Bonsoir ! J'espère que vous allez bien ?

Merci pour vos reviews sur le chapitre de mardi, ça me fait toujours chaud au coeur de voir combien vous aimez cette fiction... Merci.

Comme promis, le chapitre 14 d'Ascendant. On se retrouve en bas :)


CHAPITRE 14

Couchée au milieu de l'herbe, je profitais de la chaleur du soleil sur ma peau et du parfum des oliviers, le bruit des vagues au loin me berçant. J'adorais vivre ici, même si je n'étais pas encore au meilleur de ma forme.

Nos journées italiennes s'écoulaient lentement et mes blessures se remettaient petit à petit. Les divers hématomes se résorbaient, laissant place à la pâleur habituelle de ma peau, alors que mon épaule devait toujours restée immobilisée, sur ordre de Carlisle. Mon appétit revenait peu à peu, Edward insistant toujours pour que je mange davantage.

Peu à peu, je me reconstruisais, entourée de mon compagnon et de sa famille. Cette dernière était toujours discrète, même j'avais conscience des efforts que devait faire Alice pour nous laisser seuls tous les deux. Le plus souvent, Carlisle devait traîner Alice en ville pour qu'elle nous laisse Edward et moi. J'appréciais ces instants de solitude avec mon amoureux, sachant pertinemment qu'une fois rentrés à Forks, beaucoup de choses changerait.

Des bruits de pas se firent entendre par-dessus le frémissement des feuilles des arbres, et j'ouvris un œil pour découvrir le visage enjoué d'Alice au-dessus de moi. Rapidement, elle s'assit à mes côtés alors que je restais allongée.

Plusieurs minutes s'écoulèrent sans qu'aucune de nous deux n'échange le moindre mot. J'aimais la Alice joyeuse et bavarde, mais j'aimais d'autant plus celle qui comprenait quand j'avais besoin de calme.

« Je suis désolée, Bella » me dit-elle soudainement, rompant le silence qui s'était installé.

Etonnée, j'ouvris un œil pour lui jeter un regard, me demandant pourquoi elle s'excusait.

« Je n'ai rien vu de ce que t'es arrivé. »

Alors j'avais raison. Même si mes relations avec les Cullen s'étaient dégradées avant mon enlèvement, jamais je n'avais pensé qu'ils me laisseraient dans une situation pareille s'ils étaient au courant. Mais Alice n'avait rien vu…

« Aro a dit qu'un de vos… amis, vous a dénoncés. Il devait certainement être au courant de ton talent et comment le contourner » essayai-je de la rassurer.

« Certainement. »

Son ton indiquait son exaspération quant au fait d'avoir été bernée, de surcroît par un de leurs « amis ». Les Cullen n'avaient toujours aucune idée de qui ça pouvait être. Autant je la comprenais, autant je ne pouvais pas la laisser penser que tout était de sa faute.

« Finalement, vous êtes quand même venus. »

« Oui » acquiesça-t-elle. « Ta disparition a fait le tour de Forks et nous avons tout de suite deviné qu'il t'était arrivé quelque chose. »

« Mais comment avez-vous soupçonné les Volturi ? »

« Grâce à Edward. »

La mention de mon compagnon fit accélérer mon cœur, et je me trouvai aussitôt stupide d'être à ce point réactive.

« J'ai eu une vision de lui lorsqu'il a lu la lettre que lui avaient envoyée les Volturi… Et nous avons su. »

Le fait qu'elle ne détaille pas plus sa vision attisa ma curiosité.

« Qu'as-tu vu, Alice ? »

Son regard en biais m'indiqua qu'elle hésitait fortement à me dire la vérité, pensant le pour et le contre.

« C'était… horrible. Bella, tu n'imagines même pas comme il était… Brisé ? Furieux ? Horrifié ? Je n'ai même pas les mots. »

Mes yeux se fermèrent et l'image d'un Edward torturé me revint en mémoire, faisant se serrer mon cœur dans ma poitrine.

