Bonsoir à tous ! J'espère que vous allez bien ?
Merci pour vos reviews toutes plus adorables les unes que les autres. Je vous adore :)
Après une semaine mouvementée, Fanfiction fonctionne de nouveau (pour ma plus grande joie).
Si vous n'avez pas réussi à suivre, j'ai publié plusieurs chapitres cette semaine, donc n'hésitez pas à voir les chapitres précédents pour ne rien louper ;)
Je vous laisse maintenant avec le chapitre 16 qui, je l'espère, vous plaira.
On se retrouve en bas ?
CHAPITRE 16
Le lendemain matin, je ne demandais pas mon reste et sortis marcher sur la plage ensoleillée, bien consciente qu'aucun Cullen ne pourrait m'y suivre. J'avais besoin de calme après la soirée de la veille.
A mon réveil, Edward était toujours étendu à mes côtés, silencieux. Après un rapide bonjour, il se leva du lit et sortis de la pièce sans plus un regard pour moi. Mon cœur se serra en constatant que notre dispute de la veille était toujours d'actualité. Mon estomac se tordit et une vague de nausée me saisit, mais je serrai les lèvres et descendis dans la cuisine pour manger un morceau, mettant cela sur le compte de la faim.
La maison était vide. Je ne savais pas où était Carlisle et Alice, et Edward avait littéralement disparu. Morose, je m'empressai de sortir des tartines que je mangeais sans réfléchir, avant de monter faire un brin de toilette et de m'habiller. Les hématomes s'étaient bien estompés, me permettant de mettre une robe à bretelles sans qu'ils ne se voient.
Et me voilà, déambulant sans but précis sur la plage, admirant le soleil se refléter dans l'eau turquoise. Le bruit des vagues qui s'écrasaient sur le sable mouillé berçait ma promenade, apaisant les tourments qui ne me quittaient plus depuis hier soir.
Je ne pouvais m'empêcher de penser à la conversation que j'avais eu avec Charlie. Sa voix brisée résonnait encore à mes oreilles, retournant mon estomac et brisant mon cœur à chaque fois. Je lui avais fait de la peine, je l'avais blessé. J'avais beau me rappeler que c'était pour son bien, je ne pouvais m'empêcher de me sentir responsable de tout cela. J'aurais dû trouver une excuse valable, mais rien ne me venait à l'esprit, me forçant à faire mes adieux à Charlie.
En plus de mon père, Edward refusait de me parler et m'évitait du mieux qu'il pouvait, créant un vide immense entre nous deux. Je ne comprenais toujours pas comment nous avions pu passer des amants passionnés à deux personnes qui s'évitaient comme la peste. Un soupire passa mes lèvres à cette pensée, mon cœur battant irrégulièrement.
Mes yeux s'humidifièrent et cela m'exaspéra. Quand allais-je arrêter de pleurer à chaque seconde ? Heureusement pour moi, les lunettes de soleil fumées que j'avais prises empêchaient les passants de remarquer mes yeux rougis par les pleurs.
Attirée par l'eau turquoise, j'enlevai mes sandales – achetées par Alice, et marchai jusqu'à ce que mes pieds trempent dans l'eau. Bien qu'un peu froide, la sensation des vagues autour de mes chevilles m'apaisa. J'adorais la sensation du sable qui submergeait mes pieds pour ensuite se retirer dans le même mouvement que la mer.
Je n'avais aucune idée du temps passé ici, les pieds dans l'eau, l'esprit enfin apaisé. Je n'avais pas pris le portable offert par les Cullen, ne voulant pas être dérangée. Le soleil brillait haut dans le ciel, les empêchant de me rejoindre. J'étais seule et tranquille pour un moment.
Quand l'eau de mer devint trop froide, j'en sortis puis longeai pendant un moment la plage en direction du village. J'étais heureuse que Carlisle ait acheté cette villa, le village qui était situé à côté étant très chaleureux.
Quand j'y arrivais, les rues étaient animées par le marché, mais pas bondées comme dans les grandes villes. Je savourai avec plaisir la chaleur du soleil sur ma peau alors que les commerçants échangeaient d'une échoppe à l'autre en italien. Les murs des ruelles étaient faits de pierre, accentuant l'atmosphère chaleureuse des lieux, alors que des centaines de draps colorés étaient accrochées aux fenêtres.
