*se redresse tel Mushu dans Mulan* Je suis en viiiiie !
Bon sang ce que ça faisait longtemps !
Et dire que j'avais prévu de revenir mi-février… les choses auront pris plus de temps qu'escompté, gneuh…
Mais ! *sort la fanfare* l'attente est terminée ! On reprend le rythme habituel d'un chapitre par semaine, le samedi de préférence o/
Merci de votre patience ! Merci pour les *meurt* 300 reviews et plus ! Cœur sur vous ! *jette des fleurs*
Petites réponses aux reviews des anonymes :
LesSoeursNeko : Tu n'as pas à t'excuser ! J'estime que c'est le plaisir du lecteur qui prime avant tout. Que vous passiez un bon moment. (et puis mon plaisir d'écrivain au moment de tout concevoir, mais ça, c'est encore autre chose, ah ah). En tout cas, merci pour ton petit mot.
Austurland : Ravie de t'accueillir sur cette *tousse* trop *tousse* longue fic ! Je suis contente de voir qu'elle te plaît. Et te voilà chanceuse, car elle reprend justement cette semaine ! *a une grosse pensée pour ceux qui attendent depuis mi-novembre…*
Enfin, spéciale dédicace à Niniel : je ne sais pas si ça sera du « feu de dieu » comme tu l'avais déclaré mais j'espère que tu (et vous tous d'ailleurs) prendras beaucoup de plaisir avec cette nouvelle affaire.
PS : et promis, j'essaye d'être beaucoup plus régulière…
Prénoms cités dans ce chapitre :
Norvège : Lukas Bondevik
Danemark : Mathias Køhler
Islande : Emil Steilsson
Bonne lecture !
Disclaimer :Hetalia, son univers et ses personnages © Himaruya Hidekaz
Affaire 12 : Un long retour
- Pousse.
- Je donne tout ce que j'ai, je te signale.
- Et bien donne plus encore.
- T'es marrant : tu m'as déjà bien épuisé tout à l'heure. Je suis pas une machine.
- Chose qui est fort dommage.
- Aide-moi aussi, au lieu de rester allongé comme ça. Je suis tout seul à m'activer, là.
- Encore un petit peu, tu y es presque.
Mathias rendit les armes. Il se laissa tomber et expira bruyamment.
- C'est… c'est très gentil de m'encourager, souffla-t-il exténué, mais le mieux serait encore de venir m'aider. Toi ou Emil d'ailleurs.
Ce dernier tapotait d'un doigt furieux le volant. Il jeta un coup d'œil à Mathias, étalé sur la taule du coffre, dans le rétroviseur.
- Faut bien quelqu'un pour diriger la bagnole pendant qu'on pousse. Mais t'as pas tort, reconnut-il avant de se tourner vers son frère ainé affalé sur la banquette arrière, tu pourrais te bouger le train et aller donner un coup de pouce.
Lukas hausa vaguement les épaules.
- La station est à cinq cent mètres désormais. Il ne reste plus grand-chose.
- Lukas ! gémit Mathias, tout ça, c'est ta faute. J'aurais pu continuer à pousser la voiture, ouais, si tu nous avais pas fait faire une randonnée de trente six mille kilomètres dès cinq heures du mat'. Je suis crevé.
- Mieux vaut profiter de Gaustatoppen dès le matin. Mais pour ce qui est de la voiture, tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même. Après tout, c'est bien toi qui nous avait assuré avoir fait le plein avant de partir.
- Autrement dit, pousser, c'est ma punition, grommela Mathias
- Et bien voilà, tu as tout compris.
Mathias ne put s'empêcher de faire la moue et d'envoyer un regard noir à Lukas qui, pour sa part, ne le regardait pas le moins du monde.
La météo étant particulièrement favorable en ce mois d'août, ils avaient décidé la veille de partir à l'aventure pour la journée. Enfin… Mathias avait sauté sur l'occasion lorsqu'il avait consulté le bulletin météo pour faire part aux deux autres membres du foyer de son envie d'escapade et de découvertes de la Norvège. Sauf que, de prime abord, sa proposition n'avait enchanté aucun des deux frères. Emil avait joué les larves pendant tout l'été et comptait bien poursuivre dans cette voie. Quant à Lukas, si l'envie était plus qu'alléchante, amateur de grands espaces et de marche qu'il pouvait être, il n'en restait pas moins que la perspective d'y aller en compagnie de ce grand dadais le freinait beaucoup.