« Te perdre le tuerait » conclut Alice en m'attrapant la main. « Tu es son âme-sœur. »

Cette vérité, que je connaissais déjà pourtant, me fit monter les larmes aux yeux. Oui, j'étais son âme-sœur et il était la mienne. Nous étions nés pour être ensemble. Qu'il devienne un vampire n'était pas une malédiction, comme il le pensait, mais un don pour que nous puissions un jour nous rencontrer.

« Je l'aime » avouai-je à Alice.

« Je sais » dit-elle alors qu'un rire la secouait. « Votre amour est si évident ! Vous rayonnez lorsque vous êtes ensemble, et je ne parle même pas du regard que vous avez l'un pour l'autre ! »

« N'exagère pas ! »

« Je te jure ! Lorsque tu rentres dans une pièce, le reste du monde disparait littéralement pour Edward. Pareil pour toi. »

Lentement, je m'assis dans l'herbe et fixai mon regard sur la mer face à moi. Les vagues turquoises s'écrasaient contre la plage de sable fin dans de rouleaux magnifiques, créant une douce mélodie pour nous oreilles.

« C'est très frustrant d'ailleurs quand on fait partie du monde extérieur » reprit Alice. « Mais vous êtes tellement mignons qu'on vous pardonne ! »

Son clin d'œil m'arracha un petit rire. Soudain, elle regarda par-dessus son épaule avant de se lever d'un bon gracieux. Je jurais que cette fille était la grâce incarnée.

Alors qu'Alice s'éloignait de moi, une odeur boisée et familière emplit mes narines, faisant accélérer la course de mon cœur. Je savais très bien qui venait vers moi. Lorsque ses doigts frais coururent le long de ma nuque, répandant des frissons dans tout mon corps, je ne pus m'empêcher de soupirer de plaisir.

Lentement, il s'assit à mes côtés avant de me tirer contre lui d'un bras autour de ma taille, collant nos corps l'un contre l'autre. Ses douces lèvres se posèrent sur ma tempe dans une geste d'une tendresse extrême, qui me faisait toujours fondre.

Chaque jour de tombais un peu plus amoureuse de lui. Je lisais ces sentiments dans les livres et trouvais ça incroyablement niais. Toutefois, vivre ces sensations était totalement différent. Jamais je ne me lasserais de ces sentiments, de l'impression que mon cœur allait exploser d'amour pour Edward et que mon corps allait se briser s'il ne le touchait pas. J'avais besoin d'être constamment près de lui.

C'est dans ces moment que la notion d'âmes-sœurs prenait tout son sens.

« Comment s'est passé ta chasse ? » lui demandai-je doucement, ne voulant pas rompre la quiétude qui s'était installée entre nous.

« Bien… Qu'as-tu fait en mon absence ? »

« J'ai profité du soleil… Jusqu'à ce que ta sœur arrive. »

Edward fut secoué par un rire, avant de se redresser légèrement et de me regarder de ses yeux flamboyants.

« Ça te plairait une baignade ? »

« La plage n'est-elle pas risquée alors que tu scintilles comme des diamants ? »

Effectivement, le soleil d'Italie n'épargnait pas les vampires et les Cullen devaient constamment rester cachés, à moins de se protéger avec divers subterfuges ou de ne sortir que la nuit.

« Nous avons une piscine » chuchota-t-il à mon oreille tout en glissant son nez le long de ma mâchoire.

Des frissons s'emparèrent de moi alors que je murmurai un timide « oui » à sa question. Habilement, il nous releva tous les deux avant de nous diriger vers la maison.

« Comment avez-vous pu louer une aussi belle maison aussi rapidement ? » le questionnai-je, repensant à mon étonnement lorsque j'avais découvert la « réservation de dernière minute ».

« Elle nous appartient » m'annonça-t-il simplement. « Carlisle est tombé amoureux de l'Italie et de sa culture lorsqu'il a vécu avec le clan des Volturi pendant quelques décennies. Il a acheté cette maison pour pouvoir y revenir sans souci. »

J'hochai la tête, heureuse que les Cullen aient ce pied-à-terre en Europe. Je ne savais pas comment nous aurions pu retourner aux États-Unis vu l'état dans lequel j'étais il y a quelques jours. Comment aurions-nous expliqué ça à Charlie ?