« Buongiorno, signorina » m'interpella un commerçant avec un grand sourire. « Arance ? Limoni ? »
Ne sachant quoi répondre, je lui adressai un petit sourire tout en secouant négativement la tête. Si un des Cullen avait été avec moi, il aurait certainement compris ce que voulait ce commerçant.
Le carillon de l'église sonna et me permit de constater qu'on était déjà en milieu d'après-midi. Mon estomac me tiraillait, guère ravi de ne rien avoir mangé depuis ce matin et je m'empressai de reprendre le chemin de la villa.
Aucune voiture n'était garée dans l'allée, mais je savais très bien que les Cullen pouvaient se déplacer à pied et rentrer sans voiture. Aussi, je me fis le plus discrète possible lorsque je poussais la porte de la maison pour ensuite retirer mes sandales.
Malheureusement, Edward se matérialisa presque instantanément devant moi.
« Où étais-tu ? » me demanda-t-il sévèrement.
Haussant un sourcil de surprise devant son ton autoritaire, je le contournai pour me diriger dans la cuisine sans même lui répondre. Je levai les yeux au ciel lorsque j'entendis ses pas derrière moi, alors que je remplis une casserole d'eau pour cuire des pâtes.
« Tu comptes m'ignorer encore longtemps ? »
« Tout comme tu m'as ignorée ce matin » lui répondis-je calmement tout en vérifiant la cuisson.
Dans une autre casserole, je vidais un pot de sauce bolognaise, que j'entrepris de touiller tout en ignorant mon compagnon. Je sentais le regard de ce dernier dans mon dos, mais j'essayais de l'occulter du mieux que je pouvais, concentrée sur la préparation de mon repas.
« Je ne t'ai pas ignorée » reprit-il plus calmement.
« A d'autres, Edward. »
Il soupira, avant de passer sa main dans ses cheveux.
« Ta demande m'a déstabilisé » m'avoua-t-il après plusieurs minutes de silence. « Je ne pensais pas que tu voulais… ça. »
L'amertume qui perçait dans sa voix me fit frissonner. Sentant une vague d'exaspération monter en moi, je me tournai vivement vers lui.
« Ce que je veux, c'est être avec toi pour l'éternité. » Il ouvrit la bouche, mais je continuai. « Dans le sens vampirique du terme. »
Ses yeux se posèrent sur moi, transperçant mon âme de leur chaleur.
« Bella… Je le veux aussi, plus que tout. » Sa voix hachée montrait la difficulté qu'il avait pour m'avouer cela. « Mais je ne veux pas que tu le regrettes… Je ne peux pas être autant égoïste. Te priver de ta vie humaine, de tes perspectives d'avenir, simplement pour te garder à mes côtés… C'est tellement égoïste ! »
Baissant le feu sous mes casseroles, je me dirigeai vers la chaise sur laquelle il était assis. Il profita de notre proximité pour enrouler ses bras autour de mes hanches et poser sa tête sur mon ventre. Instinctivement, indépendamment de ma volonté, mes mains prirent place dans ses cheveux qu'elles caressèrent longuement, savourant la sensation soyeuse que ce toucher leur procurait.
« Ce que je veux, c'est vivre avec toi. Être ton égale » lui chuchotai-je, pleine d'espoir qu'il abandonne ses idéaux grotesques.
« Et si tu veux des enfants un jour ? »
« Des enfants avec un autre que toi ne m'intéresse pas » lui répondis-je calmement.
« Bella… »
Il embrassa mon estomac par-dessus mon t-shirt avant de poser son menton dessus, penchant suffisamment la tête en arrière pour pouvoir croiser mon regard. Je pouvais lire l'intensité de ses sentiments pour moi et cela me chamboula complètement.
« Rosalie déteste sa condition de vampire. »
Mes yeux s'écarquillèrent à cette révélation, mais Edward ne me laissa pas le temps de poser davantage de question.