A dire vrai, Lukas était décidé à faire pousser la voiture par Mathias non pas tant parce qu'il avait oublié de faire le plein, même si cela restait un fait indéniable, mais aussi et surtout parce que Mathias l'agaçait. Oh oui, comme il l'agaçait ! Il n'avait pas envie de tout partager avec lui. La maison, c'était déjà bien assez. D'autant plus que Mathias avait tant pris ses marques qu'il en devenait trop familier, trop présent. Et, même s'il ne se l'avouerait surement jamais, ça le mettait mal à l'aise. Certes, Mathias avait son travail, mais… il y avait cette présence, cette espèce de charisme qui dérangeait Lukas. Une chose était certaine, il n'avait aucune envie de se retrouver seul avec Mathias. Or, Emil ayant refusé la sortie, si Lukas avait accepté, il se serait retrouvé à crapahuter dans les montagnes, seul avec Mathias. Ce qu'il ne voulait donc pas. Mais comment refuser alors qu'il s'agissait d'une randonnée aux allures si douces et si rafraichissantes ? Alors, Lukas avait finalement réussi à convaincre son cadet. Non sans mal, cela va sans dire. Quoiqu'il en soit, pour toute cette prise de tête qu'avait engendrée l'initiative de Mathias, Lukas avait décrété en son for intérieur que son colocataire était entièrement responsable et que c'était bien fait pour lui s'il devait pousser la voiture.
Emil observa son frère se curer les ongles, sans paraître se soucier le moins du monde de leur situation. Lui, il voulait retrouver son lit ce soir. Exaspéré, il releva le frein à main, ouvrit la portière, et rejoignit Mathias.
- Lukas, prend le volant.
- Seulement si tu m'appelles « grand frère ».
Parfois, et c'était peu dire, son frère lui cassait vraiment les pieds au plus haut point. Mais, il décida d'abréger les souffrances de tout le monde.
- Grand frère, marmonna-t-il, va prendre le volant.
Lukas se tourna vers son cadet et lui adressa un large sourire satisfait.
Enfin ils purent franchirent les derniers cinq cent mètres qui les séparaient de la station service et ainsi trouver de quoi ravitailler la voiture. Après une heure à trimer, ils étaient prêts à repartir sur de bonnes bases. Lukas retrouva sa place sur la banquette arrière afin d'étendre ses jambes comme il l'entendait. Emil se retrouva de nouveau conducteur, tandis que Mathias s'effondrait sur le siège passager. Il attrapa une bouteille d'eau à ses pieds et en avala une grande gorgée.
Il était maintenant près de 18h, heure à laquelle ils auraient dû être rentrés. Emil faisait tout pour respecter les limites de vitesse, mais il pensait également à son macareux qui devait hurler dans toute la maison, en attente de son repas. D'une certaine manière, le jeune homme s'était habitué à l'animal et l'avait complètement adopté. Même s'il soutenait le parfait contraire lorsque Lukas le surprenait à échanger des marques d'affection avec l'oiseau. Après tout, il n'avait même pas pris la peine de le nommer et se contentait d'un « M. Puffin ».
Tout à coup, Emil ressentit une étrange vibration mais apparemment, il était bien le seul. Mathias s'était même endormi, la bouche ouverte et la tête rejetée en arrière. Le conducteur ne put s'empêcher de lever tout de même un peu le pied, par mesure de prudence. Et bien lui en prit car pas loin d'un petit quart d'heure plus tard, la voiture se mit à cahoter, avant de ralentir complètement, quand bien même Emil avait le pied au plancher. Il se rangea rapidement sur le bas-côté et coupa le moteur.
- On est arrivé ? bredouilla Mathias en se réveillant brusquement
- Nan, marmonna Emil
Lukas posa un regard interrogateur sur son petit frère.
Emil attendit encore quelques secondes avant de relancer le moteur. Sans succès. Le jeune homme fronça alors les sourcils perplexes. Nouvelle tentative. Toujours en vain. Emil soupira profondément, se détacha et alla soulever le capot.
Mathias observa Emil d'un œil interrogateur, puis jeta un coup d'œil à Lukas, lequel se contenta de le dédaigner. Il décida finalement de rejoindre Emil.
Celui-ci observait le capot d'un air songeur.
- Il est où le problème ? demanda Mathias
- Sais pas.
Mathias lui tapota l'épaule, compréhensif, avant de jeter un coup d'œil à son tour.
- Je suis pas un expert de la mécanique, mais… c'est peut-être les bougies ? En tout cas, on est bel et bien en panne.
- Ah ! Ça me gave ! Cette journée commence sérieusement à me gaver.
- Bah ! C'est les joies de l'aventure ! Heureusement pour nous, on est en été, il fait bon et le Soleil se couche tard.
