Bonjour à tous ! J'espère que vous allez bien ?
Merci pour vos nombreuses reviews pour le chapitre précédent, ça fait chaud au coeur ! Merci aux habituées, qui ne manquent jamais de commenter chaque chapitre, et merci à celles qui me suivent dans l'ombre ;)
Je vous livre enfin le chapitre 25... Pourquoi je dis "enfin" alors que je n'ai aucun retard ? Mon cerveau est entrain d'exploser lol (la fin des partiels ça). Parce que oui, je suis enfin en vacances ! Je pourrai enfin écrire tout ce que je veux parce que j'ai enfin le temps de le faire *.*
Bref, je m'égare. Voici le chapitre 25 d'Ascendant. On se retrouve en bas ?
CHAPITRE 25
La villa Cullen grouillait de vie, de nombreux vampires ayant investi les lieux. Chaque pièce était occupée, nous enlevant toute intimité. Parfois, lorsque je voulais me retrouver avec ma famille, je pestais contre ces inconnus qui traînaient à travers la maison. Malheureusement, lorsque la triste réalité me revenait, mon estomac se tordait et je manquais de me plier en deux pour tenter d'absorber la douleur.
Une fois que les Denali avaient accepté de nous venir en aide, nous n'étions pas restés longtemps en Alaska, nous dépêchant de rentrer pour accueillir les autres amis de Carlisle. Edward s'était comporté en parfait hôte, accueillant nos amis avec le sourire, me présentant avec fierté comme sa compagne avant d'inclure notre fille dans la conversation, sous les yeux ébahis des vampires.
Les premiers à être arrivés étaient les irlandais, envoyés par Carlisle et Esmée. Siobhan était une femme grande et ronde, mais ses beaux cheveux roux ondulaient sur ses épaules, cassant cette allure glaciale qu'elle arborait. Son mari, Liam, était quand à lui grand et mince, et son visage fin se perdait dans sa barbe épaisse. Tous deux étaient accompagnés de Maggie, une adolescente menue qui pouvait déceler les mensonges grâce à son don. A leur arrivée, ils furent surpris en voyant Carlie, mais aucun ne fit une quelconque remarque, acceptant sa présence sans problème.
Ensuite, Rose et Emmett revinrent d'Egypte avec quatre vampires basanés, deux hommes et deux femmes. Le premier couple était plus jeune que le second, mais aussi beaucoup plus jovial. Immédiatement, je sentis qu'Emmett et Benjamin feraient des leurs, tandis que Tia était beaucoup plus calme. Cette fille était une beauté naturelle, ses longs cheveux noirs lui tombant délicatement dans le dos, alors des dizaines de bijoux l'habillaient.
Le second couple, Amun et Kebi était beaucoup plus réservé. Ils restaient toujours dans un coin, ne se mêlant pas aux autres, mais gardant tout de même un œil sur leurs compagnons de route. Edward m'apprit par la suite qu'Amun avait peur que Benjamin ne quitte son clan, ce que je ne compris pas jusqu'à ce que je le voie en action. En effet, Benjamin pouvait contrôler les éléments, ce qui le rendait à la fois effrayant et impressionnant.
Carlie était attirée par les nouveaux venus, demandant sans cesse à Benjamin de lui faire souffler du vent dans les cheveux ou de faire tomber de la neige. J'adorais la voir rire lorsqu'il lui faisait tomber de la neige dessus, ou lorsqu'un souffle de vent la faisait vaciller. J'aimais la voir admirer Benjamin lorsqu'il brisait le sol en tapant dessus du plat de sa main, avant de finalement le raccommoder d'un claquement de doigts.
J'aimais également voir mon compagnon s'amuser avec Emmett et Benjamin. Tous les trois s'entraînaient au combat, mais les entraînements finissaient la plupart du temps en bagarre amicale, chacun envoyant les deux autres voler contre des arbres avant d'en rire. Edward était beaucoup plus serein, satisfait de voir que notre appel à l'aide avait fonctionné.
