Salut tout le monde !

Voici l'avant-dernier chapitre de cette affaire 9. Dans deux semaines, on passe aux choses sérieuses mouahahah *s'étouffe avec sa propre salive*

Et j'en profite pour répondre à mellyrn : Tout d'abord merci beaucoup pour ton commentaire ! ça me fait toujours plaisir de lire vos réactions o/ Et bien nous sommes deux, à avoir tendance à s'occuper de tout x) Et je pense pouvoir affirmer sans trop me tromper qu'il doit y avoir d'autres encore dans l'assistance qui sont comme ça aussi, fondons un club ! ah ah XD De mon point de vue, Peter est une tête à claque et c'est très amusant en effet de le mettre sur le devant de la scène. Si je pouvais, j'écrirais bien sa vie au collège entouré des autres parce que je me suis vraiment beaucoup amusé en écrivant cette petite affaire :) ça me rappelle beaucoup les épisodes de Détective Conan qui se concentrent sur lui et ses petits camarades. Bon sang, qu'est-ce que je blablate quand même… Pardon ! Merci encore pour ta review en espérant que la suite te plaira tout autant ! o/

Prénoms cités dans ce chapitre :

Norvège : Lukas Bondevik

Suède : Berwald Oxenstierna

Sealand : Peter

Wy : Abigail

Moldavie : Vassili

Bonne lecture !

Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz


Affaire 9 : L'empreinte du passé

Peter venait d'achever son récit. Il soupira, se demandant bien qui pouvait lui en vouloir ainsi et pourquoi. Hanatamago le regardait avec des yeux pleins de vie, toujours prête à jouer. Peter lui attrapa machinalement les pattes avant.

Quant aux deux adultes qui l'entouraient, l'un était particulièrement songeur tandis que son père avait le regard dur, les sourcils froncés. Et pour une fois, son regard courroucé signifiait bien ce qu'il représentait.

Berwald avait senti poindre l'angoisse mais surtout la colère lorsqu'il avait pris conscience qu'on s'en prenait réellement à son fils sans raison apparente. Un crime qui devait être châtié. On ne touchait pas à sa famille ! Il jeta brusquement un regard en direction du Lukas et pinça les lèvres. Quelqu'un d'extérieur à la scène aurait cru qu'il s'apprêtait à le sermonner. Néanmoins, Lukas n'en fit rien évidemment. Il se contenta d'inspirer profondément avant de revenir sur Peter.

- Décris-moi de nouveau précisément ce fuyard que tu pourchassais.

Peter planta la paille dans la briquette de jus de fruit tandis qu'il rassemblait ses souvenirs.

- Il avait une doudoune à capuche doublée… verte ! Oui, elle était vert pétant. C'était très moche. Et puis… hum… un pantalon sombre… bleu ou noir ? Je sais plus. De bottes, pour sûr. Mais faudrait être crétin pour ne pas en avoir aux pieds par ce temps.

Il aspira une grande gorgée de jus de fruits.

Lukas sauta sur ses jambes et fila dans l'entrée récupérer de quoi se couvrir. Berwald le suivit aussitôt dans son mouvement.

- Viens Peter, l'appela Lukas, je vais avoir besoin de toi.

Ils se retrouvèrent bientôt tous les trois dehors, dans le froid et la nuit. Peter frissonna et renifla bruyamment. Berwald lui passa un mouchoir avant de lui tapoter la tête dans un geste affectif. Hanatamago était toute contente de pouvoir profiter d'une sortie improvisée dans la neige. Elle se fondait parfaitement dans le paysage avec son pelage aussi blanc que la neige fraîche. Elle disparaissait parfois dessous tant elle était petite et on ne percevait plus d'elle que ses petits aboiements. Le froid ne semblait pas l'incommoder outre-mesure.

Lukas avait un instant observé l'allée avec minutie. Il neigeait encore mais les flocons étaient moins nombreux et moins imposants. Les empreintes devant les escaliers n'étaient pas encore recouvertes, ce qui leur laissait une chance d'en apprendre un peu plus sur l'individu.

- J'aurais besoin d'une lampe de poche.

