Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien ?

Tout d'abord, bonne année 2021 ! J'espère que vous cette année vous apportera tout ce dont vous avez toujours rêvé, ainsi que la joie, la réussite et la santé :)

Merci pour vos reviews, ça me fait plaisir que vous preniez le temps pour m'écrire vos impressions...

Tout de suite, place au chapitre 24 d'Ascendant qui, je l'espère, vous plaira :)


CHAPITRE 24

La peur. La tristesse. La colère. L'amour. Tous ces sentiments m'ensevelissaient et m'emportaient dans une réalité dont j'aurais souhaité pouvoir m'échapper.

Les Cullen étaient figés, ébahis par l'information qui venait de tomber tel un couperet. Dans les bras de son père, Carlie nous fixait de ses grands yeux chocolat, ne comprenant sans doute pas l'ensemble de la situation. De son côté, Edward était figé, les yeux dans le vague, tel une statue.

Alice fut la première à bouger, s'effondrant au sol dans un bruit qui me parut assourdissant. Personne n'osait bouger et se manifester, trop anéantis par la nouvelle. Jasper posa seulement une main sur son épaule, lui montrant son soutien sans pouvoir en faire davantage.

Nous allions mourir.

Cette révélation m'électrocuta, et je fus instantanément aux côtés d'Edward et Carlie, me collant contre le dos de mon compagnon, la tête dans son cou. Il posa une de ses mains sur les miennes, posées sur son ventre, tenant toujours notre fille de son autre bras.

Autour de nous, les couples se rassemblèrent instinctivement, sans bruit, comme s'ils prenaient conscience que l'éternité allait être moins longue que prévue.

« Dans combien de temps ? » demande Carlisle, son bras entourant les épaules d'Esmée.

Cette dernière avait un regard immensément triste, presque mort. Si elle avait pu pleurer, les larmes couleraient abondamment sur ses joues. Comme moi, elle ressentait le besoin intense de pleurer, maudissent notre nature vampirique qui nous empêchait de libérer nos émotions physiquement.

« Je… Dans trois semaines… » murmura Alice, complètement affligée.

La sentence tomba, et je sentis comme un poids sur mes épaules. Trois semaines… Je n'avais plus que trois semaines à vivre ? Trois semaines pour profiter d'Edward et de notre fille ? Trois semaines pour rire avec Emmett et Jasper ? Pour bavarder avec Rose et Alice ? Pour cuisiner avec Esmée ? Pour m'instruire avec Carlisle ? Pour aimer Edward ?

L'éternité allait être brève.

D'un coup, Edward se retourna et me remit Carlie. Choquée, je le vis foncer à travers la baie vitrée, prenant à peine de temps de l'ouvrir, pour sortir dans le jardin. Des bruits de coups nous parvinrent, des arbres déracinés volèrent à travers la pelouse pour finalement s'échouer contre d'autres troncs, qui volèrent en éclats.

A mes côtés, les autres Cullen restaient impassibles, comme assommés par la constatation qu'il ne nous restait que trois semaines à vivre, pour profiter les uns des autres.

Un hurlement me parvint de l'extérieur, exprimant toute la colère et la peur que ressentait Edward. Mon cœur se brisa à ce son, et j'eus l'impression que ses émotions m'enveloppaient, m'étreignaient pour me plonger dans le même mal.

Rapidement, je posais Carlie sur le canapé à côté de Rosalie et sortis rejoindre mon compagnon. Il était là, à genoux au milieu de la pelouse, poussant des hurlements de rage, maudissant les Volturi et tous nos ennemis.

Doucement, je m'approchai de lui et posai une main sur son épaule une fois à son niveau. Immédiatement, sa main se leva pour rejoindre la mienne, serrant mes doigts des siens. Le cœur lourd, je me baissai à son niveau, posant ma tête sur son épaule, espérant que ma simple présence suffirait à l'apaiser. Je n'étais pas sûre d'arriver à le réconforter par la parole, étant moi-même trop impactée par la vision d'Alice.

Longtemps, nous restâmes ainsi, blottis l'un contre l'autre sur l'herbe. Les cris d'Edward s'éteignirent après quelques minutes supplémentaires, laissant place à un silence étouffant.

