Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien et que vous avez passé un bon Noël ? Personnellement, j'ai mangé pour un mois :')

Tout d'abord, merci pour vos reviews ! Elles me font toujours autant plaisir :)

Ensuite, je suis désolée du petit jour de retard pour la publication de ce chapitre, mais j'étais encore hier dans les festivités donc je n'ai pas eu le temps de publier ! Mais je ne vous fais pas attendre plus longtemps... Voici le chapitre 23 d'Ascendant.

On se retrouve en bas ?


CHAPITRE 23

« Tu veux rentrer directement ou aller à la clairière ? » me demanda Edward alors que nous venions de quitter le cimetière de Forks.

Je pensais à Carlie, qui nous attendait certainement à la maison avec un Emmett furax de s'être fait avoir, et cela me fit sourire. Il m'en voudrait, mais il suffirait que je lui propose une partie de jeu vidéo pour rentrer une nouvelle fois dans ses bonnes grâces.

« Clairière » dis-je, ravie de retrouver notre endroit préféré à Forks.

« On fait la course ? »

Un sourire barra ses lèvres lorsque je décollais sans lui répondre, espérant prendre suffisamment d'avance pour ne pas qu'il me rattrape. Malheureusement, mes capacités de nouveau-né commençaient à s'estomper et Edward me rattrapa avec plus de facilités qu'il y a quelques jours. Devant moi, la clairière se dessinait, me poussant à accélérer davantage, mais à peine j'eus atteint la trouée dans les arbres qu'un poids s'abattit sur mon dos, me projetant sur le sol.

« Gagné ! » criai-je victorieusement à Edward, qui roulait au-dessus de moi.

Il m'embrassa pour me museler, mais je refusai de le laisser faire et donnai un coup de bassin pour atterrir au-dessus de lui, le couchant de force dans l'herbe tendre de la clairière. La pluie avait cessé, laissant place à des timides rayons de soleil entre les arbres.

Edward était magnifique, ainsi couché dans l'herbe mouillée, la peau scintillant doucement au soleil. Comme lors de notre première visite dans cette clairière, mes cheveux entouraient nos visages, nous isolant du reste du monde.

« Je t'aime » murmurai-je, l'estomac noué par l'émotion, mon cœur débordant d'amour pour lui.

Edward se redressa pour m'embrasser, se tenant assis sous mon corps, avant de mordiller le lobe de mon oreille.

« Je t'aime aussi. »

Lentement, la passion remplaça la tendresse et les gloussements se transformèrent en gémissements. Les mains d'Edward glissèrent de ma taille sous mon t-shirt, le relevant légèrement alors qu'il les dirigeait vers ma poitrine. Finalement, il attrapa le bas de mon haut et le fit passer par-dessus ma tête avant de le jeter au loin.

Mordillant son cou, je m'empressai de déboutonner sa chemise noire qui lui allait à merveille, avant de l'envoyer rejoindre mon t-shirt par terre. Nos pantalons suivirent rapidement le même chemin, nous laissant nus au milieu de la clairière fleurie, tel un paysage enchanteur.

Edward me fit rouler sur le dos, parsemant mon ventre de doux baisers, traçant un chemin invisible jusqu'à ma culotte, qu'il tira vers le bas. Ses yeux ne quittèrent pas les miens lorsqu'il embrassa la peau fine entre mes jambes, faisant exploser une boule de chaleur dans mon ventre.

A mesure qu'il me torturait à me touchait, le désir se fit plus intense. D'instinct, mes mains essayèrent de trouver quelque chose à quoi se raccrocher pour faire face à ce plaisir insoutenable, mais elles finirent par s'agripper aux cheveux d'Edward, qui grogna sous la surprise.

Le plaisir montait rapidement, me transformant en une boule de feu qui menaçait d'exploser à tout moment. Lorsqu'Edward bourdonna contre moi, le plaisir se décupla et submergea mon corps, m'envoyant sur une autre planète. Mon dos se cambra brusquement, tandis que mon bassin essayait de se soustraire aux sensations que me procurait mon amant.

