Bien le bonjour !
Je me rends compte que je fais une affaire centrée sur l'école pile au moment de la période des examens et tout… OTL Désolée… J'espère que ça passe bien pour vous tous ! Je vous apporte un petit oasis de distraction, la seule chose que je puisse faire pour vous soutenir :)
Prénoms cités dans ce chapitre :
Norvège : Lukas Bondevik
Danemark : Mathias Køhler
Sealand : Peter
Wy : Abigail
Moldavie : Vassili
République Turque de Chypre du Nord : Rauf
Bonne lecture !
Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz
Affaire 9 : Le complot contre Peter
Peter se rua sur son bureau. Il prit les morceaux de papier que représentait son devoir et les laissa filer entre ses doigts comme s'ils n'avaient été rien de plus que du sable. Ses yeux s'embuèrent : il avait fini son devoir en avance pour une fois. Et il avait eu la sensation de l'avoir bien fait…
Abigail et Rauf s'approchèrent. Peter pointa alors du doigt ce dernier.
- C'est toi !
Rauf marqua un temps d'arrêt avant d'écarquiller les yeux. Il cogna sa tempe d'un doigt.
- N'importe quoi. Pourquoi je ferais une chose pareille ?
- Parce que t'es jaloux !
- Si j'avais vraiment été jaloux du travail de quelqu'un, ça n'aurait certainement pas été du tien. Je m'en serais plus pris à Abigail, tiens !
Abigail croisa les bras à la remarque. Quelle bonne nouvelle de savoir que ses devoirs étaient si peu en sécurité. Elle soupira et ramassa un morceau de papier où était marqué « roc à la Fra » et le reposa avec les autres sur le bureau. Peter se laissa tomber sur la chaise et se prit la tête entre les mains.
- Comment je vais faire ?
Abigail mit les mains sur les hanches.
- C'est évident, non ? Tu vas tout raconter au prof en lui amenant les morceaux de papier. Et je témoignerai en ta faveur. Pas la peine de te prendre la tête là-dessus et de mentir pour rien. Ce n'est pas comme si tu jouais ton année là-dessus. Le prof n'est pas un monstre.
- Mais c'est pas ça, le problème, gémit Peter, déjà la boule de neige de l'homme invisible ce matin et puis maintenant mon devoir déchiré… comment je vais faire pour vivre avec un serial killer à mes trousses ?
Rauf ne put s'empêcher d'exploser de rire tandis qu'Abigail se frappa le front de la paume de la main.
- Un serial killer, Peter, marmonna-t-elle entre ses dents, ne s'en prendrait pas à ton devoir de socio et ne te tirerait certainement pas dessus à coup de boules de neige…
- Mais y a bien quelqu'un qui m'en veut !
Le professeur pénétra dans la salle, ce qui coupa court à la conversation. Abigail et Rauf prirent place face à leur pupitre. La jeune fille soupira et déclara :
- C'est sûr que ce n'est pas très gentil de la part de celui qui a fait ça…
La fin de la matinée se déroula sans encombre mais Peter était désormais nerveux à l'idée de quitter la salle de classe. Pour une fois, il aurait bien aimé avoir cours pendant quatre, cinq, voire six heures d'affilés ! Pourtant, la sonnerie annonça le déjeuner, et avec, l'estomac de Peter qui réclamait son dû. Alors que les autres élèves étaient déjà sortis rejoindre le réfectoire, leur déjeuner sous le coude, Peter avait décrété plus sage de prendre toutes ses affaires avec lui, quand bien même il revenait dans la même salle pour le prochain cours. Abigail était finalement la seule à l'attendre. Il était donc encore en train de ranger consciencieusement, en énumérant stylos, cahiers, livres et autres afin de graver dans son esprit la liste, quand Vassili passa la tête par la porte de la salle de classe.
- Bon, qu'est-ce que vous faites ? J'ai faim, moi.