Carlisle appelait souvent à la maison, demandant si nos invités étaient bien arrivés, avant de nous informer que lui et Esmée recherchait Garrett dans les rues de Londres. Ce dernier était très doué pour dissimuler sa trace, ne facilitant pas la tâche des parents d'Edward.
Peu de temps après l'arrivée des égyptiens, Alice et Jasper arrivèrent accompagnées des amazones, ainsi que de Peter et Charlotte. Lors d'une conversation avec Jasper, il m'apprit qu'il avait rencontré Peter lorsqu'il était nouveau-né dans l'armée de Maria, lors de la guerre entre les vampires du Nord et ceux su Sud. Peter et lui devaient former les nouveau-nés avant de tuer ceux qui ne valaient pas la peine. Lorsque vint le tour de Charlotte, Peter reconnut en elle son âme-sœur et n'eut pas le courage de la tuer. Sur les conseils de Jasper, qui les couvrit, tous deux s'enfuir.
Peter et Charlotte, qui étaient timides à leur arrivée, se révélèrent être de grands joueurs pendant leurs combats avec les Cullen. Peter avait un incroyable talent au combat, égalisant Jasper, tandis que Charlotte était rusée. Voir leurs entraînements me confortait dans l'idée que nous arriverions peut-être à l'emporter en cas de combat avec les Volturi.
Les amazones étaient quant à elles des forces de la nature. Même si Senna et Kachiri n'avaient pas de pouvoirs particuliers, Zafrina avait un pouvoir suffisamment impressionnant à elle seule. En effet, elle était capable de faire voir à n'importe qui le paysage qu'elle souhaitait, peu importe que la personne soit consentante ou non. Toutefois, comme tous les dons mentaux, le sien ne m'affectait pas.
« Tu es puissante, petite » me dit-elle après avoir plongé Edward et Benjamin dans une vision amazonienne, alors que je restais pleinement consciente de mon environnement. « Tu seras utile pour combattre les Volturi. »
Sa phrase me laissa perplexe, jusqu'à ce que Kate me demande si je pouvais étendre mon bouclier à d'autres que moi.
« Ce serait possible ? »
Entre-temps, Zafrina avait libéré mon compagnon et Benjamin.
« Bien-sûr » me confirma-t-elle. « Le mien se limitait à mes paumes. Maintenant, je peux irradier autant qu'il me plaît. »
« Apprends-moi ! » lui ordonnai-je en lui attrapant le bras.
Un sourire barra son visage avant qu'elle ne baisse ses yeux sur ma main qui serrait son bras.
« Aïe. »
Ainsi, mes entraînements mentaux avaient commencé. Je passais de longues journées avec Kate, essayant de déployer mon bouclier pour protéger Edward, qui avait inconsciemment accepté de se faire électrocuter par la blonde pour voir si j'arriverais à le protéger. Malheureusement, je n'arrivais jamais à étendre mon bouclier suffisamment pour le protéger des décharges électriques que lui infligeait Kate, m'obligeant à supporter ses cris de douleur, marquant mon échec à chaque fois.
« Tu n'es pas assez motivée » marmonna-t-elle doucement. « Je vais voir si Carlie est réveillée. »
Elle fit un pas en direction de la villa avant que je ne lui attrape l'épaule.
« Tu as perdu l'esprit ? » grognai-je.
Ses yeux dorés ne dévièrent pas alors qu'un voile rouge de colère emplissait ma vue.
« Edward ne te motive pas assez. Il t'en faut plus. »
Derrière moi, j'entendis Edward marmonner d'un ton boudeur, avant qu'il n'enlace ma taille.
« Kate, ce n'est pas la peine de la forcer » tempéra-t-il.
La blonde nous regarda pendant quelques secondes, avant d'hausser les épaules.
« Comme vous voulez » souffla-t-elle en s'éloignant en direction des autres qui s'entraînaient au combat.