« Je… » commença-t-il, la voix rauque. « Nous devons nous battre… Je ne les laisserai pas tuer ma famille. »

Ses mots me retournèrent l'estomac et je relevai la tête pour voir son visage. Il était complètement fermé, mais j'arrivais néanmoins à y lire sa peur, sa détresse, son angoisse, à l'idée que les Volturi venaient nous détruire.

Posant une main sur sa joue, j'embrassai tendrement son front avant de me mettre debout et de le tirer avec moi. A peine étions nous entrés dans la pièce qu'il fonça prendre Carlie dans ses bras, et je l'entendis humer fortement son odeur de bébé.

Pendant que nous étions dehors, Jasper avait pris Alice sur ses genoux sur le canapé, et toute la famille s'était regroupée autour de la table basse du salon.

« Pourquoi viennent-ils ? » demanda Carlisle après qu'Edward et moi nous soyons installés.

« Ils… Ils ne nous ont pas pardonné d'avoir sauvé Bella… Ils la veulent dans leur garde. »

Les regards se posèrent sur moi, et j'étais certaine que j'aurais rougi si j'avais été humaine.

« Combien seront-ils ? »

Les questions de Carlisle étaient précises et logiques : il montait clairement un plan de défense.

« Ils seront tous là. Aro, Marcus, Caïus, la garde… »

Carlisle se pencha en avant, les coudes sur les genoux, les bras dans le vide, les yeux perdus dans le vague.

« Nous allons nous battre » rugit Emmett, rejoignant l'idée d'Edward.

Jasper hocha la tête, approuvant l'idée de ses frères.

« Je ne veux pas de combat » refusa Carlisle calmement.

« Mais… Comment comptes-tu faire autrement ? » s'énerva Edward, faisant sursauter Carlie dans ses bras.

Instinctivement, je pris sa main dans la mienne et y traçais de petits cercles, espérant l'apaiser.

« Carlisle » reprit-il plus calmement. « Ils ne viennent pas pour discuter. Ils vont pour détruire notre famille et m'enlever Bella ! Jamais je ne les laisserai faire sans combattre. »

« J'en suis conscient » acquiesça le patriarche.

Le silence s'installa dans la pièce, chacun réfléchissant à la meilleure de nous défendre sans pour autant provoquer de combat.

« Appelons nos amis » dit soudainement la douce voix d'Esmée.

Voyant qu'on ne comprenait pas où elle voulait en venir, elle reprit.

« Ils pourraient nous aider. Même si ça ne fait que ralentir les Volturi, les faire hésiter à nous attaquer, mais… Ce serait toujours ça. »

« Je suis d'accord » approuva Alice, qui était restée silencieuse jusqu'à maintenant.

Elle ferma les yeux quelques secondes, avant de les rouvrir et de les poser sur Carlisle.

« Ça va marcher, ils hésiteront à attaquer. »

« Très bien. Qui appelons-nous ? »

« Les Denali » commença-t-elle, avant d'être interrompue par le grognement d'Edward. « Les amazones, Garrett, les irlandais, les égyptiens, Peter et Charlotte » continua-t-elle sans se démonter.

Carlisle hocha la tête, avant d'aller chercher son ordinateur portable sur la table de la salle à manger et de revenir s'asseoir.

« Très bien » répéta-t-il en allumant l'écran. « Nous allons nous répartir les clans. »

« Attention » intervient Rosalie. « Ils pourraient être surpris de voir Carlie… »

« Elle a raison » approuva Esmée. « Ils pourraient la prendre pour une enfant immortelle. »

Cette pensée m'arracha un frisson, me rappelant l'après-midi où Carlisle m'avait conté les légendes des enfants immortels, devenus complètement prohibés par les règles des Volturi. Ces enfants étaient beaux et charmeurs, mais ne se contrôlaient pas, pouvant ainsi détruire des villages d'un seul caprice. Chaque enfant immortel était tué dès que les Volturi en apprenaient l'existence, ainsi que leur créateur. C'est d'ailleurs ce qui arriva à la mère des sœurs Denali.

« Il faudra les prévenir, mais en douceur. Edward s'en chargera, puisqu'il lit dans les pensées. Il saura comment aborder le sujet. »

Ce dernier hocha la tête en signe d'accord, sa main toujours dans la mienne, l'autre caressant tendrement le dos de notre fille.