- Peter juge bon de se protéger du crétin qui a déchiré son devoir, expliqua Abigail la balle aux pieds par ennui
- Ah bon ? Qu'est-ce qu'il s'est passé exactement ?
Peter raconta les évènements de la matinée avec une certaine aigreur dans la voix. Au même moment, Mathias passait devant la classe. Apercevant les collégiens, il vint leur parler :
- Vous avez pas faim, les gosses ?
- Si, geignit Vassili en croisant les bras sur le ventre
- Bah, Peter, qu'est-ce que tu fais ?
Mathias eut alors un petit sourire et se frotta le menton d'un doigt songeur.
- Eh, eh… ne me dis pas que t'as décidé de faire l'école buissonnière, mon gars.
A bout, Peter expliqua une nouvelle fois ce qu'il s'était passé et remit sur le tapis l'histoire de la boule de neige lancée par un tireur invisible. Abigail soupira et décréta qu'elle allait manger. Vassili ne savait pas trop s'il devait attendre son ami d'enfance ou pas. Mais il était trop affamé et son estomac décida qu'il était plus intéressant de courir après Abigail jusqu'au réfectoire.
Une fois seul, Peter fit la moue et croisa les bras. Il se sentait incompris et menacé. Constatant qu'il boudait, Mathias s'approcha de lui. Il s'appuya contre le pupitre de Rauf.
- C'est pas grave, c'est qu'un devoir. Tes amis doivent t'attendre pour manger, non ?
- Personne ne me prend au sérieux, mais moi, je trouve ça trop bizarre… Y a jamais personne à mon arrêt le matin… et puis mon devoir… qui ? Et pourquoi ?
Mathias s'agenouilla près de Peter.
- Tu veux que j'en parle à Lukas ?
Mais Peter était enferré dans son humeur et continuait à marmonner.
- De toute façon, c'est toujours comme ça… les autres s'en foutent de moi.
Mathias eut un petit sourire contrit. Il se releva alors et ébouriffa les cheveux blonds du jeune garçon.
- Je vais les surveiller, moi, tes affaires. Aller, va retrouver tes potes.
Peter leva vers lui de grands yeux surpris. Il y eut un brin d'interrogation dans son regard avant qu'il ne saute de son siège, retrouvant le sourire.
- T'es sûr que ça te dérange pas ?
- Mais non, t'inquiète. J'ai déjà mangé de toute façon.
- Merci Mathias !
Et Peter courut rejoindre le réfectoire après avoir enfilé rapidement veste et couvre-chef.
Le reste de la journée se déroula beaucoup plus tranquillement. A 13h15, c'était l'heure de la véritable récréation qui durait un bon quart d'heure avant d'entamer la dernière heure et demi de cours. Vassili et Rauf suivaient un cours d'anglais tandis qu'Abigail et Peter, du fait de leur bilinguisme de naissance, avaient opté pour un cours de musique. Même si, en vérité, Peter avait pris cette option uniquement pour être avec son amie. Mais il devait bien avouer que c'était tout de même amusant.
A 15h, lorsque la journée s'acheva, tout le monde alla reposer l'instrument qu'il avait choisi avant d'attraper son sac et de sortir, sûrement pour profiter de la neige qui tombait encore. Malgré tout, une pointe d'anxiété demeurait. Peter avait besoin avant de quitter la classe de vérifier une nouvelle fois ses affaires. Il passa en revu soigneusement tout le contenu de son sac. Ce qui ne fit qu'agacer une fois de plus Abigail qui soupira.
- Tu peux passer à autre chose ?
Peter ne lui répondit pas. Elle haussa les épaules et déclara qu'elle partait rejoindre les autres dans la cour.
- On va faire une partie de foot.
Elle partit en dribblant sans plus se soucier de son ami. A dire vrai, Peter n'avait pas vraiment remarqué qu'elle était partie. Le nez fourré dans sa trousse, il écarquilla soudain les yeux.