Edward me tourna vers lui avant d'embrasser mon front.
« Calme-toi » me murmura-t-il à l'oreille, laissant son nez naviguer le long de ma mâchoire. « Nous réessayerons demain. »
« J'ai l'impression que je ne vais jamais y arriver… »
Mon cœur se serrait à l'idée d'être complètement inutile pendant la confrontation avec les Volturi. Certes nous avions l'aide de nos amis, mais dans le cas où leur présence n'arrêterait pas les Volturi et qu'un combat venait à s'engager, nous aurions tous besoin de nous battre.
« J'ai confiance en toi, Bella » me réconforta Edward en me serrant contre lui. « Tu vas y arriver. Nous trouverons un moyen. »
Plongeant ma tête dans le creux de son épaule, j'en profitai pour respirer son odeur si apaisante, la laissant me pénétrer et apaiser mes peurs.
« Quand vas-tu m'apprendre à me battre ? » lui demandai-je au bout d'un moment.
Edward avait pour l'instant refusé que je m'entraîne au combat, estimant qu'il était plus important que je m'exerce concernant mon bouclier. Or, les résultats espérés n'étaient pas encore là, et savoir me battre ne pourrait que nous être utile.
« Bella… » soupira-t-il. « Je ne vais pas t'apprendre à te battre. »
« Pardon ? »
Un ange passa, avant qu'il ne baisse finalement les yeux sur moi.
« Comment ça, tu ne vas pas m'apprendre à me battre ? » repris-je immédiatement.
« Non. Je ne vais pas le faire. »
« Mais… Pourquoi ? »
Edward libéra un de ses bras pour venir passer la main dans ses cheveux, les désordonnant plus qu'ils ne l'étaient déjà, signe de sa nervosité. Il garda le silence, augmentant mon exaspération à son égard.
« Edward… » grognai-je.
« Je ne veux pas t'imaginer te battre, OK ? » s'écria-t-il, comme à bout de nerf. « Rien que t'imaginer sur place alors que nous risquons tous de mourir… Je ne peux pas, Bella. »
Je gardai le silence, assimilant ce qu'il tentait de m'expliquer.
« Je sais que tu veux te battre et te rendre utile, mais je ne le veux pas. Je veux que tu restes en vie, que tu puisses te sauver avec Carlie. »
« Tu veux que je me sauve avec notre fille alors que vous allez tous à la rencontre des Volturi ? » murmurai-je, effarée.
« Oui » répondit-il simplement tout en fermant les yeux.
« T'es au courant qu'ils viennent me chercher ? Tu penses vraiment qu'ils vont me laisser fuir comme ça ? »
Ma voix grimpait de plusieurs octaves alors que la panique s'insinuait en moi.
« Comment veux-tu que je vous abandonne comme ça ? » hurlai-je douloureusement, me moquant comme d'une guigne que les autres nous regardent depuis le champ d'entraînement.
« Bella… Je… Rien que d'imaginer ta perte… Ca me… »
Les mots s'étranglaient dans sa gorge, sa phrase prenant une intonation douloureuse.
« Et tu me demandes de vous quitter alors que vous risquez de mourir ? Je t'aime, Edward, et j'aime notre famille. Jamais je ne pourrai vous quitter comme ça ! »
Il rouvrit les paupières, me vrillant de son regard doré, avant de repasser ses bras autour de moi.
« Je me doutais que tu ne céderais pas aussi facilement… »
Un petit sourire fleurit sur mes lèvres, alors que son front se posait sur le mien.
« Nous allons t'apprendre à te battre. »
A partir de ce moment, mes journées étaient divisées entre l'entraînement mental et l'entraînement physique. Je passais mes matinées entières à essayer de déployer mon bouclier, supportant les cris de douleur d'Edward lorsque j'échouais. Mes après-midis étaient réservées à l'entraînement au combat, que ce soit en compagnie d'Edward, d'Emmett, de Jasper, de Benjamin ou de Peter. Chacun essayait de me donner sa technique de combat, mais il s'avérait que j'étais plus proche de Charlotte et Tia que des hommes.