« Rosalie, Emmett » les interpella Carlisle. « Vous irez à la rencontre des égyptiens. »

Tous deux hochèrent la tête, avant de se lever et de se diriger à l'étage. Des bruits de fermeture éclair nous parvinrent, et j'en conclus qu'ils commençaient à préparer leurs bagages.

« Alice, Jasper. Vous irez chercher Peter et Charlotte, ainsi que les amazones »

Une étincelle de joie contenue naquit dans les yeux dorés de Jasper, qui était heureux de revoir son ami malgré les circonstances. Ils se levèrent également, prenant la direction de leur chambre.

« Esmée et moi irons en Europe » continua Carlisle, impassiblement. « Nous irons chercher Garrett qui était à Londres aux dernières nouvelles, et le clan irlandais. »

Esmée embrassa la joue de Carlisle avant de se diriger vers la buanderie, d'où elle revient avec une pile de linge qu'elle monta dans leur chambre. Carlisle leva enfin les yeux de son ordinateur, nous fixant.

« Vous irez à Denali pour expliquer la situation à Tanya et à sa famille. Ensuite, vous reviendrez ici le plus rapidement possible pour pouvoir accueillir les autres. »

« Pourquoi tu… »

« Edward » le reprit Carlisle d'un ton sévère. « Je sais que tu en veux aux Denali pour l'incident du baseball, mais nous avons besoin d'eux. Eleazar connaît parfaitement les Volturi et saura nous guider pour ne pas les provoquer. »

Résigné, Edward hocha la tête, avant de plonger ses yeux dans les miens et de m'embrasser sur le front.

« Allons préparer les affaires de Carlie. »

Il se leva et fila en direction de notre chambre, me laissant seule avec son père, qui avait replongé le nez dans les réservations des vols.

« Je suis tellement désolée… » murmurai-je, la culpabilité me submergeant totalement.

Ses yeux dorés se posèrent sur mon visage, me contemplant longuement.

« C'est de ma faute et… » me sentis-je obligée de continuer, la gorge nouée par l'émotion.

« Bella » m'interrompit-il. « Rien de tout ça n'est de ta faute. »

« Si je n'étais pas… »

« Stop ! Ce n'est pas ta faute. Et jamais nous ne regretterons ta présence dans cette famille, sache-le. »

Les paroles réconfortantes de Carlisle me réchauffèrent le cœur.

« Merci… »

Carlisle m'adressa un sourire indulgent avant de baisser les yeux une nouvelle fois sur son ordinateur, qu'il ne tarda pas à fermer d'un mouvement brusque.

« Voilà, les billets sont réservés. »

J'hochai la tête avant de monter à l'étage, me dirigeant vers la chambre qu'Edward et moi occupions avant d'habiter au cottage. Lorsque je poussais la porte, je le vis en train de plier des piles de linge pour les mettre dans une valise. Carlie, qui était assise au milieu du grand lit, le contemplait d'un air sérieux, comme si elle saisissait l'urgence de la situation.

Sans un mot, j'aidais Edward à sortir des vêtements de l'armoire avant de m'occuper des affaires de Carlie.

« Tu sais » dit Edward, brisant ainsi le silence qui s'était installé entre nous. « Je ne veux plus jamais entendre que tu penses que cette situation est de ta faute. »

Redressant la tête vers lui, je constatais qu'il me fixait de ses grands yeux dorés flamboyants, qui broyèrent instantanément mon cœur.

« Tu as ta place parmi nous, et je t'aime. Nous allons nous en sortir. »

Ma lèvre trembla sous le coup de l'émotion, comme si les larmes allaient dévaler mes joues d'un instant à un autre. Instantanément, Edward me prit dans ses bras, me plaquant contre son torse. J'en profitai pour nicher mon nez dans le creux de son épaule, respirant avec avidité son odeur si réconfortante.

« Je t'aime aussi » murmurai-je contre sa peau, mon nez frôlant de haut en bas la peau fine de son cou.

Un piaillement nous fit relever les yeux vers le lit, où Carlie commençait à s'agiter.

« Dis-donc, jeune fille » ricana Edward en la prenant dans ses bras. « Tu ne veux pas que papa et maman se fassent des bisous ? »

Carlie agita ses bras avant de plonger son regard dans celui de son père, et je pus directement voir à quel point il l'aimait. Lorsque leurs yeux se croisèrent, toute la tension qui habitait Edward le quitta, comme si le simple contact de sa fille apaisait tous ses maux.