Ce dernier remonta lentement le long de mon corps, semblant vénérer ma peau de ses lèvres, avant de finalement poser sa bouche sur la mienne. Si mon cœur avait pu battre, les sensations que je ressentais grâce à Edward l'auraient sans doute achevé.

Souhaitant lui retourner la pareille, je le fis rouler dans l'herbe, sans pour autant rompre notre baiser. Nos langues se mélangeaient, comme si elles n'arrivaient pas à se séparer. Nous nous accordions parfaitement, deux corps et deux âmes faits pour être ensemble.

Je rompis finalement notre baiser, dirigeant mon attention dans son cou, dont je suçotai avidement la peau. Un gémissement roula dans son torse, accentuant mon désir de lui. Je déposais une myriade de baisers sur son torse musclé, appréciant la vue, avant de finalement atteindre son boxer.

Ne prenant pas de pincettes, je le lui enlevai rapidement avant de finalement poser mes lèvres sur lui. Ses yeux se fermèrent et il laissa sa tête retomber contre le sol, une de ses mains saisissant ma joue en coupe pour me donner le rythme.

Je continuai, souhaitant le voir atteindre le sommet, tout en profitant de la vue incroyable qu'il m'offrait, ainsi perdu dans son plaisir.

Soudain, il se redressa et me ramena contre lui, s'asseyant à même le sol, me ramenant sur ses genoux et me collant contre son torse. Sans que je m'en rendre compte, il s'enfonça en moi, nous arrachant des plaintes de plaisir.

« Bella… » soupira-t-il dans mes cheveux, avant de me donner l'impulsion pour entamer des mouvements de bassin.

Cette position était spectaculaire, ravivant le désir dans mon corps, me laissant totalement libre de mes mouvements. En-dessous de moi, Edward semblait être en transe, complètement emporté par le plaisir que nous ressentions.

Lorsque la vague d'émotions fut trop intense, je donnais un dernier coup de reins avant de laisser le plaisir me submerger, entraînant Edward à ma suite. D'instinct, je mordis fortement l'épaule d'Edward, le marquant ainsi comme mien pour l'éternité. Cette simple vision créa une seconde vague, qui me submergea encore plus violemment que la première.

Edward ne tint plus et s'écroula dans l'herbe, haletant, et je recouvris son corps du mien. J'avais l'impression d'être complètement épuisée, essoufflée, alors même que je n'avais pas besoin de respirer.

« C'était… »

« Incroyable » souffla Edward, voyant que je n'arrivais pas à trouver de mot.

Blottis l'un contre l'autre, nous savourâmes le silence qui nous entourait, seulement rompu par des embrassades et nos gémissements lorsque nos corps se retrouvaient.

Etre vampire était si simple. Je n'avais pas besoin de respirer, de manger, de me reposer, ce qui me permettait d'aimer Edward sans condition. Je comprenais à quel point il devait se retenir avant, à quel point le moindre de des gestes non contrôlés aurait pu me briser. Je comprenais aussi à quel point il m'aimait, bridant ses instincts et sa véritable nature pour pouvoir être avec moi. Et cette constatation me fit l'aimer davantage.

Longtemps, nous restâmes ainsi, lui allongé sur le dos, moi sur le flanc, ses doigts caressant tendrement mon dos nu tandis que nous regardions le soleil descendre lentement à l'horizon, nous rapprochant inévitablement du moment où nous devrions rentrer.

« Carlie doit nous attendre… » murmura Edward au bout d'un moment, brisant la quiétude qui nous enveloppait.

J'hochai la tête, sans pour autant bouger. Edward continuait ses mouvements dans mon dos, m'apaisant totalement. J'étais émerveillée par la façon qu'il avait de toujours me comprendre, sans même que j'ai besoin de parler. Il était merveilleux. Nous étions merveilleux.