Penser à mon père me serra le cœur douloureusement. Je ne savais toujours pas quelle excuse lui servir pour justifier mon enlèvement. Les Cullen planchaient sur le sujet, mais rien ne tenait la route. Charlie n'était pas du genre fouineur habituellement, mais j'étais quasiment certaine qu'il se montrerait d'autant plus minutieux cette fois-ci.

Edward me sortit de mes pensées en posant sa main contre ma joue, caressant l'arrondi de ma pommette de son pouce glacé.

« Ne t'inquiète pas pour ton père » murmura-t-il. « Nous allons trouver une solution. »

« Hé ! » m'écriai-je vivement. « Je croyais que tu ne pouvais pas lire dans mon esprit ! »

Edward m'adressa une petite moue contrite avant de reprendre le chemin en direction des chambres pour que nous puissions nous changer.

« Je te déchiffre de plus en plus facilement. Et tu parles en dormant. »

Intérieurement, je pestai contre cette mauvaise habitude qui m'apportait souvent quelques ennuis. J'espérais ne rien avoir dit de trop embarrassant.

« Ne te bile pas ! Tu n'as dit que des choses agréables. »

« C'est quoi ta définition d'agréable ? »

Edward se stoppa avant de se tourner une nouvelle fois vers moi, plantant son regard doré dans le mien.

« T'entendre dire que tu m'aimes. »

« Ce n'est pas une nouveauté » marmonnai-je.

« C'est toujours plaisant à entendre… »

« Je t'aime » le coupai-je avant de poser mes lèvres sur les siennes.

Jamais je ne m'habituerai à la sensation de ses lèvres parfaitement dessinées contre les miennes. Le feu et la glace. La vie et la mort. Deux choses que tout oppose, mais qui ne peuvent vivre l'une sans l'autre. Le parfait équilibre de la vie. Edward était mon équilibre, ma perfection.

Si en général Edward semblait veiller à garder nos relations chastes, il sembla qu'il en avait décidé autrement pour cette fois. Ses mains glissèrent doucement le long de mon dos pour se poser sur mes reins, me plaquant contre son corps marmoréen alors que sa bouche ravageait la mienne.

Un gémissement m'échappa alors que ses mains glissèrent finalement de mon dos à ma taille, pour remonter le long de mes flans avant d'effleurer l'arrondi de ma poitrine, pour finalement se poser dans ma nuque et maintenir ma bouche contre la sienne.

Avoir eu la sensation de le perdre, que je ne pourrais plus jamais le revoir, m'avait fait prendre conscience qu'il ne fallait pas perdre de temps. J'avais caché mes sentiments à Edward par peur d'être rejetée, de souffrir. Mais après avoir été torturée, avoir eu l'impression de mourir, sans avoir eu la chance de lui avouer mes sentiments, était insupportable. Je ne voulais plus perdre de temps et regretter mon manque d'initiatives.

Mes doigts se dirigèrent d'eux-mêmes vers sa chevelure de bronze, fourrageant dedans comme si ma vie en dépendait, maintenant son visage face au mien. Instinctivement, mon corps se collait au sein dans une tentative désespérée de ne jamais le laisser m'échapper.

Il m'appartenait. Tout comme je lui appartenais.

« Bella… » chuchota Edward tout en plaçant ses mains sur mes épaules. « Doucement. »

Figée et étonnée, je n'arrivais pas à comprendre ce brusque revirement de situation.

« Que… quoi ? »

« Je… nous allons trop vite » m'expliqua-t-il d'une voix rauque de désir.

Baissant les yeux, je fixais mes pieds nus et souhaitais que le sol s'ouvre pour m'engloutir, m'empêchant ainsi de ressentir ce rejet intense.

