Bonjour à tous ! J'espère que votre rentrée s'est bien passée ?

Nous sommes samedi, et qui dit "samedi" dit "publi" ! Je vous laisse donc découvrir le chapitre 5 d'Ascendant.

On se retrouve en bas :)


CHAPITRE 5

Mes yeux s'ouvrirent directement sur la fenêtre. Ravie, je constatais que la masse nuageuse était bien présente au-dessus de nos têtes, me garantissant de voir les Cullen au lycée aujourd'hui.

Je sautai rapidement dans un jean et un pull bleu marine avant de me diriger vers la cuisine pour déjeuner. Charlie était déjà attablé.

« Tu es bien de bonne humeur ce matin » s'étonna-t-il.

« C'est vendredi » lui expliquai-je simplement, comme si cela suffisait à justifier ma bonne humeur.

Après un haussement d'épaules, Charlie retourna à son journal, me permettant de déjeuner tranquillement. J'engloutis mon bol de céréales tout en pianotant sur mon portable, ouvrant le message qu'Edward m'avait envoyé la veille.

Si je me trouvais incroyablement stupide de m'émerveiller devant un simple SMS, je ne pouvais empêcher mon cœur de battre plus vite à chaque lecture, comme si je le redécouvrais à chaque fois.

Soudain, mon téléphone bipa dans ma main, me faisant sursauter, et un texto d'un expéditeur inconnu s'afficha sur mon écran.

Bon choix de pull )

Alice. J'étais sûre qu'il s'agissait d'Alice. Seule elle pouvait savoir comment je m'étais habillée il y a quelques minutes. Seule elle pouvait commenter mes choix vestimentaires sans aucune gêne.

« Qui est-ce ? » me demanda Charlie, étonné de me voir sur mon portable à table.

« Alice » répondis-je simplement.

Voulant me soustraire à plus d'interrogations, je me dépêchai de faire ma vaisselle avant de remonter me brosser les dents.

« Bonne journée » me cria Charlie d'en bas.

Je lui retournai la politesse tout en coiffant mes longues boucles brunes. L'image renvoyée par le miroir montrait une jeune fille avec une très bonne mine. Mes yeux pétillaient, mes joues étaient rosées, m'accordant plus de couleurs que je n'en ai jamais eu.

Prête pour ma journée, je descendis pour attraper mes clés de voiture lorsqu'un klaxon se fit entendre devant la maison. Surprise, je me rendis dans le salon pour observer la rue de derrière les rideaux.

Et mon cœur rata un battement.

Une Volvo argentée bien trop connue était garée sur la place précédemment occupée par Charlie, moteur éteint. Edward était au volant, seul, et regardait en direction de la maison. Dans ma direction.

Rougissante, je reposai mes clés de voiture pour ne prendre que mes clés de maison. Tandis que je verrouillais la porte d'entrée, j'entendis une portière s'ouvrir derrière moi.

« Le bleu te va à ravir » me souffla une voix des plus agréables.

La chaleur due à mes rougissements ne me quitta pas alors que je me retournai pour regarder mon visiteur.

« Merci » lui répondis-je sur le même ton, plongeant mes yeux dans les siens.

Un sourire étira ses lèvres avant qu'il ne glisse sa main dans mon dos pour me guider jusqu'à sa voiture. Arrivés devant, il me précéda pour m'ouvrir la portière côté passager, tout en me débarrassant de mon sac de cours.

« Quel honneur » pouffai-je, surprise mais touchée par ses attentions.

Edward ne me répondit pas, fermant la portière derrière moi. Il fit le tour de la voiture, déposant au passage mon sac de cours dans le coffre, puis se glissa sur le siège conducteur.

Alors que j'attendais qu'il démarre, il tourna ses yeux dorés vers moi. Son regard était intense, flamboyant, captivant. Le souffle me manqua tandis que je me noyais dans cette mer d'or chaleureux. La tête commença à me tourner à cause du manque d'air, et Edward rompit notre connexion en mettant le contact.

« As-tu bien dormi ? » me demanda-t-il.

« Comme un bébé. Et toi ? »

Une moue apparut sur son beau visage.

« Je ne dors pas » avoua-t-il tout en me jetant un coup d'œil pour guetter ma réaction.

« Tu… Tu ne… Tu ne dors pas ? » balbutiai-je.

« Jamais. »

Mes yeux s'écarquillèrent malgré moi tant j'étais surprise par cette révélation. Comme les nuits devaient paraître longues sans pouvoir plonger dans les bras de Morphée !

