Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien ?
Je m'excuse pour ce petit retard, mais je n'ai pas pu publier hier. Je fais plein d'heures supplémentaires pour mon job étudiant, la période de Noël approchant, et mes examens arrivent à grands pas (DEMAIN OMG) donc je n'ai absolument pas eu le temps de publier.
Je retourne d'ailleurs bosser cet aprem, mais je vous livre quand même le chapitre 20 d'Ascendant, et j'espère qu'il vous plaira :)
Un grand merci pour vos reviews, mises en alerte et favoris. Vous êtes géniales (géniaux ? On ne sait jamais, il peut y avoir un Monsieur dans le lot).
On se retrouve en bas !
CHAPITRE 20
La douleur lancinante me submergea de la tête aux pieds. Alors que j'essayais de crier, aucun son ne sortait de ma bouche, m'effrayant davantage. Mon cœur cognait fort dans ma poitrine, pulsant jusque dans mes oreilles. Que m'arrivait-il ?
Alors que je pensais que la douleur ne pouvait pas être pire, la sensation de brûlure s'intensifia au niveau de ma poitrine, me donnant la sensation que mon cœur allait finir par se consumer entièrement. La boule dans ma gorge qui empêchait les sons de sortir de ma bouche éclata, permettant à mon hurlement de jaillir. La brûlure intense de mon cœur s'étendit alors le long de mes jambes, avant d'atteindre ma tête.
Le cerveau consumé par les flammes de l'enfer, je poussais un dernier hurlement de douleur avant que le noir ne s'empare de moi.
Les secondes passaient et me semblaient durer des heures. La brûlure se répandait inlassablement dans mon corps, accentuant insupportablement la douleur. Des cris gutturaux passaient mes lèvres sans que je puisse les en empêcher.
Parfois, je sentais un peu de fraîcheur sur mes bras, mes mains ou mon visage. Malheureusement, dès que ce toucher disparaissait, le feu se rallumait d'une manière beaucoup plus virulente.
J'étais sur un bûcher. Mais pendant combien de temps, je n'en avais aucune idée. Des heures ? Des jours ? Des semaines ? Je n'avais aucune mesure du temps qui s'écoulait. Je ne sentais rien, je ne réfléchissais à rien, à part cette intense brûlure qui me ravageait.
Je mourrais.
J'avais toujours pensé que mourir à la place d'un être cher était une fin enviable. Mourir pour permettre à ma fille de vivre m'avait paru être une bonne solution, une bonne façon de mourir. Et à aucun moment je ne regrettai mon choix. Seulement, j'avais pensé qu'une fois morte, je ne souffrirais plus.
Je m'étais trompée. Lourdement.
La douleur était intense, constante, d'une violence inouïe. Rien ne semblait pouvoir l'atténuer, me plongeant dans ce qui semblait être l'enfer sur terre. Jamais je n'avais connu pareille sensation.
De temps à autre, il me semblait entendre des paroles lointaines, ce qui m'amenait à penser que je n'étais pas morte. Et plus j'y pensais, plus je me disais qu'il était impossible que je sois morte. Les morts ne devaient pas souffrir.
Sur cette pensée, je m'accrochais, espérant un jour sortir de cet enfer.
PDV Edward
La regarder se tordre sur ce lit était un supplice. L'entendre crier m'arrachait le cœur. Ne plus voir ses yeux me plongeait dans un profond désespoir.
Regarder son corps pâlir et se transformer me redonnait espoir. Entendre son cœur qui battait follement, signe que le venin l'avait atteint, me laissait croire qu'elle survivrait. Voir son corps détruit se reconstruire me maintenait en vie.
Je ne pouvais me résoudre à quitter son chevet, trop préoccupé par son état, trop brisé pour ne la quitter ne serait-ce qu'un instant des yeux. Seule ma fille arrivait à me sortir de mon état d'hébétement pour gagner quelques minutes en ma compagnie. Seule ma fille arrivait à m'apaiser.
Tenir notre fille dans mes bras m'apportait plus de joie que je n'aurais jamais pu l'imaginer. Sentir son parfum de bébé, parfait mélange entre l'odeur humaine de Bella et la mienne, m'octroyait quelques sensations de bonheur. Voir son visage enfantin et si parfait, dans lequel je m'amusais à retrouver nos traits à Bella et moi, gonflait mon cœur d'amour. Cet amour était si intense que j'avais l'impression qu'il pourrait me briser.