« Bella… » chuchota Edward en plaçant un doigt sous mon menton pour me forcer à le regarder. « Je te veux, crois-moi. Mais… pas aujourd'hui. »

Il embrassa tendrement mon front tout en inspirant mon odeur, comme si cela lui coûtait de me repousser. Face à mon absence de réponse, il attrapa ma main et nous dirigea vers la chambre que j'occupais. Sur le lit trônait un minuscule maillot de bain bleu nuit et je me demandai vaguement s'il arriverait à cacher tous mes attributs. Il lui manquait un peu trop de tissu à mon goût…

De son côté, Edward saisit un short de bain dans l'armoire et m'annonça qu'il m'attendait en bas. Je ne lui répondis pas, trop sonnée par son rejet. Pourquoi trouvait-il que nous allions trop vite ? A défaut de réponse, je m'empressai de m'habiller pour retrouver mon compagnon au rez-de-chaussée. J'adressais un remerciement silencieux à Alice lorsque je remarquai un paréo posé sur le dossier de la chaise de la coiffeuse, m'éviter de devoir traverser toute la propriété à moitié nue.

Une fois prête, je filai à la salle de bain pour relever mes cheveux en un chignon rapide, avant d'enfiler des claquettes et de retrouver Edward en bas. Ce dernier m'attendait, sagement assis sur un accoudoir du canapé, le regard fixé dans le vide.

Lorsque j'arrivais en bas des escaliers, ses yeux dorés se posèrent sur moi, revivant la flamme du désir à l'intérieur de moi. Mon corps semblait brûler sous son regard, sensation grandement alimentée par le rougissement permanent de mes joues.

Edward se leva rapidement et m'embrassa sur le front avant de me tirer à travers la villa pour rejoindre le jardin. La piscine était cachée derrière un bosquet, lui conférant une certaine intimité, cachant la piscine du reste du monde. Des transats étaient installés tout autour, créant une atmosphère conviviale.

« Rejoins-moi » m'exclama Edward avant de courir pour sauter dans l'eau.

Derrière lui, j'eus tout le loisir de le regarder courir jusqu'au bord de la piscine, admirant ses muscles dorsaux qui bougeaient sous sa peau au moindre de ses mouvements. Dieu qu'il était beau ! Sa peau brillait de mille feux, mais ce détail ne me gênait aucunement.

Lentement, je me dirigeais vers un transat pour défaire mon paréo avant de rejoindre le bord. Mes pieds percèrent la surface de l'eau et je fus surprise par sa chaleur. Je soupirai de bonheur à la sensation des vagues sur mes mollets, alors qu'Edward nageait rapidement dans le bassin.

Soudainement, des mains se posèrent sur mes jambes avant de les écarter, laissant un cri s'échapper de mes lèvres. Surprise, je vis Edward sortir la tête de l'eau, un sourire goguenard accroché au visage. Doucement, il se glissa entre mes jambes, caressant de ses doigts frais la peau de mes cuisses.

Ses yeux dans les miens, je pouvais lire combien il m'aimait et cela me retourna complètement, affolant davantage mon cœur. Longtemps, nous restâmes dans cette position, nos regards figés l'un dans l'autre, savourant simplement la présence de l'autre.

« Bella, pour avant… » commença-t-il d'un ton hésitant. « Je ne voulais pas te repousser mais… »

« Non ! » le coupai-je immédiatement. « J'ai bien compris. »

Soucieux, ses sourcils se froncèrent en signe d'incompréhension.

« Comment ça ? »

« Je suis plus attirée par toi que tu ne l'es par moi » soufflai-je.

Un petit rire le secoua alors qu'il embrassa ma cuisse tendrement, me faisant frissonner de délice.

« Bella… Tu n'y es pas du tout. »

« Alors explique-moi. »

A son tour, il soupira avant de replonger ses yeux dans les miens. Ils brillaient de sincérité.

« Je viens d'une autre époque… Début des années 1900. A cette époque, les hommes courtisaient les femmes en étant toujours accompagnés d'un chaperon et ils se mariaient avant de tenter le moindre rapprochement physique. »

Il marqua une pause, comme s'il replongeait dans les souvenirs d'une époque que je ne connaitrais jamais. Une partie de lui qui m'échapperait toujours. Mais une partie qui faisait de lui celui qu'il était actuellement. Celui dont j'étais tombée amoureuse.