Lentement, Edward se redressa et alla chercher nos vêtements éparpillés dans la clairière, avant de revenir vers moi. Il me tendit la main pour m'aider à me mettre debout, et j'acceptais volontiers. Tout était excuse pour le toucher davantage.

Il s'habilla rapidement, avant de se figer devant moi, me contemplant dans ma nudité, simplement éclairée par les derniers rayons de soleil.

« Tu es magnifique. »

Il m'empêcha de répondre en plaquant ses lèvres aux miennes, avant d'attraper ma culotte et de se baisser devant moi.

« Lève la jambe » m'ordonna-t-il doucement.

Je m'exécutai, complètement chamboulée par la tendresse dont il faisait preuve. Tout en caressant ma jambe de la pulpe de ses doigts, il remonta mon sous-vêtement le long de mon corps avant de déposer un baiser sur mon nombril. Il fit preuve de la même douceur lorsqu'il m'aida à enfiler mon jean, avant d'attacher mon soutien-gorge et de me passer mon t-shirt.

Une fois sa tâche terminée, il me tourna vers moi pour m'embrasser sur le front, geste qui me faisait toujours fondre.

« Rentrons » dit-il finalement, se détachant de moi pour attraper ma main.

Nous rentrâmes à vitesse humaine, souhaitant prolonger nos instants en amoureux. Bien que nous aimions les Cullen et adorions notre fille, nous regrettions de ne pas avoir plus de moments seulement tous les deux, en tant que couple. Il était difficile de trouver de l'intimité dans une maison pleine de vampire, d'autant plus lorsque votre enfant demande votre attention continuellement.

Lorsque nous arrivâmes à la maison, un Emmett boudeur nous accueillit. Ses yeux me lançaient des éclairs, me permettant aisément de comprendre qu'il m'en voulait pour lui avoir fait faux bond.

« Alors comme ça tu me laisses ta mioche et tu te barres ? »

A mes côtés, Edward ricana en fixant son frère.

« Emmett… Tu as été ravi d'avoir Carlie pour toi tout seul. »

Levant les yeux au ciel, Emmett alla directement voir Rosalie, tel un enfant qui avait besoin d'être consolé par sa maman, ce qui nous fit exploser de rire.

« Maman ! » s'écria une voix inconnue et magnifique, nous interrompant tous dans notre hilarité.

« Que… »

La surprise me figeait complètement, alors que je fixais ma fille qui était dans les bras de Jasper.

« C'est… C'est elle qui… »

« Eh oui ! » s'exclama Alice, en sautant joyeusement au bas des escaliers. « Ta fille est un prodige. »

« Mais… Elle n'a que quelques semaines et… »

« N'oublie pas qu'elle a la croissance d'un enfant surnaturel » me rappela Carlisle. « Elle a actuellement l'apparence physique d'un enfant de six mois, et ça ne m'étonnerait pas que son intelligence suive le même rythme. »

Carlie tendait les bras dans notre direction, s'agitant puissamment dans les bras de son oncle. Toujours stupéfaite par ce que je venais d'entendre, je laissais Edward aller la chercher pour la ramener vers moi.

« Redis-le ma chérie » lui demandai-je doucement, souhaitant entendre une nouvelle fois sa voix mélodieuse.

Ses grands yeux bruns parsemés d'or se posèrent sur moi et un petit sourire barra son visage, mais elle ne prononça pas un mot. Edward tenta sa chance également, mais n'eut pas plus de succès.

« Elle vous mène à la baguette, cette petite » rigola Esmée depuis la table de la salle à manger, où elle dessinait des plans. « Surtout Edward. »

Les éclats de rire fusèrent, mais Edward ne sembla pas s'en offusquer, complètement hypnotisé par sa fille.

« Arrêtez de vous moquer » le défendis-je de mon mieux, les rires me secouant toujours. « Je n'aurais pu rêver meilleur père pour elle. »

Edward leva un regard lumineux vers moi avant de m'embrasser tendrement, ce qui provoqua de nouveaux rires dans la pièce.