« Pas tellement pour ses nouvelles capacités, mais simplement parce qu'elle ne peut plus enfanter. Et je ne veux pas que tu en viennes à me détester pour t'avoir infligé ça si un jour tu veux des enfants, mais que tu ne pourras physiquement pas en avoir… »
Je fermais les yeux, en proie à une intense émotion. Je le voulais lui, mais voudrais-je un jour des enfants ? Être mère ne m'avait jamais rebutée, c'était pour moi dans la suite logique des choses. Toutefois, depuis que j'avais rencontré les Cullen, la logique n'avait plus sa place dans ma vie. Je devais constamment tout remettre en cause. Si je choisissais de vivre avec Edward, d'être son égale, je ne pourrais jamais avoir d'enfants. Cela était-il suffisamment important pour que je renonce à mon rêve de vivre éternellement à ses côtés ?
« Je t'aime » dis-je à Edward, ne quittant pas ses yeux dorés flamboyants. « Et je veux passer ma vie avec toi. Je suis sûre de cela. Les enfants ne sont qu'une simple concession, qui ne pèse pas bien lourd par rapport à mon désir d'être avec toi. »
Il soupira contre mon estomac, secouant sa tête. Mon cœur accéléra sa course, l'espoir qu'il change d'avis grandissant en moi.
« Bella, tu… Tu es vraiment prête à abandonner ta vie pour moi ? »
« Eh bien… J'ai dû faire mes adieux à mon père hier soir à cause des Volturi. Une partie de ma vie humaine est déjà terminée… »
Il leva son regard vers moi avant de presser ses mains sur mes hanches, dans un geste de réconfort.
« Et pour le reste… Tu es ma vie » lui avouai-je en insistant sur mes mots.
Je voulais qu'il comprenne absolument que je ne pourrais jamais regretter de l'avoir choisi. Jamais. Ce sera toujours lui, peu importe les autres options.
Edward se redressa soudainement, glissant ses mains de mes hanches à mes joues avant de m'embrasser tendrement.
« Je t'aime tellement… » murmura-t-il avec émotion contre mes lèvres.
« Ça veut dire que… Tu es d'accord ? »
« Je ne peux pas dire que je le suis à cent pour cent… Mais c'est ton choix, et je suis trop égoïste pour continuer à me battre contre toi. »
Mon cœur sauta de joie en entendant ses paroles. J'avais gagné la bataille. Mais plus important, j'avais gagné l'éternité à ses côtés. Heureuse, je lui rendis son baiser avec passion, fourrageant dans ses mèches cuivrées.
Ses bras me soulevèrent fortement pour me poser sur le plan de travail et il s'installa entre mes jambes, ses lèvres ravageant les miennes.
« Je suis désolé pour hier… »
« Pardonné. »
Si je n'avais pas aimé la manière dont nous nous étions parlé, je pouvais entendre ses motivations, même si elles ne me plaisaient pas.
Je perdis le fil de mes pensées lorsqu'il remonta ma robe le long de mes cuisses, effleurant ma peau de ses doigts frais, me faisant frissonner d'anticipation. Un gémissement passa mes lèvres lorsqu'il suça mon lobe d'oreille avant de faire courir sa langue dans mon cou pour finalement s'échouer sur ma poitrine. Ma tête se renversa automatiquement en arrière pour lui laisser plus d'espace. Lorsqu'il saisit mes seins de ses mains, je me cambrais, poussant contre son toucher pour plus de sensations. J'étais complètement hors de contrôle et je ne me reconnaissais plus. Ses doigts firent glisser mes bretelles de mes épaules, où il posa sa bouche pour suçoter ma peau.
« J'aime le goût de ta peau » gémit-il dans le creux de mon cou, avant de l'embrasser.
J'attirais rapidement sa bouche vers la mienne, désireuse de retrouver ses lèvres. J'aimais l'embrasser et nous semblions faits pour cela, nos bouches s'emboîtant parfaitement. Jamais je ne me lasserai de l'intensité de nos touchers, de ses sensations.
Soudainement, alors que sa bouche traçait une ligne humide de mon épaule à ma poitrine, la porte d'entrée claqua. Edward s'écarta aussitôt de moi, remontant les bretelles sur mes épaules avant de rabaisser ma robe sur mes jambes. Prise de panique à l'idée d'être vue comme ça, je passais nerveusement les doigts dans mes cheveux, espérant leur redonner une allure présentable avant que la personne n'entre dans la cuisine.
Quelques secondes plus tard, Alice apparut dans la cuisine, un sourire malicieux sur le visage.
« Heureusement que j'ai claqué la porte » ricana-t-elle. « Je n'aurais pas eu envie de vous surprendre en pleine action. »
Edward leva les yeux au ciel tandis que je piquais un fard.