L'amour que je portais à Carlie était à l'image de celui que je portais à sa mère. Différent, mais tout aussi intense. Cet amour était si puissant, si implacable et dévastateur. Il me donnait une force incommensurable, mais avait également le pouvoir de me détruire.
Une main sur ma joue me ramena à la réalité. Baissant le regard, mes yeux croisèrent ceux de ma fille, d'une couleur chocolat comme l'avaient été ceux de sa mère. Son petit cœur battait puissamment, comme s'il voulait compenser l'absence de battements dans mon torse. Sa chevelure soyeuse, brune aux reflets roux, chatouilla doucement mon cou alors qu'elle collait sa tête contre moi, me permettant d'humer avec délice son odeur merveilleuse.
Nous restâmes longtemps dans cette position, savourant la présence de l'autre, puisant dans l'autre suffisamment de force pour affronter l'absence de l'autre personne nécessaire à notre bonheur.
Lorsque Carlie décolla sa tête de moi, ses yeux se rouvrirent et se posèrent sur moi, liant nos âmes une fois de plus. J'aimais ma fille. Je l'aimais tellement.
Ses yeux chocolat pailletés d'or me fixaient alors que je pensais à ce qu'aurait été ma vie si Bella m'avait écouté et avait avorté. Mon cœur se serra dans ma poitrine à cette pensée. Maintenant que Carlie était entrée dans ma vie, jamais plus je ne pourrai vivre sans elle. Je ne serai plus jamais heureux et complet sans elle.
Ma fille posa doucement sa main sur ma joue, m'envoyant les images sanglantes de sa première rencontre avec sa mère. Cette dernière y figurait les yeux révulsés sous les paupières, du sang coulant de sa bouche jusque dans le creux de son cou, des gouttes de sueur parsemant son front. En revanche, l'amour que Carlie lui portait était palpable, si intense que je ne doutais plus que notre fille ne voulait pas faire souffrir sa mère.
Lorsque Carlie avait usé pour la première fois de son don sur moi, j'avais sursauté, ne comprenant pas immédiatement que les images qui m'assaillaient n'étaient pas le fruit de mon propre talent. Carlie m'avait montré des souvenirs, ses souvenirs, de la grossesse de Bella. J'avais alors entendu, à travers les souvenirs de ma fille, nos voix qui passaient à travers le ventre de Bella. Je sentais l'amour que portait Carlie à sa mère. Je sentais l'amour qu'elle me portait.
Et mon cœur avait fondu.
Depuis, Carlie utilisait régulièrement son talent pour nous montrer ce qu'elle désirait. Sa croissance hors normes ne s'était pas arrêtée après sa naissance, et même si elle n'avait que trois jours, elle paraissait déjà avoir 3 mois. Son intelligence était également exceptionnelle, la rendant bien plus éveillée que n'importe quel enfant de son âge, ce qui intriguait fortement Carlisle. Ce dernier réalisait des mesures tous les jours, ne voulant pas perdre une miette de la croissance de ma fille.
Je me demandais ce que Bella penserait de toute cette routine autour de notre fille si elle était avec nous, consciente. Sa présence me manquait. Même si j'étais allongé à ses côtés, jamais elle ne m'avait parue être aussi éloignée de moi. Comment quelqu'un pouvait-il être à la fois aussi proche et aussi éloigné ?
Un coup à la porte interrompit mes pensées, et la voix mentale d'Alice m'assaillit.
C'est bientôt l'heure.
Elle ouvrit la porte de la chambre avant même que je ne lui en donne l'autorisation et attrapa Carlie dans ses bras, frottant leurs nez ensemble dans un bisou esquimau. Carlie adorait ça.
Je te laisse, pensa ma sœur en refermant la porte derrière elle. Elle ouvrira les yeux dans exactement trente secondes.
Même si je n'en avais pas besoin, je soufflai un bon coup, voulant me donner la force de tenir trente secondes supplémentaires jusqu'au réveil de Bella. Cela faisait trois jours que la transformation avait débuté, et je savais son réveil imminent. Malheureusement, les secondes passaient trop lentement pour moi. Bien trop lentement.
Mon ouïe vampirique me permit d'entendre son cœur s'affoler alors qu'il émettait ses derniers battements. Sa peau était très pâle, signe que la transformation arrivait à son terme. Ses cicatrices avaient toutes disparu. Ses hématomes n'étaient plus. Ses membres avaient repris de la vigueur, sa musculature s'étant renforcée grâce au venin.