Nous étions insouciants, heureux, comblés. Et rien ne viendrait perturber cela.

Carlisle exigea que l'on déménage rapidement. Il n'était pas souhaitable que les loups apprennent ma transformation, cela pourrait rompre le traité. Edward m'avait appris tout ce que je devais savoir sur le traité avec les Quileutes et la frontière à ne pas franchir. Il était plus que temps pour nous de partir.

Nous avions rapidement empaqueté tous nos effets personnels, laissant uniquement les meubles dans la maison. Esmée m'avait informée qu'ils laissaient les meubles dans chaque maison où ils habitaient, heureux de pouvoir les retrouver lorsqu'il revenait s'installer quelques décennies plus tard.

Nous avions donc pris les voitures et avions quitter Forks. Lorsque nous passâmes devant le panneau nous souhaitant de bientôt revenir à Forks, mon cœur s'était serré à l'idée de tout ce que je laissais derrière moi.

Forks symbolisait ma vie humaine, mes années lycée, mon père, mes amis humains… Mais notre destination représentait mon futur avec Edward, ma fille et ma nouvelle famille. Même si partir me déchirait le cœur, je savais que je ne pourrai être qu'heureuse tant qu'Edward et Carlie seront à mes côtés.

La route avait été longue jusqu'à Horsefly, petite commune de la Colombie-Britannique au Canada. Le climat était sensiblement le même qu'à Forks, froid et nuageux pour la plupart. Nous n'aurions aucune difficulté à y vivre. De grands arbres entouraient la route, me rappelant mon arrivée à Forks où le vert me dérangeait tant. J'avais appris à aimer cette couleur, aimant la voir derrière les grandes fenêtres de la villa.

Lorsque nous arrivâmes devant la villa qu'avait achetée les Cullen, je fus frappée par son allure pittoresque. Elle ne ressemblait en rien à la maison de Forks, ses murs étant recouverts de lambris. Le seul point commun qui reliait ces deux demeures était les grandes fenêtres qui perçaient les façades, laissant la lumière naturelle pénétrer à l'intérieur. De grands sapins entouraient la maison, lui conférant une certaine intimité malgré toutes les fenêtres. Au loin, je pouvais percevoir le ruissellement d'une rivière, ce qui m'apaisa instantanément.

« Bienvenue chez nous » murmura Edward en arrêtant la voiture devant la maison, enclenchant le frein-à-main.

A l'arrière, Carlie remua dans son siège auto, les yeux fixés sur la maison devant nous. Je sortis rapidement de la voiture pour la prendre dans mes bras, heureuse d'être enfin arrivée. De son côté, Edward ouvrit le coffre et prit une partie de nos bagages.

Les autres Cullen étaient déjà entrés dans la maison, impatients de s'installer. Des rires et des cris d'admiration me parvenaient tandis qu'ils exploraient les différentes pièces. J'entendis Alice et Rose se chamailler pour avoir la chambre avec salle de bain privative, mais Esmée trancha le conflit en clamant que ce serait leur chambre à elle et Carlisle.

A mes côtés, Edward pouffa avant de poser nos valises dans le salon.

« Allons les rejoindre. »

Un rire me secoua alors qu'il passait un bras sur mes épaules, m'entraînant à sa suite vers l'étage. Après quelques discussions animées avec le reste de sa famille, chaque couple eut sa chambre. Nous installâmes le lit de Carlie dans la chambre à côté de la nôtre, avant qu'Edward ne la couche.

Nous profitâmes du sommeil de notre fille pour finir de nous installer, ce qui alla très rapidement grâce à notre vitesse vampirique. Une fois notre tâche accomplie, chaque couple rejoignit sa chambre, heureux de pouvoir se retrouver.

Edward s'allongea sur moi, caressant mes cheveux avant de finalement poser ses lèvres sur les miennes. Nos corps se retrouvèrent, s'épousèrent avec harmonie, avant que le plaisir ne nous emporte.