« Je n'arrive pas à croire qu'elle joue encore au bébé alors qu'elle parle déjà… »

« Laisse-la » me gronda Edward en cajolant notre fille. « Elle parlera quand elle en aura envie. »

« Tu n'es même pas un peu jaloux qu'elle ait dit ''maman'' avant ''papa'' ? » le taquinai-je en continuant de remplir nos valises.

Edward garda le silence, ses yeux plongés dans ceux de Carlie, avant de reposer son regard sur moi.

« Pas besoin, je sais que je suis son préféré. »

Sa remarque m'arracha un rire, tandis que je levais les yeux au ciel.

« Au lieu de te pavaner, aide-moi à finir les bagages. »

« A vos ordres, madame ! »

Il repose notre fille sur le lit et m'aide à boucler nos sacs de voyage. Une fois notre tâche accomplie, il se chargea d'habiller Carlie pour le voyage et je filai à la salle de bain pour prendre le nécessaire de toilette.

Dans les autres pièces, j'entendais les Cullen s'activer pour finir leurs bagages et fermer la maison. Esmée était déjà au rez-de-chaussée, fermant les volets et débranchant les prises qui devaient l'être. Bientôt, les autres descendirent la rejoindre, prêts à partir.

« Bella ? » m'appela Edward depuis la chambre. « Tu es prête ? »

« Oui. »

Je le rejoignis dans la chambre, attrapai un sac et descendis dans le salon, où toute la famille était réunie.

« Bien » commença Carlisle en nous voyant tous regroupés autour de lui.

Il tendit à chaque couple les billets d'avion qui le concernait, puis nous tendit les clés de la Mercédès.

« Vous pourrez voyager plus confortablement jusqu'à Denali, surtout avec Carlie. Nous prendrons la voiture d'Emmett, celle de Rose et la tienne pour aller jusqu'à l'aéroport. »

Edward hocha la tête en saisissait les clés que lui tendait son père, avant d'attraper nos sacs et de sortir dans la cour avec. Carlie s'accrochait fermement à mon cou, regardant tour à tour les membres de notre famille, les suivant des yeux à mesure qu'ils évoluaient dans la pièce, comme si elle avait conscience qu'elle ne les verrait plus avant un moment.

« Bien » répéta Carlisle, attrapant le sac à dos qui était posé contre ses jambes. « Allons-y. »

Nous sortîmes tous de la maison, les bras chargés de sacs, avant de remplir les coffres des différentes voitures. Edward avait déjà installé le siège bébé à l'arrière de la Mercédès, et je n'eus plus qu'à y installer Carlie.

Bien-sûr, chaque membre de la famille se pencha pour lui dire au revoir, la serrant contre lui, lui embrassant les joues ou le front, lui promettant d'être sage avec nous. Evidemment, Emmett ne put s'empêcher de faire quelques grimaces à notre fille, lui arrachant plusieurs rires.

« Emmett » l'appela Rosalie depuis sa voiture.

Déçu d'être rappelé à l'ordre, il frappa l'épaule d'Edward dans une dernière accolade fraternelle, baisa la joue de Carlie et m'embrassa sur le front avant de nous souhaiter bon voyage. Les autres Cullen étaient prêts à partir, déjà installés dans les voitures.

Je finis de boucler les ceintures de Carlie avant de m'installer côté passager, laissant Edward prendre le volant. Après un dernier geste en direction de sa famille, il démarra la voiture et emprunta le chemin forestier qui menait à la grande route.

Une fois engagés sur la nationale, je lâchai un soupir et me retournai pour voir que Carlie dormait déjà à l'arrière, bercée par les doux ronronnements du moteur. Edward suivit mon regard et attrapa ma main, la posant sur sa cuisse.

« C'est parti » murmura-t-il doucement, ses yeux plongés dans les miens.

« C'est parti » répétai-je.

Des émotions intenses se battaient en moi, menaçant de me faire craquer à tout instant. La peur que je ressentais vis-à-vis des Volturi me retournait l'estomac. L'angoisse que je ressentais vis-à-vis des Denali me nouait la gorge. Mais surtout, l'amour que je ressentais pour Edward, pour ma fille, pour les Cullen, me serrait le cœur, à tel point que j'avais l'impression qu'il pourrait battre à nouveau.

Nous devions y arriver. Nous allions y arriver.