« Vous êtes très… passionnés » continua Alice en rigolant. « Ah, si seulement Jazz était là… »
« Alice » l'interrompit Edward. « Sors d'ici. »
Sa sœur pouffa avant de nous jeter un dernier regard et de sortir de la pièce.
« Elle est insupportable » se plaignit Edward en plongeant sa tête dans mon cou.
Un petit rire me secoua et je glissai mes mains dans sa nuque, voulant le garder contre moi. Malheureusement, une odeur de grillé nous parvint, interrompant notre moment de tendresse.
« Mes pâtes ! » m'exclamai-je en sautant du comptoir.
Toutefois, il était trop tard. Les pâtes étaient si molles qu'elles semblaient de décomposer et la sauce avait brûlé au fond de la casserole.
« Je ne vaux pas mieux que Charlie, sur ce coup… » marmonnai-je en égouttant les pâtes.
Penser à lui serrait toujours mon cœur, et cette sensation ne me quitterait pas avant longtemps. Ce n'était pas facile de dire adieu à une partie de sa vie. Mais c'était pour le protéger. Je devais garder cela à l'esprit, ça m'aiderait à tenir le coup.
La porte d'entrée s'ouvrît une nouvelle fois et Carlisle arriva dans la pièce en nous saluant.
« Je peux te parler ? » demanda-t-il rapidement à Edward.
Ce dernier me jeta un regard avant d'hocher la tête et de suivre son père au salon. Désormais seule dans la cuisine, j'entrepris de récupérer la sauce qui n'avait pas trop cuit pour pouvoir manger mes pâtes. J'essayais de ne pas tendre l'oreille vers le salon et les deux hommes qui y discutaient, souhaitant leur laisser de l'intimité. Toutefois, je ne pus m'empêcher de me demander ce qu'ils se disaient, et pourquoi Carlisle ne pouvait pas le dire devant moi.
Alice interrompit mes interrogations en sautillant dans la cuisine, tel un lutin surexcité.
« Ce sera une belle soirée ce soir » dit-elle joyeusement en s'installant sur le plan de travail, tapant régulièrement des pieds sur les portes de placard, telle une enfant.
Je ne levai pas la tête de mon assiette, me contentant de manger le plat raté devant moi.
« Tu m'écoutes Bella ? » s'exaspéra-t-elle au bout d'un moment.
« Hum ? »
« Tu veux aller au cinéma ce soir ? »
« Je ne comprends pas l'italien. »
Alice leva les yeux au ciel.
« Bon, alors on va louer des films. Et commander italien ! »
Pendant qu'elle parlait, elle sauta du plan de travail et attrapa son portable. Amusée, je l'observais parcourir les noms des restaurants typiquement italiens qui livraient à domicile, critiquant la décoration de leur restaurant et leur carte, me lisant certains commentaires.
« Alice » l'interrompis-je en jetant les restes de mon assiette immangeable à la poubelle. « Respire. Ce n'est que pour ce soir. »
« Bella, Bella... Aucun sens de l'organisation. »
Sur ces mots, elle m'arracha l'assiette vide des mains et la fourra dans le lave-vaisselle avant même que je ne puisse lui dire le moindre mot. De plus en plus habituée à l'attitude de mon amie, je sortis par la baie vitrée de la cuisine qui donnait sur la terrasse du jardin et filait au fond de ce dernier. J'aimais cet endroit, où on pouvait le bruit des vagues, celui des criquets et le vent dans les branches d'oliviers. Mais par-dessus tout, j'aimais le hamac qu'Edward avait installé entre deux arbres il y a quelques jours.
Une fois installée dessus, je profitais de la merveilleuse vue qui m'était offerte, sachant pertinemment que nos jours en Italie étaient comptés. Il nous faudrait rentrer à Forks bientôt, même si je ne savais pas encore comment cela allait se passer.
Il était hors de question de retourner chez Charlie et il me faudrait un nouvel endroit où vivre. Je savais que les Cullen pourraient m'accueillir, mais que pourrais-je faire à Forks ? Il était impensable qu'un habitant me voit, ce qui me confinerait à la maison.
Mon cœur se serra lorsque je parvins au bout de mon raisonnement. Je ne pouvais pas retourner à Forks et aux alentours de la ville. Je devais déménager.