Je venais de quitter ma vie humaine et tout ce qui s'y rattachait, mais j'avais la certitude que je serais à jamais heureuse.

« Joyeux anniversaire, mon amour » soufflai-je doucement à son oreille, l'enlaçant par derrière.

Je venais de coucher Carlie, qui avait beaucoup râlé avant de s'endormir, et les douze coups de minuit venaient de sonner. Nous étions le vingt juin, date d'anniversaire de mon compagnon. Cela faisait déjà plusieurs jours que nous avions emménagé dans notre nouvelle maison, heureux de commencer une nouvelle vie.

« Merci » me répondit-il sur le même ton, avant de se tourner dans mes bras pour m'embrasser.

Rapidement, ma langue passa la barrière de ses lèvres et je le poussai doucement en direction du lit, souhaitant fêter son anniversaire comme il se doit. Peu importe que sa famille entende, ils n'avaient qu'à sortir !

Malheureusement, nous entendîmes des pas précipités dans les escaliers et tous ses frères et sœurs débarquèrent dans notre chambre, détruisant notre intimité.

« Bon anniversaire, Edward ! » s'écrièrent-ils en cœur.

« Merci. »

« Allez ! » le pressa Alice. « Esmée a un cadeau pour toi ! »

Guère ravi à l'idée de devoir quitter notre nid douillet, Edward soupira avant de me tirer hors de lit, nous conduisant rapidement vers le salon, où toute la famille était désormais réunie. Nous nous installâmes sur le canapé récemment installé, puis Esmée se leva.

« Joyeux anniversaire, mon chéri » dit-elle tendrement, le couvant de son regard maternel si affectueux. « J'espère que ce cadeau te plaira… Toute la famille y a participé. »

Edward leur lança un regard interrogateur avant d'attraper la petite boîte qu'Esmée lui tendait. Il déballa rapidement le papier cadeau, avant d'ouvrir le couvercle. La surprise me saisit lorsque nous découvrîmes une clé, qui devait certainement être une clé de maison vu sa taille.

« Qu'est-ce que… »

Il leva ses yeux remplis de questions vers sa mère, qui pouffa avant d'expliquer le présent.

« Tu as une compagne et une fille… Vous êtes une famille et vous avez certainement besoin d'une intimité que vous n'arrivez pas à trouver ici. »

Voyant qu'il ne comprenait toujours pas où elle voulait en venir, Esmée s'impatienta.

« Je vais vous montrer. »

Dans un même mouvement, nous suivîmes Esmée dehors, traversant les bois qui entouraient la villa, découvrant de nouveaux chemins. Nous courûmes un moment à travers la végétation, puis la matriarche s'arrêta net, nous forçant à piler.

« Bon anniversaire, Edward » murmura-t-elle tendrement en se tournant vers lui pour lui embrasser le front.

Voir ce geste si tendre entre eux m'émue. Voir Edward se baisser pour que sa mère puisse lui baiser le front était un tableau magnifique. Voir Esmée si protectrice avec ce grand garçon était adorable.

« Regardez, tous les deux. »

Les quittant du regard, je finis par tomber sur un petit cottage en pierre, caché parmi la végétation environnante. Sur les murs grimpait du lierre, qui donnait une allure chaleureuse aux pierres.

« C'est… » commençai-je, à court de mot.

« C'est magnifique » compléta Edward. « Merci, maman. »

Esmée lui embrassa la joue.

« Tu pourras également remercier les autres demain. En attendant, profitez. »

« Mais Carlie… »

« Non ! On s'en occupe jusqu'à demain » nous sourit-elle

« Comment avez-vous fait ? »

« Facile, nous avons cherché une villa qui avait un petit pavillon » rit-elle, avant de reculer. « Passez une bonne nuit ! »

Sur ces mots, elle s'éclipsa rapidement, nous laissant seuls, perdus et subjugués par la beauté de cette petite maison.