Emil lui lança un regard noir, sous-entendant clairement le fond de sa pensée. Puis, il dégaina son portable.
- Et évidemment, pas de réseau… On est à Drammen pourtant, c'est pas le petit patelin pommé non plus ! Je reviens, je vais appeler une dépanneuse, déclara-t-il ensuite à l'intention de Mathias
Ce dernier referma soigneusement le capot, puis prit le parti de revenir s'installer sur son siège. D'ordinaire, il n'aurait pas rechigné à rester debout mais la randonnée lui avait complètement massacré les pieds. Il ne sentait plus ses mollets et ses cuisses le tiraillaient. Qui l'eut cru que de la bête marche pouvait être aussi exténuante ! Pourtant, ce n'était pas comme s'il manquait d'exercice physique. Mais force était de constater qu'il n'était pas fait pour l'endurance. Au contraire de Lukas, vraisemblablement, qui n'avait pas failli de la journée. Il se tourna de trois-quarts vers lui, histoire de conserver sa tête sur le dossier du siège.
- T'as pas mal aux pieds, toi ?
- Non.
- Mais comment tu fais ?
Lukas releva les yeux et rencontra ceux de Mathias.
- Je ne me plains pas.
Mathias ne put s'empêcher d'esquisser un petit sourire.
- Ah ah, faut croire que c'est ma spécialité. Mais plus sérieusement, comment tu fais pour pas être épuisé ? On a bien dû faire… quatre heures ce matin et trois heures cet aprèm.
Lukas haussa les épaules.
- Essaye de deviner. Ce n'est pas bien compliqué.
- C'est un truc de Norvégien.
- Ça, ça s'appelle un stéréotype.
- Peut-être, mais t'as toujours vécu en Norvège. Et il y a beaucoup de montagnes ici. Donc, dès que tu sors, tu grimpes.
- Tu y es presque. Encore un petit effort, et tu auras résolu cet énigme, félicitations, répliqua Lukas d'un ton monocorde
- Tu fais de la rando depuis que t'es tout petit. C'est ça ?
- Bien joué. Tu voudras un bonbon pour cette bonne réponse ?
Mathias partit dans un éclat de rire.
- Je dis pas non ! Mais tes compliments me suffisent.
Et voilà, se dit Lukas, il l'agaçait de nouveau. Avec son sourire de bienheureux et ses répliques stupides. Lukas jeta un coup d'œil par la fenêtre, à la recherche de la silhouette de son cadet.
Celui-ci était justement sur le chemin du retour. Il se laissa tomber sur le siège conducteur avant de déclarer, d'humeur orageuse :
- Bon. La dépanneuse arrive dans dix minutes. Ils vont l'emmener dans un garage de Drammen, ce qui veut dire qu'on va devoir se taper de nouveau le trajet pour revenir chercher la bagnole une fois qu'elle sera réparée, génial !
- Je m'en occuperais, t'inquiète, proposa Mathias, je demanderai à Tino ou Berwald de m'escorter.
- Et du coup, j'ai aussi appelé un taxi pour nous rapatrier à Oslo. Je veux pas dormir à Drammen ce soir, moi.
- Quel prévenance, déclara Lukas et ébouriffant les cheveux de son cadet
- Y a plus qu'à attendre, si je comprends bien.
- Quel esprit de déduction.
Mathias n'eut, pour sa part, pas droit à un ébouriffage de cheveux. Il attrapa dans la poche de short son paquet de cigarette et son briquet. Il s'apprêtait à sortir lorsque Lukas lui attrapa la main. Surpris, Mathias se tourna vers Lukas.
- Je vais fumer dehors, t'inquiète pas.
- Ne fume pas après une journée aussi sportive, idiot.
- Ah, euh… ok. Et… tu peux me lâcher la main ? Promis, je range tout ça.
Lukas ne se fit pas prier. Il ôta rapidement sa main et s'étendit sur la banquette arrière, attrapant le livre qu'il avait emporté.
Mathias, toujours interloqué par le geste de Lukas, le dévisagea un instant, avant d'interroger Emil du regard, lequel trouva le moment opportun pour lancer de la musique.
La dépanneuse arriva bientôt et embarqua leur voiture malade. Lukas, Mathias et Emil montèrent également à bord, afin de rejoindre le garage où il était prévu qu'ils se rejoignent avec le taxi.
Affaire à suivre…
Si quiconque arrive à trouver quels persos vont apparaitre dans cette affaire, je lui tire mon chapeau (que je n'ai pas) bien bas !