Au début, les filles assistaient tranquillement aux entraînements, encourageant leur compagnon respectif comme des pompons girls, ce qui m'arrachait des rires. Toutefois, lorsqu'Emmett m'envoya au tapis pour la dixième fois en moins de deux minutes, elles intervinrent et proposèrent de me donner des conseils.
« Il faut que tu anticipes et que tu sois rapide » me dit Tia sereinement, les yeux fixés sur Emmett face à nous.
« Ne cherche pas à le battre par la force. Ne l'affronte pas directement, tu perdrais. Tente plutôt une approche détournée, plus vicieuse » me conseilla Charlotte avant de s'éloigner, entraînant Tia dans son mouvement.
Une fois de plus, je me retrouvais face à Emmett, dont le visage était fendu par un grand sourire.
« Alors, petite sœur » ricana-t-il. « Prête à manger de la poussière ? »
Je tentais de ne pas me laisser distraire par ses propos, me concentrant sur ma posture. Mes yeux étaient fixés sur ses jambes, essayant de repérer le moment où ses muscles se tendraient pour bondir vers moi.
Lorsqu'il le fit, je ne cherchais pas à l'attaquer de front, bridant mes instincts pour me contenter de bouger sur le côté lorsqu'il arriva à mon niveau. Emmett tendit les mains en avant, essayant de m'attraper, mais je fus plus rapide et fut sur le côté avant même qu'il ne le remarque. Ma nouvelle position me permit de lui lancer un coup de pied dans le flanc, l'envoyant voler contre les arbres alentours.
« Bien joué ! » hurla Tia de sa place.
Emmett se releva et fonça dans ma direction, ne prenant pas le temps de secouer ses vêtements terreux. Ses mains me saisirent aux épaules, avant qu'il ne me projette en arrière, mon dos fracassant le tronc d'un arbre.
« Esmée ne sera pas contente de voir que tu détruits la forêt » se moqua Emmett à quelques pas de moi.
« Tu… Je… » grognai-je, passablement énervée par sa désinvolture.
« Emmett » l'interpella Edward qui sortait de la villa, Carlie dans les bras. « Laisse ma femme tranquille. »
Si mon cœur avait été vivant, j'aurais juré qu'il aurait bondit à travers ma poitrine en entendant Edward m'appeler sa femme. Là, seul mon estomac se tordit et mon instinct me tira vers lui, tel un aimant.
Nous nous retrouvâmes à mi-chemin et Edward posa ses lèvres sur les miennes, tandis que Carlie en profitait pour attraper une mèche de mes cheveux et jouer avec.
« Coucou toi » la saluai-je, caressant sa joue de mon doigt. « Tu as bien dormi ? »
Elle hocha la tête avant de la replacer dans le cou de son père, semblant apprécier son odeur autant que moi.
« On rentre bientôt ? » nous demanda-t-elle d'une petite voix.
« On y va, ma princesse » lui confirma Edward avant de se tourner vers les autres. « On va au cottage, nous reviendrons demain matin. »
« Passez une bonne nuit » nous salua Alice, qui venait d'apparaître sur le perron.
« A demain Bella ! » hurla Emmett, un air goguenard sur le visage, ce qui me fit sourire.
« A demain. »
Edward attrapa ma main et enlaça ses doigts aux miens, me tirant vers le cottage que sa famille lui avait offert à son anniversaire. Autour de nous, la forêt était silencieuse, la nuit étant tombée depuis un petit moment. Dans les bras d'Edward, Carlie repartait au pays des rêves, inconsciente des problèmes qui l'entouraient.
« Tu as bien progressé » remarqua Edward après quelques instants.