Berwald hocha la tête et s'en alla chercher ce qu'il fallait. Peter quant à lui mit ses mains en porte-voix.

- Hana' ! cria Peter, viens là. Tu vas déranger le détective. Viens, Hana'.

Aussitôt, la petite chienne se précipita avec bonheur vers son compagnon, qui la prit dans ses bras. Elle lui lécha par à-coups sa joue ce qui fit faire la grimace à Peter. Ce n'était pas ce qu'il y avait de plus agréable par une journée d'hiver.

- Ça, c'est mes empreintes, affirma le jeune garçon à Lukas qui s'était penché vers l'une d'elles

- Je sais, murmura-t-il concentré

Berwald revint avec une lampe qui projetait au moins autant de lumière que les réverbères alentours. Il la donna à Lukas qui s'était éloigné pour se retrouver face à la boîte aux lettres.

- Tu as consulté ton courrier aujourd'hui ?

- Ah, non.

Berwald extirpa son trousseau de clés et ouvrit la boîte. Dedans, s'entassaient des dizaines d'enveloppe non-timbrées et ne comportant aucune inscription, que ce soit sur le recto ou le verso. Berwald écarquilla légèrement les yeux et on avait l'impression qu'il était prêt à étrangler celui qui avait osé bourrer sa boîte aux lettres. Mais ce n'était ni plus ni moins que de la surprise.

Sans demander l'autorisation, Lukas se permit de prendre l'enveloppe qui trônait au-dessus des autres. Il l'inspecta sous tous les angles tandis que Peter se rapprochait de lui, désirant lui aussi tout inspecter.

- C'est la dernière qu'on a déposé.

- Comment ça ? demanda Peter, un brin excité par les déductions que Lukas pouvait apporter

Le détective désigna une paire d'empreintes à ses pieds.

- Elles sont plus fraîches que les tiennes qui sont juste à côté. On est donc revenu après que Peter est rentré à la maison. Empreintes qui font à peu près ta taille mais les marques ne sont pas les mêmes. Ce n'est ni une marque célèbre, ni une marque norvégienne. Le coupable fait à peu près ta taille, à moins qu'il n'ait des pieds extrêmement petits proportionnellement au reste de son corps.

- En même temps, j'étais au collège toute la journée, donc lui aussi doit être élève à Ellingsrud.

- Erreur. Même s'il s'avère qu'il a peu ou prou ton âge, il n'est pas forcément de ton école. Il est assez facile de pénétrer dans un collège norvégien, d'autant plus si on à l'âge adéquat. Rien ne nous dit que cet individu va à Ellingsrud. De plus, tu as dis toi-même que son blouson était d'une couleur hideuse. Si, alors même que tu lui courais après, tu es capable d'avoir eu un ressenti aussi violent sur la couleur d'un vêtement, c'est que cette couleur était très vive et marquante. Si le coupable était dans ton collège, tu aurais depuis longtemps croisé cette personne au blouson vert criard. Hors, ce n'est pas le cas.

- Il l'a peut-être acheté récemment, proposa innocemment Peter qui fut approuvé par Hanatamago qui aboya

- On ne décide pas de s'en prendre du jour au lendemain à quelqu'un comme on l'a fait avec toi, Peter. S'il l'avait acheté récemment, il t'avait sûrement déjà dans sa ligne de mire, donc il aurait plutôt acheté quelque chose de discret. S'il portait une veste à la couleur si criarde, c'est qu'il n'avait pas le choix.

- Ses parents n'ont pas voulu lui en acheter une autre… ?

Lukas ne prêta pas attention à cette dernière remarque et ouvrit l'enveloppe. A l'intérieur se trouvait une feuille ocre sur laquelle on avait collé des lettres qui, même si elles venaient apparemment de divers horizons, s'accordaient parfaitement dans l'ensemble. Celles-ci formaient le texte suivant : « Pourriture ! T'es nul, t'es trop grand, trop carré et tu pues ! Toi, comme les deux autres ! »

Peter serra le poing.

- Il m'énerve encore plus ce type. Je sais pas qui sait, mais on n'insulte pas Abi' et Vassili !