Edward n'attendit pas de réponse de ma part et appuya sur l'accélérateur en direction du lycée. Une partition jouée au piano envahit l'habitacle, instaurant une ambiance calme entre nous.

« Tu ne conduis pas tes frères et sœurs aujourd'hui ? » lui demandai-je après un moment.

« Non, je préfère de loin te conduire toi » me sourit-il. « C'est bien plus agréable ».

Décidément, je n'allais pas quitter mon statut de tomate s'il continuait à me dire de telles choses !

« Et de toute manière, tu te voyais vraiment faire le trajet avec Rosalie dans la voiture ? » reprit-il avec un sourire narquois.

Penser à sa sœur blonde me retourna l'estomac. Il était clair qu'elle me détestait et me méprisait simplement parce que j'étais humaine et que j'étais une intruse au sein de leur famille.

« Je suppose qu'elle ne valide pas du tout notre… rapprochement » hésitai-je.

Edward me lança un regard désolé avant de reporter ses yeux sur la route devant lui.

« Non, en effet. Mais je n'ai pas à écouter son avis » finit-il par dire.

Un soupire s'échappa de mes lèvres et le soulagement m'envahit. Il ne comptait pas arrêter de me voir, malgré la colère de sa sœur. Cette réaction égoïste m'énerva, mais je ne pouvais m'en empêcher. Je ne pouvais me passer d'Edward.

Tout à coup, je constatai que nous étions presque arrivés au lycée. Jetant un regard vers le compteur de vitesse, je constatai que mon chauffeur roulait à plus de cent-trente kilomètres par heure sur une route limitée à quatre-vingt-dix.

« RALENTIS » hurlai-je.

« Pourquoi ? » me demanda Edward, étonné de ma réaction.

« Tu roules largement au-dessus des limitations de vitesse ! »

« Bella… » tenta-t-il.

« Ralentis, bon dieu ! Je n'ai pas envie de mourir aujourd'hui ! » paniquai-je en lui coupant la parole.

« Bella, ne t'inqui… »

« Mais ralentis ! Charlie va t'arrêter et t'emmener au poste s'il t'attrape ! ».

« Bella, stop ! »

Surprise par son haussement de ton, je stoppai net mes protestations. Son regard était tourné vers moi et s'attendrit lorsqu'il remarqua mon expression effrayée. L'aiguille du compteur de vitesse diminua en même temps que la vitesse du véhicule.

« Bella » reprit-il. « Tu penses vraiment que Charlie arriverait à m'attraper et à me coller un PV pour excès de vitesse ? »

Au moment même où il prononça sa phrase, je compris mon erreur. N'osant pas ouvrir la bouche de peur de me ridiculiser, j'hochai lamentablement la tête.

« Tu oublies que j'ai un radar intégré » plaisanta-t-il en se tapotant la tempe, me rappelant ses capacités particulières. « Et en ce qui concerne ta mort » ajouta-t-il « cela n'arrivera pas avec moi ».

Mon cœur, qui peinait déjà à reprendre un rythme normal après cette frayeur, échoua de plus belle suite à cette phrase. Toutefois, je n'eus pas le temps de commenter puisque nous venions d'entrer sur le parking du lycée.

Comme d'habitude, la Volvo se retrouva garée à sa place habituelle. Comme d'habitude, tous les yeux se tournèrent vers le conducteur lorsqu'il sortit de l'habitacle, les filles pour le lorgner et les garçons par pure jalousie. En revanche, le fait qu'Edward fasse le tour de la voiture pour ouvrir la portière passager étonna tout le monde. Si Edward véhiculait ses frères et sœurs, jamais il ne leur ouvrait la portière de cette façon.

Les yeux des personnes présentes sur le parking ressemblaient à des soucoupes tandis que je m'extirpai de la voiture tout en m'aidant de la main qu'Edward m'avait tendue. Le contact de sa peau froide contre la mienne apaisa mes tourments face aux ragots qui allaient courir dans les couloirs du lycée.

Edward nous dirigea vers le coffre, d'où il sortit nos sacs, avant de m'accompagner devant ma salle de cours. Arrivés devant la porte, je constatai qu'Angela et Mike était déjà assis à leurs places respectives et nous observaient. Edward ne sembla toutefois pas s'en préoccuper, puisqu'il caressa ma joue de sa main avant de me sourire et de se diriger vers sa classe.

C'est donc sous les regards surpris de toute l'assemblée que je m'assis à ma place. Heureusement pour moi, le professeur annonça que nous allions faire un contrôle pendant cette heure-là, empêchant ainsi mes camarades de me dévisager comme si j'étais un alien.