« Oh, je t'en prie ! Emmett n'arrêtait pas de me faire voler à travers le jardin. »
Edward rigola, avant de presser tendrement mes doigts.
« Tu l'as surpris une fois, c'est déjà mieux que hier. »
J'approuvai d'un hochement de tête, mes yeux perdus dans la foret sombre qui nous entourait.
« Tia et Charlotte m'ont conseillée, mais c'est vraiment difficile de combattre ses instincts pour penser stratégiquement. »
« Je sais et je comprends. Tu es encore un nouveau-né, Bella. Tes instincts te dominent et c'est déjà extraordinaire que tu arrives aussi bien à les dominer au combat. »
« Pourtant, j'aurais perdu face à un Volturi. »
« Nous avons encore du temps pour nous entraîner… »
La menace qui pesait sur nous alourdit l'ambiance, nous plongeant tous deux dans notre pire cauchemar : perdre l'autre. Aucun de nous deux ne s'en remettrait, j'en étais désormais consciente.
Le cottage se dessina dans l'obscurité et Edward alla immédiatement coucher Carlie dans sa chambre avant de me rejoindre au salon, où je venais d'allumer un feu de cheminée.
Blottis l'un contre l'autre sur le canapé, nous savourions ces instants de tranquillité loin de l'agitation constante qui régnait dans la villa.
« Penses-tu que Carlisle et Esmée vont réussir à trouver Garrett ? »
Edward haussa les épaules, les yeux perdus dans les flammes du foyer.
« Aucune idée » avoua-t-il à mi-voix. « S'ils ne le trouvent pas rapidement, ils reviendront à la maison. Il est risqué qu'ils s'absentent beaucoup plus longtemps. »
Un frisson me secoua toute entière. Edward le sentit et frictionna mon bras, comme s'il voulait me réchauffer.
« Mais j'ai confiance en eux » reprit-il doucement. « Ils n'abandonneront pas facilement et retourneront tout Londres pour le trouver le plus rapidement possible. »
Les flammes dansaient face à nous, projetant à travers la pièce mille et une couleur flamboyante.
« Tous ces gens… Ils risquent leur vie pour nous sauver. »
Edward arrêta ses mouvements sur mon bras quelques secondes, dans l'attente de la suite de mes propos.
« Ils risquent leur vie pour moi… Parce que les Volturi me veulent… »
« Bella… » tenta Edward, ses doigts toujours immobilisés sur mon bras.
« Je ne sais pas si ça en vaut la peine… » murmurai-je difficilement, la gorge nouée par l'émotion.
« Je t'interdis de dire ça ! » s'écria-t-il en se redressant vivement. « Tu en vaux la peine ! Ce qu'on vit en vaut la peine ! »
Je gardai le silence, ne trouvant pas les mots pour exprimer correctement les sentiments contradictoires qui me submergeaient.
« Tu es ma vie, désormais. Toi et Carlie êtes tout ce que j'ai de plus cher au monde. »
Mes yeux se plongèrent dans ceux d'Edward, dont l'or liquide semblait immédiatement réchauffer mon âme et faire battre mon cœur mort.
« Tu m'as donné une raison de me battre… Ma famille. »
Son ton était chargé d'émotion et mes yeux me brûlèrent, comme si des larmes allaient en sortir. Mon estomac se tordit à ses paroles, l'émotion m'ensevelissant alors que ses yeux brûlaient les miens.
Sans me laisser le temps de répondre, il se leva et ouvrit le tiroir du buffet, duquel il sortir une petite boite carrée plate. Mes sourcils se froncèrent d'incompréhension alors qu'il revenait vers moi, le sourire en coin que j'aimais tant étirant ses magnifiques lèvres.
« Je voulais te le donner depuis un moment, mais entre le déménagement et l'arrivée des Volturi… »
Il chassa l'air de sa main, avant de poser la boîte dans mes mains.
« Ouvre-la » me pressa-t-il.