« Si nous nous étions rencontrés en 1918, avant que je ne meure, je t'aurais invitée à sortir plusieurs fois, demandant l'autorisation à ton père avant de lui demander ta main. » Sa voix était tellement intense que mon souffle se coupa, comme si j'attendais quelque chose en particulier. « Nous nous serions mariés et seulement après nous aurions… Nous nous serions rapprochés intimement. »

Le rythme de mon cœur ne se calmait pas alors que l'or des yeux d'Edward semblait totalement liquide et fondu, réchauffant mon âme.

« Je t'aime » murmura-t-il intensément, son regard toujours dans le mien. « Mais je veux faire les choses bien… »

« Edward » dis-je en posant une main sur sa joue. « Je comprends ton point de vue, mais… J'ai vraiment cru mourir chez les Volturi. J'avais tellement peur… »

Des sanglots m'interrompirent alors que les souvenirs douloureux de ma captivité s'introduisaient dans mon esprit.

« Je regrettais de ne pas avoir eu le temps de t'avouer mes sentiments, d'avoir perdu du temps simplement par peur que tu n'éprouves pas la même chose… »

Edward posa ses mains sur ma taille, me soulevant du bord pour me faire glisser dans l'eau. D'instinct, j'enroulais mes jambes autour de sa taille alors qu'il passait un bras sous mes cuisses, me maintenant contre lui. Dans l'eau chaude, son corps paraissait tiède, ce qui était très bizarre maintenant que j'étais habituée à sa fraîcheur.

Je posai ma tête sur son épaule, respirant avec avidité son odeur si familière et ensorcelante, alors que ses doigts dessinaient des arabesques dans mon dos dans des gestes apaisants.

« Je ne veux plus perdre de temps, Edward… Je veux profiter de chaque instant avec toi. »

« Et si je te blessais ? » demanda-t-il, incertain.

« J'ai confiance en toi. »

Il embrassa mon cou avant que je ne relève la tête vers lui, sombrant dans son regard mordoré.

« Si tu savais depuis combien de temps je t'attends… » murmura-t-il avant déposer ses lèvres sur les miennes.

Mon cœur loupa un battement et ma respiration se coupa sous son assaut, alors que mes yeux se fermaient pour profiter pleinement de l'instant. Le bruit des vagues, du vent dans les feuilles d'olivier, des clapotements de l'eau contre les murs de la piscine, les oiseaux qui chantaient plus loin… L'instant était magique.

Ses mains dans mon dos glissèrent pour soutenir mes cuisses, les frôlant en une caresse légère, alors que ses lèvres quittèrent ma bouche pour embrasser mon épaule puis mon cou. Un gémissement m'échappa alors que je glissais mes mains dans ses cheveux, les plaquant en arrière.

Soudain, le vent fouetta mon corps jusqu'à ce que ce dernier heurte une masse moelleuse que je reconnus comme un matelas. Surprise, j'haussai un sourcil en direction de mon compagnon avant d'éclater de rire. Edward s'installa à genoux sur le lit avant de ramper au-dessus de mon corps, parsemant mon ventre de doux baisers jusqu'à retrouver mes lèvres, sans s'inquiéter de nos corps mouillés étendus sur le lit.

« Tu es sûre de toi ? » me demanda-t-il sérieusement en se reculant légèrement.

« Je t'aime » lui dis-je pour seule réponse.

Un éclat de pure joie alluma son regard, comme à chaque fois que je lui affirmai mes sentiments. Lorsque je le voyais comme ça, j'avais du mal à me dire qu'il y a encore une semaine, nous étions séparés l'un de l'autre, souffrant chacun de notre côté. Nous étions ensemble, maintenant, et rien ne valait ce bonheur intense que je ressentais à ses côtés. J'étais à ma place.

Son nez taquina le mien dans un bisou esquimau avant que ses lèvres ne se posent délicatement sur mon front. Ses doigts détachèrent mes cheveux, qui s'étalèrent dans un joyeux bazar sur l'oreiller autour de ma tête. Une fois sa tâche accomplie, Edward déposa un tendre baiser sur mes lèvres avant de les faire glisser le long de ma mâchoire jusqu'au creux entre mes seins, où il posa sa tête, écoutant les battements de mon cœur.