Les yeux fixés sur les feuilles des arbres au-dessus de moi, je prenais conscience des conséquences que mon enlèvement avait sur ma vie, ainsi que sur celle de mon entourage. Il était hors de question que je garde mon nom, ou Charlie pourrait facilement me retrouver. Je ne savais même pas où faire de faux papiers.
La panique comprima ma poitrine alors que je listais les différents problèmes qui se posaient à moi. Comment allais-je faire ? J'espérais que les Cullen avaient la réponse à certaines de mes interrogations…
Le soleil continuait sa course implacable dans le ciel, finissant par se coucher derrière l'horizon, teintant le paysage des mêmes rayons orangés que la veille. L'Italie m'apaisait énormément, même si j'aurais préféré découvrir ce pays dans d'autres circonstances.
La brise marine me parvint, mais l'odeur salée me retourna l'estomac. Peut-être les pâtes de cet après-midi, pensai-je en massant mon ventre dans le but d'apaiser les élancements.
« Bella ? »
Me redressant lentement dans le hamac, je constatais qu'Edward avançait tranquillement vers moi, un sourire sur le visage. J'essayais tant bien que mal de sortir du hamac, mais ce dernier n'arrêtait pas de tanguer, accentuant mon mal de cœur. Edward rigola doucement avant de m'attraper par la taille pour m'extraire de cet objet venu tout droit des enfers.
« Alice s'impatiente » me dit-il. « Elle attend avec impatience cette soirée pyjama. »
Je levai les yeux au ciel, accentuant les rires de mon compagnon qui me serra contre lui tout en nous dirigeant vers la maison de pierres. Une fois entrés dans le salon, Alice me sauta dessus et me tira vers l'étage, m'arrachant aux bras d'Edward.
« Viens ! Il faut que tu te changes ! »
Son excitation me fit rire, d'autant plus que je serai la seule à manger à cette soirée pyjama. Et j'avais du mal à imaginer Carlisle se mettre en pyjama.
Alors qu'Alice me sortit un pyjama de l'armoire, Edward entra dans la pièce.
« Sors ! » lui ordonna immédiatement sa sœur.
« Je prends juste un t-shirt » se défendit-il en levant les mains devant lui en signe de soumission.
Il m'adressa un clin d'œil avant de quitter la pièce pour rejoindre le rez-de-chaussée.
« Enfile ça » me dit Alice en me fourrant un pyjama bleu ciel dans les bras. « On se retrouve en bas dans deux minutes. »
A peine eu-t-elle fini sa phrase qu'elle sortit de la pièce, me laissant seule pour me changer. Aussi rapidement que possible, j'enfila le débardeur et le pantalon de pyjama, qui se révélaient être d'une douceur extrême. Ravie par le choix de mon amie, je descendis rejoindre le reste de la maisonnée.
Au moment où j'arrivais en bas des escaliers, la sonnette retentit. Interrogative, j'observais Alice danser jusqu'à la porte – cette fille ne savait apparemment pas se déplacer autrement, une liasse de billets dans la main.
« Buonasera ! » dit-elle au livreur en lui adressant un sourire angélique qui le fit rougir. Elle lui tendit les billets avant de se saisir du sachet qu'il lui tendait. « Grazie. »
Lui claquant pratiquement la porte au nez, elle revint dans le salon où Edward était installé, vêtu d'un simple t-shirt noir et d'un bas de jogging gris. Contrairement à ce que je m'étais attendu, Carlisle faisait également partie de la fête, habillé d'un peignoir bleu foncé.
« Installe-toi ! » m'enjoint Alice en me montrant le canapé.
Docile, j'allais m'assoir à côté d'Edward, qui posa directement un bras sur mes épaules pour m'attirer vers lui. Devant nous, Alice déballa ce qu'elle avait commandé pour moi, révélant de nombreux paquets de plats italiens. Mon ventre grogna, ravi devant cette quantité astronomique de nourriture, ce qui fit rire mes compagnons.
« Bon appétit » me chuchota Edward à l'oreille avant d'embrasser ma tempe, tandis qu'Alice fouillait à travers le programme de vidéos à la demande sur la télévision.
« Vous voulez quel film ? » nous demanda-t-elle en continuant de faire défiler les programmes.