La route jusqu'à Denali fut longue, Carlie réclamant régulièrement des pauses. Nous prenions toujours le temps de lui faire prendre l'air, nous arrêtant dans des stations-services. Mon contrôle était mis à rude épreuve, mais je retenais ma respiration et restais dans la voiture pendant qu'Edward sortait avec notre fille. Malheureusement, elle râlait lorsque nous lui donnions à manger, guère enchantée à l'idée de ne manger que des petits-pots tout le long du trajet. Mais nous ne voulions prendre aucun risque, et voyager avec du sang dans la voiture n'était pas une bonne idée quand un nouveau-né faisait partie du voyage.

Occuper Carlie pendant le voyage était assez facile. Heureusement, Edward avait pensé à prendre des petits jeux de voyages, lui permettant de se distraire pendant cette longue route. Quand jouer ne l'intéressait plus, il se mettait à fredonner sa berceuse et elle s'endormait dans les minutes qui suivaient, comme hypnotisée. Moi-même, j'appréciais l'entendre chanter, savourant son ténor.

Même si Edward roulait largement au-delà des limitations de vitesse, le trajet nous prit une journée et demie, nous faisant arriver au milieu de la nuit à Denali.

La maison des Denali était très différente de la villa des Cullen, faite toute de bois. En revanche, les mêmes grandes baies vitrées ornaient les façades, conférant une luminosité qui devait être incroyable avec le soleil qui se reflétait dans la neige.

A peine avions-nous le moteur coupé que Kate sortit de la maison, nous saluant d'un geste de la main tout en s'avançant vers nous. Edward se tourna vers moi, posant tendrement ses lèvres sur les miennes, avant de sortir du véhicule et de s'avancer vers sa cousine.

« Bonsoir, Kate. Désolé d'arriver aussi tard. »

« Ravie de te revoir » lui répondit-elle chaleureusement. « Quel bon vent t'amène ? »

Au moment instant, Tanya et le couple brun, que j'avais rencontré il y a quelques mois, sortirent à leur tour de la maison, rejoignant Kate et mon compagnon.

« Où sont Irina et Laurent ? » demanda Edward, éludant la question que venait de lui poser Kate.

« Partis en voyage » répondit-elle en levant les yeux au ciel. « Ils voulaient prendre du bon temps à deux. »

J'entendis Edward saluer les nouveaux arrivants, mais décidais de rester dans la voiture avec Carlie jusqu'à ce qu'Edward les ait prévenus de la situation.

« Pourquoi Bella reste-t-elle dans la voiture ? » demande Eleazar après avoir brièvement étreint Edward contre lui.

« Et quel est ce cœur qui bat ? » demanda Tanya, méfiante.

« S'il-vous-plaît, nous avons besoin de votre aide. Ma famille est en danger. »

Le ton d'Edward était suppliant et n'importe qui pouvait entendre le désespoir qui en sortait.

« Que se passe-t-il ? » s'inquiéta immédiatement Carmen, son accent espagnol étant toujours aussi prononcé.

« Nous… Les Volturi vont s'en prendre à nous. »

Les Denali échangèrent un regard, avant de fixer leurs yeux sur la voiture, essayant de me voir à travers les vitres teintées de la Mercédès.

« Rentrons à l'intérieur » reprit Carmen. « Nous serons plus à l'aide pour discuter. »

« Un instant » les arrêta Edward, alors qu'ils commençaient déjà à se diriger vers le chalet. « Nous avons autre chose à vous dire… Pouvez-vous me promettre d'être ouverts d'esprit ? »

« Bien-sûr » acquiesça Tanya.

Edward inspira profondément, avant de se tourner vers la voiture, m'indiquant que je pouvais sortir. Lentement, j'ouvris ma portière, sortis et ouvris celle de ma fille. Cette dernière était bien réveillée malgré l'heure tardive, posant ses yeux chauds sur moi.

« C'est à nous » lui souris-je tendrement tout en la prenant dans mes bras.

J'eus à peine le temps de fermer la portière et de me redresser que des cris d'effroi me parvinrent, les Denali ayant vu Carlie.

« Qu'est-ce que… » hoqueta Eleazar de surprise tout en faisant un pas en arrière.

« Non… » souffla Kate, ses yeux s'obscurcissant à mesure que je m'avançais vers eux.

« Ce n'est pas ce que vous croyez ! » s'exclama Edward, voyant que nous perdions leur confiance.