- On m'a volé deux stylos et ma règle ! s'écria-t-il en se tournant vers la porte
Peter se rendit alors compte qu'il était seul.
Il chercha partout pour voir s'il n'avait pas fait tomber d'une manière quelconque ses stylos et sa règle, mais rien. Il alla même jeter un coup d'œil dans les précédentes salles. Sur le chemin, il croisa une fois de plus Mathias, qui fermait alors les portes du premier étage après un dernier tour d'inspection.
- Et bien ! On n'arrête pas de se croiser, dis-moi. En même temps, ce n'est pas une école très grande, hein. Tu cherches quelque chose ? demanda-t-il en constatant que Peter avait à peine fait attention à lui et avait pénétrer dans une salle.
Il farfouillait partout dans son pupitre et ceux alentours. Il n'avait pas souvenir avoir prêté quoique ce soit à Abigail ni à Rauf, ces deux voisins. Il répondit finalement à la question de Mathias. Ce dernier proposa de l'aider à chercher.
- Tu y tenais particulièrement ?
- Non, mais il se passe trop de choses bizarres aujourd'hui pour que je laisse passer ça.
- Ah, bleu et vert, les stylos, c'est ça ? Et une règle en aluminium ?
Peter acquiesça. Mathias extirpa alors de la corbeille près du tableau les deux stylos brisés en deux et la règle tordue. Le jeune garçon se précipita sur les mains grandes ouvertes de Mathias.
- Mais… mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? s'exclama-t-il pris de panique, pourquoi on s'en prend à moi depuis ce matin ?
Il leva la tête vers Mathias, qui passa une main dans ses cheveux, ne sachant trop quoi répondre. Il finit par jeter les débris de stylo et lui tendit la règle.
- Un bon coup de marteau et ça devrait le faire. Ton père devrait avoir ça, non ?
Un peu hébété, Peter garda ses yeux rivés sur sa règle toute tordue on-ne-savait-comment. Mathias lui tapota l'épaule et le força à sortir de la pièce.
- Un petit plaisantin qui veut te faire une farce ?
- Ça va faire la troisième de la journée dans ce cas…
- Quelqu'un qui veut attirer ton attention parce qu'il ou elle t'aime ?
Mathias pouffa de rire. Peter se contenta de le juger, les lèvres pincés.
- Même toi, tu te rends compte que ton hypothèse est parfaitement ridicule.
Le nouveau surveillant lui ébouriffa les cheveux.
- Arrête, tu vas finir par parler comme Lukas.
- Il vaudrait peut-être mieux finalement, si je veux comprendre ce qui m'arrive et qui s'en prend à moi. Tu réalises que je suis au cœur d'un complot ?
Peter avait maintenant des étoiles dans les yeux. Il était au cœur de l'action, une pauvre victime innocente torturée par une main invisible ! Il n'avait pas vu les choses sous cet angle, et tout à coup, les évènements prenaient une tournure excitante. Après avoir rapidement salué Mathias, il partit en trombe rejoindre ses camarades dans la cour. Il avait vaguement souvenir d'Abigail parlant d'une partie de foot.
Il était incroyable de constater la vitesse à laquelle les émotions allaient et venaient chez Peter. C'était très succinct mais intense.
Peter débarqua dehors, requinqué. Si quelqu'un voulait s'en prendre à lui et bien soit, il serrait un super détective et lui sauterait dessus dès que l'occasion se présenterait.
- Les gars, je suis l-aïe !
Peter venait de se prendre le ballon de foot dans la figure. Lorsque la douleur lui passa un peu, il aperçut ses amis se tourner vers lui tandis qu'un garçon à la peau chocolat bloquait la balle sous son pied.
- Vous pourriez faire un peu attention, quand même, les gars, déclara Peter avec un petit rire, ça fait un peu mal le ballon dans la face.
Ses camarades le dévisagèrent.