« Ils m'ont offert une maison… » dit Edward, comme s'il n'arrivait pas à y croire.

« Ils sont si généreux… »

« Bienvenue dans la famille Cullen, mon amour » rigola Edward en me prenant dans ses bras. « On entre ? »

J'hochai la tête, excitée à l'idée de découvrir cette maison qui était désormais nôtre. La lourde porte en bois s'ouvrit, nous permettant de découvrir un intérieur clair, meublé avec goût et raffinement. Certains meubles anciens se mélangeaient parfaitement avec la décoration moderne, donnant à l'ensemble un aspect chaleureux et unique qui était totalement à notre goût.

A droite se situait une grande cuisine, pour mon plus grand bonheur. Je m'y voyais déjà cuisiner des plats pour Carlie, me rappelant avec une pointe de nostalgie l'époque où je préparais les repas de Charlie.

A gauche, un petit couloir menait vers les chambres et la salle de bain. La salle de bain était la première porte, et se révéla être constituée d'une baignoire à remous ainsi que d'une douche à l'italienne.

« Cette douche est magnifique… » souffla Edward dans mon cou, qu'il embrassa du bout des lèvres, m'arrachant un frisson de délice.

En face se situait la chambre de Carlie. Elle était meublée dans le même style que la pièce de vie, avec cachet et raffinement. Pour l'instant, un lit de bébé y trônait, mais je savais que dans quelques jours nous devrions le changer pour y placer un lit plus adapté.

Derrière moi, je pouvais sentir qu'Edward s'impatientait. Aussi, je me laissais faire lorsqu'il me prit sur son dos, comme à l'époque où j'étais encore humaine et que ma lenteur pour me déplacer l'exaspérait. Rapidement, il nous conduisit devant notre porte de chambre et me posa devant, avant de finalement l'ouvrir.

Mon souffle se coupa devant la beauté de la pièce, et je remerciai le ciel d'être vampire pour ne pas avoir besoin de respirer. Un grand lit King size trônait au milieu de la pièce, des voilages l'entourant comme pour protéger ses occupants du monde extérieur. Les tons étaient clairs, conférant une atmosphère des plus chaleureuses à la pièce. Au fond, deux portes donnaient sur une salle de bain et sur un dressing.

« On reconnaît la patte d'Alice » pouffai-je doucement tout en entrant dans le dressing, qui se révélait être immense.

« Ma sœur ne changera jamais… » soupira Edward, semblant mi-exaspéré, mi-amusé.

Nous revînmes dans la chambre, ébahis par la beauté de la maison dans sa globalité.

« C'est un magnifique cadeau d'anniversaire » lui dis-je.

« Oui, c'est vrai… La maison est magnifique. »

Soudain, l'air sembla crépiter autour de nous et ma peau chauffa. Mon ventre tressauta et une boule de chaleur gagna le creux de mes reins alors que les yeux d'Edward se noircissaient de désir.

Avant que je n'aie le temps de réagir, il me fonça dessus et ses lèvres se plaquèrent aux miennes. Sans attendre, il m'arracha mes vêtements avant de les envoyer voler à travers la pièce, ne se préoccupant guère de l'endroit où ils atterriraient. Il en fit de même avec les siens, avant de se reculer et de me contempler avec intérêt.

« Mais tu es bien plus belle… » souffla-t-il d'une voix rauque.

Mon corps frissonna d'anticipation, l'électricité courant à travers mon corps, m'enveloppant dans des émotions aussi intenses que merveilleuses.

Edward s'approcha une nouvelle fois de moi, avant de me soulever sur son épaule et de me jeter sur le lit. Autant j'aimais sa douceur constante, autant j'aimais quand il se montrait un peu plus brutal. J'aimais l'éclat sauvage que je lisais dans ses yeux, qui renforçait mon désir de lui.