« J'aime ce son » murmura-t-il.

Mes ongles grattèrent doucement son cuir chevelu, savourant la douceur de ses cheveux contre mes doigts. Il releva la tête vers moi, me contemplant de longues secondes, avant de déposer un baiser sur mon nombril, me faisant vibrer toute entière. Je vibrais littéralement pour lui, comme si mon corps reconnaissait le sien.

Ses mains frôlaient le côté de ma poitrine et je m'arquai sous le plaisir que je ressentais à ce simple toucher. Edward en profita pour glisser ses mains dans mon dos, ses doigts jouant pendant quelques secondes avec le nœud de mon maillot de bain. Après un regard, il fit lentement glisser les ficelles pour finalement découvrir ma poitrine.

Pendant un moment, il resta là, me regardant allongée à moitié nue devant lui, provoquant mes rougissements.

« Tu es… magnifique » souffla-t-il, comme à court de mots.

Il remonta vivement vers ma bouche, mêlant sa langue à la mienne, laissant transparaître tous ses sentiments à travers ce baiser. Mes mains effleuraient son dos, courant le long de sa colonne vertébrale, et je le sentis trembler sous mon toucher.

Ses doigts descendirent le long de mes flancs, m'arrachant un petit rire sous l'effet des chatouilles que cela me procurait, avant d'attraper mon bas de maillot de bain. Lentement, il le fit glisser le long de mes jambes, déposant des baisers sur la peau découverte de mes cuisses.

Un gémissement m'échappa alors qu'il balançait le morceau de tissu à travers la pièce, guère préoccupé de l'endroit où il atterrirait, ses yeux plongés dans les miens. Je profitais qu'il soit sur ses genoux pour me redresser contre lui, beaucoup plus à l'aise sous son regard. Edward avait la capacité de me faire sentir belle et extraordinaire, l'amour se lisant facilement dans son regard. Il m'aimait telle que j'étais, humaine et imparfaite.

Mes doigts coururent le long de son torse, mes ongles jouant un instant avec ses mamelons, avant de descendre plus bas, vers la mince ligne de poils qui finissait sous son short de bain. Embrassant son torse marmoréen, je descendis doucement vers son nombril, avant qu'il ne se lève brusquement pour retirer son dernier vêtement.

Si je trouvais Edward beau en étant habillé, ce n'était rien en comparaison avec son corps nu. Il était vraiment beau et désirable. Un instant, je me demandais pourquoi aucune femme vampire n'avait réussi à lui mettre le grappin dessus, avant de décider que je m'en fichais. Il était avec moi. Il était à moi.

Edward me bascula doucement en arrière, saisissant ma lèvre inférieure entre les siennes dans un baiser des plus sensuels. Des mains caressaient mon corps tendrement, comme s'il le vénérait, sa bouche redessinant un chemin vers mon nombril, puis bien plus bas.

J'haletais lorsque ses lèvres se posèrent entre mes jambes, envoyant des millions de décharges électriques à travers mon corps. Mon dos s'arqua alors que mes mains saisissaient les draps autour de moi, les serrant si fort que mes articulations me faisaient mal.

Edward était méticuleux, se concentrant sur sa tâche tout en caressant légèrement mes cuisses, augmentant de manière exponentielle le plaisir que je ressentais. La sensation qu'une bulle avait pris place dans mon ventre ne faisait que grandir à mesure que le plaisir me submergeait, implacable et délicieux.

« Edward… » soupirai-je tout en passant une main dans ses cheveux, cherchant à le faire remonter vers mes lèvres pour l'embrasser.

Toutefois, il n'en fit rien et continua sa douce torture, ses yeux plongés dans les miens. Soudainement, mon corps explosa en mille morceaux, emplit de papillon et de décharges électriques. Je savourai ces nouvelles sensations alors que mon corps se tordait sur le lit, en proie à un plaisir nouveau.