- Il ne s'agit pas de tes amis et cette lettre ne t'est pas adressée.

Peter écarquilla les yeux. Hanatamago profita du relâchement musculaire soudain de son compagnon pour sauter par terre.

- Cette lettre est pour toi, Berwald. « Trop grand, trop carré », ce qui correspond à ta carrure. C'est clairement un enfant qui écrit ce message et qui entend vous insulter tous les trois, vous deux et Tino. Feuille ocre, grain épais, lettres colorées issues sûrement de magazines people ou de vie quotidienne. Le bord gauche prouve très nettement que cette feuille a été arrachée d'un carnet A4. Un carnet à dessin même.

Le détective plissa les yeux. Entre les carrés de lettres collées avec une précision parfaitement étrange, il entrapercevait des sillons dans le papier. Il se tourna vers le réverbère et aligna la feuille devant la lumière de sorte que l'opacité en était diminuée. Les sillons se révélaient être les traces de traits qu'on avait dessiné sur la feuille précédente. Il aperçu même une petite tache gaufrée qui ne pouvait être ni plus ni moins que les résidus d'un liquide séché.

Pour autant qu'il fût habile et perspicace, Lukas ne pouvait déterminer l'ensemble du dessin à cause du message.

De fait, Il ôta prestement les petits découpages qui se laissèrent faire sans résistance, les jetant dans la neige sans s'en préoccuper outre mesure. Hanatamago jubilait et s'amusait de cette pluie singulière.

Enfin, Lukas replaça la lettre à la lumière et put, cette fois, admirer un magnifique dessin qui malgré des traits grossiers, qui aurait pu le faire passer pour l'œuvre d'un enfant, laissait entrevoir un réel choix de la part de son auteur de le réaliser ainsi. Ce dessin était clairement le fruit d'un artiste.

Un jeune artiste visiblement.

Lukas détailla les trois personnages qui étaient parfaitement identifiable. Il jeta un coup d'œil à Berwald, fronça les sourcils, puis plia et rangea soigneusement la feuille dans la poche de son manteau.

Par la suite, il s'empressa d'ouvrir les autres enveloppes qui s'amoncelaient dans la boîte aux lettres à la recherche d'indices complémentaires.

La solution n'était pas loin !

Berwald rattrapait les feuilles que le détective délaissait négligemment dans la neige. Il les détailla, un peu abasourdi. Il repoussa ses lunettes sur son nez et fronça les sourcils, tentant de comprendre à son tour qui non seulement s'en prenait à son fils mais également à lui. Il avait été retirer le courrier comme à son habitude la veille. Quel corbeau, en l'espace de vingt-quatre heures, était aussi entêté pour accumuler une vingtaine d'enveloppes ?

- Le contenu est toujours le même, à quelques mots près. Rentrons.

Berwald hocha distraitement la tête. Il prit Peter par l'épaule et ils remontèrent l'allée.

Lukas, qui était alors derrière eux, en pleine réflexion, s'arrêta soudain. Il observa les empreintes laissées par les bottes de Berwald. Il alluma précipitamment la lampe-torche et se jeta quasiment dans la neige. Croyant qu'il s'agissait d'un jeu, Hanatamago sauta sur lui en aboyant gaiement mais Lukas la repoussa d'un geste vif. Elle s'en alla jouer ailleurs sans demander son reste. Berwald et Peter échangèrent un regard interrogatif.

Lukas détailla avec une attention toute particulière l'empreinte d'adulte avant de revenir brusquement sur celle de l'inconnu près de la boîte aux lettres. Il fit ainsi plusieurs allers-retours avant de déclarer, on-ne-peut-plus déterminé :

- C'est la même marque. D'où viennent les tiennes ?

Berwald balbutia quelques sons incompréhensibles avant de répondre :

- Suède.

Le visage du détective demeura inexpressif tandis que ses cellules grises s'agitaient en tout sens. Et soudain, un très léger sourire se dessina au coin des lèvres.

- Je sais qui est derrière tout ça.

- Ah ?

- Ton enfant.


Affaire à suivre…