Tous les regards se tournèrent vers moi, me faisant rougir légèrement.
« Indiana Jones, le troisième » dit finalement Edward à ma place.
Satisfaite de ne pas avoir à choisir, j'hochai la tête pour montrer mon accord. De plus, j'adorais ce film qui était à mourir de rire. Alice lança le film avant de se jeter à mes côtés sur le canapé, Carlisle assis dans un fauteuil.
La soirée se passa tranquillement et dans la bonne humeur, alimentée par nos rires à de nombreux moments du film. Carlisle étouffa un rire lorsqu'Indiana fit croire aux nazis que son ami Marcus parlait des dizaines de langues alors qu'il se perdait dans son propre musée, et Alice passa une bonne partie du film à commenter le charme d'Harrison Ford malgré son âge.
« Si seulement mon Jazzy acceptait de porter plus souvent un chapeau de cowboy… » se lamenta-t-elle en soupirant dramatiquement.
Calée dans les bras d'Edward, je fus secouée d'un petit rire en entendant la détresse de mon amie.
« Tu n'auras qu'à lui suggérer lorsque nous rentrerons à Forks » l'incitai-je.
Les doigts d'Edward courraient le long de mon bras, m'envoyant des décharges électriques dans tout le corps. Jamais je ne m'habituerai aux sensations qu'il me procurait, tant elles étaient délicieuses et indescriptibles.
Soudain, mon estomac se tordit et une vague de nausée me frappa violemment. Surprise, je me levai précipitamment et couru jusqu'aux toilettes du rez-de-chaussée, Edward sur mes talons.
Accroupie devant la cuvette, je rendis tout ce que j'avais mangé, alors qu'Edward frottait mon dos et me retenait les cheveux.
« Peut-être les macaronis… » suggéra Alice depuis le salon. « Pourtant, je me suis assurée que le restaurant était bien noté… »
Une fois l'assaut fini, je pus me rincer la bouche pour me débarrasser du goût désagréable.
« Ne t'en fais pas, Alice » la rassurai-je. « J'étais déjà malade hier soir… »
Je vis Carlisle tiquer à cette information, mais il n'en dit rien. Edward me fixait anxieusement, comme s'il s'attendait à une rechute.
« Tu vas bien ? » s'enquit-il.
« Beaucoup mieux. »
Et c'était vrai. Je me sentais plus en forme que jamais. Alice avait peut-être raison par rapport aux sushis.
Carlisle s'approcha de moi et posa sa main sur mon front.
« Tu n'as pas de fièvre » évalua-t-il après quelques secondes. « C'est déjà ça. »
Toutefois, son ton n'était pas aussi rassuré qu'il ne le laissait paraître. Une ride d'inquiétude marquait son front habituellement lisse, tandis que ses sourcils étaient froncés. J'eus la confirmation qu'il y avait un souci lorsque je sentis Edward se tendre à mes côtés. Lorsque je me tournais vers lui, il cacha vite son expression derrière un léger sourire, mais ce dernier n'atteignit pas ses yeux.
Nous retournâmes au salon pour terminer le film, Edward me serrant toujours dans ses bras.
« Un café te fera peut-être du bien » proposa Alice avant de se précipiter dans la cuisine pour en revenir quelques minutes plus tard avec une tasse fumante.
« Merci » lui dis-je en l'attrapant.
Lorsque l'odeur du café atteignit mes narines, mon estomac se retourna une fois de plus et je ne pus que poser la tasse sur la table basse avant de me précipiter dans les toilettes, où je vomis le peu qu'il me restait dans l'estomac.
« Il faut aller à l'hôpital » s'affola Edward derrière moi.
Carlisle ne désapprouva pas son fils, ce qui expliquait que je me retrouvais quelques minutes plus tard à l'arrière de la berline que les Cullen avaient louée en arrivant dans ce village. Alice avait dû dire adieu à la Porsche jaune qu'elle avait volée à Volterra : il ne s'agissait pas de se faire remarquer.
Le trajet jusqu'à l'hôpital fut relativement long, le village dans lequel était situé la maison étant assez éloigné de la ville. J'eus le loisir de contempler les collines italiennes de nuit, ce qui n'était pas sans me rappeler la nuit de mon sauvetage par les Cullen.