Une fois mon corps calmé, Edward remonta le long de mon corps en déposant des baisers humides sur mon épiderme, avant de finalement m'embrasser, mêlant sa langue à la mienne dans un baiser intense.

Mon corps semblait vide de toute énergie mais se réveilla rapidement lorsque je sentis le signe bien distinct du plaisir d'Edward contre moi. Surprise, je rompis notre baiser avant de remonter mes jambes contre ses flans, le maintenant fermement contre moi. Il s'accouda de chaque côté de moi, m'enfermant dans la cage protectrice de ses bras, avant d'embrasser mon nez.

« Si… Si la douleur devient trop… Dis-le moi. »

J'hochai la tête, bien consciente que ce serait douloureux. Mais je voulais le faire. Je voulais lui offrir cette part de moi. Je voulais être à lui entièrement.

Doucement, il se plaça à mon entrée et s'enfonça en moi, centimètre par centimètre, son regard plongé dans le mien. Un petit cri m'échappa lorsqu'il entra complètement en moi, s'immobilisant pour me laisser le temps de m'adapter.

« Je suis désolé » s'excusa-t-il tout en essuyant une larme qui m'avait échappée.

Secouant la tête négativement, je pressais sur l'arrière de sa tête pour le ramener vers mes lèvres, désireuse d'être encore plus proche de lui.

« Je t'aime » me murmura-t-il avant de commencer de doux vas et viens, attentif à la moindre de mes réactions.

Mon corps mit quelques secondes avant de s'habituer pleinement, mais le plaisir prit bien vite le dessus. Mes yeux se fermèrent sous le plaisir intense qui renaissait dans mon ventre, menaçant d'exploser à tout instant, alors qu'Edward embrassait alternativement mes lèvres et mon cou, ses mains voyageant dans mes cheveux pour finalement se poser sur la tête de lit derrière moi.

La tête embrumée par le plaisir, je ne pris pas la peine d'ouvrir les yeux lorsqu'un bruit de bois brisé me parvint, me concentrant uniquement sur la sensation du corps d'Edward sur moi, en moi. Notre communion était parfaite, intense et indescriptible. Nous ne faisions qu'un, nos corps et nos âmes s'étaient enfin pleinement retrouvés.

Soudain, Edward accéléra ses mouvements, faisant cambrer mon dos sous la vague intense de plaisir qui explosa dans mes reins avant de se répandre à tout mon corps, qui convulsa sous le trop-plein de sensations. Mes doigts se crispèrent dans les mèches bronze d'Edward, et ce dernier frissonna violemment contre moi avant de retomber sur mon corps, laissant sa tête reposer dans le creux de mon épaule qu'il embrassa.

« Je t'aime » me répéta-t-il encore une fois, faisant louper un battement à mon cœur.

« Je t'aime aussi » murmurai-je en le serrant contre moi, voulant prolonger la sensation de nos deux corps liés pendant quelques minutes supplémentaires.

Je me sentais totalement à ma place, heureuse et comblée comme je ne l'avais jamais été. Ce que nous venions de vivre dépassait l'entendement. Jamais je n'aurais espéré vivre ce que je venais de vivre avec Edward.

La communion de deux âmes. La réunion de deux êtres faits pour être ensemble et s'aimer.

Et je comptais bien en profiter pour l'éternité.


J'espère que ce chapitre vous a plu ? Dites-le moi en commentaire !

J'espère vraiment que vous ne trouverez pas que cette histoire va trop vite, que la relation entre nos deux tourtereaux est trop rapide... Habituellement, je déteste les histoires où ça va vite mais je ne voyais pas d'autres manières d'écrire cette histoire que comme ça... Pour moi, leur relation devait se passer comme ça. Dites-moi ce que vous en pensez :)

J'ai d'ailleurs une petite question : souhaitez-vous que je me crée un compte Instagram spécialement pour fanfic ? Pour qu'on puisse échanger plus facilement ? Dites-le moi en commentaire...

Je vous donne rdv samedi prochain pour la suite. En attendant, prenez soin de vous.

Girlonfire