- M'enfin, qu'est-ce que tu racontes encore, répliqua Rauf en croisant les bras, Abigail vient juste de se faire piquer la balle par Ruben. Ça se voit, non ?
- Et mon visage qui devient rouge, c'est du ketchup ?!
- C'est le froid ! déclara Abigail en posant les mains sur les hanches, t'as dû débouler trop rapidement depuis le hall. Changement de température trop rapide.
- Bla bla bla, on s'en tape. On peut revenir à la partie ?
Exaspérée, Abigail donna un coup de pied dans la balle qui était toujours coincé sous le pied de Ruben et l'envoya dans l'estomac de Rauf avec une force étonnante. Vassili, qui occupait le poste de gardien, plaqua ses manches trop longues sur la bouche.
Peter les entendait à peine. Pas moyen qu'il ait rêvé ce ballon. Les joueurs avaient le dos tourné, mais Vassili était dans les buts. Il n'avait pas pu ne pas voir un ballon s'écraser sur le visage de son meilleur ami ! Chose que Peter lui demanda de confirmer.
- Ben… j'ai pas bien vu en fait… j'étais concentré sur le jeu de jambes entre Abi' et Ruben. Tu sais comment ça va vite avec eux…
Peter fit la moue. Encore une fois, on s'en prenait à lui. Mais ça n'allait pas se passer comme ça, cette fois ! Il fonça droit devant lui en supposant que c'était l'endroit d'où on avait tiré.
- Eh ! Peter ! Tu joues pas finalement ?
Mais Peter avait déjà atteint la sortie du collège. Il observa les alentours. Quelques élèves passèrent devant lui pour rejoindre l'arrêt de bus en contrebas. Certains couraient et se jetaient pour glisser à plat ventre sur la pente douce. Soudain, Peter partit en avant également et dévala à son tour comme un pingouin l'allée enneigée.
Quand sa glissade s'arrêta sur le trottoir devant deux dames qui le dévisagèrent avec surprise, Peter se releva aussitôt et serra les poings.
On l'avait clairement poussé !
Mais, en haut de la côte, ne se trouvait personne.
Ah !
Si ! Là, dans les hauts sapins et les fourrés, sur la droite, une ombre !
Peter en était certain : il était face à son agresseur ! II le prit aussitôt en chasse.
Il se rua sur les conifères. Il apercevait toujours de loin cette silhouette. Il courait à en perdre haleine, bousculant les passants qui rouspétaient, dérapant parfois sur de la neige trop tassée. Il courait et glissait, prenant mal ses virages et percutant des congères. A un moment, cependant, Peter crut bien qu'il allait rattraper l'inconnu, celui-ci (ou celle-ci ? emmitouflée comme elle l'était, la personne était indéfinissable) ayant ralenti l'allure, visiblement indécis sur le chemin à prendre. Néanmoins, il s'était encore fait distancé.
Peter déboucha bientôt sur la grande route qu'était Edvard Munchs vei, juste à côté de chez lui. Il dut bientôt se rendre à l'évidence : la silhouette avait disparue. Peter reprit son souffle en jetant des coups d'œil de tous côtés. La nuit était tombée et il ne voyait guère plus que ce que les réverbères voulaient bien révéler.
Le jeune garçon sursauta presque en prenant conscience de la nuit. Inquiet, il sprinta sur les derniers mètres qui le séparaient de chez lui. Il gravit les marches quatre à quatre, ouvrit et referma aussi sec derrière lui.
Au cas où vous ne l'auriez pas reconnu, Ruben est le prénom humain que j'ai choisi pour Cameroun en référence au premier politicien à avoir revendiqué l'indépendance de son pays. Oui, je sais, j'ai fait de Cameroun un jeune adolescent mais je le voyais trop jouer au foot avec eux alors j'ai pas pu résister… Et je craque trop pour son chibi…
En attendant : Affaire à suivre…