L'heure passa rapidement et je ne demandai pas mon reste pour aller vers mon prochain cours lorsque la cloche sonna. Toutefois, une fois sortie de ma salle de classe, je vis Edward qui m'attendait, appuyé contre une rangée de casiers. Son sourire en coin lorsqu'il m'aperçut valait la peine d'affronter tous les regards autour de nous, tant j'étais heureuse de le voir sourire.

C'est ainsi que nous reprîmes notre routine. Edward m'accompagna à chaque interclasse, me frôlant la joue avant de me quitter et de se rendre à son propre cours. A midi, comme si nous avions passé un accord tacite, nous nous dirigeâmes vers la même table. Toutefois, nous mangions habituellement avec Alice et Jasper. Aujourd'hui, Rosalie et Emmett étaient présents, incitant Edward à choisir une table isolée pour ne manger que tous les deux.

Comme ce matin, tous les regards convergèrent vers nous, affichant l'étonnement et la surprise, mais aussi la jalousie. Qui ne rêverait pas de manger en tête à tête avec Edward Cullen ?

Jetant un coup d'œil circulaire à la pièce, je croisai le regard d'Angela qui m'adressa un grand sourire. Apparemment, elle ne m'en voulait pas de me rapprocher des Cullen, et plus particulièrement d'Edward. Elle seule semblait respecter mes choix, contrairement à Mike qui jalousait Edward et Jessica semblait vouloir m'arracher les yeux.

Arrivés à notre table, Edward me tira une chaise avant de se diriger vers les plateaux. Je le regardai traverser la cantine avec légèreté et élégance, comme s'il flottait au lieu de marcher. Il détonnait au milieu des lycéens de Forks, tous plus banals les uns que les autres, alors que lui et sa famille étaient d'une magnificence qui ferait pâlir des mannequins.

Le regarder évoluer parmi les humains me permit de me prendre compte qu'il jouait vraiment bien la comédie. Chaque geste était calculé avec précision, chaque mimique était travaillée pour paraître plus humaine.

Soudain, il leva les yeux directement vers moi, tombant dans mon regard. Nous nous contemplions un moment avant que la file devant lui avance et qu'il arrive au niveau de la caisse. Il paya notre repas puis revint vers moi, pour mon plus grand bonheur.

« Bon appétit » me lança-t-il joyeusement en déposa le plateau entre nous deux. Ce dernier était composé d'une assiette remplie de pizza, ainsi que de deux canettes de Coca et d'une bouteille d'eau.

« Euh… merci, mais je ne vais pas manger tout ça toute seule » lui fis-je remarquer.

« La moitié est pour moi » dit-il d'un air évident.

Suspicieuse, je l'observai prendre une part de pizza, la porter à sa bouche et croquer un morceau qu'il mâcha lentement avant de l'avaler. Le geste que fit sa pomme d'Adam m'obnubila un moment, jusqu'à ce que je me concentre sur le mouvement de ses lèvres. Je pariai qu'elles devaient être la douceur incarnée. J'avais tant envie d'y goûter, ne serait-ce qu'un instant…

« Bella ? »

Edward me ramena à la réalité en m'appelant à plusieurs reprises.

« Oui ? » lui demandai-je, mine de rien.

« Je te demandais ce que tu faisais ce weekend » répéta-t-il.

Surprise par sa question, je mis un moment avant de pouvoir y répondre.

« Je n'ai rien prévu… Je ferai peut-être quelques lessives et des devoirs, même si j'ai pas mal d'avance sur ces derniers » hésitai-je.

« Que dirais-tu de passer le weekend avec moi ? » me proposa-t-il.

Mon cœur marqua un temps d'arrêt avec de repartir de plus belle. Mes yeux se figèrent dans les siens, le chocolat dans l'or, le feu dans la glace. Son regard n'exprimait qu'une tendresse qui semblait infinie. A chaque fois que je croisais ce regard-là, je ne pouvais m'empêcher de mesurer la chance que j'avais. Un être tel que lui ne devrait même pas perdre son temps avec quelqu'un comme moi. Pourtant, c'est avec moi qu'il déjeunait, moi qu'il conduisait, moi qu'il était venu voir hier soir. Même si je ne comprenais pas son intérêt, j'en profitais et le savourais tant que je le pouvais.