A peine mon corps eût-il rebondi sur le lit qu'Edward se pressa sur moi, parsemant mon corps de mille baisers tous plus chauds les uns que les autres. Mon corps devenait une flaque molle entre ses doigts, qui pouvaient me malaxer et me donner la forme qu'ils voulaient.

Bientôt, il entreprit de me caresser pour faire monter la pression, jusqu'à ce que mon orgasme me submerge, mon corps s'écroulant dans les draps frais.

Nous fîmes l'amour toute la nuit, nos corps n'étant jamais assez repus l'un de l'autre, nos âmes n'étant jamais totalement satisfaites dès que l'on s'éloignait l'un de l'autre. Nous déchirâmes les draps de notre lit pendant notre passion amoureuse. Edward détruisit la paroi de la douche à l'italienne qui composait notre salle de bain privative sous le coup des émotions qui le noyaient. Quant à moi, je brisais de nombreux verres lorsque nous décidâmes de baptiser la cuisine.

Finalement, nous finîmes devant le foyer éteint de la cheminée, allongés l'un contre l'autre, nus comme le jour de notre naissance.

« Wow » dis-je, à bout de souffle, après qu'un énième orgasme ne m'ait emportée.

« Comme tu dis » rigola Edward, la respiration rapide.

« Je comprends à quel point tu devais te retenir, à l'époque » murmurai-je doucement après quelques minutes de silence. « Mais faire l'amour en étant vampire… C'est incroyable. »

Edward garda le silence, me laissant pleinement me livrer.

« Ne pas avoir de respirer, de reposer, manger, boire… Reprendre son souffle… » énumérai-je. « Comment allons-nous pouvoir nous arrêter ? »

Edward rigola, caressant mon dos nu de ses doigts, comme il le faisait à chaque fois après l'amour. Ce geste me réconfortait et me faisait totalement fondre de l'intérieur, gonflant mon cœur d'amour.

« Rosalie et Emmett étaient les pires » m'expliqua-t-il. « Il a fallu une bonne décennie avant de pouvoir s'en approcher à moins de dix mètres. »

Me redressant contre son torse, je plongeai mes yeux dans les siens, y lisant tout l'amour qu'il me portait. Incapable de résister, je posai mes lèvres contre les siennes, forçant le barrage pour nouer ma langue à la sienne, essayant d'exprimer par ce simple baiser tous les sentiments que je ressentais à son égard.

« Je pense qu'on va battre leur record » soufflai-je, la voix rauque de désir.

« Hum » acquiesça Edward en me rendant mon baiser. « Ça ne fait aucun doute. »

Sur ces mots, il me retourna et s'enfonça en moi dans un mouvement souple, m'arrachant un cri de plaisir. Une fois de plus, le désir et l'amour nous entraînèrent dans les tréfonds du plaisir, où nous nous perdîmes avec bonheur.

Lorsque le soleil commença à percer dans le ciel, nous prîmes conscience qu'il nous fallait nous lever pour rejoindre la villa Cullen et retrouver notre fille. Rapidement, nous prîmes une douche qui resta chaste, malgré les tentatives d'Edward de faire plus que simplement me savonner, avant de nous habiller.

« J'espère qu'on pourra revenir ici tous les soirs… » soupirai-je alors que mon compagnon fermait la porte du cottage à clé.

« C'est chez nous, maintenant » approuva-t-il en saisissant ma main. « Nous reviendrons avec Carlie ce soir, ne t'en fais pas. »

Le chemin jusqu'à la villa me parut plus rapide que la veille, certainement parce que je n'étais plus une boule de nerfs impatiente de découvrir le cadeau qu'Esmée avait fait à son fils. Nous entrâmes dans le salon par la baie vitrée ouverte, et le rire de Carlie nous accueillit.

Edward se précipita vers elle, la soulevant dans les airs avant de frotter son nez contre le sien.

« Bonjour ma princesse » la salua-t-il tendrement, brossant ses cheveux de ses doigts.