Une fois garés devant l'hôpital, Edward me porta dans ses bras tandis que Carlisle accosta une infirmière pour lui parler dans un italien des plus parfaits. Rapidement, nous eûmes accès à une chambre, où Carlisle put enfiler une blouse médicale avant de préparer le matériel nécessaire à une prise de sang.
« Qu'est-ce que vous faites ? » lui demandai-je, incertaine.
« Je veux simplement vérifier que tu n'as pas de carence » m'expliqua-t-il simplement, concentré sur sa tâche.
A mes côtés, Edward restait silencieux et semblait frustré, lançant des éclairs à son père. Je me demandais si ce dernier ne lui cachait pas ses pensées.
« Comment avez-vous réussi à me faire les examens vous-mêmes ? »
Carlisle m'adressa un sourire poli avant de rebaisser les yeux sur l'aiguille dans mon bras.
« J'ai simplement annoncé que j'étais médecin aux États-Unis et que tu étais de ma famille. La politesse et le charme vampirique aident pas mal, dans ce cas-là. »
Mon cœur se serra en entendant que Carlisle me considérait comme un membre de sa famille. Même si être en couple avec Edward m'offrait ce titre, être approuvée par le chef de famille était d'autant plus gratifiant et rassurant.
Au bout de quelques minutes, Carlisle finit la prise de sang et l'envoya directement au laboratoire, demandant à ce que ce soit analysé en urgence. Entre temps, il installa le matériel pour réaliser une échographie, « pour s'assurer que je n'ai pas de lésion à l'estomac » m'affirma-t-il.
Lorsqu'il étala le gel glacé sur mon ventre pour ensuite passer la sonde, je me concentrais sur son visage, souhaitant discerner la moindre expression qui paraitrait. Toutefois, le médecin restait impassible, le regard fixé sur l'écran devant lui. A mes côtés, Edward trépignait, ne semblant pas entendre les pensées de son père.
Ma main était dans celle d'Edward et je lui caressai tendrement la paume de mon pouce, cherchant à l'apaiser.
« Rassure-toi » lui dis-je doucement. « Ce n'est qu'une indigestion alimentaire… »
Au même moment, une infirmière ouvrit la porte et transmit une enveloppe fermée à Carlisle, qui s'empressa de l'ouvrir après avoir posé la sonde.
A la lecture des résultats, ses traits se figèrent et il releva la tête en me fixant attentivement.
« De quand datent tes dernières règles ? » me demanda-t-il rudement.
Sa question me surprit et Edward se transforma en statue à mes côtés, les yeux perdus dans le vide.
« Euh… J'étais chez les Volturi. Mais je ne sais pas exactement quand. »
Me souvenir de cette période me fit frissonner. Lorsque j'avais eu mes règles, ce n'était qu'humiliation pour moi. Les Volturi me laissaient avec des sous-vêtements sales, sans aucune protection hygiénique, me donnant accès à la salle d'eau que rarement. Jamais je n'avais autant détesté avoir mes règles.
Edward bondit de sa chaise avant de sortir précipitamment de la chambre, claquant la porte derrière lui, me faisant sursauter violemment.
« Carlisle… Que se passe-t-il ? » m'inquiétai-je.
La réaction d'Edward m'avait choquée, je ne comprenais pas son attitude.
« Bella… »
Carlisle me fixa, semblant hésiter, les papiers toujours en main.
« Nous allons devoir rentrer à Forks de toute urgence » m'annonça-t-il de but en blanc.
L'urgence qui perçait dans sa voix me surprit, et j'insistai pour savoir la vérité. Sous mes suppliques, le médecin rendit les armes, plongeant son regard doré dans le mien, ses yeux voilés de tristesse.
« Tu es enceinte, Bella. »
Chapitre décisif pour la suite de l'histoire... J'espère vraiment ne pas vous décevoir... Dîtes-le moi en commentaire, j'attends votre avis avec impatience !
De mon côté, je n'ai pas beaucoup avancé pour Ascendant... Bon le chap 21 est bouclé et j'ai toute la trame jusqu'à la fin en tête... Plus qu'à mettre en forme !). Toutefois, j'ai écrit un OS Happier, que je vous invite à lire si vous le souhaitez :)
En attendant, je vous souhaite un bon weekend et une bonne semaine. On se retrouve samedi prochain pour la suite !
Prenez soin de vous.
Girlonfire