« Ce serait avec plaisir » lui souris-je. « Quel est le programme ? »

Il sembla hésiter, jetant un coup d'œil vers la table qu'occupaient ses frères et sœurs avant de reposer son regard ambré sur moi.

« Que dirais-tu d'aller chez moi ? »

Ma bouche s'ouvrit d'un seul coup, comme dans les dessins animés. Choquée. J'étais choquée par sa proposition. Ne faisait-on pas ce genre de chose une fois que l'on est engagé avec la personne ? Comment allait-il expliquer ma présence à sa famille ? Aller chez lui pour en apprendre plus sur leur nature me choquait moins qu'y aller pour simplement passer du temps en compagnie d'Edward.

Ma bouche se referma, puis se rouvrit avant de se refermer une nouvelle fois. Je me raclai la gorge, espérant que ma voix ne me trahirait pas.

« Je… euh… D'accord » soufflai-je timidement.

A mes mots, un sourire radieux envahit son visage, dévoilant ses magnifiques dents blanches. Il n'avait jamais été aussi beau que lorsqu'il souriait franchement et spontanément.

Afin d'apaiser mon cœur, je saisis une part de pizza que je portais à ma bouche pour en mordre une partie. Je mâchais distraitement tout en contemplant les personnes autour de nous.

« Tu arrives vraiment à lire les pensées de chaque personne dans cette cantine ? » lui demandai-je curieusement. J'avais l'impression d'être insatiable pour tout ce qui le concernait lui et sa famille.

« Oui », me répondit-il. « Mike Newton est actuellement en train de se demander s'il doit m'écraser sur le parking en rentrant chez lui ou non ».

Je fis les yeux ronds devant cet aveu. Mike ? Des envies de meurtre ?

« Pourquoi pense-t-il à ça ? »

« Tu n'as donc pas remarqué que tu lui plaisais plus que de raison ? Ce type est dingue de toi. Il ferait tout pour toi, y compris me mettre hors-jeu pour pouvoir te récupérer » marmonna Edward d'un ton irrité.

« Je ne comprends pas pourquoi il persiste… J'ai déjà plusieurs fois refusé ses avances ! » m'écriai-je, agacée par Mike et ses pensées.

« Bella, tu ne te vois pas clairement » commença Edward avec entrain. « Tu es intelligente, gentille, mais surtout tu es magnifique. »

Touchée par ses paroles, je baissais les yeux sur la canette de Coca devant moi. Ses mots étaient incroyablement doux, me chamboulant complètement. Je laissai passer quelques secondes de silence avant de le remercier.

« Tu es une belle personne, Bella Swan. N'en doute jamais » me dit-il avec conviction.

« Merci Edward… »

Il me sourit tendrement avant de jeter un coup d'œil à sa gauche. Suivant son regard, je découvrais qu'Alice nous regardait en souriant grandement. Lorsque je croisais son regard, elle m'adressa un grand signe de la main, ce à quoi je répondis par un timide « salut », certaine qu'elle m'entendrait de là où elle était.

« Petit lutin enquiquineur » marmonna Edward.

« A quoi est-elle en train de penser ? » le questionnai-je.

« Elle pense que je suis totalement ridicule avec mes déclarations » avoua-t-il.

« Personne ne m'avait encore jamais dit ce genre de choses avant, Edward » lui chuchotai-je.

Il afficha un sourire timide puis se leva, m'informant qu'il était l'heure de nous rendre en biologie. Un frisson d'excitation remonta le long de ma colonne vertébrale à cette idée. Partager une paillasse avec Edward pendant une heure me plaisait plus que de raison.

Le reste de la journée passa rapidement. Nous dûmes faire des analyses d'échantillons en biologie et je tombais en sport : la routine. Comme à sa nouvelle habitude, Edward m'accompagna à chaque interclasse. Toutefois, contrairement aux autres fois, c'est dans sa voiture et non dans la mienne que je posais mes fesses pour rentrer chez moi.

Nous parlâmes de tout et de rien. Dès qu'il le pouvait, il me posait des questions sur mon enfance, ma vie avec ma mère, ma couleur préférée, le plat que je préférais, les raisons de mon déménagement chez mon père, mon livre préféré… Les questions n'en finissaient plus, Edward me bombardant sans me laisser le temps d'y réfléchir à deux fois. Il semblait avide d'informations me concernant.

Arrivés devant chez Charlie, il m'informa qu'il passerait me chercher demain après-midi.

« Prévois une tenue confortable » me précisa-t-il. Suspicieuse, je le regardai du coin de l'œil, guère enchantée par la tournure que prenaient les évènements.

