aux cheveux blonds en pétard, déterminé à faire entendre sa voix et qui, au passage, se trouvait derrière le détective, les mains dans les poches.

Emil ne voulait même pas savoir ce qui s'était passé.


Affaire à suivre...