Lentement, j'entrepris d'ouvrir la boîte pour tomber sur un magnifique bracelet. Mon souffle se coupa, reconnaissant le symbole qui y était gravé.
« Que… » balbutiai-je, la gorge nouée par l'émotion.
« Le blason de la famille Cullen » me confirma-t-il tout en passant ses doigts sur mon poignet.
Je gardai le silence, les yeux fixés sur le bracelet. L'émotion me submergeait quand je pensais à tout ce qu'il signifiait pour les membres de cette famille.
« Il est à toi » reprit-il. « Carlisle me l'a donné le jour où je t'ai transformé. »
Pendant quelques secondes, seuls les crépitements du feu de cheminée brisèrent le silence. Les yeux d'Edward examinaient attentivement mon visage, décelant la moindre émotion qui y passait.
« C'est magnifique… » murmurai-je.
« Tu fais partie de la famille, mon amour. Il te revient et j'espère que tu l'accepteras. »
Un rire nerveux me secoua alors que j'hochai la tête, essayant inutilement de retrouver ma respiration. Tendrement, Edward attrapa le bracelet dans la boîte et me le passa au poignet, avant d'embrasser la peau fine qui s'y trouvait.
« Je t'aime tellement… » sanglotai-je, attrapant son visage pour le remonter vers le mien.
« Je t'aime aussi. »
Edward se pressa fortement contre moi, me couchant d'autorité sur le canapé, avant de déchirer mon haut. Nos lèvres se retrouvèrent et bataillèrent ensemble pendant un moment, chacun voulant prendre le dessus sur l'autre, avant de finalement abandonner la partie.
Mes mains se dirigèrent vers son jean, que j'ouvris d'un coup sec, avant d'arracher sa chemise, envoyant les petits bouter à travers le salon. J'admirais sa peau d'albâtre, sur laquelle se reflétaient les lumières provenant de l'âtre de la cheminée, réchauffant doucement nos peaux glacées.
Edward fit subir le même sort à mon jean qu'au sien, le déchirant avant de me soulever du canapé. Il nous entraîna vers notre chambre, sa bouche ne quittant pas ma peau tandis qu'il embrassait mon cou, mordait mon oreille et léchait le haut de ma poitrine.
Arrivés dans le couloir, il me posa sur mes pieds avant de dégrafer mon soutien-gorge, le laissant tomber à nos pieds. Immédiatement, il posa sa bouche sur ma poitrine, envoyant des milliers de décharges électriques à travers mon corps, me soumettant complètement à lui. Lorsqu'il le mordilla, un gémissement passa la barrière de mes lèvres, le faisant s'arrêter.
« Silence, Bella… » chantonna-t-il contre mon sein. « Notre fille dort à côté. »
Lentement, il continua de déposer des baisers mouillés le long de mon ventre, descendant toujours plus bas vers mon centre qui palpitait d'impatience. Lorsqu'il arriva à mon dernier sous-vêtement, il le déchira sans plus de question et posa finalement sa bouche sur moi, m'arrachant un frisson violent.
« Edward… » gémis-je, déjà emportée par le plaisir.
Sa bouche me travailla, ne me laissant pas de répit. Toutefois, alors que j'allais venir, il remonta le long de mon corps avant de s'introduire violemment en moi. Le plaisir me submergea et un grognement lui échappa.
Nous restâmes ainsi un moment, savourant la sensation d'être aussi intimement liés, avant qu'il ne débute des mouvements de vas et viens en moi, faisant grimper le plaisir, laissant la boule de désir grossir dans mon ventre. Je m'agrippais à ses épaules, mon dos frottant contre le mur derrière moi, alors qu'il se mouvait en moi.
Autant j'aimais quand Edward me faisait tendrement l'amour, autant j'aimais découvrir son côté sauvage et animal. Entendre sa respiration hachurée, voir ses yeux obscurcis par le plaisir, voir sa bouche entrouverte par le plaisir et voir sa tête rejetée en arrière tandis que l'orgasme l'emportait me faisait toujours chavirer, m'emportant dans les limbes du plaisir.