Derrière eux se trouvait Rosalie, une moue boudeuse accrochée au visage. Tout en riant, je m'approchai d'elle.

« Ben alors, Rose ! Qu'est-ce qui ne va pas ? »

« A peine vous arrivez que déjà Carlie m'oublie… »

Son ton dramatique fit redoubler mes rires, et elle se vengea en m'administrant un coup de poing joueur dans l'épaule. A nos côtés, Carlie riait aux éclats, ravie d'avoir retrouvé son père. Jamais je ne me lasserai de cette vue. Les voir ensemble était un pur bonheur.

Toute la famille Cullen descendit nous rejoindre dans le salon, chacun s'installant à côté de son compagnon.

« Alors, comment est la maison ? » me demanda Esmée tout en regardant Edward jouer avec notre fille.

« Fantastique ! Merci beaucoup… »

Elle m'adressa un sourire empreint d'une tendresse maternelle qui lui était spécifique. Emmett arriva et sauta par-dessus le dossier du canapé, arrachant une réprimande à Esmée, mais continua sur sa lancée.

« Alors, vous vous êtes amusés cette nuit ? »

Son ton salace laissait entendre qu'il voulait prendre connaissance de notre vie intime.

« Une décennie ? » fis-je semblant de me rappeler. « Nous ferons bien mieux » défiai-je d'un ton sérieux.

Jasper ricana dans son coin, ravi de voir Emmett la bouche ouverte, ne sachant que répondre.

« Qui… » interrogea Emmett, surpris de voir que je connaissais ses exploits sexuels avec Rosalie. Finalement, il posa sur Edward et rugit « Toi ! »

« Quoi, moi ? » demanda innocemment Edward, Carlie nichée dans son cou.

« Tu… Tu… »

J'étais persuadée que si Emmett avait été humain, il serait rouge de colère et menacerait d'exploser à tout moment. Cette pensée me fit rire, et toute la famille me suivit, à l'exception du principal intéressé.

Soudain, un bruit de vase qui s'écrasait au sol se fit entendre, interrompant l'hilarité générale. Choqués, nous posâmes nos yeux écarquillés par la surprise sur Alice, aux pieds de laquelle le vase brisé gisait.

Comment avait-elle réussi à laisser tomber un vase, elle qui était toujours si habile ?

En revanche, ses yeux figés dans le vide me donnèrent une bonne indication du « pourquoi ».

« Qu'y a-t-il Alice ? » s'alarma Jasper, qui était visiblement parvenu à la même conclusion que moi, tout en se précipitant vers elle.

Il posa ses mains sur ses épaules, comme s'il cherchait à la stabiliser ou pour la ramener à la réalité. Les yeux d'Alice, qui étaient figés dans le vague, reprirent vie après quelques secondes, mais son expression terrifiée nous figea sur place. A mes côtés, Edward avait une expression similaire, m'effrayant davantage.

« Ils… » bégayèrent-ils d'un même ensemble. « Les Volturi arrivent. »


Eeeeh non, les problèmes ne sont pas encore finis ! Les Cullen devront encore faire face à cette nouvelle menace *rire diabolique*

J'espère que ce chapitre vous a plu ? Dites-le moi en commentaire :)

De mon côté, rien de neuf (une fois de plus). Je n'ai rien écrit pour Ascendant et malheureusement, je n'ai rien écrit pour mon OS de Noël (qui arrivera un jour, même si ce sera avec beaucoup de retard).

Je ne pense pas réussir à écrire quelque chose de nouveau ces vacances... Je dois beaucoup réviser pour mes partiels et mon travail étudiant me prend énormément de temps. Toutefois, j'aurai 3 semaines de vacances après le 8 janvier, et je compte bien les mettre à profit pour écrire ! Et si je m'en tiens à ce plan, il n'y aura aucun retard particulier dans la publication d'Ascendant :)

En attendant, je vous souhaite (à nouveau) de bonnes fêtes de fin d'année. Prenez soin de vous !

Girlonfire