Elle était plus belle que jamais.
Les secondes défilèrent, nous rapprochant inévitablement du moment que j'espérais autant que je le redoutais. Comment serait-elle à son réveil ? Resterait-elle la Bella que j'avais connue ? Celle dont j'étais tombée profondément amoureux ? Ou deviendrait-elle une personne qui m'était inconnue ?
Je n'eus pas le temps de me poser davantage de questions car son cœur atteignit un rythme insoutenable avant que son dernier battement ne résonne, me brisant le cœur à la pensée que je ne l'entendrais plus jamais.
Le silence envahit la pièce. Mon regard était fixé sur elle, qui restait parfaitement immobile, allongée sur le drap blanc qui recouvrait notre lit. Blanc sur blanc. Perfection sur perfection.
Je n'osais pas bouger de peur de la brusquer. Je savais à quel point les nouveau-nés pouvaient être violents s'ils se sentaient agressés, et je ne voulais pas commencer notre nouvelle vie de cette manière.
Soudain, ses yeux roulèrent sous ses paupières puis s'ouvrirent. Immédiatement, ses prunelles rouge sang se fixèrent sur moi, me contemplant longuement, me figeant sous son regard.
Je pouvais y lire des dizaines d'interrogations, de doutes, de peurs.
A ma grande surprise, Bella se redressa avant de poser ses pieds par terre. Elle semblait fascinée par le monde qui l'entourait, et cela me rappela mon propre réveil, lorsque j'avais découvert les centaines de nuances de couleurs différentes qui peuplaient le monde que j'avais toujours connus, lorsque j'avais découvert des milliers de sons différents, tous plus musicaux les uns que les autres.
J'avançais doucement d'un pas vers Bella, la faisant relever le regard vers moi. Contrairement à ce que je m'étais attendu, ses yeux n'exprimaient pas la peur. Elle n'avait pas l'air perdue ou apeurée, et cette constatation me donna la force d'avancer de quelques pas supplémentaires dans sa direction.
« Bella… » soufflai-je avec émotion, impatient de la serrer contre moi, impatient de découvrir à quelle femme je devrais faire face.
Soudain, elle courut dans ma direction et se blottit dans mes bras, m'empêchant d'avancer davantage. D'instinct, mes bras l'entourèrent et la plaquèrent contre mon torse, heureux de pouvoir sentir son corps se fondre contre le mien. Comme deux corps faits pour être ensemble. Comme deux âmes faites pour se compléter parfaitement.
Ses yeux rouges se levèrent vers moi, exprimant tout l'amour qu'elle ressentait pour moi, mais aussi toute la beauté de son âme.
Non, sa transformation ne l'avait pas changée. Bella restait toujours la plus belle personne que je n'ai jamais rencontrée.
Elle restait ma Bella.
Lorsque ses lèvres se posèrent sur les miennes, l'amour explosa à travers mon corps et j'eus enfin la certitude que mon avenir serait heureux.
Jamais le temps à ses côtés ne me paraîtra assez long. Commençons par l'éternité.
Chapitre court, je vous l'avoue, mais j'avais vraiment envie de marquer la transition entre leur ancienne vie et cette nouvelle. J'espère tout de même qu'il vous a plu ? Dites-le moi en commentaire !
Je pense qu'au vu de mes explications ci-dessus, vous avez compris que je n'ai pas eu le temps décrire quoique ce soit cette semaine... Heureusement, le chapitre 25 est bouclé depuis une semaine, ce qui me laisse une petite avance ! J'espère vraiment pouvoir écrire pendant les vacances de Noël.
J'ai hâte de vous lire. Ca me donne vraiment la force de continuer à écrire, de prendre mon ordinateur à plus de 22h pour écrire la suite alors même que j'ai été toute la journée sur l'ordinateur pour mes cours et que mes yeux n'en peuvent plus. J'aime vous lire et voir que ça vous plaît, que je n'écris pas pour rien.
J'espère pouvoir publier samedi prochain, mais sinon ça arrivera dimanche ou encore lundi... ça va dépendre de mes horaires de travail :/
En tout cas, soyez sûrs d'avoir le prochain chapitre lundi pro grand max !
En attendant, bon dimanche et bonne semaine. Prenez soin de vous !
Girlonfire