Mon orgasme me frappa puissamment et Edward dut coller sa bouche à la mienne pour m'empêcher d'hurler et ainsi réveiller Carlie. A peine redescendis-je sur terre qu'Edward nous jeta sur notre lit, continuant à ravager mon corps du sien, le vénérant et l'embrassant partout où il pouvait poser ses lèvres.
Mes mains attrapèrent les draps autour de moi, les serrant dans mes poings, alors qu'un second orgasme me fit décoller, m'emportant dans un monde où seuls le plaisir et le bonheur existaient.
Au-dessus de moi, Edward se libéra dans un soupire avant de s'écrouler sur moi.
« Je t'aime » murmura-t-il tendrement, embrassant la peau nue de mon épaule.
« Je t'aime aussi » répondis-je sur le même ton.
Nous restâmes un moment dans cette position, savourant notre intimité, nous serrant l'un contre l'autre, comme si rien d'autre ne comptait.
Au bout de quelques minutes, Edward se dégagea et s'installa à mes côtés, me prenant dans ses bras. La tête posée sur son torse à l'endroit où son cœur aurait dû battre, nous ne prononçâmes pas un mot, simplement heureux d'être ensemble.
« Tu sais » commença Edward après quelques instants. « Il y a une seule chose qui me manque. »
« Hum ? »
« Te regarder dormir » avoua-t-il doucement, comme s'il craignait ma réaction.
Je mis un moment avant de comprendre ce qu'il venait de me dire, mais lorsque ses mots firent leur chemin dans mon cerveau, je me redressai vivement dans le lit.
« Tu venais me voir dormir ? »
Il hocha la tête, ses yeux plongés dans les miens.
« Presque chaque nuit. »
« Depuis quand ? »
« Depuis que tu savais ce que nous étions réellement… »
Mon souffle se coupa et je le fixai, ébahie par ses révélations. Il était venu me voir dormir dans ma chambre, chez Charlie ! J'étais complètement ahurie.
« Tu… Pourquoi ? »
« Tu m'intriguais déjà tellement… Tu n'avais pas peur de moi, malgré notre rencontre plus que désastreuse, et je voulais savoir pourquoi. »
Je gardais le silence, ne sachant pas comment lui expliquer que mon attirance pour lui avait toujours été plus forte que ma peur ou mon appréhension.
« Je… Je ne sais pas quoi dire… J'aimerais que tu puisses lire mes pensées pour comprendre ce que je ressens. »
« Tu n'es pas en colère ? » s'étonna-t-il, haussant un sourcil.
« Non… Enfin, un peu » hésitai-je. « Mais si nos places avaient été inversées, j'en aurais certainement fait autant. »
Edward pouffa avant de me forcer à me recoucher contre lui.
« Déjà à l'époque, je savais qu'il n'y aurait que toi pour moi… » chuchota-t-il contre mon oreille avant d'embrasser ma tempe.
« Je n'avais pas peur de toi parce que mon attirance était trop forte » expliquai-je maladroitement. « Comme si mon cœur avait toujours su que tu m'étais destiné. »
« Tu es mon âme-sœur. »
Ses mots firent décoller mon cœur mort et l'émotion me secoua toute entière. Oui, il avait raison. J'étais son âme-sœur et il était la mienne. Nous étions faits l'un pour l'autre.
Pour l'éternité.
J'espère que ce chapitre vous a plu ? Dites-le moi en commentaire !
Bon... C'était mon dernier chapitre d'avance, mais ça devrait le faire pour la suite ! SI vraiment je n'arrive pas à écrire la suite, je vous informerai du retard via Instragram (girlonfire1199 pour celles et ceux qui ne savent pas).
Dans tous les cas, je vous souhaite un bon weekend et bonne semaine ! A samedi prochain :)
Prenez soin de vous,
Girlonfire