« Qu'est-ce que tu as prévu ? » tentai-je de lui demander, sachant toutefois qu'il ne me répondrait pas. Son sourire énigmatique apparut comme seule réponse, me laissant toujours autant dans le flou.

« Passe une bonne nuit, Bella » me souffla-t-il.

« Toi aussi, Edward ».

A ma plus grande surprise, Edward ne s'en alla pas. Il resta debout face à moi, son regard flamboyant ne quittant pas le mien. Il leva doucement sa main vers mon cou, affolant mon cœur, avant de finalement la poser à la base de mes cheveux dans ma nuque. Ma respiration devint hachurée, preuve de son effet sur moi. Son souffle glacé me frappa de plein fouet lorsqu'il entrouvrit ses lèvres parfaitement dessinées, achevant la partie encore consciente de mon cerveau.

Son front parfaitement lisse se posa sur le mien et sa main toujours logée dans ma nuque se mit à dessiner des arabesques sur ma peau. La douceur de ce moment était incroyable, inimaginable, intense. Comment un tel moment pouvait à la fois être incroyablement doux et si parfaitement intense ?

Des frissons me parcouraient toute entière, tandis que des décharges électriques partaient de nos points de liaison pour se développer à travers mon corps. Ce dernier n'était que gelée, m'apparaissant comme tout moi contre celui d'Edward, dur comme la pierre.

Ma respiration trouva un rythme à peu près normal, mais le front d'Edward ne quitta pas le mien, retournant mon cœur. Lui, qui m'avait entraînée et agressée dans les bois pour s'abreuver de mon sang, faisait preuve d'une incroyable tendresse… Il était doux, attentif et prévenant, me touchant d'une manière inexplicable. Sa personne me touchait comme personne ne l'avait jamais fait, comme si son âme communiquait avec la mienne, qu'elles s'entendaient bien, qu'elles s'apprivoisaient.

Edward me sortit de mes songes en soufflant doucement, faisant voleter les cheveux autour de mon visage, celui-ci toujours maintenu entre ses deux mains. J'ouvris les yeux, tombant dans son regard mordoré, puis il recula son front. Sa main qui était posée sur ma joue remonta au niveau de ma tempe, puis il glissa ses doigts sur toute la longueur de mes cheveux, tandis que l'autre quittait ma nuque pour saisir ma main.

Son contact glacé m'envoya des milliers de frisons, non pas dus au froid mais à l'incroyable alchimie qui se dégageait de nous deux. Sa main serra la mienne, comme s'il pouvait lire mes pensées et était d'accord avec elles. Je souris doucement en imaginant l'ironie de cette situation : Edward ne pouvait pas lire en moi, mais semblait me connaître et anticiper chacune de mes réactions.

« Je dois y aller » murmura-t-il, réticent à briser notre intimité.

J'hochai la tête, pas certaine que ma voix soit prête à émettre le moindre son. Ma gorge était délicieusement nouée par l'excitation que le fait d'être auprès d'Edward me procurait. Celui-ci pressa ma main une fois de plus avant de se détacher de moi et de se diriger vers sa voiture. Il attendit que j'ouvre la porte de la maison pour démarrer le moteur et partir.

Je restais longtemps sur le porche, les yeux fixés sur l'horizon, où la voiture d'Edward avait filé, l'emmenant loin de moi.

Aujourd'hui, nos contacts avaient été plus intimes que jamais, ne faisant que confirmer mon attirance démesurée pour lui. Il m'obsédait littéralement. Et j'allais passer la journée entière de demain à ses côtés. Cette idée m'excitait autant qu'elle me stressait, pour des raisons évidentes.

Je passais la soirée à me demander quel côté l'emporterait : le stress ou l'excitation. Ce ne fut qu'au moment de me mettre au lit que l'évidence m'apparut : tant qu'Edward sera à mes côtés, rien ne pourra m'arriver. J'avais confiance en lui. A cent pour cent. Après tout, il me l'avait promis.


J'espère que ce chapitre vous aura plu ? Dites-le moi en commentaire !

Concernant le rythme de publication, je commence ma première année de Master et je vais donc avoir pas mal de travail personnel à fournir... Pour l'instant, j'ai quelques chapitres d'avance, donc je devrais pouvoir continuer à publier tous les samedis, mais je ne garantis pas que j'arrivais à suivre ce rythme jusqu'à la fin de la fiction. J'essayerais de faire au mieux :)

En attendant, je vous donne rdv samedi prochain pour la suite. Prenez soin de vous !