« Cela s'appelle un crime ! » hurla Tanya avant de se précipiter sur lui.

Toutefois, Edward ne se laissa pas approcher et saisit le bras de Tanya pour l'envoyer loin de lui, la projetant dans les airs. Malheureusement, les sœurs étaient solidaires et Kate ne tarda pas à lui attraper le bras. Edward se retrouva instantanément figé, ses yeux se révulsèrent, ce qui me rappela les souvenirs violents que j'avais gardés d'Italie.

« Arrête ! » m'écriai-je en me précipitant vers eux.

Edward tomba à genoux devant Kate, complètement soumis, ce qui augmenta considérablement ma rage. Jamais personne ne devait faire du mal à mon compagnon. Tenant Carlie tout contre moi, je réussis à donner un coup de pied dans le ventre de Kate, lui faisant lâcher prise. Elle s'envola dans les airs sous la force de mon coup, mais tenta de revenir à la charge.

Heureusement pour moi, Edward s'était relevé et prit Carlie de mes bras, me permettant de faire barrage au pouvoir de Kate avec mon bouclier.

« N'approche pas » grondai-je, ma vision devenant écarlate sous le coup de la colère.

Pendant quelques secondes, personne ne bougea. Les sœurs n'osaient plus nous approcher, tandis que Carmen et Eleazar paraissaient intrigués.

« Non » dit Edward soudainement, se tournant vers Eleazar. « Ce n'est pas une enfant immortelle. »

« Impossible… » souffla Kate, abasourdie.

« Je suis son père biologique. Bella est sa mère. »

« C'est vrai » approuvai-je en leur jetant un coup d'œil circulaire. « Je l'ai mise au monde lorsque j'étais encore humaine. »

Carmen s'approcha doucement de nous, ses yeux dorés fixés sur notre fille.

« Pequeña princesa » lui sourit-elle doucement, tendant un doigt pour lui frôler la joue.

Eleazar avait le regard fixé sur sa compagne, guettant le moindre signe de danger, prêt à intervenir en cas de besoin.

« Je suppose que les Volturi viennent pour elle ? »

« Non, ils ne connaissent pas son existence. »

« Pourquoi viennent-ils, alors ? »

« Pour Bella. »

Une fois de plus, tous les regards convergèrent vers moi. Je me mordis la lèvre, tic humain que j'avais conservé lorsque j'étais gênée.

« Pourquoi ? » demanda Tanya, perplexe.

« Après… l'incident » commença Edward d'une voix douloureuse « j'ai quitté Bella. Les Volturi en ont profité pour la capturer et la torturer, essayant de négocier sa liberté contre mon intégration de leur garde. »

« Ça ne m'étonne pas d'eux » cracha Eleazar, qui me fixait. « Je suppose qu'ils la veulent, maintenant qu'ils ont découvert qu'elle était un puissant bouclier ? »

Edward approuva d'un hochement de tête, Carlie toujours dans ses bras.

« Comment ont-ils su que Bella avait connaissance de notre monde ? »

« Aro a mentionné un ''ami'' à notre famille… Mais nous ne savons pas qui » grogna Edward, guère enchanté à l'idée d'avoir été trahi par une de leurs connaissances. « Ils viennent pour détruire notre famille… Nous avons besoin d'aide… »

Toute la famille Denali se regarda, semblant réfléchir à la situation. Après un moment de réflexion, ils hochèrent la tête, et leur cheffe se tourna vers nous, son regard pénétrant me clouant sur place.

« Très bien » céda Tanya. « Nous allons vous aider. »


J'espère que ce chapitre vous a plu ? J'attends avec impatience vos avis... Peut-être que les lecteurs "invisibles" pourraient se montrer en ce début d'année ? Je dis ça, je dis rien... :'))

Eh oui, je me base sur les films pour certains passages, mais je les tourne à ma sauce (et j'adore ça !). La suite promet d'être haute en couleurs, je vous le garantis ;)

Je n'ai rien écrit de nouveau, mais j'ai encore un chapitre d'avance par rapport aux chapitres déjà publiés... Et heureusement, je suis en vacances à partir du 8 janvier pour une période de 2 semaines ! Le rythme de publication ne devrait donc pas être impacté :)

En attendant, je vous donne rdv la semaine prochaine pour le chapitre 25 !

Prenez soin de vous,

Girlonfre